• Dans la banlieue de Tokyo, trois femmes tiennent une petite boutique de plats à emporter. La cuisine y est familiale ; et bien que joyeuses et sympathiques, elles n'ont, pour les clients qui poussent la porte, rien d'extraordinaire. Ce sont des femmes qui prennent de l'âge, des femmes invisibles.
    Mais lorsqu'elles cuisinent, on comprend que se joue quelque chose de profond et d'intime. La cuisine devient le lieu de la réconciliation. Avec le passé d'abord mais surtout avec soi. Car contrairement au discours en vigueur, on ne finit jamais d'être femme. Peu importe notre âge.

    Les choses cachées derrière les choses, les drames ordinaires, les sentiments : voilà les thèmes qu'Areno Inoue explore inlassablement. Mais creusés de façon si profonde, si juste qu'ils en deviennement universels.

    INOUE Areno est née le 2 février 1961 à Tokyo. Elle naît dans une famille passionnée de littérature : son père était un écrivain reconnu, elle deviendra elle-même éditrice avant de se consacrer entièrement à l'écriture au début des années 1990.
    Elle est lauréate d'un très grand nombre de prix littéraires (prix Naoki, prix Bungei, prix Sakunosuke, prix Simase etc) et l'autrice d'une quarantaine de livres dont bon nombre ont été adaptés au cinéma et à la télévision.

  • L'émancipation des Afro-Américains, des femmes, la liberté d'être et la conscience de soi qui jaillissent des années 60-70 promettent des lendemains qui chantent. Mais les stéréotypes, les codes sociaux, les traditions qui ont construit et nourrissent le racisme et le sexisme, depuis si longtemps, ne s'éteindront pas en un jour.
    Happy Family, le dernier livre de Kathleen Collins, plonge le lecteur dans les relations amoureuses, familiales et amicales de ses personnages. Et comme dans Journal d'une femme noire, Kathleen Collins explore, à travers une multiplication de points de vue, les mondes intérieurs et complexes de ses personnages, nourris de culture et de rencontres, en butte à un monde extérieur souvent séduit par les simplifications.
    Se libérer du regard de l'autre et devenir un être singulier et agissant, voilà l'horizon des écrits de Kathleen Collins. Et ce malgré la difficulté et parfois l'impossibilité de le contempler.
    L'écriture vive et sincère de Kathleen Collins puise toute sa beauté, sa poésie et sa puissance dans ce que la différence produit sur l'autre, aussi petite soit-elle.
    Lire Kathleen Collins est une énorme chance, peut-être encore plus aujourd'hui, à un moment où l'on réhabilite le travail des femmes noires dans l'Histoire.
    Une voix étincelante d'intelligence, impressionnante de ténacité et d'intégrité. Nathalie Crom. Télérama | Trois T.

  • Comment naît l'amour est un recueil de dix nouvelles évoquant des petits riens du quotidien et des bribes de conversation entendues à l'aéroport, à la plage ou dans le taxi.
    L'autrice aborde avec élégance et justesse la complexité des relations familiales amicales ou amoureuses.
    Raija Siekkinen est une écrivaine finlandaise dont le genre de prédilection est la nouvelle, deux pièces de théâtre et quelques livres jeunesse.
    Elle s'intéresse au quotidien des couples et des femmes, évoquant l'amour, les déceptions, la colère, le divorce et la tromperie.

  • Que faire du pouvoir de changer le monde si nous ne sommes pas prêts à l'utiliser ?

    Samuel, Samantha et Samir, tous trois un peu à la marge, chacun à sa façon, voient leur destin basculer quand ils découvrent une entité extraterrestre s'éveillant à la vie.
    Liés par le secret et connectés par les pouvoirs incroyables de cette créature, plus rien ne leur semble hors de portée pour la première fois. Mais ils ne tardent pas à comprendre que leur nouveau compagnon - si attachant au premier abord - est un futur prédateur en quête de proies...
    D'abord guidés par les meilleures intentions, les trois adolescents plongent rapidement dans une spirale toxique de jalousies, de vengeances et d'erreurs funestes.
    Simon Spurrier (John Constantine Hellblazer, Coda) et Chris Wildgoose (Batgirl, Batman: Nightwalker) livrent un récit initiatique délicat et subversif d'une justesse remarquable.
    Lien vers le trailer officiel : https://www.youtube.com/watch?v=HjBBEOg6lhE&feature=youtu.be
    « Un concept brillant, des illustrations sublimes, et l'un de mes auteurs préférés. » Brian K. Vaughan, Saga
    « J'ai explosé de joie quand on m'a pitché l'histoire. Spurrier et Wildgoose sont des forces de la nature, rien ne peut les arrêter. » Kieron Gillen, Once & Future
    « Alienated retranscrit la splendide terreur que représente chaque jour dans la vie d'un adolescent. » Dan Watters, Lucifer
    « Quel bonheur de pouvoir lire quelque chose de si frais, si unique, et pourtant si familier. » Comicsbookcase.com« Un premier tome fantastique qui donne envie de se précipiter sur la suite. À lire d'urgence ! » Graphicpolicy.com

  • Les chemins de Gaby, Marianne, et Juliette convergent inexorablement vers un même événement tragique : un attentat. Mais pas de revendication derrière ce complot-là. Une préparation plus rageuse que minutieuse. Un attentat domestique plus que politique.

    Gaby, la quarantaine, est amoureuse de Vasco, jeune ingénieur agronome. Elle supporte avec abnégation son égoïsme et sa goujaterie jusqu'à ce que le détail de trop la fasse exploser. Juliette, passionnée de pyrotechnie, prépare un projet terriblement secret. Marianne s'inquiète de la présence incongrue et menaçante d'une femme, devant chez elle. Et si cette silhouette grise avait quelque chose à voir avec la disparition tragique de son père ?

    L'instigatrice de l'attentat parviendra à ses fins. L'explosion aura bien lieu, influant sur le destin des trois femmes.

  • Chienne

    Marie-Pier Lafontaine

    Deux soeurs sont soumises durant leur enfance et leur adolescence à toutes les humiliations. Tenues en laisse, obligées de marcher à quatre pattes, empêchées d'uriner, frappées. Leur mère est le témoin muet de ces agressions répétées qui provoquent au père un plaisir sadique renouvelé.
    Viol supendu, inceste latent, jamais consommé.
    Un style lapidaire pour dire l'innommable et la monotonie de l'horreur. Chienne est, racontée à la premiere personne, l'histoire d'une jeune fille démolie qui s'appuie sur les pouvoirs de la littérature pour retrouver un corps et une parole.
    Et quand elle mord, ça fait mal.

  • Ayiti

    Roxane Gay

    Par l'auteure de Bad Feminist

    Dans Ayiti , Roxane Gay rompt avec les stéréotypes et les idées fausses
    sur les Haïtiens et les Américains d'origine haïtienne.

    Traduit de l'anglais par Stanley Péan

    Résumé
    Ayiti rassemble quinze récits de Roxane Gay explorant les expériences de la diaspora haïtienne en Amérique du Nord. Gay n'hésite pas à critiquer ni à montrer comment les malheurs d'Haïti attirent les médias. C'est une langue crue, pleine d'audace et de saveurs, qui raconte Haïti.
    Un couple marié veut quitter le pays en bateau pour l'Amérique. Une jeune femme se procure un philtre d'amour vaudou pour piéger un camarade de classe. Une mère emmène un soldat étranger chez elle comme pensionnaire (de son lit !). Et une femme, qui déménage plus tard en Amérique pour une nouvelle vie, conçoit une fille au bord d'une rivière en fuyant un massacre terrifiant...

    Échos de presse
    « S'appuyant sur sa propre expérience de diaspora, Roxane Gay montre la complexité de l'identité haïtienne en Amérique. »
    Financial Times, Best Books of 2018

    « Gay offre l'image d'une Haïti honnête, vivante, respirante, et non statique ni condamnée. Ayiti donne aux lecteurs et aux lectrices une perspective plus nuancée du pays que la vision simpliste des nouvelles télévisées et d'Internet. Le livre attire notre attention de deux manières. Premièrement, il nous fait réaliser que nous sommes complices de l'idée qu'Haïti est une nation où dominent destruction et pauvreté. Deuxièmement, et peut-être avec plus d'impact, le livre suggère que la tragédie et la beauté ne s'excluent pas mutuellement, qu'en fait, ces deux réalités peuvent partager un espace compliqué. »
    Necessary Fiction

    L'auteure
    Roxane Gay, née en 1974, est une auteure, professeure et éditrice américaine d'origine haïtienne. Ayiti a été publié en anglais en 2011.

    Roxane Gay est l'auteure du best-seller Bad Feminist.

  • "Les Éditions du Portrait comblent une lacune incompréhensible" Le Monde des Livres - Florent Georgesco
    "A mettre entre toutes les mains (...) "Recueil d'articles et de textes majeurs (...) qui vient d'être traduit pour la première fois en français" Les Inrocks - Carole Boinet

    "Les réflexions de Gloria Steinem n'ont pas pris une ride" Télérama - Nathalie Crom
    "L'expertise de Gloria Steinem est tellement clairvoyante (...)que le lecteur (trice) a l'impression qu'on lui propose une relecture intime de sa propre vie». Figaro Madame -Isabelle Potel
    Actions scandaleuses et rébellions quotidiennes, vendu à 500 000 exemplaires aux États-Unis, retrace quinze années de la vie de Gloria Steinem, passées à défendre l'égalité homme-femme. Soit vingt-six textes écrits avec humour, finesse et justesse, pour faire entendre que le féminisme est un humanisme, et le sexisme, un racisme. De son infiltration comme "Bunny" dans un club Playboy de New York à son analyse de la pornographie, en passant par l'évident apport du travail fourni par les femmes, ou encore les portraits de Jackie Kennedy et de Marilyn Monroe, Gloria Steinem met en lumière le système patriarcal et l'enfermement qu'il impose aux femmes. Mais surtout elle montre la possibilité pour elles de s'émanciper des rôles qui leur ont été attribués et d'acquérir les droits et les libertés qui leur sont dus. Faire advenir l'égalité juridique et sociale pour tous est le meilleur des leviers pour instaurer une économie prospère et permettre aux femmes et aux hommes d'investir toutes leurs fonctions.

    Emma Watson signe la préface. Un texte inédit dans lequel elle raconte sa rencontre avec Gloria Steinem.

    En partageant sa conviction que l'on apprend toujours de ses expériences et de celles des autres, Gloria Steinem entraîne les lectrices et les lecteurs à prendre le pouvoir sur leur vie. Galvanisant.

  • ET SI VOUS AVIEZ VOUS AUSSI UN PETIT QUELQUE CHOSE À APPORTER AU MONDE ?


    Vous trouvez que le monde ne va pas très bien et que, à votre échelle, vous ne parviendrez jamais à faire changer les choses ? Et si vous vous trompiez ? Et si, vous aussi, vous pouviez contribuer à rendre le monde d'aujourd'hui et de demain plus juste, plus sain, plus solidaire ?
    Environnement, engagement citoyen, enfance, égalité hommes-femmes, famille, logement, spiritualité, droits de l'homme, défense des animaux... Quelle que soit la cause que vous aimeriez défendre, ce livre accessible, bienveillant et rempli d'espoir vous permettra de réveiller ou de développer le meilleur de vous-même à travers des pistes concrètes.
    Quelle cause souhaitez-vous particulièrement défendre ? Comment vous y prendre ? Comment aller plus loin dans votre démarche ? Émaillé d'anecdotes des auteurs et de témoignages de dix-sept personnalités inspirantes - Samuel Albert, Yann Arthus-Bertrand, Mathieu Baudin, Catherine Chabaud, Marie Cochard, Michel Cymes, Louise Ekland, Cyrielle Hariel, Rob Hopkins, Béa Johnson, Manon Lanza, @jenesuispasjolie (Léa), Christine Lewicki, Alexandre Mars, Joël de Rosnay, Laury Thilleman et Valérie Tribes -, ce livre sera une véritable source d'inspiration pour vous aider à changer le monde.

     

    EMMANUELLE JAPPERT se consacre à l'écriture. Elle est l'auteure d'essais sur le sport et du roman Le scarabée bleu (éditions Eyrolles).
    JULIAN JAPPERT, lobbyiste citoyen, est très engagé dans le monde associatif sur toutes les questions liées au bien-être des populations et à l'égalité des chances.
    Ils sont tous les deux cofondateurs du think tank Sport et Citoyenneté et enseignent dans des universités et des écoles de management.
     

  • Vivien Goldman s'intéresse au rôle des femmes dans l'histoire du punk, de sa naissance à Londres dans les années 1970 jusqu'aux groupes actuels propulsés sur la scène internationale. Ici, elle parcourt quatre thèmes - l'identité, l'argent, l'amour et la protestation - dans l'objectif d'explorer et de souligner ce qui fait du punk une forme d'art libératrice pour les femmes. Elle mêle dans cet essai interviews, anecdotes et expérience personnelle. Ainsi, l'analyse de la chanson « Free Money » de Patti Smith débute par le souvenir d'une virée shopping entre l'autrice et Smith. Elle démontre comment les punks féministes ont créé une musique libre, impulsive, engagée et durable avec une matière brute et illustre. Ainsi, le punk féministe est-il un véritable langage musical transcendant les frontières générationnelles et culturelles.

  • Je suis une maudite sauvagesse
    chronique d'An Antane Kapesh
    Édition bilingue innu-aïmun / français
    Édité et préfacé par Naomi Fontaine
    Traduit en français par José Mailhot

    Résumé
    Un classique. Dans Je suis une maudite Sauvagesse, An Antane Kapesh dresse un constat de la situation des Autochtones et plaide en leur faveur. Monologue inquiétant. Cri d'une Innue qui voit son peuple se laisser assimiler et sa culture se détériorer sous l'action du Blanc.

    Extrait de la préface de Naomi Fontaine
    « Elle était Innue. Elle était née dans la forêt, avait vécu jusqu'à l'âge adulte comme nomade. Et il y a eu la réserve, le pensionnat, la haine, le racisme comme un système, le vol de son territoire, le vol de son humanité. Lorsqu'elle écrit : Je suis une maudite Sauvagesse, ce n'est ni de la témérité ni de l'arrogance. Elle pèse le poids de ce regard porté sur elle, sans baisser les yeux. Car elle sait, ce que nous avons oublié, nous les héritiers du Nord, elle sait la valeur de sa culture. Elle n'est pas colonisée. Je n'avais jamais rien lu de tel avant. »

    L'auteure
    Née en 1926 dans le Grand Nord, la vie d'An Antane Kapesh bascule en 1953 lorsque le gouvernement déracine sa famille de ses terres. Commence alors son long combat pour la préservation des territoires, de la culture et de la langue des Innus. Ses livres Je suis une maudite Sauvagesse / Eukuan nin matshi-manitu innushueu (paru pour la première fois en 1976) et Qu'as-tu fait de mon pays ? / Tanite nene etutamin nitassi ? relatent sa vie et sa pensée sur l'histoire des Innus. Mère de huit enfants, elle décède à Sept-Îles en 2004. Gardienne de la pensée innue, elle est une source d'inspiration pour les écrivains autochtones.


    An Antane Kapesh : la première écrivaine innue

  • Composer sa vie offre rien moins qu'une façon radicale de repenser l'idée d'accomplissement. » San Francisco Chronicle
    « J'ai choisi d'explorer (...) cinq vies la mienne et celle de quatre de mes amies. Nous avons dû gérer des ruptures, un éparpillement des énergies, et pourtant nous avons toutes été enrichies par nos réalisations professionnelles et par nos relations personnelles en amour comme au travail. Nous sommes différentes, mais avons beaucoup de choses en commun. Ce livre est le fruit de nos conversations et réflexions.»
    A travers ces vies tumultueuses, Mary Catherine Bateson s'intéresse aux changements, porteurs d'incertitudes et de doutes, et dévoile leurs forces : l'interdépendance, le soin porté à l'autre et à la planète, la flexibilité, l'ambiguïté et l'engagement.
    Elle s'attache à déterminer les improvisations auxquelles les changements amoureux, amicaux, professionnels, sociaux obligent. Or l'improvisation, comme le savent les jazzmen, est un formidable instrument de création. Elle provoque de nouvelles interactions, de nouvelles grilles de lecture et révèle des possibilités jusque-là insoupçonnées.
    Anthropologue, linguiste, convaincue que chaque individu peut composer sa vie au regard de sa personnalité, Mary Catherine Bateson ouvre, comme le firent ses parents, Margaret Mead et Gregory Bateson, le champ de la pensée.
    Composer sa vie, publié en 1989, jamais traduit en français, résonne profondément avec notre époque. On tourne le dos au culte de la compétition pour entrer dans l'ère du partage, de la collaboration et de l'échange. Un texte inspirant et revigorant.

    Traduit par Céline Leroy
    Couverture ©Tylor Durand


    www.leseditionsduportrait.fr

  • Universalisme ou différentialisme ? Féminisme et laïcité ? Et le genre dans tout ça ? Faut-il être fière d'être une femme ? Libération sexuelle et prostitution. Le féminisme à l'épreuve du religieux. Menaces sur les droits des femmes. Défendre les femmes, ou défendre une idée ? Parité, mixité ou entre soi ? Toutes ces questions, et d'autres encore, l'auteur les aborde dans un dialogue avec sa fille adolescente. L'occasion d'une balade dans l'histoire du féminisme, d'Olympe de Gouges aux Femen, en passant par les suffragettes. Avec comme fil conducteur l'exigence du refus de toute réduction de l'individu à son sexe. Car le féminisme est avant tout un humanisme.

  • Octobre 1944. Marie et son époux Moïse sont déportés à Auschwitz, d'où ils ne reviendront pas. Du moins est-ce là ce que croit savoir leur petite-fille qui, soixante-dix ans plus tard, décide de retracer le parcours tourmenté de sa grandmère, de sa Roumanie natale jusqu'à l'Italie - refuge illusoire face aux persécutions nazies -, en passant par la Bulgarie et la France. La narratrice se rend tout d'abord à Jérusalem, puis sillonne l'Europe centrale à la recherche d'éléments biographiques.
    À la recherche de Marie J. entrecroise ainsi deux récits : celui de l'enquête haletante de la narratrice à travers différents pays, et celui de la vie romanesque d'une jeune sépharade d'Europe de l'Est dans la première moitié du XXe siècle. À la fois investigation rigoureuse et chronique familiale bouleversante, ce livre raconte une lignée de femmes fortes confrontées à l'une des plus effroyables tragédies de l'histoire européenne.

  • Tatou

    Paula Anacaona

    Victoria est franco-brésilienne, métisse noire, et présidente d'une multinationale. Femme brillante ayant brisé tous les plafonds de verre, elle s'est hissée au sommet par les études, le travail, et une faim dévorante. En guerre contre le monde entier et surtout contre elle-même, elle a l'exigence d'être première en tout -il lui faut être plus, avoir plus, toujours plus...
    Aujourd'hui, elle suffoque. Sa carapace est trop lourde.
    Prisonnière de sa vie de socialite et incapable d'en trouver la sortie, Victoria se met en tête d'écrire un roman, et s'imagine déjà en nouvelle Toni Morrison. C'est un échec - son premier, qui la remet totalement en cause. Questionnant de nombreux aspects de sa vie, notamment l'ambition et la réussite matérielle à tout prix, elle en vient à sa blessure intime, cette épine dans son coeur : l'abandon de son père, sa moitié noire.
    Roman engagé, écrit dans une langue rythmée, cynique et truffée de références à la culture brésilienne et afro-américaine, Victoria dépose les armes. Sans concession envers ses deux pays et ses deux couleurs, elle se met à nu avec franchise.
    "Victoria la superwoman décrypte avec un franc-parler réjouissant la société brésilienne, matérialiste, obsédée par l'enrichissement ; narratrice ironique, dupe ni d'elle-même ni des autres, elle souligne les clichés et leur omniprésence, en joue. Égocentrique assumée, elle désigne les autres par des surnoms génériques. À la recherche de son identité sous l'image, elle passe par la littérature, s'invente des doubles de fiction qui se débattent comme elle avec leur couleur de peau et l'absence de père. Une réflexion originale, vigoureuse, optimiste, pétrie d'un humour cinglant mais bienveillant, sur la condition de femme noire aujourd'hui, au Brésil - et ailleurs." (Union nationale Bibliothèques et Culture pour tous)


  • VIVE LA "PERFECTION DETOX" !

    Qui n'a pas envie d'être une compagne parfaite, une mère parfaite, une femme parfaite ? Avec l'avènement des technologies et des réseaux sociaux, jamais la quête de perfection n'a été aussi présente et des millions de femmes subissent ce diktat, avec à la clé des objectifs inatteignables à tous les plans de leur vie.
    Pour combattre cette pression insidieuse et forte de son expérience de coach fitness pendant des décennies, Petra Kolber a créé un programme anti-perfection conçu pour libérer ses lectrices de la tyrannie de la perfection et les aider à cheminer en conscience pour mieux se connecter à leurs aspirations profondes. Sa méthode, fondée sur ses ateliers extrêmement courus, aide les femmes à changer leurs habitudes et à être moins critiques envers elles-mêmes.
    Grâce à des étapes simples telles qu'ajuster son monologue intérieur, travailler son vocabulaire, privilégier l'enthousiasme plus que la perfection, cet ouvrage est un essentiel pour aider les femmes à s'accomplir en toute bienveillance.
    "Entrer dans le programme de détox de Petra Kolber vous rendra plus léger, plus en forme, plus heureux. Les prescriptions de ce livre sont l'antidote quasi-parfaite pour lutter contre le perfectionnisme !" - Tal Ben-Shahar, auteur de L'Apprentissage de l'imperfection (50 000 exemplaires en France).
    UNE AMBASSADRICE DE L'ÉPANOUISSEMENT PERSONNEL
    Petra Kolber est coach depuis plus de 25 ans. Elle a à son actif plus de 60 trophées internationaux en fitness, et est consultante pour des magazines comme Health Magazine. Elle travaille également avec les compagnies Reebook ou Adidas.

  • Lorsque ce chef-d'oeuvre, Les Filles du préfet, paraît en Norvège en 1854 puis en 1855, il fait l'effet d'un véritable coup de tonnerre. Premier roman de la littérature norvégienne écrit par une femme, et premier roman féministe, il fait le récit d'une initiation sentimentale délicate, mais hautement dérangeante pour l'époque. Dans les années 1830, le jeune Georg Kold s'installe dans la famille du préfet Ramm comme fondé de pouvoir et précepteur des enfants, dont la cadette Sofie. Un fort élan amoureux pousse les deux jeunes gens l'un vers l'autre, mais se heurte à une société où le sentiment est regardé comme une faiblesse typiquement féminine dont il convient de se préserver.

    Née en 1830 dans une famille de la bonne société norvégienne, Camilla Collett s'inspire de sa propre vie sentimentale pour écrire ce roman resté célèbre. Femme de lettres reconnue qui influencera Ibsen, elle fait figure de visionnaire. En 1868, elle qui tenait à se distinguer d'une « George Sand hyperboréale » écrira : « Un incommensurable avenir se trouve devant la femme, un avenir qui donnera au monde un autre visage. Actuellement, des milliers de forces demeurent inutilisées et sont gâchées lamentablement... »

  • ÉDITORIAL
    Trouvera-t-on encore des maires ? - Nathalie Sarthou-Lajus
    INTERNATIONAL
    Le temps des « peuples autochtones » - François Gaulme
    La géographie du pape François - Pierre de Charentenay
    SOCIÉTÉ
    Retraites : une réforme mal préparée et peu urgente - Hervé Le Bras
    On tue une femme - Margaux Cassan
    Qu'est-ce que le réel ? - Jean-Marc Ferry
    RELIGION
    Une liturgie plus humaine - Goffredo Boselli
    L'art féminin de l'exégèse - Delphine Horvilleur
    CULTURE
    « Le roman peut tout faire » - Entretien avec Jean-Philippe Toussaint

  • Ces dernières années, la question du port du voile a pris de l´ampleur.D´abord centrée sur l´école, cette question a touché successivement le monde du travail et singulièrement la fonction publique, le Parlement, le barreau et même la rue, avec les débats relatifs au port de la burqa.

    Que s´est-il passé pour qu´un phénomène qui paraissait inexistant en devienne soudain assez central pour que des rentrées scolaires soient perturbées, des associations luttant contre les discriminations s´en emparent, les défenseurs de la laïcité, les démocrates et les féministes se divisent et qu´il devienne impossible de parler d´interculturalité sans qu´aussitôt, cette question ne surgisse comme incontournable ? Faut-il accepter le port de signes religieux en général, et du voile en particulier, au nom de l´émancipation, de la tolérance, du multiculturalisme et de la liberté d´expression ? Ou en limiter l´autorisation au nom de la laïcité, de l´égalité des sexes et d´un vivre ensemble interculturel ?

    Au-delà du simple bout de tissu, le voile nous interpelle car il nous contraint à réfléchir à des questions essentielles, liées au type de société dans lequel nous voulons vivre et à la place que l´État de droit doit accorder aux appartenances religieuses des uns et des autres : société de coexistence entre diverses communautés repliées sur elles-mêmes, ou société de brassage ?

  • Le sujet des femmes est brûlant. L'actualité s'apparente à un océan d'informations en lien avec le féminisme, le féminin, les féminins. C'est comme si l'air était trop plein de tous ces sujets lorsqu'en 2017 éclate le scandale #MeToo.

    À partir de ce formidable élan pour l'égalité, on a assisté à une nouvelle prise de conscience des dysfonctionnements du système patriarcal : tout ce qui touche à la vie des femmes a refait surface. La place de la femme au travail, son abonnement au plafond de verre, l'égalité salariale et l'équité à l'embauche, la mixité des métiers, les lois et les notions de quotas, de discrimination positive. La question du leadership au féminin également, des carrières et du management. La parentalité, les questionnements liés à la maternité et à la paternité. Et, comme une suite parfaitement logique, tout ce qui touche au couple, à la charge mentale et aux équilibres de vie.

    Si l'on avance dans notre émancipation, qu'est-ce que cela apportera aux hommes également, à la société tout entière ? C'est cela qu'il faut exposer en premier. Pour réveiller à nouveau cette attention portée aux combats, non pas des femmes, mais d'une société qui mute. Que la suppression du patriarcat n'est pas issue d'un sombre projet visant à le remplacer arbitrairement par le matriarcat, mais d'un désir profond de faciliter la vie de tous. La mission du féminisme 2.0 sera sans doute celle de contourner subtilement ce désintérêt massif pour parvenir à rétablir le dialogue. L'autrice explore humblement, dans cet ouvrage, quelques pistes d'une "réconciliation" possible.

  • Quand histoire et fiction s'entremêlent.
    Ni biographie, ni roman de cape et d'épée, ce récit ne prétend aucunement raconter l'histoire véridique de Julienne David mais, m'appuyant sur des faits relatés, dates historiques, actes de naissance, de décès, extrait du bordereau de recensement du 3ème canton de la ville de Nantes en 1841, j'ai réinventé l'existence tumultueuse de cette corsaire nantaise. Ce récit s'articule autour des manques, des silences et des interrogations, mêlant histoire et fiction. L'écriture est née de tout cela. Au plus serré.
    « Les bons romanciers écrivent dans les blancs de l'histoire. » (François Busnel, l'Express)
    J'ai été particulièrement captivée par le destin de cette femme haute en couleurs, qui malgré son époque a su se forger un passage dans le monde des hommes au fil de son épée et de sa volonté. Le reniement de sa féminité est une invite à se pencher sur le destin des femmes dans les sociétés d'hommes...
    Mais là ne s'est pas arrêté le talent de Thérèse André-Abelaziz qui nous emmène dans une magnifique balade, poignante de réalisme, mais d'où la poésie  et la violence des émotions n'est jamais absente. En voici l'expression dans ce court extrait : « Ta peau que Guillaume a trouvée si douce, mais qui est recouverte de scarifications, l'aimerait-il encore ? Ah, soupires-tu, s'ensevelir au moins une fois jusqu'au vertige dans cette tiédeur pour oublier le faible renflement de tes mamelles, dont les pointes encore sensibles sont en train de devenir grises avant d'être incolores. Oublier ce bas-ventre désert que tu fouilles encore certaines nuits à grands coups jusqu'à hurler d'impuissance. » Laurence Schwalm - Editeur
    Grâce à ce roman historique, découvrez l'existence tumultueuse d'une corsaire nantaise ayant réellement vécu.
    EXTRAIT
    « La rouquine est capable de réveiller un mort ! » Avec les herbes des sorcières et des magiciens : jusquiame noire, belladone sans tige, « les plantes du Malin » dit-on, comme la mandragore qui a forme humaine... Julienne les connaît toutes. Ortie pour soulager les menstrues des femmes. Coquelicot et moutarde pour calmer la toux. Armoise et épilobe contre la fièvre. Menthe pouliot pour les méninges. Chardon de Marie si précieux en cas d'intoxication alimentaire. Julienne a grandi. On commence à la connaître dans le pays. On fait appel à ses médecines. D'ailleurs, elle les porte toujours à même la peau, dans une bourse de toile retenue par une cordelette. Leur odeur est si forte qu'elle suffit à éloigner les importuns. On craint cette femelle rousse des terres noires à la beauté sauvage, haute stature, oeil vif, visage piqué de taches de son.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ecrivain pluri-indisciplinaire, Thérèse André-Abdelaziz explore toutes les formes d'écriture, de la poésie à la dramaturgie en passant par les nouvelles, le roman et les faits de société. Elle a publié sept ouvrages dont Quelque part une île (1980) Ed. du Cerf, Je, femme d'immigré (1987) Ed. du Cerf, réédition (2004) La Part Commune, Je m'appelle Atlantique (2006) Ed. La Part Commune, ainsi que L'Estuaire (2011) et Moi, Julienne David, corsaire nantaise jamais soumise (2012) Ed. Ex Æquo.
    Elle est l'auteur également de sept pièces radiophoniques et neuf pièces théâtrales.

  • L'aube est une promesse

    Anne Hae

    Ce recueil est un pétale de féminité.

    Une femme-fleur vit au rythme du soleil. Voici sa vie entière qui dure un jour : à l'aube, au zénith et au crépuscule.

    Poésie libre et moderne.

  • Deux mondes totalement différents.
    D'un côté, une société matriarcale entièrement tournée vers la guerre.
    De l'autre, une civilisation pacifique, à la technologie avancée et vivant du commerce.
    Mais les ennemis des Femmes sont acculés. Dans leur ultime forteresse assiégée, ils possèdent un atout mortel qui éradiquera l'Humanité.
    Les Dieux provoquent la rencontre des deux civilisations et chargeront Mériel, le jeune officier arriviste, et Krya, la fille cadette de la reine des Chiennes de guerre, de trouver, transporter et utiliser l'antidote qui existe au fond des mers, mettant ainsi fin à l'Affliction.

  • Veuve après quarante-cinq années de bonheur, Fabiola Sutherland prépare son déménagement en compagnie de sa petite-fille Gladys. Dans un missel, l'adolescente découvre le certificat d'un premier mariage, vieux de cinquante-sept ans. Sa grand-mère
    le lui arrache des mains avant qu'elle ait pu lire le nom de ce premier amour, gardé secret. Gladys réalise alors que jamais son aïeule n'a parlé de sa jeunesse, comme si son existence avait commencé le jour où elle avait épousé Égide, son second mari... Que cache ce mystérieux silence ?

    Claire Bergeron nous entraîne au milieu des années 1880, à travers le destin tragique d'une jeune femme devenue trop tôt héritière d'une florissante entreprise familiale à Sutherland City, un village au bord du lac Témiscamingue, région riche de ressources naturelles et d'une population
    mouvante et métissée.

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