• Du déclenchement de la grève étudiante aux élections générales de septembre, en passant par l'adoption de la loi spéciale et les manifestations de casseroles, que s'est-il passé durant le Printemps québécois ? Que nous reste-t-il de cette grève étudiante et du mouvement social qui ont tant polarisé les débats publics? Quels événements, quels mots, quelles images ont marqué notre mémoire collective?

    "Le Printemps québécois, une anthologie" propose un retour sur ce moment particulièrement dense et animé de l'histoire contemporaine du Québec. Le livre présente une chronologie exhaustive des événements (jour par jour, de février 2012 jusqu'au Sommet sur l'enseignement supérieur, en février 2013) et documente l'ensemble des productions culturelles auxquelles ils ont donné lieu. Textes littéraires de la revue "Fermaille", manifeste des Profs contre la hausse, affiches de l'École de la Montagne Rouge, interventions d'Anarchopanda : plus de 200 protagonistes du Printemps ont collaboré à ce livre en forme de carré rouge qui ne prétend pas à la neutralité, mais vise à constituer une archive de la grève étudiante.

    Il s'agit d'un travail documentaire unique qui illustre toute la richesse, la créativité et la diversité du Printemps québécois. Comme l'écrivent les trois auteur.e.s de l'ouvrage, « c'est pour maintenir vive la mémoire d'un printemps où l'art, l'acte et la pensée ont repris leurs droits que nous avons fait le pari de laisser la parole à ceux qui, étudiant.e.s engagé.e.s, professeur.e.s indigné.e.s, citoyen.ne.s solidaires, s'en sont saisie. Cette histoire que l'Histoire risque d'oublier, nous la racontons par la voix de celles et ceux qui l'ont faite ».

  • L'année 2012 a vu émerger sur la scène politique québécoise un mouvement étudiant combatif, déterminé et uni. Or le Printemps érable, loin d'être un phénomène de génération spontanée, est le fruit d'une longue histoire dont les racines plongent jusqu'aux premiers jours de la Révolution tranquille. Au croisement des influences des partis politiques, des groupes révolutionnaires et des syndicats, depuis plus d'un demi-siècle, le milieu étudiant a su à la fois faire entendre ses revendications, et développer ses propres stratégies et pratiques. Cet ouvrage raconte les multiples élans et conflits qui ont marqué le mouvement: les bras de fer engagés avec les autorités, mais aussi les rapports de force et tensions entre et au sein des associations nationales. Puisant dans de nombreuses archives et nourri d'une vingtaine d'entrevues, l'auteur nous fait découvrir l'étoffe de l'un des plus redoutables mouvements sociaux d'Amérique du Nord.

  • Au printemps 2012, le Québec a été le théâtre dun conflit social d'une ampleur inédite. «La grève est étudiante, la lutte est populaire!» clamait alors la rue bondée de gens de tous les horizons. Comment rendre compte dun tel événement? Quels ont été les

  • Printemps 2012. Ce qui n'était à l'origine qu'une nouvelle grève étudiante s'est rapidement transformé en une crise sociale comme le Québec n'en avait pas connu depuis longtemps.

    Six mois de grève et des dizaines de milliers de personnes dans les rues plus tard, une question reste sur toutes les lèvres : comment ont-ils fait?

    Mêlant l'anecdote et l'analyse, les auteurs tentent d'y répondre, dans ce premier récit militant de la grève étudiante de 2012, en nous plongeant au coeur du mouvement.
    Rapports entre la CLASSE et l'État, planification depuis 2010, organisation et mobilisation, démocratie directe, discours, stratégie médiatique et offensive 2.0, voilà autant de facettes abordées qui nous transportent dans les coulisses de la plus importante grève étudiante du Québec.

    Mais c'est au bénéfice des mouvements sociaux en général que les auteurs nous invitent à tirer des leçons. Car comme ils le soulignent avec justesse, « puisque nous savons maintenant nous soulever, il ne nous reste plus qu'à recommencer ».

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