Sciences humaines & sociales

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • À 44 ans, écolo, nullipare, c'est à dire sans enfant, Laure Noualhat s'interroge sur ce qui pousse la société actuelle à transformer les enfants en banal produit. Toutes les femmes semblent vouloir des enfants, surtout celles qui ne peuvent pas en avoir... Trop vieilles, trop seules, trop amoureuses d'une autre femme, elles ne sont pas infertiles, elles ont besoin de la médecine pour accéder à leur désir de chérubin. Et cette PMA pour toutes arrive à grands pas...
    Si les enfants sont le produit de l'amour, avec la PMA, ils deviennent un produit tout court. Nous avons accouché du monde où on les fabrique à la demande pour assouvir des envies sans fin. À travers des rencontres touchantes où le désir se monnaie cher, le livre lève le voile sur une médecine devenue service. Un gigantesque marché est né. Les cliniques procréatives engrangent les bénéfices, les médecins se régalent, les clients choisissent les matières premières et des enfants naissent, pour le meilleur ou pour le pire.
    Comme tous les marchés, il connaît des dysfonctionnements, des ratés, des lois hypocrites, des escroqueries, des inégalités et une foule de clients déçus. Que raconte-t-il de notre histoire humaine ? Quels enfants faisons-nous ? Quels nouveaux romans familiaux écrivons-nous ? À quel prix ?
    Pourtant, une "vie sans" est possible, elle peut même être heureuse et, parfois, préférable. À condition de visiter son désir et d'écouter son non-désir.

  • "L'oeuvre de Frédéric dard est inusable." Michel Serres "L'oeuvre de Frédéric Dard (1921-2000), traduite en 35 langues, compte près de 290 romans, psychologiques et policiers, des centaines de nouvelles et une soixantaine d'adaptations théâtrales et cinématographiques. On estime à 250 millions le nombre de livres vendus sur une période couvrant un peu plus de la deuxième moitié du XXe siècle. Tardivement saluée par la critique, assimilée à une " littérature de gare ", dominée par les aventures paillardes et cocardières du commissaire san-Antonio et de ses joyeux acolytes, cette oeuvre, fidèle au Fleuve Noir pendant 50 ans, a longtemps tardé à être reconnue comme une oeuvre majeure de la littérature contemporaine. Mais, l'engouement était tel pour les aventures de San-Antonio, sortant au rythme immuable de quatre ou cinq par an, qu'il suscita bientôt la curiosité des critiques, des intellectuels et des universitaires, comprenant enfin que tant la drôlerie que la noirceur de ces romans cachaient aussi une vision tantôt réjouissante, tantôt féroce de la société. En humaniste vigilant, ce créateur de milliers de mots nouveaux n'a cessé de vanter les vertus de l'amour et du travail, tout en dénonçant la bêtise humaine, capable de gangréner toute les couches de la société. Cet homme dont l'entourage connaissait la jovialité, l'extrême bonté et la générosité, était aussi rongé par le doute et des périodes de désespoir, aboutissant à une oeuvre complexe, où le rire côtoie l'obsession de la mort. En 130 entrées, ce dictionnaire tente d'éveiller la curiosité sur les aspects si riches de cette littérature unique, dont la vision de la société n'a jamais été autant d'actualité, 15 ans après la mort de l'auteur. Mais c'est aussi un dictionnaire " amoureux " car Frédéric Dard et San-Antonio m'ont accompagné depuis l'adolescence de leur rire et de leur mélancolie. Enfin, rendre hommage à Frédéric Dard, dit San-Antonio, c'est écrire en toute liberté et emprunter à tous les genres qu'il a lui-même explorés, le roman, la nouvelle, l'article de journal, la critique, etc. Ayant bien retenu la leçon, je n'ai reculé devant aucune fantaisie littéraire, laissant autant que possible, comme le disait joliment Julien Gracq " la place à l'impulsion aveugle et à l'aventurisme du pur désir "".

  • Le ciel et la marmite Nouv.

    Le ciel et la marmite

    Sylvie Lasserre

    • Plon
    • 28 Octobre 2021

    Un "Terre Humaine" qui nous emmène aux confins de l'Ouzbékistan, dans cette région reculée d'Asie centrale où le chamanisme a conservé un important substrat préislamique. Un voyage en profondeur dans le fascinant univers d'un chamanisme au féminin. Nous sommes aux confins de l'Ouzbékistan, au plus fort de l'hiver. Au loin, les sommets enneigés des monts Turkestan. Une rivière à sec, qui sert de piste. Au bord, une ferme, la dernière avant le Tadjikistan, deux cents mètres plus loin. Là vit Mayram, une chamane renommée, dont Sylvie Lasserre a partagé la vie. Quelques années plus tard, de l'autre côté de la frontière, l'auteure se lie d'amitié avec Gulchexra, une autre chamane réputée.
    Dans cette région reculée d'Asie centrale où le chamanisme a conservé un important substrat préislamique, Mayram et Gulchexra guérissent les femmes lors de rituels appelés ko'ch. Le sang coule, les battements du tambourin sont lancinants. Transes, larmes, rires, chants et cris des femmes. Invocations des saints, des fées, de la pluie, des démons. D'étranges phénomènes se produisent.
    À travers ces rituels qu'elle décrypte, l'auteure partage avec nous émotions et histoires de vie. Elle découvrira que le ko'ch est bien plus qu'un simple rituel thérapeutique. Les mots nous prennent par la main pour un voyage en profondeur dans le fascinant univers de ce rituel chamanique féminin. Au fil des pages s'efface l'incrédulité initiale, tandis qu'une autre vision d'un monde interrogeant en creux les failles de nos sociétés modernes se révèle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Bruno Masure a en commun avec François Mauriac les deux premières lettres du patronyme, une jeunesse provinciale et catholique, le rejet du rap et un regard distancié sur le petit monde du journalisme, véritable « noeud de vipères ». Sans doute, chez Bruno Masure, les vipères sont-elles davantage lubriques que celle du père François, mais les deux hommes partagent ce tourment : comment guérir la concupiscence ?

  • On l'appelle deuxième génération ou génération métis. Elle a ses racines en Afrique du Nord, en Amérique, en Chine ou ailleurs, mais son présent est en France. Aujourd'hui, en France, un adolescent sur trois est porteur d'une culture qui vient d'ailleurs. Ce livre se veut le récit de leur vie, écrit à la façon d'un grand reportage. Kamel, Fahrid, Éric et les autres, témoignent et livrent leurs espoirs et leurs révoltes. Ils parlent du passé de leurs parents, et de l'avenir qu'ils envisagent pour leurs propres enfants. Ils analysent leur sentiment d'appartenance : certes ils sont français, mais se sentent-ils vraiment français, et les prend-on pour des Français ? C'est de leur différence qu'ils tirent leur force et leur invention. Le mélange de cultures et d'histoires les rend plus forts encore. Cette génération va bousculer nos traditions et apporter un sang nouveau à notre histoire.

  • Le livre de François Gault ne parle pas du Japon, deuxième puissance industrielle du monde. Il nous raconte tout ce que nous aurions voulu savoir sur le Japon sans jamais le trouver ailleurs : la vie villageoise, les relations entre voisins, les rites du mariage, la passion du sumo, le goût des fêtes, le culte de l'automobile, les secrets des geishas, les splendeurs des bains chauds, la vie étonnante sur les toits de Tokyo, la télévision japonaise qui ne ressemble vraiment à aucune autre... et encore mille « choses vues ». Dans ce « journal de bord », tout à la fois chronique de la vie quotidienne des Japonais, François Gault nous raconte l'expérience vécue dans l'empire du Soleil levant. Histoires attachantes, anecdotes significatives, récits révélateurs - l'auteur, dans ce livre vivant, expédie au rayon des antiquités beaucoup d'idées toutes faites et de « clichés » sur le japon comme sur le peuple japonais.

  • Il était une fois une après-guerre - les années quarante, cinquante et soixante - au cours de laquelle l'intelligentsia française (Rive gauche, Saint-Germain-des-Prés, Paris VIe arrondissement) passa son temps à se poser le dilemme shakespearien : Être ou n'être pas. Quoi ? Communiste ! Le lieu où méditaient nos Hamlets romanciers, essayistes, critiques, philosophes, journalistes, profs, etc., n'était pas un cimetière, mais quelques bars et cafés plantés sur cinq ou six hectares de terre parisienne. Et ce n'est pas un crâne qu'ils tenaient à la main, mais un verre de whisky ou de Ricard. Et ce fut, comme l'on dit, toute une époque, une époque que Jean Cau - témoin privilégié - évoque dans ce livre avec la virtuosité d'un grand style, qu'il plie à sa volonté selon qu'il manie la satire, trace le portrait, fait revivre l'anecdote, se met lui-même en scène et en question, désarme par l'humour ou, par longs et magnifiques éclairs, nous parle, avec une tendresse d'une rare pudeur, d'une ombre qui erre encore dans les bars de la Rive gauche, l'ombre - ivre - d'Antoine Blondin. Ce que fut l'intelligentsia d'après-guerre, comment elle pensait, vivait, palabrait, buvait, s'enivrait de mots et d'alcool, comment elle se comportait (pas très brillamment) avec les femmes, quels furent, en somme, les us, coutumes, moeurs, mots, cultes, illusions et ivresses de l'espèce intellectuelle, Jean Cau, verve superbe au poing, nous le donne à revivre comme nul, à ce jour, n'y avait réussi.

  • Le 1er décembre 1975, S.M. Sri Savang Vatthana, roi du Laos, abdique devant le Conseil suprême du peuple. Souphanouvong, le prince rouge qui, depuis trente ans, anime la résistance, est « élu » président de la République. Presque à l'insu de l'opinion internationale, le royaume du Million d'Éléphants vient de basculer dans le camp des démocraties populaires. Aujourd'hui, sous le regard soupçonneux des commissaires politiques Pathet Lao, vainqueurs apparents, et de leurs alliés nord-vietnamiens, cubains et soviétiques, véritables maîtres du pays, hommes et femmes lao sont attelés aux charrues à la place des boeufs, fonctionnaires et militaires creusent avec leurs mains des canaux dans les camps de rééducation, prostituées et étudiants contestataires parachèvent leur conversion sur les îlots de la Nam Ngum. Colonel d'aviation de l'armée royale, le prince Mangkra Souvannaphouma, après un stage de plusieurs mois à l'École de guerre de Paris, revient dans son pays en décembre 1972. Pendant trois ans, il sera le collaborateur direct de son père, homme fort du Laos, apôtre du neutralisme, Premier ministre sans interruption depuis 1960. A ses côtés, il a rencontré tous les leaders du monde libre et du monde communiste et va vivre, jour après jour, l'agonie du Laos. Le récit d'une grande lucidité que donne le prince Mangkra Souvannaphouma est un témoignage exceptionnel sur l'insidieux processus qui a conduit le peuple lao du « pays du sourire » au fond de l'abîme. C'est aussi un avertissement pour tous ceux qui jouissent encore de la liberté sans en apprécier tout le prix.


  • L'Homme est pris dans une binarité qui le structure : la tension entre la Nature et la Culture modèle son destin. Les contraintes biologiques et les variables culturelles divisent tout être humain, des société dites "primitives" jusqu'au monde occidental.

    Pour mieux connaître l'homme, ce livre, fidèle à la méthode ethnologique, dirige le regard vers des sociétés fort éloignées de celle de l'observateur. Mais il se présente aussi comme une réflexion sur un problème très général de la condition humaine : celui des rapports entre contrainte et la liberté.
    De quelle marge de manoeuvre dispose la culture dans les limites que fixe à l'homme sa nature biologique, l'individu lui-même au sein des unités sociales de base ? famille, mariage, parenté ? où il est né et qu'il a charge de maintenir et de renouveler ? Avec quelle latitude la pensée réagit-elle aux pressions du milieu ? A quelles régles fondamentales doit obéir la langue pour permettre de communiquer ? Quels rapports existent entre la gamme des possibles conçus par l'esprit et la réalisation de seulement certains d'entre eux ?
    Frayant sa voie parmi les institutions, usages, mythes, rites et croyances des sociétés les plus diverses, l'auteur se rapproche progressivement de la nôtre. Il montre que chez nous comme ailleurs, loin de s'opposer, la contrainte et la liberté s'épaulent. Ainsi se dissipe l'illusion contemporaine que la liberté ne souffre pas d'entraves et que l'éducation, la vie sociale, l'art requièrent pour s'épanouir un acte de foi dans la toute-puissance de la spontanéité : illusion qui n'est pas la cause, mais où l'on peut voir un aspect de la crise que traverse aujourd'hui l'Occident.

  • Le XXe siècle consacre le triomphe de la prostitution. Elle accompagne les pionniers d'Amérique ou d'Afrique du Sud, elle nourrit les fantasmes des bourgeois victoriens comme des ouvriers berlinois, elle fait naître le mythe de la traite des blanches avec son cortège de rumeurs, d'antisémitisme et de crimes. La fermeture des maisons closes n'y changera rien. Quant au combat des femmes, des écrivains ou des institutions contre ce phénomène, il est aussi noble que vain, le plus souvent. En dressant, pour la première fois, l'état des lieux de la prostitution mondiale, Jacques Solé arrive en effet à ce constat : la société industrielle engendre une société prostitutionnelle. D'un continent à l'autre se sont organisés des réseaux de tourisme sexuel ; la prostitution des enfants est devenue une industrie, et le retour des grandes pandémies a fait resurgir la diabolisation féminine et homosexuelle. En racontant la misère sexuelle du monde, Jacques Solé met à nu les déchirures de nos sociétés. Ce livre, au confluent de l'histoire et du document, est une contribution capitale à la compréhension de nos peurs et de nos désirs depuis un siècle.

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