Christian Bourgois

  • L'Ombre de l'Eunuque décrit l'histoire de la famille Gensana, installée depuis la fin du XVIIème siècle dans les environs de Barcelone. De leur montée en importance, grâce au développement de l'industrie textile au début du XXème siècle à leur décadence au lendemain de la guerre civile, le lecteur suit cette famille à travers deux destins entrecroisés : ceux de Maurici Sicart et de Miquel Gensana. Le premier s'est institué mémorialiste de la famille, son chroniqueur mais un chroniqueur pervers qui bouleverse l'arbre généalogique et déchaîne la catastrophe. Miquel, lui, se lance à corps perdu dans la lutte contre le franquisme puis réintègre difficilement la vie civile. Sa passion pour une violoniste virtuose lui donnera l'illusion de pouvoir s'en sortir.Miquel est le dernier représentant de la famille Gensana et c'est par lui que le lecteur découvre la saga de cette dynastie avec, en parallèle, une description de la Catalogne du XIXème siècle à nos jours. Jaume Cabré mêle les voix présentes et passées, enchevêtre les situations et son roman sert à merveille le « dur désir de durer » de ses personnages. Prix Ciutat de Barcelona 1997« En deux parties et quatre mouvements calqués sur le Concerto à la mémoire d'un ange d'Albert Berg, ce roman mélancolique enlace le destin de deux hommes, le (parfois) narrateur Miquel Gensana, et son oncle Maurici Sicart, héritiers d'une grande famille bourgeoise de Barcelone. [...] Tout cela appuyé par un style qui se joue des conventions et servi par une traduction magnifique. » Martine Silber, Le Monde« Récompensé pour cet ouvrage par le Prix Ciutat en 1997, Jaume Cabré mêle les points de vue, les styles narratifs, la fiction et l'Histoire, le tout dans une écriture exigeante et sans concession. » Page des libraires

  • Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, le jeune Ringo arpente les rues du quartier de Gracia, observe le quotidien de ses voisins depuis le bistrot de la señora Paquita et s'efforce de percer le mystère qui entoure les activités de son père. Au fil de ses rêveries s'esquisse l'Espagne franquiste, traversée d'interdits et de secrets.
    « Juan Marsé est le plus grand écrivain espagnol vivant. » António Lobo Antunes
    « A travers Ringo, Juan Marsé raconte aussi, comme jamais, son propre parcours. Et de ses phrases ciselées comme ces bijoux auxquels travaille l'apprenti, le vrai, superbement, se fait fiction. » Fabienne Pascaud, Télérama
    « On ne peut réduire Calligraphie des rêves à une unique intrigue: dans le Torrente de las flores, dans le bar Rosales, dans l'esprit vagabond de Mingo, les histoires se croisent, s'enchevêtrent, s'imaginenet toujours nimbées de flou, flottant entre l'imaginaire et la réalité. [...] Marsé a écrit le roman d'une ville et d'une époque - Barcelone, 1948 -, sa Comédie humaine, et le roman d'un adolescent, avec ses rêves, ses ambitions, , ses déceptions, ses illusions perdues. » Christophe Mercier, Le Figaro

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