• La ville est là, cachée derrière ces vers, cité précaire, peuplée de noctambules destinés à s'échouer sur son rivage. Quelques chiens qui rôdent et jouent à la bagarre, mais surtout des humains aux prises avec leurs désirs. Les amours brûlent et se succèdent, comme des clopes. Simon Johannin travaille ses obsessions poétiques avec rage. Certains motifs reviennent incessamment : un ressac d'urine, de sang et de boisson...

    Sa poésie avance le plus souvent sans ponctuation, à l'image de ces jeunes qui courent lacets défaits, sans trébucher. La sensualité se gorge d'ivresse, les lettres titubent, s'écrasent puis se relèvent. Avec ce premier recueil de poésie, Simon Johannin ouvre sur un monde peuplé d'anges meurtris aux ailes cramées : « Le mal est fait/ Le plaisir est partout ».

    Né à Mazamet dans le Tarn en 1993, Simon Johannin grandit dans l'Hérault. Il quitte le domicile parental à 17 ans et s'installe à Montpellier pour suivre des études de cinéma à l'Université, qu'il déserte rapidement. Il travaille ensuite en intérim, puis comme vendeur de jouets, avant d'intégrer l'atelier d'espace urbain de l'école de La Cambre à Bruxelles de 2013 à 2016. Il publie son premier roman L'Été des charognes en 2017, puis Nino dans la nuit en janvier 2019 avec Capucine Johannin.

  • Le thème du livre développe l'histoire d'un jeune des îles, en l'occurrence Huahine (îles Sous-le-Vent), où réside l'auteur. De sa naissance dans un monde familial où la tradition est encore vivante, à son départ pour la France, le jeune Hombo (surnom désignant une sorte de marginal social) dérive dans une non-existence de survie au jour le jour, le refus de la société du village, l'indifférence de l'avenir, en compagnie d'une bande de jeunes semblables.
    Hombo, tient du roman et de la poésie par un style littéraire très affirmé. Chronique souvent poignante, sensible, l'ouvrage retient également l'attention par son style original, au croisement du français et du tahitien.

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