Littérature générale

  • Corentine

    Roselyne Bachelot



    Corentine ou l'histoire d'une revanche sur un avenir de malheur et de servitude.

    En 1890, une petite fille naît dans une famille de paysans bretons au coeur de ces montagnes noires où la misère pousse des milliers de gens à émigrer.
    Ses parents vont la placer, alors qu'elle n'a que sept ans, chez un riche propriétaire où, disait-elle, elle put enfin manger à sa faim.
    À douze ans, alors qu'elle ne parle quasiment pas le français, elle part comme domestique à Paris. Elle y connaît les humiliations, l'exploitation, le mépris, la violence d'un monde qui n'épargne rien ni personne.
    Jusqu'au jour où un homme pas comme les autres frappe à sa porte. La malchance a-t-elle enfin tourné ?
    Corentine était ma grand-mère. Une femme exceptionnelle qui m'a légué l'enseignement le plus précieux : savoir qu'il suffit de se battre pour transformer sa vie en destin.
    R. B.

  • Cela pouvait-il finir autrement ?Elle vient d'emménager avec son homme. Dans un grand loft blanc qu'ils ont retapé. Elle doit se marier au mois de juin. La date est bloquée sur le calendrier de l'entrée.
    Il va emménager avec sa femme et sa petite fille au deuxième étage du bâtiment B. Les travaux sont presque terminés.
    Ils se croisent pour la première fois un dimanche de novembre, sous le porche de l'entrée. Elle le voit entrer, il est à contre-jour. Elle sent son corps se vider. Il la regarde. Il a du mal à parler.
    Plus tard, ils se diront que c'est à ce moment-là que tout a commencé. Ils se diront qu'il était vain de lutter.
    /> Il y a des histoires contre lesquelles on ne lutte pas.

  • La voix d'une fille qui n'a eu de cesse de chercher à atteindre sa mère. La trouvera-t-elle par delà sa mort? Quelle place la fratrie laissera-t-elle à cette voix retrouvée et au secret dévoilé ? " Tout le monde m'appelle Jo. Mon frère, ma soeur, mon oncle, ma tante.
    Je déteste.
    Jo, c'est un raccourci pour ne pas flâner en chemin, c'est le dernier des frères Dalton, un boxeur, une peluche, un chien, mais ce n'est pas Georgia.
    Pour aller vite, ma mère aussi m'appelle Jo.
    Georgia c'est trop long à dire, et il y aurait tant à dire.
    " Tu mets ton manteau ? "
    Je fais toujours comme on me dit, je le mets.
    " Tu es très jolie, avec. "
    Ça aussi je déteste.
    Si j'avais pu ne pas être jolie, rien, peut-être, ne serait arrivé."
    Georgia aurait dû rester, pleurer. Pleurer sa mère. Cette mère dont elle a attendu, espéré, pendant plus de trente ans, un geste, un mot. Cette mère pour qui aujourd'hui, elle revient à l'Hôtel du Bord des vagues où justement tout est arrivé. Elle rejoint sa famille qui ne sait rien. Mais voudra-t-elle vraiment savoir?
    - Prix Matmut du 1er roman 2016 pour
    Un si long chemin jusqu'à moi, aux Éditions Denoël.

  • La première enquête sur le rôle politique de Brigitte Macron, la Première dame que l'on surnomme désormais " Madame la Présidente ".
    De Brigitte Macron, les Français connaissent la silhouette longiligne, le sourire solaire. Une première dame lisse, soucieuse de rester à sa place, légèrement en retrait. Qui sait qu'elle joue, en coulisses, un rôle capital ? Dans le huis clos de l'Élysée, elle est la première conseillère du chef de l'État, sa coéquipière, la véritable " maîtresse des horloges ", celle qui le sermonne quand il dérape. Chaque soir, une fois fermée la porte des appartements privés, elle lui fait remonter les colères qu'elle perçoit, les doléances qu'elle glane. À l'aise dans les jeux de la cour, cette fausse candide a un avis tranché sur les ministres et conseillers, et le fait savoir. La garde rapprochée du président, qu'on surnomme le " club des mormons ", a dû apprendre, non sans peine, à composer avec cette singulière épouse. Dans cet ouvrage riche en révélations - ses coups de colère, les mesquineries des collaborateurs du chef de l'État, la vie quotidienne des Macron au Palais -, fruit d'une longue enquête, de rencontres avec la première dame et d'entretiens avec de nombreuses personnalités politiques, c'est le véritable rôle de Brigitte Macron à l'Élysée qui, pour la première fois, est dévoilé.

  • Déjà l'air fraichit

    Florian Ferrier

    • Plon
    • 15 Octobre 2020

    Un roman puissant et glaçant sur l'exploration de la condition des femmes allemandes diplômées au coeur du système nazi et le sort des livres pendant la Seconde Guerre mondiale.
    1946. Hitler est mort, l'Allemagne plonge dans l'abîme.
    Elektra, jeune allemande, bibliothécaire-expert pour la SS, attend son jugement par les alliés. En prison, elle revit son existence, hantée par l'absence de son père, et à travers elle, la montée du nazisme, l'occupation en France et la vie parisienne tant appréciée outre Rhin...
    Dans une Europe dévastée par la guerre, Elektra tente de diriger sa vie et de s'émanciper.
    Témoin privilégié de la voracité des services de spoliation dans l'Europe entière, alors que la défaite semble inéluctable, finira t'elle par prendre conscience de la brutalité de ce monde meilleur pour lequel elle pense oeuvrer ?

  • Un roman loufoque et inquiétant où s'entremêlent solitude et folie douce.
    Damián Lobo, quarante ans, vit à Madrid dans une solitude extrême depuis qu'il a perdu son emploi. Sergio O'Kane, son ami imaginaire, est son seul confident.
    Un jour, afin de faire un cadeau à Sergio, Damián vole une épingle à cravate, puis fuit dans les dédales d'un marché d'antiquités et se cache dans une grosse armoire en chêne pour échapper aux vigiles. Avant qu'il puisse en sortir, le meuble est acheté et aussitôt livré dans la chambre de Lucía et Federico, où Damian s'installe en se calfeutrant dans l'armoire. S'il veille à ce que sa présence passe inaperçue, Damián reste néanmoins de longues heures à observer les membres de la famille et s'occupe des tâches ménagères. Très vite, il prend goût à sa nouvelle existence de bon génie utile et bienveillant, mais osera-t-il un jour révéler son existence et sortir de sa cachette ?
    " Une fable morale et politique, irradiée d'humour. "
    El País

  • Une plongée saisissante dans le milieu de l'art new-yorkais des années 1990, vu à travers les yeux d'une jeune photographe confrontée à un cruel dilemme. Un roman qui interroge la nature de l'art et sa frontière avec la morale et l'éthique, où il est aussi question d'amour et de trahison, de sacrifice et d'opportunisme, et de la façon dont ces choix essentiels peuvent définir une vie.
    Brooklyn, début des années 1990. Lu Rile, photographe fauchée, vit dans un squat d'artistes et tente de se faire connaître avec ses autoportraits. Un jour, elle capture accidentellement la chute fatale d'un petit garçon dans l'arrière-plan d'une de ses photos. Une fois développé, Lu ne peut nier la vérité. Ce cliché est l'oeuvre d'art qui lui permettra de percer : son propre corps nu jaillissant devant la fenêtre de son appartement est en parfaite symétrie avec la silhouette du garçon en train de tomber.
    Alors, doit-elle exposer cette photo ? La décision n'est pas simple à prendre. La victime est en effet le fils d'une voisine dont elle s'est étroitement rapprochée depuis la tragédie...
    Tiraillée entre son désir de reconnaissance et cette amitié intense, Lu devra faire un choix cornélien qui l'aidera à s'affirmer à la fois en tant qu'artiste, adulte et femme.

  • Maggie ; une vie pour en finir

    Patrick Weber

    • Plon
    • 27 Septembre 2018

    A l'occasion du 100e anniversaire de la victoire de 1918, Maggie, une vie pour ne finir raconte le destin vrai d'une femme dont la vie a été bouleversée par la Première guerre mondiale. Les guerres sont propices à la naissance des grandes histoires d'amour. En période de conflit, on aime avec passion et rapidité, comme si chaque jour était le dernier. Des vies basculent au milieu des morts qui se succèdent. La société change de visage et l'Europe se dirige, sans le savoir, vers un autre désastre.
    A l'occasion du centième anniversaire de la victoire de 1918, ce roman raconte le destin d'une femme dont la vie a été bouleversée par le conflit. On y retrouve l'esprit de
    /> Downton Abbey et celui de la jeunesse d'Agatha Christie qui se porta volontaire dans les hôpitaux et dont Maggie sera une fidèle lectrice. Mais on y croise aussi les affres de la Seconde Guerre mondiale, l'ombre de la Guerre Froide et la folie consumériste qui caractérise les lendemains de conflit. Un monde jeté à terre n'a qu'une seule volonté, celle de renaître plus grand, plus beau et plus fort. Mais quand les " golden sixties " surgissent, il est trop tard pour les témoins des heures sombres. Ils incarnent des épisodes tragiques que chacun cherche à oublier.
    A travers la vie, les choix et la mort de Maggie, c'est l'histoire de ces innombrables femmes du XXe siècle qui s'incarne. On les a un peu oubliées mais les femmes d'aujourd'hui leur doivent beaucoup.
    Parti sur les traces de sa grand-mère et de ses origines familiales, Patrick Weber nous conduit d'Altrincham à Manchester, de Londres à Bruxelles, d'Anvers aux camps de concentration allemands.

  • Le temps d'apprendre à vivre

    Elsa Boublil

    • Plon
    • 10 Janvier 2019

    Le roman de trois femmes sur trois générations, qui s'interrogent sur l'identité, l'amour et la féminité. Des questions qui se heurtent au silence de Nicole : jeune amoureuse moderne et émancipée en conflit silencieux avec sa famille, elle disparait brutalement d'un accident de voiture. Quel est le prix à payer de la liberté ? Comment survivre au choc d'une mort prématurée?Un roman à trois voix: celle de Fleur, la grand-mère qui pleure sa fille, celle de Nicole sa fille qui nous emporte dans sa jeunesse fougueuse, et celle de Lila, enfant né après le drame, qui reconstitue le puzzle de la dérive.
    " Le coeur de la cellule familiale a cessé de battre avec la disparition de Nicole. Un silence assourdissant qui continue de retentir. Mes parents, qui vivaient depuis trois ans en Australie la quittent précipitamment et définitivement. Ils viennent épauler mes grands-parents, s'installent chez eux pour les consoler. Ils font ce qu'ils peuvent, et tous s'interrogent : pourquoi ? [...]
    Parce qu'il n'y a rien à dire, un faux mouvement peut tout arrêter. Je ne l'ai pas fait exprès, j'étais fatiguée, j'avais trop peu dormi. Il est presque midi, j'avais promis à papa d'être avec lui pour déjeuner et suis encore à Pont l'Evêque. Une route à deux voies sous une pluie drue, on n'y voit pas grand-chose, j'ai la tête collée au pare-brise, mes essuie-glaces grincent et mes yeux plissés fixent l'horizon. Je roule beaucoup trop vite mais je suis en retard et je n'ai pas envie de présenter un mot d'excuse qui m'entraine dans trop de justifications, cet enfant que j'ai laissé en Angleterre m'a fait perdre toutes mes eaux, même mes larmes que je peine à sortir depuis. "

  • Un roman d'apprentissage lumineux, par une nouvelle voix de la littérature anglaise, qui explore la complexité des relations mère-fille et l'identité de classe. Ou comment aller de l'avant en regardant derrière soi.
    Au cours de son enfance faite de hauts et de bas au sein de la classe ouvrière du nord de l'Angleterre, Lucy a toujours pu compter sur sa mère mystérieuse et réconfortante, férocement aimante, inlassablement dévouée. Une mère dont les choix, souvent difficiles, ont façonné le désir de sa fille et son rapport à la séduction, son sens du devoir, son inextinguible soif d'insouciance.
    Lorsqu'elle arrive à Londres à l'aube des années 2000 pour y poursuivre ses études, la jeune femme y voit une promesse, un endroit où elle pourra devenir une version plus scintillante d'elle-même. Mais cette ville est celle de tous les désenchantements, et Lucy s'y perd, s'éloignant de plus en plus de celle qui était jusque-là sa boussole. Il faudra une énième disparition de son père et la mort de son grand-père pour qu'elle comprenne enfin qu'il est temps de grandir, et se réfugie dans le cottage irlandais où ce dernier a vécu, pour renouer avec ses racines. Et, qui sait, avec elle-même...

  • Victimes ou bombes à retardement ? Qui sont les " lionceaux " de Daech?
    À l'heure où la France fait face au retour de ses djihadistes, Lena, journaliste engagée accepte une enquête brûlante sur les enfants embrigadés par l'organisation terroriste. Entre reportage et quête mystique, la jeune femme voit ses croyances s'effacer au risque de se perdre.
    Dans le café de son quartier, Lena, jeune journaliste de trente-six ans, est abordée par un inconnu qui lui propose une enquête exceptionnelle.
    Qui est cet homme ? Un producteur de télévision comme il l'affirme, ou un agent des services de renseignement ? Veux-t-il l'aider ou la manipuler ? En quête d'un sens à sa vie, Lena est prête à prendre ce risque.
    Ses certitudes, sa vie rangée, son rapport à Dieu. Tout vole en éclat.
    À l'heure où la France fait face au retour de ses djihadistes, cette roman nous permet d'aller plus loin sur un sujet sensible, celui des enfants embrigadés par l'organisation terroriste État islamique. Leur arrivée sur le sol hexagonal constitue le défi majeur des prochains mois et des prochaines années.
    De la Syrie, à la France, en passant par la Turquie, Sonia Mabrouk met en scène un sujet de société brûlant : les enfants de Daech sont-ils les héritiers d'une idéologie mortifère ou s'agit-il de jeunes qu'il faut sauver avant qu'il ne soit trop tard ?

  • La meute

    Sarah Koskievic

    • Plon
    • 14 Février 2019

    Vous allez les aimer. Vous allez les détester. C'est LA MEUTE.
    Elles n'ont ni le même âge, ni les mêmes passions - si ce n'est la musique des années 80. Elles n'ont rien à faire ensemble. Et pourtant, elles traversent les décennies côte à côte, chacune à son rythme. Elles ont dû se résoudre à admettre que leur amitié n'est ni évidente, ni facile mais qu'en bien des points, elle surpasse toute les histoires d'amour. Elles sont six : Olivia, Romane, Elly, Isadora, Louise et Rosalie. Vous allez les aimer. Vous allez les détester. C'est LA MEUTE.
    D'une plume acerbe et sans concession, Sarah Koskievic campe des héroïnes entières aux prises avec les questions du quotidien sur le couple et le désir d'enfant, où légèreté rime souvent avec cruauté. Un roman cru et rock.

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