• Nuit d'épine

    Christiane Taubira

    • Plon
    • 26 Septembre 2019

    La nuit, chacun la voit, la vit, la sent, l'apprivoise à sa manière. De celle de Guyane, trouée d'un faible lampadaire sous la lueur duquel, enfant, à la faveur de la moiteur et du silence, elle allait lire en cachette, à celle qui lui permettait de régler ses comptes avec les péchés capitaux que les religieuses lui faisaient réciter dans la journée, la nuit a souvent été, pour Christiane Taubira, une complice, une alliée, une sorte de soeur intime, un moment particulier. C'est la nuit des chansons qu'on adore et dévore, la nuit du sommeil qui refuse qu'on annonce la mort d'une mère, la nuit des études passionnées et des yeuxen feu à force de scruter les auteurs sacrés, la nuit qui ouvre sur les petits matins des métros bougons et racistes. C'est aussi la nuit des militantismes, de la Guyane qui se révolte, des combats furieux à l'Assemblée autour du mariage pour tous - un cathéter au bras et le courage en bandouillère. C'est enfin la nuit d'un tragique vendredi 13, bientôt suivie de celle où l'on décide d'un adieu. Ces nuits des espoirs, des questions, des inquiétudes parfois, des colères aussi sont un roman du vrai. Un récit littéraire où l'auteur montre que la vie est souvent plus forte, inventive, poétique, envoûtante, dure, terrible que bien des fictions.

  • C'est l'an 1 d'Indignez-vous ! Près de quatre millions du petit livre beige répandus sur la planète. Dans l'élan des éditions étrangères, Stéphane Hessel a précisé ses positions sur Israël, la Palestine, rendu un hommage exceptionnel à l'inventeur des Nations unies, le président américain Franklin Roosevelt ; il est revenu sur la non-violence. Cette édition anniversaire intègre ces ajouts, mais aussi des corrections de lecteurs, des photos inédites, sans oublier la fabuleuse histoire de ce soulèvement desconsciences.

  • Cette bande dessinée nous présente l'histoire de la gauche depuis les origines jusqu'à nos jours sous une forme humoristique. L'historien Jean-Yves Le Naour s'est associé au dessinateur Marko pour retracer la naissance de ce mouvement politique en convoquant Dieu et Jésus pour en expliquer la genèse jusqu'à nos jours.
    Le livre offre ainsi au lecteur un panorama complet de l'histoire de la gauche à travers ses personnages les plus emblématiques ainsi que tous les courants politiques qui lui sont affiliés.

  • Nos sociétés abusent d'une novlangue qui détourne le sens premier des mots. Geoffroy de Vries nous propose de redéfinir, de façon simple, vulgarisée et synthétique, les principaux termes du langage culturel et politique courant, trop souvent dévoyés pour des raisons idéologiques.
    " Votre problème, c'est que vous croyez qu'un père est forcément un mâle ", affirmait Emmanuel Macron à l'un de ses interlocuteurs.
    Quel sens donner au mot " père " lorsqu'il peut s'appliquer à une femme ? Au mot " égalité ", quand il sert à justifier plus de droits au profit de quelques-uns ? Y a-t-il de la " dignité " à promouvoir l'assistance au suicide ? Si le " conservatisme " n'était pas présenté comme une attitude rétrograde, mais comme l'attachement à certaines valeurs, les échanges n'y gagneraient-ils pas en maturité ?
    Le débat d'idées est toujours affaire de sens. George Orwell, dans 1984, évoquait déjà les " mots créés sur mesure pour fabriquer l'attitude mentale souhaitable ". Car c'est le propre de tout pouvoir totalitaire de détourner le vocabulaire pour faire valoir une idéologie. On assiste ainsi à un " hold-up ", une subversion du langage qui entraîne une insidieuse déconstruction du droit, surtout s'agissant des personnes, de la filiation, de l'origine et de la fin de la vie.
    Mère, mariage, république, laïcité, vivre-ensemble, droite, gauche, égalité, islam, racisme, mort, euthanasie... Face à la confusion liée aux faux sens et aux dévoiements sémantiques, entretenue par ceux qui ont intérêt à ne pas débattre des sujets de fond, il importe de se réapproprier le sens des mots en se libérant de la novlangue.

  • Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?Orateur hors-pair, grand humaniste et fondateur du journal L'Humanité, Jean Jaurès est une figure de proue du socialisme français dont le nom incarne pour beaucoup l'opposition à la guerre qui s'annonce en 1914. Alors que le monde est sous tension après l'assassinat de l'archiduc Ferdinand, Jaurès met tout son poids politique dans ce combat pour la paix et finit assassiné à l'aube de cette grande guerre qu'il redoutait. Cet engagement ultime est le point d'orgue d'une carrière politique au service des exclus et des persécutés commencée dans les années 1880 par un soutien enflammés aux mineurs grévistes de Carmaux.Vincent Duclert apporte son regard expert à Jean-David Morvan et Rey Macutay pour nous offrir le portrait détaillé et passionnant de cette figure universelle du socialisme et du pacifisme, dont s'inspirent encore nos dirigeants actuels.

  • En 2020 sera commémoré le 10e anniversaire de la mort de Jean Ferrat. L'occasion de démontrer combien les textes qu'il a écrits et/ou interprétés (notamment d'Aragon) sont singulièrement modernes. La foi et les convictions de Jean Ferrat, les combats d'idées qu'il a menés, résonnent avec force dans l'actualité. Capitalisme, libéralisme, socialisme, démocratie, dictature, mais aussi entreprise, travail, syndicalisme, mais aussi environnement, Europe, mondialisation, mais aussi paix, solidarité, fraternité, humanité, amour... (et bien d'autres sujets) : ce livre confronte le lecteur à « une » formidable lecture du monde, car la poésie et les engagements personnels de Jean Ferrat inspirent la manière dont nous devons regarder le monde, celle aussi dont nous pouvons le rêver et le construire.

    Denis Lafay est journaliste, il a rencontré Jean Ferrat il y a une quinzaine d'années.
    Laurent Berger est le secrétaire général de la CFDT.
    Cédric Villani est mathématicien et député.
    Étienne Klein est physicien et philosophe.
    Tous les quatre sont passionnés par l'oeuvre de Jean Ferrat.

  • À travers le portrait d'une femme en quête d'elle-même et la musique d'une adolescence tourmentée, Jérôme Chantreau nous invite à passer la porte du 26, rue de Naples et réenchante Paris.
    Changer la vie. Trois mots pour s'inventer un destin. Trois mots que Françoise, fraîchement divorcée, a décidé de faire siens, elle qui, pour la première fois, a voté à gauche le 10 mai 1981.
    Au 26, rue de Naples, un appartement ouvert aux quatre vents, Françoise tente de changer la vie - sa vie. Elle métamorphosera surtout celle de ses enfants en les plongeant dans un tourbillon aussi fantasque que brutal. Tandis que son fils Laurent crée un groupe de rock dans les caves parisiennes, Françoise recueille chez elle des gamins du quartier, fracassés par la drogue, les mauvais coups et l'exil. Mais à trop s'occuper des enfants des autres, ne risque-t-elle pas d'en oublier les siens ? Laurent est là, qui se tient au bord de l'abîme, hypnotisé par Victor - le plus beau, le plus brillant de la bande.
    Dans ce roman où Paris se fait personnage, Jérôme Chantreau nous offre un portrait sans complaisance de la France mitterrandienne, aux accents violents et poétiques.
    " Jérôme Chantreau a parfaitement brossé le portrait d'une époque [la France des années 1980] et l'air de son temps. " - Thierry Clermont, Le Figaro
    - Prix François Augiéras
    - Prix Cultura/Femme actuelle
    - Prix de la plume d'or du premier roman
    - Sélections : Prix du Style 2016, Prix Régine Deforges, Prix de la fondation Prince de Monaco

  • Tiré à part d'un texte paru en préface de la version poche (en France seulement) de "La médiocratie". Précédé d'un prologue graphique de Clément de Gaulejac.


    Si elle annonçait jadis l'amorce d'une réflexion pour un ordre nouveau, la question "Que faire ?" est désormais rhétorique : "Oui mais qu'est-ce que je peux faire, moi?" Confirmez-moi que je n'y peux rien, car je ne me sens pas la force d'assumer l'acte de résistance que les circonstances exigent. On cherche pitoyablement un de Gaulle à l'appel de qui répondre, un Gandhi à imiter en masse - mais toujours dans son coin.

    À ce stade de la déréliction politique, que faire, en effet ?

    Cesser de s'indigner et passer à la question suivante. Travailler sans fin à une synthèse des causes valables, s'organiser au-delà des esprits de chapelle et des replis sectaires, moquer l'idéologie, réduire à des objets de la pensée les termes que la propagande cherche à inscrire au siège de la subjectivité, transcender les modalités d'organisation hégémoniques, et s'essayer à des formes instituées qui nous ressemblent. Radicalisez-vous ! »

  • Est-ce que les idées et les pratiques défendues par l'anarchisme et le socialisme trouvent encore un écho aujourd'hui? Ces courants de pensée nous aident-ils toujours à penser la domination et la transformation sociale? Leurs visions opposées du rôle de l'État sont-elles irréconciliables? Est-il possible de transcender leurs clivages historiques pour bâtir une gauche apte à relever les défis du XXIe siècle? C'est à cet exercice que se sont prêtés Marcos Ancelovici et Pierre Mouterde dans cette stimulante série d'entretiens dirigés par Stéphane Chalifour et Judith Trudeau. Héritage des luttes, stratégies politiques, pouvoir des urnes et de la rue, nation, horizons révolutionnaires, ces thèmes clivants sont au coeur d'un dialogue vigoureux et fécond. Une discussion franche, riche en références historiques, qui révèle l'actualité de ces perspectives politiques radicales et une volonté de tirer des leçons du passé afin de construire des ponts, de faire «cause commune».

  • Antidote à l'impuissance et au doute, le Festival des Idées a rassemblé à l'été 2019 de nombreux citoyens décidés à répondre à la panne du politique. Leur but : une alternative crédible face à des crises sociales et écologiques inédites pour éviter qu'en 2022, un nouveau duel Macron-Le Pen ne signe la défaite de la démocratie.
    Ce livre traduit et prolonge cet élan collectif. Les nouvelles générations prennent ici la parole pour nous prévenir : on ne pourra plus faire de la politique comme au temps des partis hégémoniques, ni passer à côté de la question climatique. Les lignes de fracture entre les différentes sensibilités de la gauche et des écologistes sont énoncées sans fard, mais des pistes sont ouvertes pour recréer du commun.
    Transition écologique à Loos-en-Gohelle, Villages du futur dans le Morvan, nouveau rapport à la propriété grâce aux organismes de foncier solidaire, initiative Territoires zéro chômeur de longue durée... les utopies concrètes décrites dans ces pages montrent combien le pays est plein de ressources pour imaginer et pour agir.C'est désormais à la société elle-même d'écrire son programme pour un futur désirable. Pour cela, nous vous donnons rendez-vous les 3, 4 et 5 juillet 2020 à La Charité-sur-Loire.

    Le livre est signé "collectif" mais il est coordonné par de jeunes thésards et fait la part belle à la parole des jeunes bénévoles du festival. Petit aperçu avec le témoignage de Makan en deux volets :
    http://www.trappyblog.fr/vendredi-du-quartier-a-la-charite/
    http://www.trappyblog.fr/samedi-journee-de-rencontres-a-la-charite/

  • 2015. Alexis Tsipras, candidat de Syriza, coalition de la gauche radicale, est élu pour en finir avec les politiques de lUnion européenne et du FMI. Six mois plus tard, il signe un programme du même acabit, demandant à son Parlement de ratifier un texte auquel il avoue ne pas croire.

    Pourtant, depuis 2009, aucun autre Premier ministre grec nétait allé au terme de son mandat. Sans doute parce quaucun autre ne colle autant au destin de son pays. Né en 1974, au sortir de la dictature des colonels, Tsipras choisit son camp, leurocommunisme ; avec la crise, à la tête du combat contre laustérité, il conquiert lopinion publique. Ce caméléon surprend, comme son pays : son portrait sans concession dessine celui dune Grèce qui nen finit pas de se débattre avec ses contradictions politiques.

    Journaliste correspondant en Grèce pour plusieurs quotidiens de presse nationale (Libération pour la France, Le Soir pour la Belgique et Le Temps pour la Suisse) et régionale (Le Télégramme, Le Progrès de Lyon...), de magazines (Marianne, Télérama, Les Echos Week-end...), et collaborant avec plusieurs radios (Europe 1, Radio Canada), Fabien Perrier partage depuis plusieurs années son temps entre la France et la Grèce. Il couvre lactualité du pays et, doù il est, celle de lUnion européenne.

  • Alors que la «gauche» semble avoir officiellement rompu avec le socialisme pour redevenir un avatar du libéralisme et qu'elle s'est, une bonne fois pour toutes, entièrement dissociée des classes populaires, l'hégémonie du bloc populiste-néolibéral semble inexpugnable. Seule la relance d'un programme socialiste à gauche de cette «gauche» libérale permettrait de la défaire, nous dit Franck Fischbach. Mais au préalable, il faut revenir aux hypothèses fondatrices du socialisme. 

    Par un retour aux propositions philosophiques à la base de la pensée socialiste, notamment celles formulées par Hegel, Marx, Durkheim et Dewey, Franck Fischbach esquisse dans cet ouvrage un socialisme conscient de la rationalité du social, un socialisme de coopération entre égaux dont la tradition n'a été épuisée ni par l'État social ni par le socialisme «réel», loin de là.  Les partis socialistes sont morts, vive le socialisme!

  • Enfant du premier vingtième siècle, leader politique du second, François Mitterrand (1916-1996) fut un homme de culture. La littérature fut pour lui une passion, et il fera de l'écriture une activité de chaque instant. Arme politique tout autant que reflet d'une plume au style singulier, les textes mitterrandiens témoignent d'un homme et d'une époque. Il fallait les contextualiser pour offrir au lecteur d'aujourd'hui une analyse historique, ce à quoi cette édition des oeuvres, fruit d'un travail de plusieurs années mené par une large équipe de spécialistes, s'attache. Dans ce quatrième volume, se trouvent réunis :
    La Paille et le Grain (1975) ; L'Abeille et l'Architecte (1978)
    Alors qu'il est Premier secrétaire du Parti socialiste depuis 1971, François Mitterrand publie de façon régulière de courtes « chroniques », commentant l'actualité politique pour l'essentiel mais livrant aussi une certaine intimité.
    Parus initialement dans l'hebdomadaire du parti, L'Unité, ces textes, remaniés et accompagnés d'inédits, sont réunis en 1975 puis 1978 dans deux ouvrages qui vont connaître un certain succès et assurer à son auteur une réputation d'homme de lettres tout en modifiant son image dans l'opinion publique.
    Réflexions sur la politique extérieure de la France (1986)
    Loin des « chroniques » précédentes, cet ouvrage de 1986 s'inscrit dans un tout autre registre. Désormais Président de la République, François Mitterrand rend compte de son action en tant que chef de la diplomatie française et chef des armées. Il évoque tous les grands sujets du moment : du conflit Est-Ouest à ceux du Moyen-Orient en passant, bien entendu, par la construction européenne. Au-delà de ce récit - de cette justification -, il s'agit aussi pour lui, alors que la perspective de la première cohabitation se précise, de marquer ses prérogatives face à un futur Premier ministre de droite.
    Lettre à tous les Français (1988)
    Lorsque paraît cette lettre adressée à tous les électeurs français, François Mitterrand se présente pour la quatrième fois à la présidence de la République et brigue un second septennat. Ce texte, qui fait figure de programme politique, se présente toutefois comme un texte littéraire, le lecteur retrouvant le style personnel et proche des ouvrages des années 1970. Absence de polémiques, ton volontiers paternaliste : c'est bien l'image du président protecteur qui s'impose ici.

  • "Depuis l'élection d'Hugo Chávez au Venezuela en 1998, l'Amérique latine a massivement basculé à gauche. Pendant les années 2000, des figures emblématiques telles que Lula au Brésil y volent de succès en succès. Le continent atteint des taux de croissance qui font rêver en Europe et connaît un net recul de la pauvreté et des inégalités. La gauche latino-américaine aurait-elle trouvé la recette du développement équitable ?Panorama des réformes introduites par la gauche depuis une décennie, cet ouvrage révèle leur diversité et leur ampleur au regard d'une histoire politique et sociale marquée par l'exclusion. Il met aussi met en lumière l'originalité d'une expérience qui allie pragmatisme et rigueur, avec des gouvernements qui, sans totalement remettre en question les politiques néolibérales des années 1990, ont su réhabiliter le rôle politique de l'État dans la promotion du développement et introduire ainsi un changement durable.Un bilan de lévolution politique, sociale et économique de lAmérique latine."

  • Perry Anderson, Edward Palmer Thompson, David Harvey, Moishe ­Postone, Derek Sayer, Simon Clarke, Robert Brenner, Ellen Meiksins Wood et David McNally : neuf penseurs importants dont l'influence grandissante marque un renouveau de l'apport de ­l'oeuvre de Marx et de ses successeurs au champ des sciences sociales. Chaque chapitre décrit le parcours intellectuel de l'une de ces figures.

  • Alors que le parti radical, entre les deux guerres notamment, apparaît comme un parti du centre, certains de ses leaders, comme Jean Zay, sont incontestablement des hommes de gauche. Quelle est donc l'identité de cette gauche ? Quelles en sont les composantes ? À quels idéaux se reconnaît-elle ? C'est à ces questions que ce livre répond, en explorant la gauche radicale, à partir de la Belle Epoque jusqu'à l'internement de Jean Zay à Riom dans la Résistance.
    Ce parcours fait apparaître le radicalisme sous un jour renouvelé. Certes, on s'attendait à ce que des thèmes tels que la laïcité de l'État, l'importance de l'éducation, ou l'attachement aux usages parlementaires soient au centre des identités de cette gauche. Mais on découvre d'autres tendances : d'abord, la valorisation de la gauche comme telle, c'est-à-dire l'évidence du clivage gauche-droite. L'importance des questions internationales ensuite : cette gauche se distingue par ses positions en matière de défense nationale. Pour ces radicaux, la démocratie et la paix sont une seule et même cause. Enfin, ce livre montre la vitalité du débat politique à l'époque et donne à voir une culture politique d'un premier XXe siècle bien différente de la nôtre.
    Le radicalisme ainsi revisité ne mérite pas le discrédit dans lequel il est tombé aux yeux de beaucoup : l'identité de la gauche du radicalisme réside dans l'affirmation du sérieux et de la noblesse de la politique.

  • Une mauvaise maire

    Jacques Jouet

    La vie quotidienne dans une mairie de gauche et de banlieue au temps de Chirac est un mélange d'affaires courantes et de situations cocasses. Marie Basmati, qui n'est pas indienne, est madame la maire. Dans «sa» ville et dans son bureau, elle vit pleinement ses convictions et ses amours. Suivons-la, quelques jours durant. Un scandale rôde.

  • Mitterrand l'a façonnée, Hollande l'a enterrée : la gauche française est morte !
    Les cassures idéologiques sont irrémédiables, les différents clans sont irréconciliables et nul ne sait plus ce qu'est le "socialisme". Cette fois, c'est la fin. Avec un humour dévastateur, Christophe Barbier raconte les derniers jours de la gauche, la faillite des idées et la guerre des hommes. Comme un point final à quarante-cinq ans d'histoire politique française.
    Dans ce récit implacable, il dépeint également l'émergence de nouvelles gauches : celle qui développe une utopie, avec Benoît Hamon ; celle qui espère la révolution, avec Jean-Luc Mélenchon ; celle qui construit le réformisme du XXIe siècle, avec Emmanuel Macron. Vont-elles s'entretuer ? À moins que la social-démocratie ne renaisse de ses cendres, avec Manuel Valls...
    Un quinquennat effroyable, une primaire pitoyable, des sondages épouvantables : et si le pire pour la gauche était encore à venir ?

  • Grandeurs et décadences du politico-game
    Savez-vous que le mot " président " dans un slogan de campagne assure 100% d'échec ? Qu'un bon président sans labrador constitue un acte de rébellion ? Que vous disposez de 3 634 chances de fouler du Charles-de-Gaulle sur le territoire français ? Et avez-vous la moindre idée du positionnement du premier gouvernement paritaire ? Les auteurs, fous de politique et de data, font s'affronter GAUCHE et DROITE sur le terrain des statistiques et des corrélations.
    Le chômage, la déchéance de nationalité, le sexisme, les Légions d'honneur honteuses, les punchlines cultes, les clashs, les ventes d'albums de Sardou indexées sur la popularité de Mitterand, les retraites en forme d'escarres dorées, les cravates satinées de Valls, l'IVG, la peine de mort, le vote des étrangers, les condamnations sans adieux à l'ambition et la sacro-sainte Corona de Chirac - des dizaines de matchs comme autant de sujets, sérieux ou légers, traités avec le génie de l'infographie et un penchant pour les extrapolations.
    Mais surtout, une grande battle visuelle et addictive dont on ne connaîtra pas l'issue. La GAUCHE/la DROITE, tout en gants de cuir, se tiennent prêtes sur le ring du politico-game. À vous de compter les points au gré des rounds de ce match full-contact.

  • Nous, on peut!

    Jacques Généreux

    On connaît tous la rengaine de l'impuissance : " Dans une économie mondialisée, le gouvernement d'un seul pays ne peut plus faire grand-chose pour contrer le pouvoir de l'argent et des marchés. Ne songez donc pas à faire payer les riches, à mater les spéculateurs ou à présenter la facture des crises aux vrais responsables ! Ce n'est plus possible, et les peuples doivent accepter la régression sociale nécessaire pour payer la crise à la place des banquiers et des rentiers qui l'ont provoquée ! C'est ignoble, mais c'est ainsi : on ne peut pas faire autrement ! "
    Eh bien,Nous, on peut !, comme l'explique ce bref précis d'économie politique à l'usage du simple citoyen. " Nous ", c'est-à-dire l'autre gauche incarnée ici par le secrétaire national à l'économie du Parti de gauche et par le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui préface l'ouvrage. Avec le talent pédagogique qui fait le succès permanent de ses livres d'économie, Jacques Généreux montre que la mondialisation néolibérale n'est pas une fatalité : c'est un processus politique entièrement commandé par des gouvernements nationaux qui font en réalité ce qu'ils veulent. Il explique comment un gouvernement déterminé peut se débarrasser des spéculateurs, reprendre le contrôle de la finance, surmonter la crise de la dette publique, s'affranchir du carcan imposé par les traités européens, sans même sortir de l'Union européenne ou de l'euro.
    " Donnez-nous une semaine, un mois peut-être, et, en voyant ce que, nous, on peut faire, tous les Européens sauront aussitôt que le seul et unique obstacle à une autre politique... c'est leur gouvernement. "
    Jacques Généreux
    Professeur à Sciences Po., économiste bien connu pour ses manuels d'économie politique (best-sellers des facultés depuis vingt ans), il consacre son travail à la refondation anthropologique de la philosophie politique et de l'économie. On lui doit, notamment, la trilogie À la recherche du progrès humain ( La Dissociété, 2006, L'Autre Société, 2009, La Grande Régression, 2010), publiée au Seuil.
    Longtemps engagé dans " l'aile gauche " du Parti socialiste, il a mené en 2005 une campagne nationale pour le " non de gauche " à la Constitution européenne, et publié le Manuel critique du parfait Européen - Les bonnes raisons de dire non à la Constitution. En 2008, il a suivi Jean-Luc Mélenchon pour participer à la fondation du Parti de gauche dont il est le secrétaire national à l'économie.
    http://genereux.info
    Jean-Luc Mélenchon
    Député européen, co-président du Parti de gauche, est notamment l'auteur de Qu'ils s'en aillent tous ! Vite, la révolution citoyenne (Flammarion, 2010), L'Autre Gauche (Bruno Leprince, 2009), Causes républicaines (Seuil, 2004).
    http://jean-luc-melenchon.fr

  • Serge Moati se souvient : " Eté 1957. J'avais perdu mon père, ma mère et mon pays, la Tunisie. Le tout en deux mois. Trois disparitions en un été : une sacrée distraction. "
    En mai 1968, après un séjour au Niger où il apprend son métier de réalisateur, il frappe à la porte, fort peu accueillante, du parti socialiste. Il rencontre François Mitterrand et, en 1971, devient son conseiller pour la télévision. Plus tard il sera " son " réalisateur pour les débats présidentiels : 1974. 1981. 1988. On se souvient de celui, décisif, de 1981 qui oppose le leader de la gauche à Valéry Giscard d'Estaing, ou de la cérémonie du Panthéon. Coulisses. Secrets. Manipulations en tous genres. L'histoire palpite. Côté cœur, c'est la saga personnelle et drôle d'une victoire.
    Né en 1946, Serge Moati commence sa carrière de réalisateur en 1968. Il a signé de nombreux films et travaillé avec les comédiens les plus célèbres. Pendant dix ans, il a produit et animé Ripostes, diffusé sur France 5, et présente aujourd'hui Cinémas sur la même chaîne.

  • La violence est une forme de contestation d'un ordre politique, économique ou culturel réputé légitime. Ses manifestations, rarement isolées, demandent à être contextualisées historiquement et géographiquement, quelles puisent à une même source dinspiration (anarcho-syndicalisme, marxisme, islamisme radical, etc.) ou quelles empruntent des modalités proches (assassinat politique, complot, terreur, etc.).Fraction armée rouge, Action directe, Brigades rouges, Weather Underground Organization, Armée rouge japonaise : comment expliquer léclosion de groupes choisissant la voie armée au cours des années 1968 en Europe comme aux États-Unis et au Japon ? Quelles références et variables communes permettent alors cette diffusion ?Quarante ans après Mai 68, cet ouvrage interroge la résurgence et l'itinéraire de la violence révolutionnaire dextrême gauche.

  • Lorsque la gauche arriva au pouvoir, en mai 1981, nombre de ceux qui avaient participé à la contestation des années 1960 et 1970 considérèrent que cette victoire était un peu la leur : ils pensèrent que les socialistes allaient inventer un nouvel art de gouverner permettant de réconcilier la critique radicale et la réforme effective. Il leur fallut déchanter : les socialistes furent changés par l'exercice du pouvoir et se mirent à dénoncer les mouvements sociaux et les intellectuels qui les soutenaient. Dans le même temps, s'opérait un glissement vers la droite de toute la vie intellectuelle française, produit dans une large mesure par le travail de cénacles idéologiques. C'est le divorce qui s'installa alors entre une gauche officielle gagnée au néo-conservatisme et une gauche critique renvoyée à la radicalité pure qui explique la défaite du candidat socialiste à l'élection présidentielle de 2002. C'est de cette séquence - et de ses conséquences actuelles - que Didier Eribon entreprend ici l'analyse historique, théorique et politique.

  • La question de l'« antisémitisme à gauche » est un problème tenace et persistant. Les débats à ce sujet ont augmenté avec la diffusion croissante de l'antisionisme à l'intérieur de la gauche, et les controverses au sein du monde anglophone secouent les principaux partis, les hommes politiques et les mouvements sociaux.Bien que la droite exagère à la fois l'ampleur et la portée de ce problème, la gauche refuse catégoriquement de l'affronter alors même qu'elle est de plus en plus empêtrée dans des scandales. Ce refus est hégémonique dans la gauche, y compris celui d'entamer un processus qui déconstruirait l'intersection complexe entre l'antisionisme et l'antisémitisme réellement existants.L'identité et la présence juives perturbent constamment les catégories et les concepts de la gauche. Si celle-ci voulait vraiment s'attaquer à ces questions, elle devrait repenser non seulement les formes actuelles qu'a prises l'antisionisme, mais aussi la façon dont elle aborde l'anti-impérialisme, le nationalisme des opprimés, les politiques de l'identité, le populisme, les théories conspirationnistes et la critique du capital financier. Ce livre analyse chacun de ces différents sujets, en fournissant aux lecteurs et lectrices des exemples concrets.

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