• Le royaume

    Emmanuel Carrère

    Le Royaume raconte l'histoire des débuts de la chrétienté, vers la fin du Ier siècle après Jésus Christ. Il raconte comment deux hommes, essentiellement, Paul et Luc, ont transformé une petite secte juive refermée autour de son prédicateur crucifié sous l'empereur Tibère et qu'elle affirmait être le messie, en une religion qui en trois siècles a miné l'Empire romain puis conquis le monde et concerne aujourd'hui encore le quart de l'humanité.
    Cette histoire, portée par Emmanuel Carrère, devient une fresque où se recrée le monde méditerranéen d'alors, agité de soubresauts politiques et religieux intenses sous le couvercle trompeur de la pax romana. C'est une évocation tumultueuse, pleine de rebondissements et de péripéties, de personnages hauts en couleur.
    Mais Le Royaume c'est aussi, habilement tissée dans la trame historique, une méditation sur ce que c'est que le christianisme, en quoi il nous interroge encore aujourd'hui, en quoi il nous concerne, croyants ou incroyants, comment l'invraisemblable renversement des valeurs qu'il propose (les premiers seront les derniers, etc.) a pu connaître ce succès puis cette postérité. Ce qu'il faut savoir aussi, c'est que cette réflexion est constamment menée dans le respect et une certaine forme d'amitié pour les acteurs de cette étonnante histoire, acteurs passés, acteurs présents, et que cela lui donne une dimension profondément humaine.
    Respect, amitié qu'Emmanuel Carrère dit aussi éprouver pour celui qu'il a été, lui, il y a quelque temps. Car, comme toujours dans chacun de ses livres, depuis L'Adversaire, l'engagement de l'auteur dans ce qu'il raconte est entier. Pendant trois ans, il y a 25 ans, Emmanuel Carrère a été un chrétien fervent, catholique pratiquant, on pourrait presque dire : avec excès. Il raconte aussi, en arrière-plan de la grande Histoire, son histoire à lui, les tourments qu'il traversait alors et comment la religion fut un temps un havre, ou une fuite. Et si, aujourd'hui, il n'est plus croyant, il garde la volonté d'interroger cette croyance, d'enquêter sur ce qu'il fut, ne s'épargnant pas, ne cachant rien de qui il est, avec cette brutale franchise, cette totale absence d'autocensure qu'on lui connaît.
    Il faut aussi évoquer la manière si particulière qu'a Emmanuel Carrère d'écrire cette histoire. D'abord l'abondance et la qualité de la documentation qui en font un livre où on apprend des choses, beaucoup de choses. Ensuite, cette tonalité si particulière qui, s'appuyant sur la fluidité d'une écriture certaine, passe dans un même mouvement de la familiarité à la gravité, ne se prive d'aucun ressort ni d'aucun registre, pouvant ainsi mêler la réflexion sur le point de vue de Luc au souvenir d'une vidéo porno, l'évocation de la crise mystique qu'a connu l'auteur et les problèmes de gardes de ses enfants (avec, il faut dire, une baby-sitter américaine familière de Philip K. Dick...).
    Le Royaume est un livre ample, drôle et grave, mouvementé et intérieur, érudit et trivial, total.

  • A partir d'anecdotes véridiques, Les Enfant du Pas du Loup fait revivre avec émotion tout un pan de l'histoire de la batellerie charentaise, incarnée par un jeune gabarier passionné.

    " Louise, tremblante de désespoir, se serra contre lui, prit sa bouche. La douleur de perdre son bien-aimé, après seulement quelques semaines de joie la rendait folle. Quoi, ils devaient se marier, vivre ensemble, voyager sur la Marie-Flavie, Hugo avait promis de l'emmener jusqu'à l'île d'Aix, dans le pertuis d'Antioche ! Et la guerre éclatait, comme un orage soudain. Une fois de plus, on lui arrachait son bonheur. " En 1863, à Saint-Simon, petit port au bord de la Charente, le coeur de Louise chavire lorsqu'elle voit poindre à l'horizon le bateau du bel Hugo. Elle est sa plus fidèle amie et c'est au Pas du Loup, un passage au bord du fleuve, qu'il lui confie ses peines et ses espoirs : posséder sa propre gabare, ce bateau qui transporte le long du fleuve marchandises, eaux-de-vie et canons, et retrouver Alexandrine, rencontrée à Tonnay et disparue sans laisser de traces. Tandis qu'Hugo accomplit son rêve de gabarier et part en quête d'Alexandrine, Louise continue de l'aimer en secret. Mais les épreuves et les caprices du destin les attendent tous deux au détour de la Charente et feront prendre à leurs vies un étonnant chemin.

  • Le hasard sème parfois un peu de poudre d'étoiles pour aller au bout de nos rêves.
    Quand le destin s'est acharné sur lui, le Facteur Cheval aurait pu sombrer dans la douleur et le désespoir. Il a plutôt choisi de se lancer dans un pari insensé : construire de ses propres mains son Palais Idéal. Mais une étrange rencontre lors de ses tournées va donner un tout autre sens à son rêve.
    Parce que la passion est la seule chose qui peut nous sauver.
    En s'inspirant librement de la vie du Facteur Cheval, Nadine Monfils nous offre un roman émouvant comme un hymne à la liberté, la poésie, l'art, et la foi en ce qui nous dépasse.

  • Première religion de France, le catholicisme est aussi la religion la plus répandue dans le monde (près d´un milliard de fidèles), et pourtant cette religion est souvent mal connue, y compris par les catholiques eux-mêmes !



    Vous êtes invitéà un mariage, un baptême, une première communion et vous craignez d´être complètement perdu pendant ces cérémonies ? Vous avez lu le Da Vinci Code et vous vous posez des tas de questions sur le catholicisme ? Vous ne faites pas la différence entre un vicaire et un diacre ? Vous voulez en savoir plus sur la position de l´Église par rapport aux grands débats de société ? Vous voulez savoir ce que signifie être catholique aujourd´hui ?



    Le Catholicisme pour les Nuls vous remet les idées au clair ! Que vous soyez catholique ou non, familiarisez-vous avec les traditions, les symboles, la doctrine et les rites de cette Église dont l`histoire est étroitement liée à celle du christianisme. À découvrir ou redécouvrir !

  • Un premier roman brillant, caustique et érudit : lorsque Ramón, avocat renommé, perd l'usage de la parole, c'en est fini de sa vie tranquille. Entre superstitions et médecines alternatives, il embarque sans le savoir dans une épopée tragi-comique.
    À cinquante ans, Ramón, avocat brillant et père de deux adolescents, découvre qu'il est atteint d'une forme rare de cancer. Il se voit alors obligé de subir une ablation de la langue, seule solution pour permettre la guérison.
    Désormais privé de parole, Ramón se lie d'amitié avec un perroquet amateur de grossièretés et fait la connaissance de Teresa, sa psychanalyste friande de gâteaux au cannabis, et d'Aldama, son médecin, convaincu que le cas de Ramón pourra lui apporter une renommée internationale.
    /> Confrontés à leurs incertitudes, tous les trois vont faire l'expérience des bouleversements engendrés par la simple mutation d'une cellule microscopique.
    Avec un humour cinglant, Jorge Comensal, nouvelle voix de la littérature mexicaine, nous livre une tragicomédie fascinante.

  • Fille de pionniers qui travaillent à réduire l'immensité de la forêt canadienne, Maria Chapdelaine a les rêves de ses dix-huit ans : suivre François Paradis, un trappeur dont elle est devenue amoureuse et qui a promis de l'épouser à son retour, le printemps venu. Mais, à la veille de Noël, brûlant de retrouver sa bien-aimée, François quitte le Grand Nord et s'engage sur des chemins que l'hiver a pourtant coupés...Epopée du Canada français, le grand roman de Louis Hémon, écrit en 1913, n'a pas seulement fait date dans la conscience collective québécoise ; par le souffle de son récit et les élans poétiques de son style, il a tenu en haleine des générations de lecteurs, en France et dans le monde entier.

  • Miséricorde

    Pape François

    Le Pape François, depuis le début de son pontificat, a bousculé l'Eglise, réformé la Curie romaine, entrepris de remettre en avant les grandes valeurs évangéliques : pauvreté, charité, miséricorde. Le thème de la miséricorde, thème spécialement choisi par le pape pour une Année jubilaire en 2016, est en passe de devenir la clé de la mission et du pontificat de ce pape étonnant, populaire et proche des plus pauvres. Voici dans un livre exceptionnel l'essentiel des textes, discours, homélies, du pape sur ce thème. Pour lui, et selon ses mots, il s'agit avant tout chose « d'être un pasteur et non un homme de loi ». Accompagner, servir, aimer plutôt que défendre une doctrine, un code moral. Ces textes souvent inédits sont les seuls qui pourront permettre de comprendre l'enjeu profond que met le pape dans ce thème. La miséricorde devrait être le maître mot de sa réforme de l'Eglise. Comme le déclarait récemment Enzo Bianchi (Prieur de la communauté de Bose) dans le quotidien La Repubblica : « La miséricorde du Pape François fait scandale dans l'Eglise ».

  • " Quand tout ce à quoi l'on croit, tout ce que l'on aime, tout ce dont on est héritier est menacé, alors il faut résister.
    A un monde sans repère et déjà barbare, j'oppose ma foi de chrétien. A la mondialisation qui efface tout, les identités et les cultures, j'oppose la splendeur de ma civilisation. A la cité planétaire, j'oppose la simplicité de mon village. Au monde des lettres, trop souvent injuste et cruel, j'oppose ma vérité d'écrivain. A la culture de mort, j'ose opposer la culture de la vie et de l'amour. Aux tueurs embusqués, j'oppose la sérénité des veilleurs.
    Ce que j'ai écrit là est donc un acte de résistance, le plus juste moyen de protéger la beauté menacée du monde. "

  • Aller à Auschwitz, c'est un peu comme descendre en enfer, dans le mystère d'iniquité (ou d'impiété) dont parle saint Paul dans sa deuxième lettre aux Thessaloniciens. Aller en pèlerin à Auschwitz, c'est se préparer à découvrir que même dans l'abîme du mal, des figures comme Edith Stein, Maximilien Kolbe ou Dietrich Bonhoeffer peuvent briller, eux qui ont su faire le don suprême : celui de leur vie, sur les traces de Jésus, le bon Pasteur. Ce pèlerinage, le Cardinal Martini, archevêque de Milan, l'a fait avec les jeunes prêtres de son diocèse en 1997. Dans ses prédications, il a dessiné avec force le visage de la réponse chrétienne à l'énigme du mal : de la résistance de celui qui s'oppose ouvertement au mal et cherche à lui enlever toute légitimité, à l'abandon de celui qui donne sa vie pour la rédemption du monde . Un livre marquant et éclairant, qui aide à aborder le mysterium iniquitatis avec une foi devenue adulte, puisqu'après Auschwitz une foi naïve n'est plus possible.

  • Novembre 2013. Placé sur la ligne de départ, Malek Boukerchi s'apprête à courir 100 km... en Antarctique, à - 40°C, aux côtés de quatre professionnels et d'un autre coureur.
    Courir au Pôle Sud, c'est bien sûr un rêve d'enfant qui se réalise. Les paysages sont époustouflants et les émotions fortes. Mais, très vite, Malek se rend compte que les conditions sont plus terribles que ce qu'il imaginait : impossibilité de voir à plus de 2 mètres devant lui, obligation de sécher son équipement toutes les deux heures sous peine de se voir geler, solitude et fatigue extrême.
    Parcourir 100 km en 24 heures dans le froid glacial de l'Antarctique, c'est avant tout un voyage intérieur où l'on doit vaincre ses peurs, déplacer la limite de ses possibilités, se rappeler d'où l'on vient et mesurer à sa juste valeur ses accomplissements.
    Un an après son expérience extraordinaire suivie de près par les médias, Malek, conteur entraînant et chaleureux, nous raconte ce qu'il a vécu et transmet généreusement au lecteur la foi nécessaire pour se dépasser.

empty