• Un élève officier de l'armée austro-hongroise, aspirant écrivain, adresse ses tentatives poétiques à Rainer Maria Rilke et sollicite son avis. De 1903 à 1908, en quelque dix lettres, le jeune homme, alors à la croisée des chemins, hésitant entre la voie toute tracée de la carrière militaire et la solitude aventureuse de la vie d'écrivain, confie à son aîné admiré ses doutes, ses souffrances, ses émois sentimentaux, ses interrogations sur l'amour et la sexualité, sa difficulté de créer et d'exister. Le poète lui répond. Une correspondance s'engage. Refusant d'emblée le rôle de critique, Rilke ne dira rien sur ses vers, mais il exposera ce qu'implique pour lui le fait d'écrire, de vivre en poète et de vivre tout court.

    /> Publié pour la première fois dans son intégralité, cet échange intime ne permet pas seulement de découvrir enfin le contrechamp de lettres qui furent le bréviaire de générations entières, il donne au texte de Rilke une puissance et une portée nouvelles, et invite à repenser la radicalité de son engagement esthétique, mais aussi la modernité frappante de sa vision de la femme.

    Édition établie par Erich Unglaub.

  • Méchantes blessures

    Abd Al Malik

    • Plon
    • 22 Août 2019

    Méchantes blessures est un roman qui, avec poésie, analyse le rêve de faire peuple d'une certaine jeunesse française éprise de culture et issue des banlieues et de l'immigration.
    Et si notre vie n'était que le résultat d'une succession de traumatismes ? Et si tout ce qui est vrai pour un être l'était également pour une ville, un pays ou un continent ? Alors les différentes blessures qu'inflige l'existence aux individus s'apparenteraient aux crises que connaissent de tout temps les nations.
    Kamil n'est pas seulement un rappeur esthète, musulman et noir aux racines congolaises, né à Strasbourg et assasssiné à Washington, en plein jour, dans le parking d'une boîte de strip-tease, il est aussi l'incarnation d'une certaine idée du génie français.
    Méchantes blessures raconte la vie et la mort de ce Français du XXIe siècle.
    Dans ce récit subtilement tissé, entre roman noir, conte philosophique et spirituel, Abd Al Malik imprègne durablement l'esprit et transmet par son écriture sa vision d'un avenir commun.

  • Paganini : le violoniste du diable Nouv.

    Violoniste virtuose, Niccolò Paganini (1782-1840) est la première rock star de la musique classique. Séducteur, compositeur et interprète au grand coeur, l'incandescent Paganini déplace les foules lors d'interminables tournées, de Milan à Paris, de Berlin à Londres.

    Tout commence lorsqu'il est recruté à la cour d'Élisa Bonaparte, la soeur de Napoléon. Il donne à ses concerts une dimension théâtrale et révolutionne la manière de jouer du violon. Victor Hugo, Chopin ou encore le peintre Delacroix ont tous assisté à un concert du virtuose. « J'ai entendu chanter un ange ! » s'exclame Schubert.

    La complexité de ses oeuvres est, aujourd'hui encore, un défi pour les musiciens. Paganini serait capable de produire 2 272 notes en trois minutes seulement. Quel est son secret ? Il y a bien le syndrome de Marfan dont il est atteint et qui rend ses doigts élastiques. Mais cela n'explique pas tout. Paganini a suscité beaucoup d'interrogations, jusque dans son apparence : longs cheveux noirs qui lui tombent sur le visage, pâleur cadavérique, extrême maigreur, yeux perçants. Beaucoup sont persuadés que le violoniste est le diable en personne ou qu'il a pactisé avec lui en échange de pouvoirs musicaux inouïs. Plus qu'une simple rumeur, cette idée le poursuivra jusqu'à sa mort et bien au-delà.

  • "Chacun dans sa vie, homme ou femme, a sa chanson, et si vous avez un peu de chance, vous ne l'oubliez pas. La chanson de votre mariage, la chanson de votre premier amour, la chanson de votre enfance. Pour nous, les Africains-Américains, la chanson de notre vie, la chanson de toute une histoire, s'incarne dans l'existence et l'époque de James Brown". Mais qui était James Brown et quelle était cette époque ?
    Pourquoi, surtout, est-il devenu une part de l'âme de l'Amérique au même titre que Martin Luther King ou Mohamed Ali ? Une enquête virtuose pour percer le secret du génie de la soul, complexe et intense.

  • Dans Van Gogh le suicidé de la société, publié en 1947, Antonin Artaud fait de la violence de Van Gogh la réponse à l'obscénité haineuse du monde et des psychiatres ; de sa folie, une réponse de l'âme à l'imbecillité universelle qui lui souffle « Vous délirez ». Alors Van Gogh s'est tué parce qu'il ne pouvait pas tuer le psychiatre, le docteur Gachet. Il s'est tué parce qu'il ne pouvait plus supporter ce « délire » qu'on attachait à ses pas.
    « Je vois à l'heure où j'écris ces lignes, le visage rouge sanglant du peintre venir à moi, dans une muraille de tournesols éventrés, dans un formidable embrasement d'escarbilles d'hyacinthe opaque et d'herbages de lapis-lazuli.
    Tout cela, au milieu d'un bombardement comme météorique d'atomes qui se feraient voir grain à grain, preuve que Van Gogh a pensé ses toiles comme un peintre, certes, et uniquement comme un peintre, mais qui serait, par le fait même, un formidable musicien. »

  • Aussi importante et symbolique aux États-Unis que les notions de liberté et d'égalité en France, la self-reliance renvoie non seulement à la confiance en soi mais aussi à l'autonomie de l'individu. L'âme est active : elle recourt à son propre jugement et dévoile un non-conformisme, aussi farouche que vital. Emerson invite à se fier au présent, "de toujours vivre dans un jour neuf". Cette confiance active en soi opère aussi bien sur le plan affectif que sur le plan pratique. Pétri de formules vivifiantes, cet ouvrage inclassable est une invitation salutaire à compter sur soi. Non par pur individualisme, bien au contraire. Et c'est là que la philosophie peut encore agir.

    Ralph Waldo Emerson (1803-1882) a été l'une des premières grandes figures intellectuelles des États-Unis et a exercé une influence profonde sur la littérature et la philosophie américaines. Son oeuvre offre une synthèse parfaite des besoins, espérances, aspirations et idéaux de l'Amérique du XIXe siècle. Ses conférences et ses essais ont aussi bien marqué ses compatriotes, de Thoreau à Obama, que des esprits aussi différents que Nietzsche, Bergson ou Proust, qui le lisait "avec ivresse".

  • À 32 ans, Glenn Gould décide de ne plus se produire en public en faveur des enregis­tre­ments en studio. Ce revirement dans sa carrière restait à ce jour une énigme. Il s'en explique ici, dans un texte étonnant. Pourtant, il affranchit d'emblée : il ne souhaite pas parler de musique. De quoi, selon lui, favoriser les révélations. Et en effet. Mais la forme même du texte est plus évocatrice encore ; dans ce dialogue avec lui-même, l'auteur met en scène un subtil jeu de thèses-antithèses. L'attraction magnétique que le musicien exerce sur son public ravit ici, au sens propre et figuré, le lecteur.

    Enfant prodige, pianiste de génie, Glenn Gould (1932-1982) est un des rares interprètes qui aient touché le grand public grâce à l'usage de l'audiovisuel. Avec l'enregistrement des Variations Goldberg de Bach en 1955, il devient mondiale­ment célèbre.

  • Pour la première fois, une légende de la science - l'astrophysicien Stephen Hawking - se confie et raconte l'extraordinaire aventure de sa vie. La portée de son oeuvre scientifique est connue, grâce au succès planétaire d'Une brève histoire du temps. En revanche, l'itinéraire de cet esprit unique reste encore mystérieux, occulté par la maladie neuro-dégénérative qui meurtrit son corps depuis 50 ans.
    L'éducation qu'il reçut favorisa-t-elle l'éclosion de son génie ? Quelle fut sa formation intellectuelle dans l'Angleterre d'après-guerre, d'Oxford à Cambridge où il occupa longtemps la chaire de mathématiques ? Où a-t-il puisé la force de mener une recherche d'excellence, d'aimer deux femmes avec passion et d'élever ses trois enfants alors que la maladie continuait de frapper inexorablement ?
    /> Teinté d'une pudeur sensible et d'un humour corrosif, ce livre constitue avant tout un message d'espoir, une leçon de vie d'une grande puissance émotionnelle. S'il fascinera ceux que l'origine de l'Univers, les trous noirs ou les voyages dans le temps passionnent, il touchera tous les lecteurs désireux de faire un bout de chemin avec un être d'exception.

  • Dans ce texte, écrit en 1910, Sigmund Freud (1856-1939) s'attache à étudier le processus de la création artistique chez Léonard de Vinci. Il part d'un des premiers souvenirs d'enfance rapporté par le peintre. Pour Freud, il s'agit plutôt d'un fantasme, qu'il appellera « le fantasme au vautour », que Léonard « s'est construit plus tard et qu'il a alors rejeté dans son enfance » et qui se rapproche de certains « fantasmes de femmes ou d'homosexuels passifs ». Derrière, se cache « la réminiscence d'avoir tété le sein maternel, scène d'une grande et humaine beauté qu'avec beaucoup d'artistes Léonard entreprit de représenter dans ses tableaux de la Vierge et l'enfant ». Composé « du double souvenir d'avoir été allaité et baisé par la mère », ce fantasme fait « ressortir l'intensité du rapport érotique entre mère et enfant ». Le singulier sourire énigmatique de la Joconde ou de sainte Anne s'éclaire alors d'être la trace de ce que « sa mémoire conserva comme la plus puissante impression de son enfance ».

  • "Race prolifique", les imbéciles, en raison même de leur nombre, assurent la survie de l'espèce. Ils sont aussi source d'un divertissement salutaire et autorisent la plus grande paresse. Car si tous les hommes étaient intelligents, que d'efforts il faudrait alors déployer. Qui plus est, sans imbécile, pas de génie non plus. Leur domination, vu la masse qu'ils représentent, assure une classe de oisifs. En effet, l'imbécile accepte volontiers des tâches, voire même des responsabilités, dont l'homme intelligent ne voudrait pour rien au monde. Raison pour laquelle les puissants en sont souvent dotés, d'imbécillité s'entend. D'autant que, comme ses idées, si tant est qu'il en ait, sont courantes, ses semblables ne peuvent que les approuver. Car l'imbécile ne se superpose pas tout à fait à l'ignorant qui, lui, ne pense pas du tout. L'imbécile a ceci de dangereux qu'il se mêle de tout et volontiers d'art et de littérature, quand ce n'est pas de politique. C'est que les imbéciles sont partout. Pis, ils prolifèrent. Mais, comme vous l'apprendrez dans ce petit ouvrage, ce peut aussi être un avantage.

  • C'est quoi un « intello » ? Les filles et les garçons ont-ils la même intelligence ? Les ânes sont-ils bêtes et les singes malins ? Qu'est-ce que l'intelligence artificielle ?Réussir à l'école, savoir calmer une dispute, s'adapter à une nouvelle situation, jouer du piano... il n'y a pas une mais des intelligences. Un livre pour tout savoir sur les intelligences des hommes, des robots, des animaux, et même des plantes ! Écrit par Marianne Doubrère, autrice d'ouvrages jeunesse, formée à la pratique d'ateliers philosophiques avec les enfants.

  • Contes du quotidien, les quatorze histoires réunies dans cet écrin conjuguent reviviscences d'enfance en Nouvelle-Zélande, échappées oniriques, portraits saisissants, émotions brutes et découverte de la mort et de ses avatars. Dans « Prélude », « Félicité », ou encore « Je ne parle pas français », le ressenti prend le pas sur l'action et se mettent à nu d'inquiétants rapports de force au sein même des relations les plus familières. Ce recueil a assis la réputation de Katherine Mansfield comme la plus grande virtuose de la nouvelle moderniste.

  • Es-tu prêt à intégrer l'atelier de Léonard de Vinci ? Prends ton crayon, ton pinceau et ton épée - sait-on jamais - : une fabuleuse mission t'attend en Italie !Sauras-tu assimiler les techniques de peinture utilisées par le maître ? Auras-tu assez d'audace pour l'assister dans la création de ses étranges machines ?Les choix que tu feras te permettront-ils d'aider ce grand artiste à accomplir ses projets ? À chaque chapitre, c'est TOI qui prends les décisions !

  • Notes écrites dans les marges des livres, ces Marginalia ont été publiées par Edgar Poe dans plusieurs revues américaines de 1844 à 1849, durant les dernières années de sa vie. Ce sont des notes de lectures, des analyses sur l'art de la fiction, la philosophie, la morale, les sciences, le langage, les difficultés que rencontre l'artiste - et plus encore le "génie" - dans une société où il n'a pas sa place et qui s'accommode assez mal de sa pitoyable existence. Passant de la louange à l'insulte, de la théorie littéraire au sarcasme et de l'aveu à la provocation, les Marginalia dévoilent la face cachée de l'oeuvre de Poe.

  • De Joachim du Bellay à Marguerite Duras, les plus grands écrivains de notre littérature ont connu des moments de faiblesse et ont raté certaines de leurs oeuvres. Histoires aberrantes, personnages inconsistants, style boursouflé, vers boiteux ? ces textes plongent tout lecteur sensé dans la consternation.
    Comment ces auteurs en sont-ils arrivés là ? Tenter de répondre à cette question conduit à interroger, avec l'aide de la psychanalyse, les mystères de l'acte créateur. Si l'oeuvre parfaite, en effet, isolée dans sa plénitude, n'offre souvent que peu de prise à la réflexion, l'oeuvre ratée, par son échec même, dévoile une partie des mécanismes du génie.
    Soucieux d'être constructif et de tirer toutes les conséquences de ses hypothèses théoriques, cet essai propose aussi des améliorations concrètes. Changements de forme, variations dans les intrigues, déplacements de personnages d'un livre à l'autre permettent d'imaginer, entre rêve de perfection et délire de réécriture, ce que ces oeuvres auraient pu être dans des mondes littéraires différents.

  • "Disciple d'Adorno dont il a suivi l'enseignement à Francfort dans les années 1960, Detlev Claussen trace le portrait de son maître sous les traits inattendus d'« un des derniers génies ». Il n'ignore pas le paradoxe selon lequel pour être génial il faut croire à son absolue singularité, quand il faut en douter pour être philosophe. Il n'ignore pas non plus qu'Adorno est le philosophe chez lequel le doute augmente la singularité. Aussi s'emploie-t-il à faire apparaître toute l'exigence d'après laquelle Adorno a déployé sa réflexion et composé son oeuvre, non pas en suivant le mouvement d'une visée idéale, mais en s'efforçant avec tout son être de se frayer une voie étonnamment vivante à travers les doutes et les objections. Cette vie philosophique comprise comme frayage ouvert aux contingences des rencontres et des lectures conjure d'emblée l'entreprise pieuse ou antiquaire. Il ne s'agit pas de suivre la trajectoire solitaire d'une vie illustre, ni de lire une oeuvre insulaire. Nul théâtre d'un seul cerveau. Aucun ecce homo.
    Detlev Claussen compose la biographie intellectuelle d'Adorno (1903-1969) en veillant à rendre indissociables les thèmes de sa pensée, les variations des problèmes posés et l'ensemble des chocs historiques, des bouleversements sociaux et politiques, propres au XXe siècle. La force incomparablement instructive de cette biographie est de nous introduire à une cohérence qui n'est pas systématique, ni close sur elle-même, mais qui, sans s'atomiser ni se perdre, montre Adorno exposé à tout ce qui s'apparentait à sa pensée, à tout ce qui y ressemblait en différant. L'extraordinaire richesse de ses échanges épistolaires avec Max Horkheimer, Siegfried Kracauer, Hanns Eisler, Walter Benjamin, Bertolt Brecht, Ernst Bloch, Thomas Mann, Herbert Marcuse et Fritz Lang en a gardé la trace. Celui qui pense est traversé autant qu'il traverse. Aussi cette biographie est-elle irréductiblement une histoire de la singularité philosophique d'Adorno et une introduction inédite au « cercle » ou au « mouvement » de Francfort.
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  • En 1854, Victor Hugo est en guerre contre Napoléon III et dialogue avec l'esprit de Shakespeare. Pendant ce temps, dans le nord-est de l'Amérique, des millions d'ouvrières et d'ouvriers travaillent dans l'anonymat des usines. En 1914, à New York, Marcel Duchamp propose un urinoir en guise d'oeuvre d'art. À la même époque, au Monument national de Sherbrooke, on assiste à des conférences sur l'hygiène domestique.

    Pourquoi nos destins sont-ils si différents, qu'est-ce qui fait que nos vies sont si riches ou si pauvres ?

    Dans le Sherbrooke actuel, Paul est perdu. Sa mère décline, et ceux qui en ont la garde ne pensent qu'à l'attacher. Sa fille, Ophélie, est obsédée par Dying Lucy, un site internet qui montre une enfant malade maintenue dans des conditions sordides. Et puis il y a Sarah, son ex, qui lui reproche son manque d'envergure et rêve de changer de vie.

    Que doit-il faire de son temps, à quoi son existence peut-elle servir, à quoi devrait-il s'intéresser ?

    Le caprice d'un inconnu, venu d'Europe, semble la seule aventure possible.

  • Une plongée dans les coulisses de l'histoire mondiale pour revivre les affaires criminelles extraordinaires qui l'ont marquée ! De la Préhistoire aux années 1970, seize récits vivants explorent les méandres de ces enquêtes hors du commun. Ils sont accompagnés de notes, cartes, témoignages, listes de suspects, rapports de police, etc. pour tenter d'élucider ces crimes et délits sans précédent.
    Le versant noir de l'histoire !

  • Sorti début 2016, Les Huit Salopards, huitième long métrage de Quentin Tarantino, renoue avec la logique du huis-clos de son premier film, Reservoir Dogs, et se mesure à nouveau au western, trois ans après Django Unchained. Les deux mots composant ce titre indiquaient un tiraillement entre dette et liberté. Le premier a une résonance cinéphile. Le second renvoie à une histoire d'esclave affranchi. On pouvait toutefois entendre déchaîné comme une invitation à parler de Tarantino différemment. Une invitation à libérer son cinéma des chaînes de la cinéphilie et de la citation pour l'aborder enfin de front : comme un art du recommencement à neuf et non de la reprise. C'est en tout cas le pari de cet ouvrage collectif, qui reparaît aujourd'hui dans une nouvelle édition augmentée, à l'occasion de la sortie des Huit Salopards. Film par film, des critiques de cinéma, des philosophes et des anthropologues décrivent l'évolution et la nouveauté formelle, mais aussi historique et politique, de l'un des plus grands cinéastes de ces vingt dernières années.

  • A la base de tous les travaux de génie civil, la topographie est un ensemble de techniques qui, partant de la mesure, conduisent à l'aménagement du terrain - que l'on représente désormais en 3D.

    Dans ce nouveau manuel volontairement opérationnel et abondamment illustré, on trouvera notamment la description précise des instruments de mesure et un exposé détaillé des méthodes de travail, avec calculs, dessins et techniques d'implantation.

    Destiné à la formation des topographes, il permettra aussi aux praticiens confirmés, de l'opérateur à l'ingénieur, d'actualiser leurs connaissances.

  • À douze ans, Ender Wiggin a sauvé l´humanité de la menace des «doryphores», mais le retour au foyer lui est interdit : les rivalités nationales ont repris et les jeunes prodiges de l´École de guerre suscitent convoitises et craintes. On lui propose alors l´exil vers la première colonie humaine sur une planète prise à l´ennemi, dont il deviendra le gouverneur.
    Tandis que l´histoire de la Terre se poursuit avec Bean dans les quatre livres de «l´Ombre», Ender entreprend, en compagnie de sa soeur Valentine, un long périple de trois mille ans, le coeur lourd du xénocide qu´il a commis.
    Chronologiquement situé entre La Stratégie Ender et La Voix des morts - deux livres couronnés par les prix Hugo et Nebula en 1986 et 1987 -, L´Exil éclaire pour la première fois l´adolescence d´Ender et son entrée dans l´âge adulte, ces années de voyage rela­tiviste dans les étoiles où il s´est mis en quête d´un espoir de rédemption. L´auteur y retrouve ses plus belles qualités de conteur

  • Synthèse des différentes techniques particulières, ce manuel rassemble pour la première fois les connaissances jusqu'ici dispersées portant sur le transport et la distribution de l'eau potable dans une agglomération.

    "Art de transporter l'eau depuis la ressource jusqu'au pied de l'immeuble - après quoi le plombier prend le relais - la fontainerie est la science qui, visant à approvisionner une population en eau, répond au droit de l'accès à l'eau pour tous. Or cette science n'est enseignée nulle part : c'est le compagnonnage qui permet de perpétuer les techniques de cheminement de l'eau dans le sous-sol. Concevoir, assembler, amarrer, ventouser, décharger... autant de termes que le "fontainier" manie couramment. La fontainerie, c'est aussi un énorme Meccano aux règles très strictes, les conséquences pouvant être sensibles : il faut par exemple protéger l'eau transportée des montées d'eau dans la galerie, des coups de bélier, voire des pollutions - intérieures ou extérieures", précise dans sa préface Odile de Korner, directrice générale honoraire d'Eau de Paris.

    L'ouvrage est plus particulièrement destiné aux techniciens et ingénieurs du domaine de l'eau et des travaux publics. Il s'adresse naturellement à tous ceux qui sont concernés par les techniques de pose des conduites de transport et de distribution d'eau, que ce soit au sein des collectivités locales et territoriales ou dans les bureaux d'études et les entreprises de travaux publics.

  • Georg Cantor (Saint-Petersbourg, 1845 - Halle, 1918) est un mathématicien allemand de génie qui a révolutionné sa discipline. Père de la théorie des ensembles, il a introduit la notion de nombre infini (1873), faisant ainsi de la mathématique un ""paradis"". Ce ne fut pas sans difficultés: théoriques, philosophiques et personnelles. C'est cet itinéraire qu'on retrace ici, en contant la vie tragique d'un véritable créateur, qui mourut en clinique psychiatrique, tout en expliquant le plus clairement possible les concepts essentiels qu'il a dégagés en mathématique. Son OEuvre se situe au carrefour d'une rénovation complète de cette science, entre Bolzano et Weierstrass, Hilbert et Gsdel, dans une tradition qui parcourt tout l'héritage de la philosophie occidentale, de Platon et Aristote à Spinoza et Leibniz.
    Jean-Pierre Belna, Maître ès mathématiques et docteur en philosophie ; Professeur certifié de mathématiques.

  • Les savants

    Manu Joseph

    Aujourd"hui en Inde, on ne dit plus « intouchable » mais dalit. Un mot, toutefois, suffit-il à changer la donne ? Ce n'est pas l'avis d'Ayyan. D'un côté, du sien, une pièce minuscule partagée avec sa jeune épouse et son fils dans une exécrable cité de la banlieue de Bombay, tandis qu'il exerce un emploi de secrétaire dans un institut de recherche de haut vol. De l'autre extrémité du spectre social, à l'Institut, les savants, les « brahmanes » et, avec eux, tous les ­nantis et leurs femmes inaccessibles, le regardent de haut. Alors, à l'époque où le petit peuple indien, conscient de sa supériorité numérique, acquiert un pouvoir politique de plus en plus important, Ayyan a une idée... Son fils Adi est brillant. Pourquoi ne pas donner discrètement un coup de pouce au destin, ne pas compenser les injustices de la naissance et du système des castes ? Fort de ce qu'il apprend à l'Institut en écoutant aux portes, Ayyan entretient le mythe d'un petit génie dalit... Qui, dans ces chassés-croisés, ces jeux de pouvoir, ces mensonges plus ou moins assumés, remportera la partie ? À coup sûr le lecteur, emporté par la prose simple et efficace, à l'humour acerbe, d'un romancier indien qui appelle un chat un chat et se moque des faux-semblants de ses compatriotes.

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