La Découverte (réédition numérique FeniXX)

  • Pour la population juive de France pendant l'Occupation, il fallait, soit se conformer à une législation assassine, soit désobéir et courir les risques de la clandestinité. L'auteur est historien et fut animateur de la résistance juive communiste pendant la guerre.

  • L'opération vent printanier a débuté à Paris et en banlieue le 16 juillet 1942, à 4 heures du matin, pour se terminer au soir du 17 juillet. Sous ce nom de code, quelque 4500 policiers français ont procédé à l'arrestation de 12884 juifs d'origine étrangère, dont 5082 femmes et 4051 enfants : parqués dans l'ancien Vélodrome d'hiver, ils seront transférés dans les camps de Pithiviers, à Beaune-La-Rolande puis à Drancy et, de là, dans les camps d'extermination nazis où la plupart périront. Cinquante ans après, Blanche Finger et William Karel ont voulu donner la parole à quelques-uns des derniers témoins, encore en vie, de cette trop fameuse rafle du Vel'Hiv : survivants et rescapés de la rafle, déportés ou évadés, qui essaient de comprendre pourquoi, un jour radieux de l'été 1942, leur vie s'est brisée. Ce livre est le prolongement du film, réalisé par les auteurs et diffusé en juin 1992 sur FR3, dans le cadre de l'émission de Jean-Marie Cavada La marche du siècle : il réunit les témoignages complets des personnes interrogées dans le film, mais aussi d'autre inédits. Leurs propos, demeurés extraordinairement précis malgré le temps passé, nous replongent avec émotion dans le drame de ces deux jours, redonnent chair à ceux qui en furent victimes ou acteurs ; et ils nous aident à comprendre aussi comment la machine administrative du pays des droits de l'homme a pu, sans états d'âme, se mettre au service de la machine de mort nazie. L'historienne Annette Wieviorka a apporté à ce livre la mise en perspective indispensable pour comprendre l'importance histrorique du tournant que représenta la rafle de juillet 1942 dans la période d'Occupation.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • De tous les pays d'Europe, la France présente la singularité d'avoir vu sa déroute militaire s'accompagner d'un bouleversement politique et idéologique. Né de la défaite de 1940, et mort avec la Libération, le régime de Vichy resta fidèle à ses choix initiaux, qui étaient ceux du maréchal Pétain : demander l'armistice, afin de conduire le redressement intellectuel et moral que devait subir la France. Ce fut la Révolution nationale, construite à la fois sur les valeurs les plus traditionnelles de la droite extrême, et sur de réelles ambitions modernisatrices. Ce livre en retrace, de façon synthétique, les grandes étapes. En matière de politique extérieure, le régime, soucieux de voir reconnue sa souveraineté, opta pour la collaboration avec une Allemagne nazie perçue comme définitivement maîtresse du continent européen. S'il y eut ensuite plusieurs phases dans l'histoire de Vichy, la dérive du régime - des rafles de juifs de l'été 1942, à l'État milicien du premier semestre 1944 - était inscrite dans ce choix premier, toujours confirmé malgré l'évolution des événements militaires. Mais ce livre cherche aussi à montrer la complexité d'un régime aux acteurs multiples, et aux orientations parfois contradictoires. Il évoque, enfin, les conditions de vie des Français occupés, et l'ambivalence de l'opinion à l'égard du régime et de celui qui restera, du début à la fin, le chef de l'État français, le maréchal Pétain.

  • Cet ouvrage est d'abord un cours destiné aux candidats aux concours du CAPES et de l'agrégation d'histoire. Son thème trouve des échos particulièrement intéressants dans l'Europe de cette fin de siècle où les processus de construction européenne et de mondialisation placent le problème de l'identité nationale au centre de nouveaux débats.

  • Bosnie, anatomie d'un conflit. Les polémiques qui ont porté sur le conflit bosniaque, souvent perçu comme incompréhensible, ont laissé dans l'obscurité des mécanismes essentiels de cette guerre. Cet ouvrage contribue à les éclairer. Quelle est l'histoire du communautarisme en Bosnie ? Cette république pouvait-elle survivre à l'éclatement de la Yougoslavie ? Comment le voisin d'hier a pu se transformer en criminel ? Pourquoi cette guerre a connu des situations militaires si complexes ? Pourquoi, au lieu d'une économie de guerre, s'est développée une économie mafieuse ?

  • Réalisée par des élèves du collège de la Vallée, à Avon, sous la direction de deux professeurs, une enquête sur le sort des 3 enfants arrêtés à Avon et disparus à Auschwitz, le 6 février 1944.

  • Depuis la fin des années 80, les bouleversements en Europe centrale et en URSS sont accompagnés d'un extraordinaire resurgissement d'histoires jusque-là confisquées ou occultées. Une réalité dont rendent compte 25 auteurs de l'Ouest et de l'Est européen.

  • Le totalitarisme - nazi et stalinien - est le fait majeur du XXe siècle. Il ne saurait, toutefois, occulter que, dans l'Europe des années vingt et trente, une diversité de régimes fleurirent - autoritaires, réactionnaires, fascistes. Par commodité de langage, le plus souvent dans l'urgence politique des combats, la résistance à ces pouvoirs ne fit guère la différence et se proclama antifasciste. Jacques Droz s'attache ici à retracer la diversité des régimes, et celle des résistances qui tentèrent de les combattre. Car, derrière l'unité d'action d'hommes qui luttèrent dans les geôles, dans les rues, en exil ou aux parlements, ce fut le plus souvent trop tard, sous la pression d'événements subis, que l'antifascisme afficha une fragile unité. Comment, en effet, le combat pouvait-il être mené en commun par des chrétiens, des libéraux, des socialistes ou des communistes, bien souvent ennemis de la veille ? Publié pour la première fois en 1985, pour combler le vide que constituait l'absence de synthèse historique sur cette question, ce livre est aujourd'hui une référence incontournable, pour l'analyse des mouvements antifascistes européens.

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