• Comment deux envoyés spéciaux sur Terre, Aziraphale (ange, bibliophile et libraire à mi-temps)
    et Rampa (démon, lunettes noires, Bentley et bottes en peau de serpent), décident de faire
    capoter l'Apocalypse qu'ils sont chargés par leurs patrons respectifs, Dieu et Satan, de déclencher
    en 1999 à Londres...

  • Une rose au paradis

    René Barjavel

    • Lizzie
    • 1 Octobre 2020

    Ce monde, devenu cauchemar climatisé sous la dictature du Bien-Être, valait-il d'être sauvé ? Finalement, la Bombe Universelle a explosé. La planète n'est plus qu'une plaine de cendres d'où les espèces vont disparaître. Monsieur Gé, qui depuis son harem somptueux du parc de Saint-Cloud régnait sur l'univers, a laissé faire. Mais, tyran bienveillant, il souhaite aussi que l'aventure humaine se poursuive. Enfermés dans leur Arche au milieu de tous les animaux de la création endormis, Lucie la vendeuse de machines à coudre et Henri l'ingénieur seront les pionniers de l'ère prochaine. Dans vingt ans, les portes du vaisseau s'ouvriront-elles sur un nouvel enfer ou sur des paradis perdus ?

  • Feminicid : chroniques de Mertvecgorod Nouv.

    Voici la premiere edition non-clandestine du manuscrit de Timur Maximovitch Domachev, journaliste trouve mort d'une balle dans la tete le 20 fevrier 2028, a Mertvecgorod, alors qu'il enquetait sur des feminicides en serie.

    Entre l'audace narrative de Bolano, la noirceur cyberpunk de Dantec ou le post-exotisme de Volodine, les chroniques de Mertvecgorod explorent les bas-fonds d'une societe rongee en profondeur.

    « Fix-up coup de poing. » Bifrost

    « J'ai lu ce livre sans debander. » Punk, Stoners & Books

    « Un feroce inclassable dont on n'a pas fini d'explorer les arcanes. » J.-P. Andrevon, L'Ecran fantastique

    « Prend aux tripes, les broie, les liquefie. » Yozone

  • Le désastre semble avoir tout balayé. Seul subsiste pour Marie et ses jeunes protégés l'espoir de rejoindre la civilisation.

  • « 28 avril 2025 : Premier bilan de l'attentat ayant causé la destruction de l'échangeur des avtostradi 1 à 8 et de l'ossuaire de la Zona : plus de 8 000 morts, plus de 30 000 blessés et au moins 5 000 disparus. Quelle est l'implication réelle du Sit, et de son mystérieux gourou Nikolaï le Svatoj, dans l'attentat le plus meurtrier de Mertvecgorod ? »

    Les Chroniques de Mertvecgorod, « comédie inhumaine » violente et romanesque, traversent plusieurs époques, de l'écroulement de l'URSS juqu'à la fin possible de l'humanité, et dressent un vaste panorama du monde en décomposition qui est le nôtre.

  • Livre le plus mystérieux de la Bible, l'Apocalypse suscite les interrogations et les interprétations les plus folles. Mais comment la lire, la décrypter et la comprendre pour ce qu'elle dit vraiment ? Un volume très spécial des " ABC ".
    C'est Régis Burnet, ancien élève de l'École normale supérieure et professeur à l'université catholique de Louvain, qui se fait ici votre guide pour entrer dans le livre de l'Apocalypse.
    Identification de l'auteur, contexte scripturaire, historique, culturel et rédactionnel, analyse littéraire, structure et résumé, examen détaillé des grands thèmes, étude de la réception, de l'influence et de l'actualité, lexiques des lieux et des personnes, chronologie, cartes géographiques, bibliographie : un grand spécialiste de l'Écriture se fait votre tuteur sur l'un des textes les plus mystérieux de l'histoire humaine.
    " Mon ABC de la Bible ", ou la boîte à outils d'une lecture informée et vivante du Livre des Livres.

  • Effrayant, beau, apocalyptique, obsédant, le cosmos a inspiré, depuis l'Antiquité, quelques-unes des plus belles pages de la littérature. Nicolas Grenier a glané d'étonnantes représentations de l'univers.
    Ouvrage préfacé par Jean-François Clervoy
    Les textes choisis racontent notre conception du monde et les croyances ou fantasmes qu'a fait naître le néant. Ils rappellent que l'être humain a voulu explorer le lointain, l'apprivoiser puis l'inclure dans sa propre histoire.
    Auguste Blanqui, Platon, Ray Bradbury, George Sand, Maurice Leblanc, Edgar Allan Poe se sont emparés de ce vaste et mystérieux sujet, et en sélectionnant des extraits de leurs oeuvres et de bien d'autres plumes, cette anthologie nous fait redécouvrir le ciel à travers le regard ému, sarcastique ou savant de philosophes, romanciers et scientifiques.

  • En attendant la fin du monde, il était temps que le voile soit levé sur le plus énigmatique des textes bibliques. Une vraie révélation sur la Révélation. Jamais le livre de l'Apocalypse n'a autant inspiré notre culture occidentale : au cinéma, en littérature, dans l'histoire de l'art ou même en politique, il fait l'objet de tous les fantasmes. L'image zodiacale des douze étoiles n'est-elle pas constitutive du drapeau européen ? Que dire des mouvements millénaristes, souvent violents et radicaux, inspirés par l'une ou l'autre des pages du livre ? Sans religion ni Dieu, ne les retrouve-t-on pas jusque chez nous, dans la plus proche actualité, sous la forme de groupes aux velléités d'insurrection ?
    Dans un langage crypté mais apte à traverser siècles et cultures, l'Apocalypse énonce un diagnostic profond et décisif des maux structurels de l'humanité, qui débouche sur une vision d'espérance pour le monde d'aujourd'hui. André Paul nous offre ici une nouvelle traduction pour expliquer l'un des plus grands textes de l'humanité.
    Un livre à lire et à relire.

  • Il y a tant d'histoires : réelles, fausses, grandes ou petites...Alors, quelle est la "vraie" histoire ?Prenez Gaspard Boisvert, ex-conseiller du président le plus stupide que les États-Unis aient connu, devenu publicitaire pour Pernod-Ricard ("Un verre, ça va, deux verres, ça va mieux"). Mais il ne s'agit pas vraiment de lui. Il y a bien la grande Histoire, celle de la guerre, avec ses dates, ses tableaux, ses statistiques aléatoires. Mais non, ce n'est pas réellement le sujet. Imaginez alors que Gaspard Boisvert cache un lourd secret, que son grand-père soit Adolf Hitler par exemple et que Patrik Ourednik le découvre. Pas le vrai Ourednik, non, le personnage du livre, lui aussi romancier et obsédé par la fin du monde. Vous me suivez ?Pourtant entre la blague des deux chinois, l'histoire des religions, celle du Viagra, l'hymne maltais, l'étymologie du prénom Adolf, le végétarisme ou l'Apocalypse qui se profile, prenez garde, il n'est pas exclu qu'on soit tout simplement en train de se payer votre tête.Cet anti-roman ironique et jubilatoire se glisse entre les rouages de notre époque pour mieux la déboulonner. En 111 chapitres comme autant de fausses pistes, vous pénétrerez les mystères d'une civilisation : la vôtre.

  • Futurs survivants du 21 décembre 2012, voici une pièce de théâtre aux dialogues rythmés et pour le moins cocasses ! Un lendemain de fin du monde. Jean, Martin et Gilles se pensent les derniers à peupler la planète Terre. Mais ils sont soudain dérangés dans leur isolement par un inconnu qui vient frapper à leur porte. Un certain docteur Delettre, érudit excentrique qui distille dans les conversations quelque peu rudimentaires de ces comparses une once de questionnements philosophiques. L'idée de pouvoir créer un monde nouveau, exempt des erreurs passées des hommes, réjouit Jean, l'éternel optimiste. Car ce monde ne peut être que meilleur, fondé entre autres sur l'égalité des sexes, si ce n'est des sexualités. Pour accomplir toutefois ce dessein d'une humanité nouvelle, le manque de femmes se fait cruellement sentir. Mais peut-être ces personnages sont-ils, eux aussi, déjà morts ?. Non, puisqu'il leur reste les mots, le Verbe.

  • Franx a prévu le cataclysme planétaire qui détruira une grande partie de l'humanité. À l'aide de trois autres familles, il a réalisé une arche dans un coin perdu du Périgord, un domaine appelé le Feu de Dieu prévu pour une autonomie totale de sept ou huit ans, afin de passer les années difficiles. Mais les familles se sont lassées, disputées, et ont abandonné le projet l'une après l'autre. L'histoire commence quand Franx, à Paris pour quelques jours et apprend que ses amis les plus fidèles viennent à leur tour de quitter le Feu de Dieu, y laissant seuls sa femme et ses deux enfants. Seuls ? Pas tout à fait : Jim, un parasite, s'est incrusté dans la communauté et ne semble pas décidé à en partir. Quand le cataclysme se déclenche sous ses yeux à Paris, Franx comprend tout et décide derentrer immédiatement chez lui. Il entame alors son périple dans un pays dévasté, une obscurité perpétuelle et un froid de plus en plus intense. Au sortir de Paris, une femme mourante lui confie sa petite fille muette qui semble autiste mais n'est peut-être pas étrangère aux visions et aux perceptions étranges de Franx. À deux, ils vont entreprendre l'impossible voyage vers le Périgord, peinant à pieds dans des ténèbres perpétuelles. Pendant ce temps, dans le Feu de Dieu, Alice et les enfants transforment l'arche en bunker autarcique dont Jim se croit bientôt le maître... Prenant sur leur terrain les grands du scénario catastrophe, Bordage conduit son roman à un rythme et dans un suspense impitoyables. D'un côté, la fuite solitaire à travers une France dévastée et des ténèbres gelées, de l'autre le huit-clos claustral d'une femme et deux ados terrorisés, aux prises avec un psychotique paranoïaque. Le lecteur suit, halluciné, cette quête pour la survie dont il sortira, comme les personnages du roman, transformé, pacifié et grandi. Merci Monsieur Bordage et, nous, heureux lecteurs, transformons ce cadeau en succès de librairie !

  • Un homme, Gordon Koum, revient dans une ville détruite. Toute sa famille repose sous les décombres. Lui-même, irradié, va mourir. La guerre est partout, l'ennemi indescriptible frappe sans cesse... Près de lui il remarque un pantin noirci et la dépouille miraculeusement intacte d'un rouge-gorge.Il se tourne vers eux pour parler, mais, au-delà, il s'adresse à ses enfants, à sa femme et à ses camarades disparus. Il raconte de petites histoires bizarres, cruelles, tendres, toutes marquées par un humour noir dévastateur. Et peu à peu il retrace la geste d'une communauté de fin du monde, où les faibles survivent en puisant leur force dans le rire décalé et dans une violence qu'ils savent inutile.Réfugiés, errants, sous-hommes, éclopés vivant dans leurs rêves, personnages de l'après, voilà les héros dont Gordon Koum évoque la mémoire. Il leur rend hommage parce qu'il les aime. Et aussi parce qu'ils possèdent encore, au coeur du dénuement et du cauchemar, la lumière qui fait d'eux des résistants magnifiques, des amoureux, d'authentiques et indomptables humains.

  • « En vingt ans, je n'ai pas tué tant de gens que ça, deux ou trois par an, pas plus. Le reste du temps je menais une vie normale. »
    Nuit noire

    « Il filma le rat mort. Quelque chose avait emporté sa tête. Deux fils électriques émergeaient de la plaie, un rouge et un vert. Du ventre ouvert du rat, parmi les organes, quelque chose comme un circuit imprimé, de la taille d'un ongle. »
    Paranoïa

    « Leçon magistrale contre les préjugés et les interdits, métaphysique de la viande s'inscrit au premier rang des oeuvres majeures, de celles dont la découverte marque une vie de lecteur. »
    Emmanuel Pierrat

  • La figure de Sabbataï Tsevi, le messie de Smyrne, hante l'histoire juive ainsi que l'histoire des mouvements apocalyptiques, d'autant qu'elle est restée très longtemps totalement inexplorée. Cette grande oeuvre de Gershom Scholem entreprend une évocation détaillée du personnage, qui, dans toute l'Europe et en Orient, apparut comme le messie. C'est le fond même de la vague à la fois insurrectionnelle et religieuse qui est sondé à travers ses manifestations publiques comme à travers ses récits. Comment presque tout un peuple a cru à un moment à la fin du monde et s'y est activement préparé, comment le fol espoir de délivrance bouleversa les données historiques concrètes et l'ordre social ordinaire pour s'effondrer ensuite et jeter dans le désarroi le monde juif abusé, c'est la question à laquelle ce livre tente de répondre. Aborder l'histoire dans l'horizon de ce qu'imaginent les hommes et non sous l'angle étriqué de leurs conditions d'existence matérielle, tel est l'apport de Gershom Scholem à la démarche historique qui la renouvelle en profondeur.

  • « La fin du monde, je ne suis ni pour, ni contre.Je ne m'en réjouis pas, bien sûr. Je ne la déplore pas non plus, ça ne sert à rien. L'époque est vécue comme apocalyptique. Donc, elle l'est.Voilà comment je voyais les choses à ce moment-là. En tout cas, il ne me venait pas à l'idée de pouvoir sauver l'humanité, ou alors seulement quand j'étais vraiment ivre. »Ce livre est une comédie apocalyptique. Il raconte l'histoire de William Andy, un loser ordinaire devenu prophète médiatique en proposant des solutions pour aborder la fin du monde sans se faire mal.Une satire enjouée, mais au vitriol, d'une époque qui transforme l'homo sapiens en abstraction médiatique, le citoyen en consommateur consentant et la Terre en champ de ruines.Entre autres morceaux de bravoure, on retiendra la parabole du morse qui illustre l'ouvrage, et notre condition...« Au bout de la pente se trouve une falaise. Notre ami le morse s'écrase en bas comme un vieux flan, suivi par tous ses camarades qui n'ont rien de mieux à foutre que de rouler vers un précipice. Après quelques heures, on se retrouve donc avec un bon tas de morses mortellement blessés, poussant des cris terrifiants, et incapables de remuer leurs quintaux de patapoufs. C'est désespérant. Car le morse, par son allure débonnaire, a réussi à attirer notre sympathie. Mais enfin pourquoi ? Les scientifiques ne se l'expliquent pas. Le morse est-il mu par un instinct de sacrifice utile à la globalité de l'espèce (comme le lemming) ou bien est-il particulièrement con (comme la poule) ? Mystère.Tout ça pour dire qu'on est des sacrés morses.Nous savons que nous courons vers le précipice et nous courons quand même. »

  • Notre fin est inscrite dans notre chair...
    William Sandberg est un grand mathématicien -; il a même collaboré avec l'armée sur des dossiers classés secret-défense. Mais depuis le décès de sa fille, il n'est plus que l'ombre de lui-même.
    Une organisation secrète est cependant prête à tout pour s'assurer ses services. Kidnappé, William est sommé de travailler sur un message crypté. Peu enclin à collaborer, William est pourtant intrigué. Jusqu'à ce qu'il rencontre Janine Haynes, une archéologue elle aussi retenue contre sa volonté. Ils découvrent que ce projet est lié à des recherches sur un dangereux virus, impliquant des expérimentations sur des cobayes... humains.
    Quelle est l'échappatoire lorsque votre sort est inscrit au coeur même de votre ADN ?
    " Un sens du suspense et du rythme magistral. [...] Olsson a le talent d'un Michael Crichton pour écrire des page-turners. "The Sun

    " Un blockbuster haut en couleur au style cinématographique. "The Independent

  • « Quand il n'y a plus de place en Enfer, les morts reviennent sur Terre. »Premier jour : Au loin, il y a votre voisin. Vous lui faites un signe avant de poursuivre votre route. Jusqu'au moment où vous réalisez que le voisin en question est décédé depuis des semaines...Troisième jour : Vous ne décollez plus de la télé, qui enchaîne les émissions spéciales : partout dans le monde les morts se réveillent. Apathiques, ils errent au royaume des vivants...Cinquième jour : Paralysé de trouille et de dégoût, vous regardez votre femme serrer dans ses bras, au beau milieu de votre salon, une chose qui, un jour, fut sa mère...Huitième jour : Votre femme vous a quitté après que vous avez réduit en cendres l'ignominie qu'elle appelait « maman ». Derrière vos volets cloués, alors que le chien ne cesse de geindre, ils rôdent.Neuvième jour : La télé diffuse un reportage au cours duquel on voit une de ces choses dévorer un chat vivant... Ils sont désormais des millions et vous ne vous posez qu'une question : mon monde n'est-il pas désormais le leur ?

  • Quelques jours avant de subir une grave opération chirurgicale, mettant sa vie en danger, un poète qui a fait de la poésie sa raison d'être s'interroge sur ce choix qui a été le sien : pourquoi la poésie et qu'est-ce que le poème face à l'univers, à la quête du sens, à la langue, à la mort ? La poésie qui lui a été justification de la vie est-elle également, à la lumière de la fin annoncée, légitimation de la mort ? Les mots sont-ils porteurs de réalité ou, au-delà de la réalité, sont-ils - par-delà le jeu sémantique - porteurs de vérité ? Ou, au contraire, la poésie ne serait-elle qu'illusion dans le jeu en miroir de la parole, mise en perspective aussi éblouissante que fausse et n'ouvrant finalement que sur le vide ? Pourquoi ce titre : « L'Interdit » ? Parce que la formulation n'est jamais innocente et que les mots retiennent non seulement ce qui, dans l'expérience de chaque homme, fait partie du bonheur et du malheur d'être, mais aussi parce que le langage lui-même, et spécialement le langage poétique, en tentant de piéger dans ses figures la splendeur de la réalité, franchit une mystérieuse frontière et, quelque part, court le risque de faire de la beauté une idole, en quoi la beauté devient, à son tour, l'image de la mort. Un admirable propos de mystique musulman, Hallâj, auquel Salah Stétié fait référence, éclaire d'une lumière noire cette étonnante dialectique.

  • De tout temps, les hommes ont médité, avec une fascination angoissée, sur le destin final de l'univers, leur demeure familière. Les peuples de nos régions, durant des millénaires, ont tenté de décrire ce moment ultime à travers des cosmogonies et des mythes empreints d'une farouche poésie. Puis est venu le christianisme, dont les Livres saints - Apocalypse notamment - ont imposé le modèle d'une fin du monde effrayante et grandiose, prélude aux béatitudes infinies. Les savants et les mystiques, depuis, ont cherché, en de fiévreux calculs, à deviner la date de cette échéance suprême. Aujourd'hui encore, alors que la science permet mieux que jamais d'embrasser du regard le devenir inéluctable du cosmos, les mêmes interrogations sont toujours d'actualité : quand ? comment ? et, en arrière-plan, pourquoi ? Enfin, au seuil du troisième millénaire, se pose la question la plus immédiatement aiguë : la fin du monde est-elle pour demain ? Voici, en quelques pages, les éléments du dossier de cette éternelle énigme.

  • Le syndrome Noah

    Michael Fenris

    Un seul survivant dans un monde abandonné... Thriller mystérieux et au suspense continu, Le syndrome de Noah revisite brillamment le thème du Déluge
    Noah Gibson est un citoyen américain anonyme issu de la middle class. Heureux avec Suzanne qui partage sa vie, il mène une existence tranquille, dans une maison des quartiers populaires de New York, entre son métier de banquier et les petits dîners entre amis. Ce soir-là, Suzanne a décidé de faire un barbecue et Noah descend en maugréant dans la cave pour le chercher. Alors qu'il farfouille dans la pénombre, un sifflement suraigu enfle soudain et une onde de chaleur incandescente le traverse.
    Quand Noah reprend connaissance, tout le monde a disparu. Là où se trouvaient les passants ne restent que leurs vêtements, tombés au sol en petits tas. Les voitures sont embouties moteur allumé, les télés continuent de brailler, mais il n'y a plus personne. Noah est seul au monde !
    Paniqué, il refuse d'y croire et se barricade chez lui en attendant les secours. Pourtant il va falloir qu'il s'organise s'il veut survivre. Curieusement, les hommes se sont volatilisés mais des animaux sont encore vivants. Noah aurait-il un nom prédestiné ? Pourquoi lui et pas un autre ? Un monde tout nouveau l'attend...

  • L'édition automnale de la revue Inter, art actuel propose divers points de vue sur la notion d'apocalypse. Cette apocalypse, nous y touchons presque. Force est de constater que notre temps est devenu une course folle aux conséquences funestes. Nous assistons à l'effondrement précipité de nos systèmes de survie. Cette précipitation est aveugle, pourtant, il nous est donné parfois d'apercevoir comment le tout va finir. Ce sont de tels aperçus qu'Inter a rassemblés dans ce dossier, artistes et poètes proposant une scénographie de la fin. D'ailleurs, est-il possible d'envisager le cataclysme, de nous représenter la fin ? Quelles sont les activités artistiques qui prennent acte de l'impossibilité pour l'humain de concevoir son extinction ? Inter veut envisager des scénarios de la fin pour déplacer notre perspective : quitter l'extériorité qui nous tient à distance des autres, afin de modifier nos rapports à nos semblables et peut-être envisager une rénovation potentielle des humains. L'apocalypse, est-ce un scénario ou une cacophonie mortuaire explosive ?

  • L'Au-Delà a cessé d'être un espace de pure spiritualité. Il s'est mis à ressembler au monde des vivants dont il a acquis petit à petit les caractéristiques et les préoccupations matérielles. 
    Cette convergence finit par violer le principe d'exclusion qui semblait devoir régir pour toujours le destin des Hommes.... Une seule issue, l'Apocalypse.
    Un jour, quelque part entre forêt et océan, une brèche s'ouvre.
    Sur Terre ou au Ciel, ce sont toujours l'amour, l'amitié, l'ambition, la haine et le fanatisme qui gouvernent les individus et leurs communautés. 
    Dans l'imminence du cataclysme annoncé, des factions antagonistes coopèrent ou s'opposent, mais, ce sont des individus ordinaires, une jeune femme médecin, un astrophysicien génial mais mal dégrossi, un geek, un historien des religions et un étrange petit garçon qui détiennent sans doute les clefs de l'avenir. Ils vont, dans les deux mondes, mener le combat de la solidarité contre la résurgence de vieilles idéologies et contre l'indifférence ou l'impuissance des gouvernants et des Églises.

  • Le Parti Communiste, on l'admire, on le craint, on le combat, on le défend, mais on ne le connaît pas ! Pourtant, il est présent dans notre vie quotidienne : à la radio, à la télévision, dans les villes, les quartiers - un français sur cinq habite une commune dirigée par un maire communiste Mais impossible de vraiment connaître le P.C.F. sans y avoir milité, et impossible, aussi, d'y avoir milité sans garder une sorte de fascination, de passion...

  • Un fragment de l'histoire contemporaine livrera ici la scène d'un théâtre des catastrophes. On y entendra la voix des discours sur les menaces de catastrophe planétaire se mêlant étrangement aux bruits et aux silences engendrés par d'autres peurs sociales. Et l'on interrogera entre autres la manière dont les différentes menaces communiquent entre elles et échangent leurs objets grâce au jeu anonyme des réseaux de représentations. On y verra que les « bonnes causes » ne se dérobent pas plus que les autres aux jeux de l'imaginaire et aux malentendus, notamment lorsque les dangers réels se trouvent masqués par l'enflure des discours catastrophistes moralisateurs ou, d'une autre façon, par la logique des Programmes. On y rencontrera également des « pensées du futur » malades d'une conception linéaire du temps et du trompe-l'oeil de l'urgence, lorsque le travail du choix ne peut plus tracer des sillons dans le réel. Ce théâtre des catastrophes conduit alors à une énigme qui a pouvoir de faire rebondir la pensée et les actes : comment écrire le futur avec des « trous de mémoire » en prenant appui sur l'inconnu ?

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