• Aux lendemains du concile Vatican II, les exposés de la foi chrétienne ont abondé. Les ouvrages, qui revisitaient le Credo à la lumière des débats concilaires, s'adressaient à un public baigné par une culture encore fortement christianisée.À l'aube du XXIe siècle, alors que la culture ambiante a largement perdu ses références judéo-chrétiennes, un exposé de la foi catholique ne peut plus se contenter de "mettre au goût du jour" les formulations de la foi sans d'abord en "mettre en examen" les principales affirmations.C'est à cette tâche que s'attelle Bernard Sesboüé dans cet ouvrage. Sans simplification mais dans un vocabulaire compréhensible par tous, il affronte toutes les questions, toutes les objections et toutes les accusations d'une société sécularisée en proie au doute et au soupçon. Ensuite et ensuite seulement, il développe dans un style fluide et délié un exposé dense, cohérent et organique de la foi catholique reçue des Apôtres.Éminent théologien, Bernard Sesboüé nous donne là un ouvrage de référence, indispensable aussi bien pour les incroyants qui souhaitent penser la foi catholique en toute connaissance de cause, que pour les croyants qui veulent progresser dans l'intelligence de leur foi afin de mieux la vivre.

  • Ce second recueil de sermons inédits de M. Zundel fait suite au premier, paru en 1987 sous le titre: Ta parole comme une source. Il en a l'originalité et les qualités, présentées déjà en ces termes dans l'Introduction de ce premier ouvrage.
    "Les homélies de l'abbé Zundel, comme les autres prédications - conférences, récollections, retraites - n'étaient pas destinées à la publication. Elles ont toutes été improvisées, telle une méditation publique, et données sans notes, sauf dans le cas de longues citations. Publier lui semblait figer dans le passé une pensée qui se voulait avant tout prospective et en créativité continue. Il était avant tout soucieux de relation personnelle et donc homme de parole, jusque dans les silences". Le but de cet ouvrage en quelque sorte a posteriori, comme le sont les nombreux textes du même auteur publiés en livres, est de recréer, par la lecture cette fois, les conditions de cette relation privilégiée avec un homme de Dieu étonnamment moderne; homme de Dieu qui sut être aussi, et combien, par la qualité de sa présence chrétienne au monde contemporain, l'homme des hommes.

    On sait que Paul VI admirait grandement M. Zundel, qu'il invita en 1972 à prêcher la retraite annuelle au Vatican. De celle-ci, il convient de connaître les premiers mots, qui résument admirablement l'esprit sacerdotal et la démarche spirituelle de l'auteur: "Très aimé et Très Saint Père, le 17 février 1967, Votre Sainteté daignait me faire écrire pour m'inciter à étudier la problématique de notre temps et, éventuellement à écrire à ce sujet. Il m'était facile d'obéir puisque, toute ma vie, j'ai cherché à être à l'écoute de mon temps. Mais il faut avouer qu'à l'époque où je reçus la lettre de la Secrétairerie d'État, les choses avaient bien changé. Je veux dire que cette problématique s'était terriblement compliquée, et elle est devenue encore plus difficile aujourd'hui. C'est une raison de plus de l'affronter puisque ce sont les hommes de notre temps qu'il s'agit d'évangéliser. Il faut donc les connaître et il faut essayer de voir par où il est possible de les atteindre".

  • Positivement souhaite?e par Karl Rahner, nous lui de?dions la nouvelle publication de ce petit ouvrage publie? apre?s sa mort, survenue inopine?ment le 20 mars 1984.
    Qu'on ne se me?prenne pas cependant : le titre de l'ouvrage ne doit pas faire illusion ! On ne trouvera pas ici un discours de la simple pie?te?. Non que Rahner me?prise la pie?te?, mais il estime que, pas plus que la foi qu'elle doit traduire, elle ne peut subsister longtemps sans le travail - critique et confessant a? la fois - de la re?flexion the?ologique.
    A? qui consentira l'effort de le suivre, a? travers son e?criture sans facilite?s, dans sa pense?e sans complaisance, Rahner dira ici comment, « traversant dans l'amour espace et temps », il est effectivement possible d'aimer ve?ritablement Je?sus. Il le dira me?me au croyant qui ne s'y retrouve pas (ou gue?re) dans les formulations officielles de la foi. Quant aux autres croyants, il explicitera a? quelles conditions l'on peut estimer que Dieu leur ouvre, a? eux aussi, l'acce?s a? cette communication qu'il fait de lui-me?me en Je?sus-Christ et par l'Esprit-Saint.
    Pour faciliter autant que faire se peut la lecture des textes ici traduits, il nous a paru indique? de leur adjoindre, sous la forme d'une postface, une pre?sentation globale de la vie, de l'oeuvre et de la pense?e de leur auteur.

  • Cet essai sur la rédemption et le salut, publié en 1988, a rencontré un tel succès qu'il devenait nécessaire d'en présenter une nouvelle édition.
    Nombre de questions demeurent sur ce mystère central de la foi chrétienne: le salut chrétien est-il une oeuvre de vie ou une oeuvre de mort? L'idée d'un Dieu vengeur qui exige la mort de son Fils pour satisfaire sa propre justice a été alimentée par la théologie et la prédication de ces derniers siècles. Elle habite encore les consciences. Qu'en est-il exactement?
    Le salut des hommes, c'est-à-dire à la fois leur libération du mal et leur entrée dans une communauté pleine de vie avec Dieu et entre eux, est l'oeuvre de l'unique médiateur, Jésus, le Christ. Cette médiation s'accomplit selon deux mouvements croisés: l'un, descendant, allant de Dieu vers nous dans le Christ qui nous aime à en mourir; l'autre, ascendant, allant de nous à Dieu par le Christ qui, Chef de l'humanité, aime le Père à en mourir. La mort reste le fait des hommes pécheurs, dont Jésus convertit l'oeuvre de mort en oeuvre de vie.
    Ce travail de mémoire doctrinale, si éclairant soit-il, ne peut suffire. Aussi, l'auteur propose-t-il, dans un second tome, un essai sur "l'histoire du salut", à travers les récits de l'Ancien et du Nouveau Testament. L'enquête menée dans la tradition est ainsi prolongée à partir d'une lecture nouvelle de l'Écriture, "âme de toute la théologie" selon Vatican II.

  • Cet ouvrage propose une étude de première main sur la christologie de saint Thomas d'Aquin. S'appuyant sur les récents progrès de l'histoire des doctrines philosophiques et théologiques, il veut faire bénéficier le lecteur d'une redécouverte des textes eux-mêmes, qu'il cite abondamment en traduction originale. Il s'agit aussi bien des textes devenus classiques - comme la Somme théologique et la Somme contre les gentils - et de ce fait souvent soumis aux réductions académiques, que des commentaires de l'Écriture habituellement négligés.

    L'intérêt d'un tel ouvrage, doté d'une documentation si riche, sera bien sûr culturel car il incitera à la lecture des textes d'un grand auteur; mais il sera avant tout doctrinal. Il y a en effet grand profit à remonter, des commentaires plus ou moins inspirés de la scolastique tardive qui l'ont trop souvent recouverte, à la source irremplaçable que sont et restent les écrits du Maître de Paris, de Viterbe et Orvieto, de Rome et de Naples. Là se dégage l'articulation vive, ménagée par celui qu'on a pu avec raison nommer le Prince de la théologie, de fortes exigences rationnelles et philosophiques avec l'affirmation centrale.

    La visée théologique de ce livre reste primordiale. À découvrir l'importance ontologique et la portée théologale dont saint Thomas crédite l'activité de connaissance et de vouloir exercée par l'homme Jésus, on assiste à la mise en oeuvre de la belle ambition, couronnée de succès: surmonter l'antagonisme multiséculaire, trop vite jugé inévitable, de la démarche théologique dite d'"en haut" et de celle qualifiée d'"en bas". Au dossier des plus grandes réponses offertes dans l'histoire à la redoutable question qui est latente dans l'affirmation "vrai Dieu et vrai homme", la christologie retracée ici servira de forte référence.

  • Cet ouvrage parle du Christ d'une fac?on a? la fois inhabituelle et fondamentale, radicale devrait-on dire. Les voix classiques des biblistes et des the?ologiens, des historiens et de tous autres savants, et jusqu'a? celles des institutions, y sont tellement discre?tes ou estompe?es qu'on les y croit pour ainsi dire absentes. C'est en effet du « Christ » qu'il s'agit, et de rien d'autre.
    L'auteur s'y meut, doctoralement nu, plonge? dans une nature exhaustive, malgre? elle et comme originellement christique. Cette nature, qu'il constitue lui-me?me d'ailleurs en me?me temps qu'il la refle?te, il la traverse inlassablement et en tout sens d'un puissant et surprenant scanner ; puis, ici et maintenant, autrement dit dans cette autre partition qu'est son texte, il lui impute une voix juste et ne?cessaire, celle de « Christ ».
    Ce livre sugge?re donc une fac?on de parler du Christ qui soit en-dec?a? de nos re?partitions et de tout ce que nous projetons sur cette figure immense, appele?e ou non appele?e « Christ ». Il s'agit la? d'une e?coute assez premie?re pour qu'elle joigne en nous ce lieu majeur de l'E?vangile : la naissance de l'homme, la venue de l'homme a? sa vraie vie. Une telle approche du Christ pe?ne?tre et embrasse a? la fois, d'un seul coup, tellement de couches et d'espaces qu'elle n'est ni le comple?ment ni la concurrence d'aucune autre. C'est dans le mouvement me?me de la modernite?, dans sa radicalisation, dans l'extre?me crise de la religion elle-me?me, que la figure du Christ peut surgir, e?mergeant du grand oublie?, interrogeant l'homme de fac?on de?cisive.

  • Lorsque le Père Sesboüé donnait la première édition de ce livre, il y a près de vingt ans, il comblait une relative lacune de la recherche christologique qui s'était orientée massivement vers un retour à l'Écriture. Sans contester les bénéfices de cette recherche, le Père Sesboüé souhaitait parcourir la tradition dogmatique, et en particulier l'enseignement des conciles, pour y retrouver Jésus-Christ dans la tradition de l'Église.
    Ce faisant, il donne une interprétation actuelle des grandes affirmations doctrinales des trois premiers siècles et des formulations dogmatiques des conciles de Nicée, Éphèse, Chalcédoine I et II.
    Dans une dernière partie, il risque une proposition théologique personnelle qui tient compte à la fois des données de la tradition et de la recherche d'aujourd'hui. Il essaie en effet de dire l'identité de Jésus en respectant le relief de son évènement.
    Ce travail garde aujourd'hui une parfaite actualité. Bernard Sesboüé l'a d'ailleurs complété, dans cette même collection, par les deux tomes de Jésus-Christ, l'unique médiateur. Cette édition, corrigée et mise à jour, remet à la disposition des lecteurs la pierre angulaire de l'oeuvre christologique de Bernard Sesboüé.

  • Originaire de Smyrne en Asie Mineure où il avait connu Polycarpe - lui-même disciple de Jean, le compagnon et apôtre de Jésus -, Irénée fut évêque de Lyon dans le dernier quart du IIe siècle. Pasteur très attentif aux besoins de son Église, il fut amené à faire également oeuvre de théologien pour aider les chrétiens à faire face aux défis à la fois intellectuels et religieux que représentaient les divers courants dits "gnostiques". Au-delà de la grande influence d'Irénée sur l'Église ancienne, la redécouverte dont il fut l'objet au XXe siècle lui valut un regain d'actualité.
    Il ne faut toutefois pas s'y tromper, Irénée se situe à une grande distance culturelle de nous: dix-huit siècles! Le grand intérêt de ce nouvel ouvrage de B. Sesboüé est précisément qu'il se présente d'abord comme une introduction à la lecture d'Irénée et une présentation de sa pensée. Il montre bien que, si cette dernière est avant tout d'ordre christologique, il s'agit, en fait, d'une christologie si essentielle qu'elle concentre - qu'elle "récapitule" - la totalité de la foi chrétienne. C'est bien dans ce terme même de récapitulation que la théologie irénéenne trouve son principe et c'est en référence à lui qu'elle se déploie comme une "théologie de l'histoire du salut".

  • Un philosophe chre?tien de renom apporte ici sa contribution a? la question de « Je?sus et Je?sus-Christ ». Sa de?marche propre s'inse?re dans la vise?e d'ensemble de la pre?sente collection, a? co?te? des approches bibliques et patristiques, historiques et the?ologiques, etc.
    Chre?tien, ce philosophe tente de dire en quoi l'annonce e?vange?lique, en tant qu'elle a pour centre la Croix, peut se permettre d'interroger la re?flexion ou discours (le logos, le Verbe) de la raison philosophique. Ce faisant, il pousse jusqu'au bout de sa logique l'articulation de ces deux termes dont il est le te?moin tenace : « philosophe » et « chre?tien ». La re?ponse a? cette interrogation est celle-ci : la Croix « parle » - autrement dit, elle est Verbe aussi -, a? certaines conditions, sur les questions fondamentales que se posent les hommes ; mais le registre de sa «parole» est situe? « au-dela? » de la raison comme telle. C'est la? que la « folie de la Croix » reconnue par saint Paul a sa place et son ro?le.

  • Pour parler du Christ et montrer que c'est de lui que vient le Salut, les auteurs du Nouveau Testament et les Pères de l'Église puisent sans cesse dans l'Ancien Testament et en renouvellent complètement la lecture. Cela est particulièrement vrai pour le livre des Psaumes: livre de l'Ancien Testament le plus cité dans le Nouveau, commenté fréquemment par les Pères, il devient l'une des bases de la prière et de la méditation de l'Église.
    L'ouvrage de Pierre Grelot est une enquête sur les différentes lectures des Psaumes cités dans le Nouveau Testament et sur un certain nombre de leurs commentaires chrétiens. Il contribue à ouvrir l'exégèse et la théologie modernes à la question des "différents sens de l'Écriture".

  • Comment sortir de l'opposition traditionnellement invoquée entre la science et la foi? Jean-Michel Maldamé montre comment, du dialogue entre la connaissance des sciences et la lumière de la révélation, résulte une meilleure intelligence de la réalité. Ces deux sources de savoir grandissent l'humanité et, ensemble, aident l'homme dans sa quête de la plénitude.
    Ce livre prend en compte les développements les plus récents de la science moderne et de la foi renouvelée par les recherches bibliques. Cette vision élargie débouche sur des dimensions plus réalistes et plus profondes de notre culture contemporaine où les sciences de la nature occupent une place prépondérante.
    Se livrant à une réflexion sur les découvertes de l'astrophysique et sur l'émergence de l'homme, cet ouvrage présente une théologie centrée de la figure de Jésus-Christ, Fils de Dieu incarné, devenu, par sa résurrection, tête de l'humanité nouvelle et principe du monde nouveau.

  • Connue depuis longtemps sous le titre peu exact de "Vie de Jésus", la partie de la Somme de Théologie présentée dans ce livre est bien plutôt une méditation théologique et spirituelle sur les principaux évènements qui ont jalonné l'existence du Christ. Injustement tenu pour un intellectuel à la pensée austère, Thomas d'Aquin se révèle ici passionné du Christ et de son mystère. Et il ne craint pas de poser à son sujet toutes les questions que lui suggère son amour: Que signifie pour Jésus d'être né de Marie la Vierge? Pourquoi a-t-il voulu être baptisé? Que s'est-il passé exactement lors de la transfiguration? Comment a-t-il vécu sa passion et sa mort? Qu'est-il allé faire aux Enfers? Comment est-il monté aux cieux?... Ces interrogations et bien d'autres encore n'ont évidemment pas pour but de satisfaire la curiosité du chercheur: il s'agit chaque fois de comprendre ce qui s'est réellement passé et d'en dégager la signification: mieux découvrir en Jésus la parfaite révélation de Dieu et du mystère trinitaire. Constamment appuyé sur l'Évangile et les Pères de l'Église, Thomas apporte à toutes ces questions une réponse originale et profonde qui n'a rien perdu de son actualité.

    Ce premier tome conduit le lecteur de la naissance du Christ et des questions qui se posent au sujet de sa conception, jusqu'à la transfiguration en passant par son baptême, sa prédication et ses miracles.

  • "Commencement de l'Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu." Ces mots, les premiers de l'Évangile selon saint Marc, en formulent le programme et, même, le plan. Pour autant, cette concision ne fait pas de la christologie de saint Marc une christologie "pauvre", loin s'en faut. À sa manière, qui est narrative, cet Évangile ramasse même toute la confession de foi qui était nécessaire à l'Église pour laquelle il est écrit.

    Le père Michel Trimaille a choisi de rendre compte, le plus simplement possible, de la manière dont un évangéliste a dit sa foi en Jésus-Christ par le moyen d'un simple récit. Rédigé avec la maîtrise d'un pédagogue reconnu, cet ouvrage fournit les moyens d'une lecture à la fois attentive et savoureuse de l'Évangile de Marc. Comme le rédacteur de cet Évangile et à son exemple, l'auteur de ce livre suggère plus qu'il ne démontre: par touches délicates, il conduit le lecteur vers une découverte progressive de "l'Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu".

  • Y a-t-il un Christ russe? A priori il n'y a pas davantage un Christ propre à la Russie qu'il n'y a de Christ rhénan ou catalan, romain ou byzantin. Et pourtant, il n'est pas douteux qu'il existe une approche propre à la mentalité, aux traditions, à la culture d'un peuple dont Dostoïevski a écrit qu'il ne peut l'imaginer "séparé du Christ".
    Michel Evdokimov nous présente ici le Christ dans la littérature russe du Xe au XIXe siècle, c'est-à-dire de l'époque fondatrice du baptême du peuple russe, en 989, au siècle qui vit un tel épanouissement de la littérature et de la philosophie qu'on a pu parler, à son sujet, d'un siècle d'or.
    À travers des textes qui, dans leur grande majorité, n'ont jamais été traduits en français, l'auteur laisse parler les martyrs, les spirituels affamés du Dieu vivant et de sa parole, les moines, les poètes et les thaumaturges de l'immense littérature russe. Il évoque aussi le père Alexandre Men, figure lumineuse de la foi russe au XXe siècle.
    Tous ont écrit le visage, le destin et le mystère du Christ de Dieu, Agneau immaculé et glorieux. Au Christ, nous disent-ils, tout homme peut confier sa douleur et adresser sa demande de pardon. Et de Lui, il peut recevoir une parole vivante dans son lourd silence, et l'exaucement de son brûlant désir.

  • La démarche de cet ouvrage est principalement chronologique et nous permet de suivre le développement et l'évolution de la pensée de Maurice Blondel à la fois chrétien et philosophe, et philosophe parce que chrétien: "De la foi au Christ à la christologie philosophique" (Y. Perico); "Le pancosmisme dans l'Action et les premiers écrits" (X. Tilliette); "La christologie blondélienne dans la crise moderniste" (R. Virgoulay); "Le Christ et l'énigme du monde" (M.-J. Coutagne); "Blondel et le "lien substantiel" chez Leibniz" (Cl. Troisfontaines); "Le médiateur" (P. de Cointet); " Vinculum et Sursum" (E. Gabellieri).
    De ce parcours, émerge un Christ avant tout glorieux. Jusque dans la Passion, Blondel voit en lui l'Ecce homo, l'homme générique, plus que l'individu unique dont la singularité tient à ses limites propres. Cette gloire implique une présence et une action de l'Esprit: l'Esprit unit en lui le Père et le Fils et le Verbe unit en lui le Père et l'Esprit en tant que "pensée parfaite et charité substantielle".

  • La collection "Jésus et Jésus-Christ" consacrera un ouvrage à la théologie du Christ de chacun des évangélistes. La présente synthèse théologique inaugure cette série en s'attachant au premier des Synoptiques, l'Évangile de Matthieu.

    Une telle entreprise suppose à la fois, et la maîtrise de l'ensemble de l'oeuvre, dont la personne du Christ imprègne chaque ligne de ses gestes ou de ses paroles, et la lecture plus approfondie de passages particuliers. Aussi traîte-t-on comme par surcroît mais pertinemment de la plupart des questions plus générales relevant de l'introduction générale à l'évangile étudié.

    L'ouvrage de M. Quesnel met tout spécialement en relief deux dimensions de la christologie matthéenne.

    1 - La lecture de Matthieu fait passer d'une reconnaissance tâtonnante de Jésus comme Messie historique d'Israël à son identification expresse comme unique et vrai Fils de Dieu. Ce titre est le centre de la confession de foi; par rapport à lui, les autres dénominations de Jésus semblent s'effacer comme pour figurer au second plan.

    2- Jésus étant Fils de Dieu, sa présence parmi les hommes est du même coup celle de Dieu même au coeur de l'histoire, qui, dès lors, change de régime. Matthieu débute par l'annonce de la naissance de l'Emmanuel, "Dieu avec nous" (1,23); il se termine par la promesse que le Christ ressuscité est désormais "avec" nous "jusqu'à la fin du monde" (28,20). Le départ de Jésus inaugure une nouvelle modalité du monde appelée à se réaliser par l'Église. Ainsi, chez Matthieu et par l'approche du mystère du "Christ de Dieu" (16,16), passe-t-on comme de plain-pied de Jésus à l'Église. Théologie du Christ et théologie de l'Église y sont en effet indissociables; même si l'on doit les y saisir séparément, l'une mène immanquablement à l'autre.

  • Ce tome IV est la conclusion de la publication. Il concerne principalement la foi, l'histoire et les fondements de son discours. Sept concepts fondamentaux et solidaires y sont la matière essentielle : la connaissance de Dieu, la parole de Dieu, la révélation, la foi elle-même, la tradition, l'Écriture et le magistère.

  • Ce dictionnaire théologique cherche d'abord à présenter le sens exact des expressions théologiques, dans les termes les plus simples et les plus accessibles à tous. Ensuite, il s'efforce de proposer, dans des termes également lisibles pour les non-spécialistes, une synthèse succinte de la doctrine catholique en partant de chacun de ses termes-clé.Ainsi, il peut aider les prédicateurs et les catéchistes en leur fournissant à propos de chaque question captiale un exposé très bref, mais qui contienne l'essentiel de ce qu'il faut savoir pour comprendre et expliquer correctement les doctrines catholiques.Il peut également rendre par-là quelques services aux étudiants en théologie en leur permettant une première vue d'ensemble de chaque question, réduite à ses lignes essentielles, comme une introduction à l'étude détaillée des cours ou des manuels.Peut-être un ouvrage aussi simplifié pourra-t-il aussi éviter à des littérateurs ou des journalistes (même catholiques) de choir en quelque piège en leur permettant de se renseigner d'un simple coup d'oeil sur le sens des termes qu'ils emploient quand ils en viennet à parler de ces choses.

  • Je?sus avait-il la foi ? Pose?e sous cette forme, comme une alternative ne laissant le choix qu'entre le oui et le non, la question reste superficielle et ne suscite que des re?actions e?le?mentaires : non e?videmment, crieront les uns, Je?sus est Dieu, et Dieu ne peut avoir la foi. Bien su?r que oui, re?pondront les autres, sinon Je?sus ne serait plus un homme.
    Ce livre ne cherche pas a? prendre parti pour les uns ou pour les autres, ni me?me a? les de?partager en retenant la ve?rite? propre a? chacune de ces the?ses. Il voudrait, avant de donner une re?ponse, laisser vivre Je?sus, le regarder agir, l'e?couter parler, se rendre attentif a? sa prie?re, a? son silence et a? ses cris.
    Alors, l'ayant accompagne? jusqu'au bout, jusqu'a? sa mort dans le supre?me de?laissement, on peut commencer a? comprendre qu'en Je?sus, loin de s'exclure, la foi la plus abandonne?e et la certitude parfaite coi?ncident, que se livrer dans la nuit a? la volonte? du Pe?re est simplement re?ve?ler ce qu'est le Fils. Pour que l'homme Je?sus puisse croire de cette manie?re unique, il faut qu'il soit Dieu.

  • La croix. Symbole chre?tien par excellence. Le signe auquel des millions d'hommes et de femmes se reconnaissent, de par le monde, comme croyants au Dieu de Je?sus-Christ. Le signe dont ces gens ont l'habitude d'encadrer leurs prie?res, tant personnelles que communautaires. Le signe dont, leur vie durant, bon nombre de ces croyants encadreront leurs jours eux-me?mes : premier geste pose? au re?veil, il sera le dernier repris avant la nuit. Un signe que, pre?cise?ment parce qu'il apparai?t trop spe?cifique d'une croyance de?termine?e, nos socie?te?s de tradition chre?tienne en sont venues a? e?carter progressivement, a? mesure qu'elles s'affirmaient comme pluralistes et se?cularise?es, des lieux publics et des de?marches officielles. L'e?tude approfondie de l'auteur montre le long cheminement du te?moignage primitif pour interpre?ter la croix comme fait historique et comme de?voilement du myste?re me?me de Dieu a? notre e?gard.

  • Ce livre, consacre? a? Je?sus enfant, est l'oeuvre d'un grand connaisseur des choses de Dieu comme des choses de l'homme. Il est aussi l'oeuvre d'un e?crivain, femme et me?re de famille. Ces trois e?le?ments annoncent sans fard les trois grandes dimensions de l'ouvrage. Plein de charme, de profondeur et de ve?rite?, celui-ci propose une lecture comple?te des e?vangiles de l'enfance, de Matthieu et de Luc ; lecture dans laquelle de fortes lec?ons humaines, pour l'homme d'aujourd'hui comme pour l'homme de toujours, s'expriment avec la gra?ce d'un souffle spirituel rare. Voici donc un livre de the?ologie certes, mais aussi et surtout un livre de spiritualite? dans le meilleur sens du terme.
    L'enfance de Je?sus est brie?vement raconte?e dans les e?vangiles. Y a-t-il des moyens d'en connai?tre plus, autres que d'e?tudier simplement les moeurs de la Palestine ancienne ou de repe?rer les emprunts faits a?
    L'Ancien Testament ? Pour l'auteur, la re?ponse est affirmative, et son livre en fait la brillante et forte de?monstration.
    Le texte se laisse en effet regarder, ou e?couter, de tre?s pre?s. E?pier le de?tail, examiner l'inflexion de la phrase, capter la respiration d'un re?cit e?tonnamment vivant en re?ve?le davantage. L'enfant Je?sus vient a? nous, merveilleusement pareil a? tous les autres ; mais de?ja? rayonnent le grand myste?re de sa personne et, comme fugitivement, celui de sa Passion. Tout se pre?pare dans la paix de Nazareth, jusqu'au jour ou? la jeune conscience de Je?sus s'e?meut, et offre sa premie?re re?ponse a? l'appel secre?tement perc?u. A? douze ans, a? Je?rusalem, l'enfant devient homme : le voile du Temple tout inte?rieur s'est de?chire?.

  • Charles de Foucauld, converti en 1886, alors qu'il a 28 ans, quitte tout pour suivre Celui qui promet le centuple. Ce ne fut pas un coup de coeur passager mais le début d'un long campagnonnage. Et il fit de ce compagnonnge un amour, un amour qui cherche à connaître, à imiter, à goûter le mystère de son Seigneur bien-aimé. Figure contemplative remarquable, isolée parmi les Touaregs du Sahara, le Père Charles de Foucauld a exploré une façon nouvelle de témoigner de sa foi devant le monde et d'être missionnaire.
    Dans sa contemplation, il arrive à une figure de Jésus de Nazareth, son Frère en humanité et son Dieu, et il parle abondamment de Lui. Son langage, qui n'est pas celui d'un théologien, trouve spontanément les accents de l'intimité spirituelle. À fréquenter assidûment Charles de Foucauld à travers ses écrits et son témoignage de vie, on apprécie, d'une part, ses recherches théologiques pour éclairer le mystère de Jésus de Nazareth, d'autre part, son imitation amoureuse du Bien-Aimé.
    Il eût fallu intituler ce livre non pas le Christ de Charles de Foucauld, mais le Jésus de Charles de Foucauld, car s'il le croit ressuscité et sauveur comme St Paul et l'Église, il préfère retrouver les mots des évangélistes et le désigner par son nom de tous les jours, ce nom qui définit d'ailleurs sa personne et sa mission puisqu'il veut dire: "Dieu sauve".

  • Cet ouvrage est le second tome de Jésus-Christ, l'unique médiateur, ouvrage fondamental dont le net succès a salué l'importance et la valeur. Ce premier tome est constitué de deux parties, l'une de problématique générale et l'autre d'histoire doctrinale. Le tout s'arrêtait sur une transition, attente d'une suite. Le patient et nécessaire parcours des catégories du salut selon leur ordre d'émergence dans la tradition ne suffisait pas. Le théologien ne peut avoir terminé sa tâche avec une relecture du passé, si éclairante fût-elle. Il doit faire avancer la tradition dans une recherche toujours menée à frais nouveaux. Nombre de questions demeurent en effet au sujet de la rédemption et du salut, mystère central de la foi chrétienne. Elles tournent toutes autour de celle qui fait la préoccupation majeure de ce second tome: "Jésus-Christ nous sauve et est le seul à nous sauver. Soit. Mais comment nous sauve-t-il?

    Il s'agit ici d'une proposition. Ayant exploré l'histoire et la tradition chrétienne, le théologien trace à présent son propre itinéraire, et il invite le lecteur à l'y suivre. L'originalité de cette proposition est qu'elle s'exprime sous la forme d'une "sotériologie narrative" qui garde une ambition systématique. À partir d'une nouvelle lecture de l'Écriture, "âme de toute la théologie" selon Vatican II, il s'agit en effet de revivre la genèse de ces catégories de salut dont celle-ci témoigne. Un long parcours à travers les récits de l'Ancien et du Nouveau Testament essaie de recueillir les principaux "effets de sens" sotériologiques dont ils sont porteurs. Leur récurrence permet de dégager les liens de force qui s'expriment dans un certain nombre de catégories que l'ouvrage veut articuler à mesure qu'il avance. Et il est intéressant de confronter ces catégories à celles retenues par la tradition.

    Dans cet ouvrage, Bernard Sesboüé émet le voeu que, devant cette "sotériologie narrative" dont il lui fait "proposition", son lecteur puisse se dire: "C'est bien de moi qu'il s'agit en tout cela".

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