FeniXX réédition numérique (Ramsay)

  • « Je rêvais de pirates. Je voulais rencontrer les écumeurs des mers d'aujourd'hui. J'ai pris le parti de courser les pirates aux quatre coins du globe, de tenter de soulever le voile des mystères et des lois de ces sociétés secrètes J'ai voyagé d'un bout à l'autre de la flibuste. Makassar, les îles de la Sonde et les pirates bugis, écumeurs de la mer des Sulus. Songkhla sur la mer de Chine et les sagouins thaïs, qui ont déjà envoyé un demi-million de Vietnamiens par le fond. Les « Rois de la Mer » et les flibustiers malais, leurs embuscades à l'arme automatique contre les supertankers dans le détroit de Malacca. Les bad boys du port de Freetown et ceux de Conakry en Afrique occidentale, qui passent à l'abordage depuis leurs pirogues, armés d'arcs et de flèches. Et aussi Miami, les cocaïneros, les Caraïbes, Aruba, Turks-et-Caïcos. Carthagène, cité héroïque au sang espagnol, capitale de tous les trafics colombiens. Les pirates sont là. Et longtemps encore la surface des mers rougira du sang qu'ils auront fait couler ». P.D.

  • Il y a cinquante ans, le 30 janvier 1933, Adolf Hitler accédait au pouvoir. Conforté par la passivité des démocraties occidentales, en quelques années il réarmait, occupait la rive gauche du Rhin, annexait l'Autriche puis la Tchécoslovaquie. « Nous avons fait Adolf Hitler » est le récit méticuleux et terrifiant de ces capitulations successives devant la ruse, le mensonge, les fausses promesses, la dictature en marche. Philippe Bourdrel, grâce à des sources inédites, démonte le mécanisme d'une entreprise où le renoncement répond au défi. Ce document accusateur souligne les responsabilités des nations libres dans les succès initiaux de l'hitlérisme et oblige à s'interroger : l'irrésistible ascension du nazisme pouvait-elle être évitée ? Aujourd'hui, alors que la crainte d'une nouvelle déflagration relance le débat sur le pacifisme, cette leçon d'histoire est d'une pertinente actualité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un témoignage sur la déportation et les camps de concentrations de la Seconde Guerre mondiale, à l'aide d'archives photographiques provenant de particuliers et des services secrets européens.

  • Depuis le XIIe siècle, l'Histoire russe témoigne de ces deux pôles conflictuels que sont Moscou et la Russie. - Moscou, siège de la centralisation de tous les pouvoirs par un individu ou une instance suprême. - La Russie qui, par tradition est antiétatique, anarchiste et rebelle à toute domination. Entre la capitale et la terre russe, se mène une lutte constante, avec des temps plus ou moins forts, que Moscou gagnera toujours. Au Moyen Âge, elle supprime progressivement les pouvoirs locaux, les prérogatives des communes et écrase la volonté du peuple. Pendant la Renaissance se constitue la grande autocratie moscovite. Celle-ci connaît son apogée avec Ivan le Terrible, survit sous le règne de Pierre le Grand pour réapparaître en 1917. Catherine Durand-Cheynet montre comment le principe moscovite s'est progressivement formé, ce qu'il a vaincu ou détruit, partiellement ou totalement, dans la vie nationale, sur quelles bases il a établi sa puissance, les influences qu'il a subies, comment il s'est maintenu.

  • L'aveuglement à l'égard du nazisme a été partagé par une partie de ceux qui en furent tout de suite les victimes désignées : les Juifs. Tel est le thème central d'Une mauvaise histoire juive. En 1942, les parents de Bernard Fride sont arrêtés à Nancy. Ils seront exterminés à Auschwitz. Son jeune frère est recueilli par l'UGIF locale, l'Union générale des Israélites de France, organisme de « bienfaisance » créé par le gouvernement de Vichy. La section nancéenne gérait un asile. Vingt enfants de déportés y seront arrêtés puis, à leur tour, déportés à Auschwitz, dont le jeune frère de Bernard Fride. C'est en tentant de reconstituer les circonstances du drame que Bernard Fride découvre peu à peu la distinction faite entre Juifs français et Juifs étrangers. Pour les premiers, qui se considéraient comme des Français à part entière, les seconds restaient prioritairement des étrangers. Allant plus avant dans son enquête, l'Auteur trouve des origines lointaines à cet ostracisme. Documents à l'appui, il montre que, dès 1933, des notables juifs locaux contrecarrèrent les efforts d'information des antinazis français. Pour ces notables, le régime nazi naissant mettait de « l'ordre » à l'anarchie allemande. Ainsi l'aveuglement de 1942 semble avoir été la suite logique de l'aveuglement de 1933, toujours au nom du respect de l'« ordre ». Les nazis ne s'embarrasseront pas de telles nuances. Des animateurs de l'UGIF seront, eux aussi, déportés en 1944. Quant à Bernard Fride, recueilli par une non-juive, catholique pratiquante, c'est à elle, Georgette Larchet qu'il devra la vie et à qui il dédie Une mauvaise histoire juive.

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