Plon

  • Corentine

    Roselyne Bachelot



    Corentine ou l'histoire d'une revanche sur un avenir de malheur et de servitude.

    En 1890, une petite fille naît dans une famille de paysans bretons au coeur de ces montagnes noires où la misère pousse des milliers de gens à émigrer.
    Ses parents vont la placer, alors qu'elle n'a que sept ans, chez un riche propriétaire où, disait-elle, elle put enfin manger à sa faim.
    À douze ans, alors qu'elle ne parle quasiment pas le français, elle part comme domestique à Paris. Elle y connaît les humiliations, l'exploitation, le mépris, la violence d'un monde qui n'épargne rien ni personne.
    Jusqu'au jour où un homme pas comme les autres frappe à sa porte. La malchance a-t-elle enfin tourné ?
    Corentine était ma grand-mère. Une femme exceptionnelle qui m'a légué l'enseignement le plus précieux : savoir qu'il suffit de se battre pour transformer sa vie en destin.
    R. B.

  • Cela pouvait-il finir autrement ?Elle vient d'emménager avec son homme. Dans un grand loft blanc qu'ils ont retapé. Elle doit se marier au mois de juin. La date est bloquée sur le calendrier de l'entrée.
    Il va emménager avec sa femme et sa petite fille au deuxième étage du bâtiment B. Les travaux sont presque terminés.
    Ils se croisent pour la première fois un dimanche de novembre, sous le porche de l'entrée. Elle le voit entrer, il est à contre-jour. Elle sent son corps se vider. Il la regarde. Il a du mal à parler.
    Plus tard, ils se diront que c'est à ce moment-là que tout a commencé. Ils se diront qu'il était vain de lutter.
    /> Il y a des histoires contre lesquelles on ne lutte pas.

  • La voix d'une fille qui n'a eu de cesse de chercher à atteindre sa mère. La trouvera-t-elle par delà sa mort? Quelle place la fratrie laissera-t-elle à cette voix retrouvée et au secret dévoilé ? " Tout le monde m'appelle Jo. Mon frère, ma soeur, mon oncle, ma tante.
    Je déteste.
    Jo, c'est un raccourci pour ne pas flâner en chemin, c'est le dernier des frères Dalton, un boxeur, une peluche, un chien, mais ce n'est pas Georgia.
    Pour aller vite, ma mère aussi m'appelle Jo.
    Georgia c'est trop long à dire, et il y aurait tant à dire.
    " Tu mets ton manteau ? "
    Je fais toujours comme on me dit, je le mets.
    " Tu es très jolie, avec. "
    Ça aussi je déteste.
    Si j'avais pu ne pas être jolie, rien, peut-être, ne serait arrivé."
    Georgia aurait dû rester, pleurer. Pleurer sa mère. Cette mère dont elle a attendu, espéré, pendant plus de trente ans, un geste, un mot. Cette mère pour qui aujourd'hui, elle revient à l'Hôtel du Bord des vagues où justement tout est arrivé. Elle rejoint sa famille qui ne sait rien. Mais voudra-t-elle vraiment savoir?
    - Prix Matmut du 1er roman 2016 pour
    Un si long chemin jusqu'à moi, aux Éditions Denoël.

  • L'histoire vraie du combat d'une championne violée par son entraîneur. " Vous étiez mon entraîneur. Je venais d'avoir quinze ans. Et vous m'avez violée. Il aura fallu trente ans pour que ma colère cachée se transforme enfin en cri public. Vous avez détruit ma vie, Monsieur O., pendant que vous meniez tranquillement la vôtre. Aujourd'hui, je veux balayer ma honte, la faire changer de camp. Mais je veux aussi dénoncer le monde sportif qui vous a protégé, et vous protège encore à l'heure où j'écris ces lignes. Quand j'ai voulu parler, à plusieurs reprises, je n'ai pas pu le faire. Aujourd'hui, avec ce livre, je sors de ce silence assassin. Et j'appelle toutes les victimes à en faire autant. "

  • Un livre terriblement humain et politique, un témoignage coup de poing sur la condition carcérale et la prison de 2019.De la prison, on connaît quelques témoignages de surveillants, souvent retraités ou anonymes. Mais un récit en nom propre et en activité de directeur de prison, ou plutôt de directrice, on n'a encore jamais lu.
    Ce livre est une plongée unique dans le quotidien de Christelle Rotach, la directrice de la prison de la Santé.
    De son métier, Christelle Rotach ne parle jamais, sauf pour en citer quelques anecdotes qui ne sont que des bribes, des éclats de vécu, une réalité qui n'en est pas une et qui reste méconnue. Impossible de se représenter l'amplitude des situations auxquelles peut être exposé un directeur de prison sur un terreau aussi explosif où tout peut basculer, à tout moment, dans des établissements où la surpopulation est aujourd'hui à son comble.
    La gestion d'une prison, c'est de la sismologie. Une affaire à la fois logistique, humaine et politique. Qui peut peser, à la longue.
    " Ce métier, c'est une somme de petites blessures qu'au fil des années, on n'encaisse plus aussi bien ".
    A force de marcher sur un volcan avec des bouts de ficelle, la charge mentale est sans doute devenue trop lourde.
    A force d'arpenter la noirceur, on finit par avoir l'impression de vivre la nuit. La prison avale tous ceux que la société vomit - les criminels, les fous et, fait nouveau, les terroristes, face auxquels la pénitentiaire n'est pas préparée.
    Et pourtant, ils vont tous sortir. Un jour.
    Sans éluder aucune question, Christelle Rotach raconte, de l'intérieur, le cambouis, le rythme infernal de la maison d'arrêt, les questions, l'inquiétude, le règne des injonctions paradoxales, la violence, la mort. Elle nous parle d'elle, de nous, de ce miroir dans lequel la société ne veut plus se voir.

  • Déjà l'air fraichit

    Florian Ferrier

    • Plon
    • 15 Octobre 2020

    Un roman puissant et glaçant sur l'exploration de la condition des femmes allemandes diplômées au coeur du système nazi et le sort des livres pendant la Seconde Guerre mondiale.
    1946. Hitler est mort, l'Allemagne plonge dans l'abîme.
    Elektra, jeune allemande, bibliothécaire-expert pour la SS, attend son jugement par les alliés. En prison, elle revit son existence, hantée par l'absence de son père, et à travers elle, la montée du nazisme, l'occupation en France et la vie parisienne tant appréciée outre Rhin...
    Dans une Europe dévastée par la guerre, Elektra tente de diriger sa vie et de s'émanciper.
    Témoin privilégié de la voracité des services de spoliation dans l'Europe entière, alors que la défaite semble inéluctable, finira t'elle par prendre conscience de la brutalité de ce monde meilleur pour lequel elle pense oeuvrer ?

  • La première enquête sur le rôle politique de Brigitte Macron, la Première dame que l'on surnomme désormais " Madame la Présidente ".
    De Brigitte Macron, les Français connaissent la silhouette longiligne, le sourire solaire. Une première dame lisse, soucieuse de rester à sa place, légèrement en retrait. Qui sait qu'elle joue, en coulisses, un rôle capital ? Dans le huis clos de l'Élysée, elle est la première conseillère du chef de l'État, sa coéquipière, la véritable " maîtresse des horloges ", celle qui le sermonne quand il dérape. Chaque soir, une fois fermée la porte des appartements privés, elle lui fait remonter les colères qu'elle perçoit, les doléances qu'elle glane. À l'aise dans les jeux de la cour, cette fausse candide a un avis tranché sur les ministres et conseillers, et le fait savoir. La garde rapprochée du président, qu'on surnomme le " club des mormons ", a dû apprendre, non sans peine, à composer avec cette singulière épouse. Dans cet ouvrage riche en révélations - ses coups de colère, les mesquineries des collaborateurs du chef de l'État, la vie quotidienne des Macron au Palais -, fruit d'une longue enquête, de rencontres avec la première dame et d'entretiens avec de nombreuses personnalités politiques, c'est le véritable rôle de Brigitte Macron à l'Élysée qui, pour la première fois, est dévoilé.

  • Une histoire de chansons, de littérature et surtout d'amour
    " Je m'appelle Marie-Paule Belle. Je suis chanteuse. L'un de mes plus grands succès a été " La Parisienne ". Une chanson écrite par Michel Grisolia et Françoise Mallet-Joris.
    Françoise Mallet-Joris, poète, penseuse, philosophe, romancière était un formidable écrivain. Elle était aussi - et elle était surtout - mon amie.
    Dans les années 70, nous formions un couple de femmes, sans souci, sans honte, sans pudeur.
    Nous étions ensemble naturellement, sans rechercher le scandale que nous créions pourtant dans une société figée qui ne reconnaissait pas que deux femmes puissent s'aimer ouvertement et sans réserve. Nous nous sommes tant aimées d'ailleurs.
    C'est après la disparition de Françoise, en 2016, que je me suis aperçue de la grandeur et de la profondeur de son amour.
    Elle m'avait écrit des lettres. En les lisant une première fois, je n'avais reconnu que la manifestation de cet amour. En les relisant, longtemps après son décès, j'y ai vu l'amour absolu que Françoise me portait, s'oubliant pour me sublimer, me propulser vers des niveaux qu'elle seule jugeait acceptables pour moi.
    " On n'a rien donné, tant qu'on n'a pas tout donné " - écrit quelque part Sainte Thérèse De Lisieux. Françoise Mallet-Joris m'a tout donné avec une générosité sans mesure. Et je ne me suis aperçue de rien, prenant pour gentillesse et dévouement ce qui n'était qu'oubli de soi et pur amour.
    Aujourd'hui qu'elle n'est plus, j'ai un peu honte d'un tel aveuglement.
    C'est la raison pour laquelle j'ai souhaité écrire ce livre. Pour rendre à Françoise Mallet-Joris un peu de ce qu'elle m'avait donné, pour dire publiquement combien son intelligence irradiante, sa personnalité modeste et attachante, avaient contribué à établir, enfin, ce que je suis devenue. "

  • Un roman loufoque et inquiétant où s'entremêlent solitude et folie douce.
    Damián Lobo, quarante ans, vit à Madrid dans une solitude extrême depuis qu'il a perdu son emploi. Sergio O'Kane, son ami imaginaire, est son seul confident.
    Un jour, afin de faire un cadeau à Sergio, Damián vole une épingle à cravate, puis fuit dans les dédales d'un marché d'antiquités et se cache dans une grosse armoire en chêne pour échapper aux vigiles. Avant qu'il puisse en sortir, le meuble est acheté et aussitôt livré dans la chambre de Lucía et Federico, où Damian s'installe en se calfeutrant dans l'armoire. S'il veille à ce que sa présence passe inaperçue, Damián reste néanmoins de longues heures à observer les membres de la famille et s'occupe des tâches ménagères. Très vite, il prend goût à sa nouvelle existence de bon génie utile et bienveillant, mais osera-t-il un jour révéler son existence et sortir de sa cachette ?
    " Une fable morale et politique, irradiée d'humour. "
    El País

  • Le combat d'une femme
    Pour avoir enlevé son voile en public et incité d'autres femmes à l'imiter, l'Iranienne Shaparak Shajarizadeh a été condamnée en 2018 à deux ans de prison et à 18 ans de probation. Mère " ordinaire " au courage extraordinaire, cette femme de 43 ans est devenue une figure de proue du mouvement des Filles de la rue de la Révolution en Iran qui protestent contre le port obligatoire du hijab. Après être descendue dans la rue cheveux au vent, son foulard blanc hissé comme un drapeau au bout d'un bâton en mai 2017, la militante est menacée, arrêtée, emprisonnée et torturée. La bravoure de cet acte magnifiquement symbolique, elle le paiera dès lors au prix fort. Sans se plaindre. Et sans jamais baisser la tête.
    De son enfance en Iran jusqu'à son douloureux exil au Canada en passant par les horreurs de ses séjours en prison,
    Vivre libre raconte le destin hors du commun d'une superbe battante, Shaparak Shajarizadeh, distinguée en 2018 par la BBC comme l'une des 100 femmes les plus inspirantes au monde.

  • Maggie ; une vie pour en finir

    Patrick Weber

    • Plon
    • 27 Septembre 2018

    A l'occasion du 100e anniversaire de la victoire de 1918, Maggie, une vie pour ne finir raconte le destin vrai d'une femme dont la vie a été bouleversée par la Première guerre mondiale. Les guerres sont propices à la naissance des grandes histoires d'amour. En période de conflit, on aime avec passion et rapidité, comme si chaque jour était le dernier. Des vies basculent au milieu des morts qui se succèdent. La société change de visage et l'Europe se dirige, sans le savoir, vers un autre désastre.
    A l'occasion du centième anniversaire de la victoire de 1918, ce roman raconte le destin d'une femme dont la vie a été bouleversée par le conflit. On y retrouve l'esprit de
    /> Downton Abbey et celui de la jeunesse d'Agatha Christie qui se porta volontaire dans les hôpitaux et dont Maggie sera une fidèle lectrice. Mais on y croise aussi les affres de la Seconde Guerre mondiale, l'ombre de la Guerre Froide et la folie consumériste qui caractérise les lendemains de conflit. Un monde jeté à terre n'a qu'une seule volonté, celle de renaître plus grand, plus beau et plus fort. Mais quand les " golden sixties " surgissent, il est trop tard pour les témoins des heures sombres. Ils incarnent des épisodes tragiques que chacun cherche à oublier.
    A travers la vie, les choix et la mort de Maggie, c'est l'histoire de ces innombrables femmes du XXe siècle qui s'incarne. On les a un peu oubliées mais les femmes d'aujourd'hui leur doivent beaucoup.
    Parti sur les traces de sa grand-mère et de ses origines familiales, Patrick Weber nous conduit d'Altrincham à Manchester, de Londres à Bruxelles, d'Anvers aux camps de concentration allemands.

  • Une plongée saisissante dans le milieu de l'art new-yorkais des années 1990, vu à travers les yeux d'une jeune photographe confrontée à un cruel dilemme. Un roman qui interroge la nature de l'art et sa frontière avec la morale et l'éthique, où il est aussi question d'amour et de trahison, de sacrifice et d'opportunisme, et de la façon dont ces choix essentiels peuvent définir une vie.
    Brooklyn, début des années 1990. Lu Rile, photographe fauchée, vit dans un squat d'artistes et tente de se faire connaître avec ses autoportraits. Un jour, elle capture accidentellement la chute fatale d'un petit garçon dans l'arrière-plan d'une de ses photos. Une fois développé, Lu ne peut nier la vérité. Ce cliché est l'oeuvre d'art qui lui permettra de percer : son propre corps nu jaillissant devant la fenêtre de son appartement est en parfaite symétrie avec la silhouette du garçon en train de tomber.
    Alors, doit-elle exposer cette photo ? La décision n'est pas simple à prendre. La victime est en effet le fils d'une voisine dont elle s'est étroitement rapprochée depuis la tragédie...
    Tiraillée entre son désir de reconnaissance et cette amitié intense, Lu devra faire un choix cornélien qui l'aidera à s'affirmer à la fois en tant qu'artiste, adulte et femme.

  • Le temps d'apprendre à vivre

    Elsa Boublil

    • Plon
    • 10 Janvier 2019

    Le roman de trois femmes sur trois générations, qui s'interrogent sur l'identité, l'amour et la féminité. Des questions qui se heurtent au silence de Nicole : jeune amoureuse moderne et émancipée en conflit silencieux avec sa famille, elle disparait brutalement d'un accident de voiture. Quel est le prix à payer de la liberté ? Comment survivre au choc d'une mort prématurée?Un roman à trois voix: celle de Fleur, la grand-mère qui pleure sa fille, celle de Nicole sa fille qui nous emporte dans sa jeunesse fougueuse, et celle de Lila, enfant né après le drame, qui reconstitue le puzzle de la dérive.
    " Le coeur de la cellule familiale a cessé de battre avec la disparition de Nicole. Un silence assourdissant qui continue de retentir. Mes parents, qui vivaient depuis trois ans en Australie la quittent précipitamment et définitivement. Ils viennent épauler mes grands-parents, s'installent chez eux pour les consoler. Ils font ce qu'ils peuvent, et tous s'interrogent : pourquoi ? [...]
    Parce qu'il n'y a rien à dire, un faux mouvement peut tout arrêter. Je ne l'ai pas fait exprès, j'étais fatiguée, j'avais trop peu dormi. Il est presque midi, j'avais promis à papa d'être avec lui pour déjeuner et suis encore à Pont l'Evêque. Une route à deux voies sous une pluie drue, on n'y voit pas grand-chose, j'ai la tête collée au pare-brise, mes essuie-glaces grincent et mes yeux plissés fixent l'horizon. Je roule beaucoup trop vite mais je suis en retard et je n'ai pas envie de présenter un mot d'excuse qui m'entraine dans trop de justifications, cet enfant que j'ai laissé en Angleterre m'a fait perdre toutes mes eaux, même mes larmes que je peine à sortir depuis. "

  • À 44 ans, écolo, nullipare, c'est à dire sans enfant, Laure Noualhat s'interroge sur ce qui pousse la société actuelle à transformer les enfants en banal produit. Toutes les femmes semblent vouloir des enfants, surtout celles qui ne peuvent pas en avoir... Trop vieilles, trop seules, trop amoureuses d'une autre femme, elles ne sont pas infertiles, elles ont besoin de la médecine pour accéder à leur désir de chérubin. Et cette PMA pour toutes arrive à grands pas...
    Si les enfants sont le produit de l'amour, avec la PMA, ils deviennent un produit tout court. Nous avons accouché du monde où on les fabrique à la demande pour assouvir des envies sans fin. À travers des rencontres touchantes où le désir se monnaie cher, le livre lève le voile sur une médecine devenue service. Un gigantesque marché est né. Les cliniques procréatives engrangent les bénéfices, les médecins se régalent, les clients choisissent les matières premières et des enfants naissent, pour le meilleur ou pour le pire.
    Comme tous les marchés, il connaît des dysfonctionnements, des ratés, des lois hypocrites, des escroqueries, des inégalités et une foule de clients déçus. Que raconte-t-il de notre histoire humaine ? Quels enfants faisons-nous ? Quels nouveaux romans familiaux écrivons-nous ? À quel prix ?
    Pourtant, une "vie sans" est possible, elle peut même être heureuse et, parfois, préférable. À condition de visiter son désir et d'écouter son non-désir.

  • Victimes ou bombes à retardement ? Qui sont les " lionceaux " de Daech?
    À l'heure où la France fait face au retour de ses djihadistes, Lena, journaliste engagée accepte une enquête brûlante sur les enfants embrigadés par l'organisation terroriste. Entre reportage et quête mystique, la jeune femme voit ses croyances s'effacer au risque de se perdre.
    Dans le café de son quartier, Lena, jeune journaliste de trente-six ans, est abordée par un inconnu qui lui propose une enquête exceptionnelle.
    Qui est cet homme ? Un producteur de télévision comme il l'affirme, ou un agent des services de renseignement ? Veux-t-il l'aider ou la manipuler ? En quête d'un sens à sa vie, Lena est prête à prendre ce risque.
    Ses certitudes, sa vie rangée, son rapport à Dieu. Tout vole en éclat.
    À l'heure où la France fait face au retour de ses djihadistes, cette roman nous permet d'aller plus loin sur un sujet sensible, celui des enfants embrigadés par l'organisation terroriste État islamique. Leur arrivée sur le sol hexagonal constitue le défi majeur des prochains mois et des prochaines années.
    De la Syrie, à la France, en passant par la Turquie, Sonia Mabrouk met en scène un sujet de société brûlant : les enfants de Daech sont-ils les héritiers d'une idéologie mortifère ou s'agit-il de jeunes qu'il faut sauver avant qu'il ne soit trop tard ?

  • Un roman d'apprentissage lumineux, par une nouvelle voix de la littérature anglaise, qui explore la complexité des relations mère-fille et l'identité de classe. Ou comment aller de l'avant en regardant derrière soi.
    Au cours de son enfance faite de hauts et de bas au sein de la classe ouvrière du nord de l'Angleterre, Lucy a toujours pu compter sur sa mère mystérieuse et réconfortante, férocement aimante, inlassablement dévouée. Une mère dont les choix, souvent difficiles, ont façonné le désir de sa fille et son rapport à la séduction, son sens du devoir, son inextinguible soif d'insouciance.
    Lorsqu'elle arrive à Londres à l'aube des années 2000 pour y poursuivre ses études, la jeune femme y voit une promesse, un endroit où elle pourra devenir une version plus scintillante d'elle-même. Mais cette ville est celle de tous les désenchantements, et Lucy s'y perd, s'éloignant de plus en plus de celle qui était jusque-là sa boussole. Il faudra une énième disparition de son père et la mort de son grand-père pour qu'elle comprenne enfin qu'il est temps de grandir, et se réfugie dans le cottage irlandais où ce dernier a vécu, pour renouer avec ses racines. Et, qui sait, avec elle-même...

  • "L'oeuvre de Frédéric Dard (1921-2000), traduite en 35 langues, compte près de 290 romans, psychologiques et policiers, des centaines de nouvelles et une soixantaine d'adaptations théâtrales et cinématographiques. On estime à 250 millions le nombre de livres vendus sur une période couvrant un peu plus de la deuxième moitié du XXe siècle. Tardivement saluée par la critique, assimilée à une " littérature de gare ", dominée par les aventures paillardes et cocardières du commissaire san-Antonio et de ses joyeux acolytes, cette oeuvre, fidèle au Fleuve Noir pendant 50 ans, a longtemps tardé à être reconnue comme une oeuvre majeure de la littérature contemporaine. Mais, l'engouement était tel pour les aventures de San-Antonio, sortant au rythme immuable de quatre ou cinq par an, qu'il suscita bientôt la curiosité des critiques, des intellectuels et des universitaires, comprenant enfin que tant la drôlerie que la noirceur de ces romans cachaient aussi une vision tantôt réjouissante, tantôt féroce de la société. En humaniste vigilant, ce créateur de milliers de mots nouveaux n'a cessé de vanter les vertus de l'amour et du travail, tout en dénonçant la bêtise humaine, capable de gangréner toute les couches de la société. Cet homme dont l'entourage connaissait la jovialité, l'extrême bonté et la générosité, était aussi rongé par le doute et des périodes de désespoir, aboutissant à une oeuvre complexe, où le rire côtoie l'obsession de la mort. En 130 entrées, ce dictionnaire tente d'éveiller la curiosité sur les aspects si riches de cette littérature unique, dont la vision de la société n'a jamais été autant d'actualité, 15 ans après la mort de l'auteur. Mais c'est aussi un dictionnaire " amoureux " car Frédéric Dard et San-Antonio m'ont accompagné depuis l'adolescence de leur rire et de leur mélancolie. Enfin, rendre hommage à Frédéric Dard, dit San-Antonio, c'est écrire en toute liberté et emprunter à tous les genres qu'il a lui-même explorés, le roman, la nouvelle, l'article de journal, la critique, etc. Ayant bien retenu la leçon, je n'ai reculé devant aucune fantaisie littéraire, laissant autant que possible, comme le disait joliment Julien Gracq " la place à l'impulsion aveugle et à l'aventurisme du pur désir "".

  • La meute

    Sarah Koskievic

    • Plon
    • 14 Février 2019

    Vous allez les aimer. Vous allez les détester. C'est LA MEUTE.
    Elles n'ont ni le même âge, ni les mêmes passions - si ce n'est la musique des années 80. Elles n'ont rien à faire ensemble. Et pourtant, elles traversent les décennies côte à côte, chacune à son rythme. Elles ont dû se résoudre à admettre que leur amitié n'est ni évidente, ni facile mais qu'en bien des points, elle surpasse toute les histoires d'amour. Elles sont six : Olivia, Romane, Elly, Isadora, Louise et Rosalie. Vous allez les aimer. Vous allez les détester. C'est LA MEUTE.
    D'une plume acerbe et sans concession, Sarah Koskievic campe des héroïnes entières aux prises avec les questions du quotidien sur le couple et le désir d'enfant, où légèreté rime souvent avec cruauté. Un roman cru et rock.

  • Auteure de best-sellers au Canada, personnalité connue et appréciée au Québec comme dans de nombreux pays, Danièle Henkel décrit dans ce livre l'état de la société actuelle en la racontant avec ses yeux de femme issue de différentes cultures. Vrai, vif, décapant. Avoir un vécu de migrante (Maroc et Algérie), d'observatrice du Québec (j'y suis arrivée en 1990) et de la France (où je vais souvent), étant par ailleurs une grande voyageuse, le monde, les sociétés tels qu'ils évoluent ne cessent de m'interroger. Sur la manière dont voit la vie et on la vit, sur les enjeux brûlants d'actualité que sont la famille, l'immigration, la religion, la laïcité, la radicalisation, les technologies, la culture, la communication, la création et la répartition de la richesse, l'éducation, les jeunes, la place des femmes, etc. Toutes ces questions, à l'aune de mon expérience et de mes constats, m'interpellent. Cet essai en est la preuve, comme la réponse.
    Dans l'ouvrage, avec franchise et je pense bon sens, je m'efforce de traiter sans faux semblants les grands thèmes qui concernent chacun. Le tout manié avec humour puisque rire aide à réfléchir. Des thèmes comme La famille (Je plaide pour un retour aux valeurs fondamentales: l'écoute, la solidarité, le sens du partage, du service, de la responsabilité, etc.), les affaires (nécessaires, elles ne devraient pas servir à creuser le clivage entre riches et pauvres, il faut donc développer " une éthique planétaire des affaires et du travail "). Je réfléchis aussi, entre autres, à la place des Jeunes qui, à force de crier à l'aide sans obtenir de réponse, sont convaincus que personne ne s'intéresse à eux, donc créent leur propre univers, créant des parents et des enfants qui se regardent mais ne se voient pas.
    Au fil de ces multiples thèmes, une vérité s'impose : quelque part sur le chemin, nous avons abandonné l'essentiel, le contact humain. Et, pour le retrouver, puiser dans les coutumes, la culture, les habitudes des différents pays que je connais bien peut être une solution.

  • Le ciel et la marmite Nouv.

    Le ciel et la marmite

    Sylvie Lasserre

    • Plon
    • 28 Octobre 2021

    Un "Terre Humaine" qui nous emmène aux confins de l'Ouzbékistan, dans cette région reculée d'Asie centrale où le chamanisme a conservé un important substrat préislamique. Un voyage en profondeur dans le fascinant univers d'un chamanisme au féminin. Nous sommes aux confins de l'Ouzbékistan, au plus fort de l'hiver. Au loin, les sommets enneigés des monts Turkestan. Une rivière à sec, qui sert de piste. Au bord, une ferme, la dernière avant le Tadjikistan, deux cents mètres plus loin. Là vit Mayram, une chamane renommée, dont Sylvie Lasserre a partagé la vie. Quelques années plus tard, de l'autre côté de la frontière, l'auteure se lie d'amitié avec Gulchexra, une autre chamane réputée.
    Dans cette région reculée d'Asie centrale où le chamanisme a conservé un important substrat préislamique, Mayram et Gulchexra guérissent les femmes lors de rituels appelés ko'ch. Le sang coule, les battements du tambourin sont lancinants. Transes, larmes, rires, chants et cris des femmes. Invocations des saints, des fées, de la pluie, des démons. D'étranges phénomènes se produisent.
    À travers ces rituels qu'elle décrypte, l'auteure partage avec nous émotions et histoires de vie. Elle découvrira que le ko'ch est bien plus qu'un simple rituel thérapeutique. Les mots nous prennent par la main pour un voyage en profondeur dans le fascinant univers de ce rituel chamanique féminin. Au fil des pages s'efface l'incrédulité initiale, tandis qu'une autre vision d'un monde interrogeant en creux les failles de nos sociétés modernes se révèle.

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