• Jouir

    Sarah Barmak

    • Lizzie
    • 12 Novembre 2020

    "Un manuel sur la sexualité féminine et une jouissance décorrélée de la fécondation. Drôle, percutant, l'ouvrage a aussi une visée politique. Car l'égalité sexuelle participe du combat pour l'égalité tout court. Aux orgasmes, citoyennes !", Aurélie Marcireau, Le Nouveau magazine littéraireLibérée, la sexualité des femmes d'aujourd'hui ? On serait tenté de croire que oui. Pourtant, plus de 50 % d'entre elles se disent insatisfaites, que ce soit à cause d'un manque de désir ou de difficultés à atteindre l'orgasme. Si tant de femmes ordinaires sont concernées, peut-être qu'elles n'ont rien d'anormal et que ce n'est pas à la pharmacie qu'il faut aller chercher la solution. Le remède dont elles ont besoin est plus certainement culturel, et passe par une réorientation de notre approche androcentrée du sexe et du plaisir.
    Tour à tour reportage, essai et recueil de réflexions à la première personne, cet ouvrage enquête sur les dernières découvertes scientifiques ayant trait à l'orgasme féminin. On y apprend ainsi qu'une chercheuse en psychologie clinique a recours à la méditation de pleine conscience pour traiter les troubles à caractère sexuel. On y découvre aussi diverses façons dont les femmes choisissent de redéfinir leur sexualité. Cette aventure aux confins de la jouissance nous emmène jusqu'au festival Burning Man, où l'orgasme féminin est donné à voir sur scène, ou encore dans le cabinet feutré d'une thérapeute qui propose de soigner les traumatismes liés au viol à l'aide de massages sensuels.

  • Blues et féminisme noir s'intéresse à trois chanteuses de blues qui incarnent les racines et l'identité de la culture musicale noire américaine : Gertrude « Ma » Rainey, Bessie Smith et Billie Holiday. Angela Davis, universitaire et féministe, analyse les paroles des chansons pour en extraire la substance revendicative : autonomie - qu'elle soit sexuelle, géographique ou financière - et égalité - de sexe et de race. En croisant contexte historique, social et politique de cette époque, qui va des années 1920 aux années 1940, elle démontre que sous des aspects sous-culturels véhiculés par la culture dominante, le blues reste « la » musique de l'émancipation, des Noirs et, plus encore, des femmes noires.

    Angela Davis, née en 1944, est une auteure et activiste noire nord-américaine.

  • « Ma fréquentation des chats m'a sauvé d'une ignorance crasse et incurable. »
    Dans cet opuscule, William S. Burroughs médite sur l'amitié mystérieuse entre les chats et leurs hôtes humains. Un petit traité amoureux sur les félins domestiques de sa vie qui n'aurait pas déplu à Colette ou Stéphane Mallarmé.
    « On dit que les chats sont les animaux les plus éloignés du modèle humain. Cela dépend du genre d'humain auquel vous vous référez, et bien entendu de quels chats. Je trouve parfois les chats incroyablement humains. »

  • Édition enrichie de Jean Starobinski comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre.

    "Rien n'a plu davantage dans les lettres persanes, que d'y trouver, sans y penser, une espèce de roman. On en voit le commencement, le progrès, la fin : les divers personnages sont placés dans une chaîne qui les lie. À mesure qu'ils font un plus long séjour en Europe, les moeurs de cette partie du monde prennent, dans leur tête, un air moins merveilleux et moins bizarre : et ils sont plus ou moins frappés de ce bizarre et de ce merveilleux, suivant la différence de leurs caractères. Dans la forme de lettres, l'auteur s'est donné l'avantage de pouvoir joindre de la philosophie, de la politique et de la morale, à un roman ; et de lier le tout par une chaîne secrète et, en quelque façon, inconnue."
    Montesquieu.

  • Non le concept d'intersectionnalité ne représente pas un danger pour la société ou l'université, ni ne fait disparaître la classe au profit de la race ou du genre. Bien au contraire, cet outil d'analyse est porteur d'une exigence, tant conceptuelle que politique. Une synthèse nécessaire, riche et argumentée, pour comprendre de quoi on parle
    Les attaques contre les sciences sociales se font de plus en plus nombreuses. À travers elles, ce sont certains travaux critiques qui sont particulièrement visés, notamment ceux portant sur les discriminations raciales, les études de genre et l'intersectionnalité.
    À partir d'un article de 2019, devenu référence et paru dans la revue
    Mouvements, entièrement revu et actualisé, voici, pour toutes et tous, une synthèse salutaire et nécessaire sur ce qu'est réellement la notion d'intersectionnalité. Les autrices, sociologues, s'attachent d'abord à rappeler l'histoire du concept élaboré il y a plus de trente ans par des théoriciennes féministes de couleur pour désigner et appréhender les processus d'imbrication et de co-construction de différents rapports de pouvoir - en particulier la classe, la race et le genre. Il s'agit ensuite de s'interroger sur les résistances, les " peurs ", les discours déformants et autres instrumentalisations politiques que l'intersectionnalité suscite particulièrement en France. Mais justement, défendre les approches intersectionnelles, n'est-ce pas prendre en compte, de manière plus juste, les expériences sociales multiples et complexes vécues par les individu·es, et donc se donner les moyens de penser une véritable transformation sociale ?
    Pour l'intersectionnalité : "
    Qui nos institutions académiques accueillent-elles et
    quels savoirs valorisent-elles et font-elles éclore sont donc deux questions indissociables. Et ce n'est qu'en tentant d'y répondre et en donnant toute sa place à des travaux potentiellement porteurs de transformation sociale pour les groupes marginalisés que l'enseignement supérieur et la recherche pourront continuer de jouer un rôle politique et social en France, car elles produiront une recherche scientifique qui renouvelle notre compréhension du monde social et le donne à voir dans sa complexité. " Éléonore Lépinard et Sarah Mazouz.

  • Depuis quand la nourriture a-t-elle un genre ? Pourquoi y a-t-il si peu de femmes dans les kebabs ? Qui a décidé que les hommes n'aimaient pas le rosé ? Pourquoi le végétarisme est-il perçu comme un régime dévirilisant ? Les femmes jouissent-elles vraiment en mangeant un yaourt ? Pourquoi certains hommes préfèrent-ils littéralement renoncer à la vie plutôt qu'à la viande ?

    Rien n'échappe aux injonctions genrées, surtout pas la nourriture. En matière de bouffe, ces règles, tacites ou officielles, sont partout : de la Rome antique aux menus des restaurants, en passant par la publicité et les repas de famille. Elles façonnent le genre et renforcent les stéréotypes sexistes, avec des conséquences réelles sur la planète et la santé des femmes et des hommes qui les subissent.

    Après Faiminisme, Nora Bouazzouni s'attaque aux questions de genre sous l'angle de ce sexisme alimentaire toxique qui imprègne nos sociétés comme l'ail imprègne l'haleine. Entre goûts innés, constructions culturelles et pensée magique, Steaksisme met les pieds dans le plat pour en finir avec tous les préjugés.

    Féministe passionnée par le contenu de nos assiettes, Nora Bouazzouni est journaliste et traductrice. Steaksisme est son deuxième ouvrage après Faiminisme paru en 2017.

  • Le héros, Fred, racaille des banlieues, a appris à maîtriser la langue française en prison. Il emploie les mots justes, parle avec esprit, la ramène souvent, joue les redresseurs de tort et réussit à convaincre même la plus antipathique magistrate.Sorti de prison, il poursuit son idéal : diffuser l'amour de la belle langue à ses "frères" de banlieue et aux femmes qui l'entourent.Mais on découvre, petit à petit, que notre héros est habité par un diable, dans ses relations avec les femmes. Et ça ne s'arrête pas aux mots. Fred s'interroge : quel est ce diable qui l'habite ? La République y serait-elle pour quelque chose ? Il fait appel à ses "frères" pour l'aider.Une plongée au coeur de la banlieue, avec ses jeunes, sa langue, ses mélanges, tout cela dans le style inimitable de l'auteur.

    Ludovic-Hermann Wanda, alias Black Dandy, est né en 1981 à Paris dans une famille camerounaise d'ascendance aristocratique. Il a grandi en région parisienne, entre Fleury-Mérogis et la Sorbonne. Il est bilingue : français des banlieues et français littéraire n'ont aucun secret pour lui.Prisons (L'Antilope, 2018), son premier roman, a reçu le prix Hors Concours des lycéens.

  • Race

    Sarah Mazouz

    Les répercussions mondiales de la mort de George Floyd le 25 mai 2020 l'ont montré : plus que jamais il est utile de défendre un usage critique du mot race, celui qui permet de désigner et par là de déjouer les actualisations contemporaines de l'assignation raciale.
    User de manière critique de la notion de race, c'est décider de regarder au-delà de l'expression manifeste et facilement décelable du racisme assumé. C'est saisir la forme sédimentée, ordinaire et banalisée de l'assignation raciale et la désigner comme telle, quand elle s'exprime dans une blague ou un compliment, dans une manière de se croire attentif ou au contraire de laisser glisser le lapsus, dans le regard que l'on porte ou la compétence particulière que l'on attribue. C'est ainsi expliciter et problématiser la manière dont selon les époques et les contextes, une société construit du racial.
    Si le mot a changé d'usage et de camp, il demeure cependant tributaire de son histoire et y recourir de manière critique fait facilement l'objet d'un retournement de discrédit. Celles et ceux qui dénoncent les logiques de racialisation sont traité·es de racistes. Celles et ceux qui mettent en lumière l'expérience minoritaire en la rapportant à celle des discriminations raciales sont accusé·es d'avoir des vues hégémoniques. Dans le même temps, les discours racialisants continuent de prospérer sous le regard indifférent de la majorité.
    Si le mot de race sert à révéler, y recourir est donc d'autant plus nécessaire dans le contexte français d'une République qui pense avoir réalisé son exigence d'indifférence à la race et y être parfaitement " aveugle ",
    " colour-blind ", dirait-on en anglais.

  • "On ne naît pas homme, on le devient." C'est en partant de ce postulat que Valérie Rey-Robert décortique la construction du genre, montrant que les codes masculins ont très nettement évolué au cours des siècles. Le Roi Soleil, paragon de puissance, portait perruque, poudre au visage et talons hauts. Il appartient de déviriliser nos sociétés, pour que les hommes cessent de tuer leurs compagnes et leurs enfants, qu'ils cessent de se tuer entre eux, qu'ils cessent de s'automutiler. Ceci ne pourra passer que par un grand travail de prise de conscience et d'éducation.Cette nouvelle synthèse de la bloggeuse féministe assure le parfait complément à son précédent livre.Nulle doute: il y a là matière à débat. Un débat qui engage la salubrité publique et l'équilibre de nos sociétés.

    Valérie Rey-Robert anime le blog féministe Crêpe Georgette.Elle est l'autrice d'Une culture du viol à la française (Libertalia, 2019).Elle est considérée comme l'une des plus influentes féministes francophones du moment.

  • Pars a la découverte des plantes sauvages comestibles !François Couplan et Florian Kaplar te dévoilent tous les secrets de ces plantes que tu croises chaque jour, au détour d'un parc, d'un bois ou encore d'un champ.Avec ce guide, tu apprendras à identifier 20 plantes sauvages comestibles grâce à tes sens : vue, odorat, toucher, goût... les plantes sont faciles à reconnaître et à observer.

  • Le lycée Jefferson est le repaire des apparences. Chaque élève est dans sa case, et s'efforce tant bien que mal d'y rester. Pourtant, tous ont des secrets prêts à être dévoilés.
    D'ailleurs, huit élèves sont sur le point de voler en éclats. Tim, Jude, Terence, Colin, Swann, Megan, Nelly et Flora. Autant de personnalités différentes que d'amitiés à créer, faire évoluer, ou parfois détruire. Peu à peu, ils s'ouvrent enfin, et, ensemble, ils partent en quête d'eux-mêmes.
    Comment assumer son identité, sa sexualité, tout en respectant ses croyances et les codes de la société ? Comment faire face à une maladie survenue soudainement sans signes avant-coureurs ? Comment comprendre puis accepter qui l'on est, tout simplement ?

  • La Source de l'amour-propre réunit une quarantaine de textes écrits par Toni Morrison au cours des dernières décennies, où se donne à lire, dans toute son évidence, sa généreuse intelligence. Elle s'implique, débat, ou analyse des thèmes aussi variés que le rôle de l'artiste dans la société, la question de l'imagination en littérature, la présence des Afro-Américains dans la culture américaine ou encore les pouvoirs du langage. On retrouve dans ces essais ce qui fait également la puissance de ses romans : l'examen des dynamiques raciales et sociales, sa grande empathie, et son pragmatisme politique.
    La Source de l'amour-propre est à la fois une porte d'entrée dans l'oeuvre de Toni Morrison et une somme où se donne à lire l'acuité combative de son autrice. C'est aussi, dans un style dont la vigueur ne cesse de nous éblouir, un puissant appel à l'action, au rêve, à l'espoir.

  • être père ; une place à prendre au quotidien Nouv.

    S'il est évident que les pères s'investissent toujours plus dans leur parentalité, accueillir un enfant reste un défi considérable. En lutte constante contre l'éducation qu'ils ont reçue, les stéréotypes de genre ou bien tout simplement le regard de la société, les pères s'interrogent aujourd'hui plus que jamais.L'auteur, formé à l'accompagnement parental, a mené de nombreux ateliers avec des groupes de pères. En leur donnant la parole, il brise les tabous et livre une réflexion tout en nuances sur la place et le rôle du père.Découvrez la parole des pères comme jamais vous ne l'avez entendue. Des pistes de réflexion pour donner à tous les pères la force d'être eux-mêmes. Un livre bienveillant et positif sur ce qu'est la parentalité aujourd'hui.

  • « Moi, je me plais dissimulé dans le clair-obscur. Ou perché tout en haut, comme un équilibriste au-dessus du vide. Je refuse de choisir mon camp, je préfère le danger de la frontière. Si un soir, vous me croisez dans le métro ou dans un bar, vous allez obligatoirement me dévisager, avec embarras, probablement cela vous troublera, et LA question viendra vous tarauder : est-ce un homme ou une femme ?
    Et vous ne pourrez pas y répondre. »
    De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles nous fait partager l'histoire improbable, drôle et tendre, d'une famille joliment déglinguée dont Paul est le héros peu ordinaire. Paul qui, malgré ses allures de filles, aime exclusivement les femmes. Paul, qui a deux mères et n'a jamais connu son père. Paul, que le hasard de sa naissance va mener sur la route d'un célèbre androgyne : David Bowie.
    Fantaisiste et généreux, le nouveau roman de Jean-Michel Guenassia, l'auteur du Club des incorrigibles optimistes, nous détourne avec grâce des chemins tout tracés pour nous faire gouter aux charmes de l'incertitude.

  • Zakaria vient quand il veut, et s'en va à sa guise. C'est l'amant imprévisible, mais qui apporte quelque chose d'unique. Pas tout à fait l'amour et pas seulement le sexe. La rencontre d'un soir est peu à peu devenue une liaison qui se cache mais qui dure. Jusqu'à ce que l'interdit religieux et les fantômes s'en mêlent. Et que la complicité se grippe. Quelle relation inventer alors pour ne pas tout perdre??

  • «  Je m'appelle Constant. Constant Bancelin. Ni homme, ni femme, P-DG. Ce soir, je mets un terme à ma vie telle que je la connais depuis bientôt quinze ans.
    J'ai bientôt trente-huit ans, et toutes mes dents. Ce détail anatomique n'a rien d'anodin si l'on prend en considération la vie que j'ai menée. Mon parcours, professionnel tout du moins, a été une bataille digne d'un combat de boxe. Si je suis aujourd'hui à la tête d'une entreprise employant plusieurs milliers de salariés dans le monde entier, cela n'est pas arrivé par hasard. Non, le succès n'arrive pas quand on ne l'attend pas  ; il arrive quand on va le chercher avec rage, avec conviction, avec une énergie inextinguible, quand on est prêt à tout, à tous les sacrifices pour l'obtenir. C'est ce que j'ai fait. J'ai tout sacrifié pour ma carrière et, jusqu'à aujourd'hui, j'en étais fière.
    Fière  ? Oui, je suis une femme. Mais, chut... Personne ne le sait dans mon entreprise. Ne soyez pas surpris, je vous l'ai dit, j'étais prête à tout pour réussir et c'est ce que j'ai fait. Quand j'ai commencé, mon identité de femme ne m'a jamais rien donné de bon, elle m'a même fait barrage, alors, pourquoi insister  ?  »
    Constance est une femme ambitieuse. Dès ses débuts, elle sait qu'elle veut diriger, devenir leader d'une grande entreprise de communication. Mais lorsqu'une promotion lui passe sous le nez parce qu'elle est une femme, tout vacille. Elle prend conscience que son genre est un obstacle et décide de tenter sa chance en tant qu'homme.
    A travers le parcours atypique de Constance, les lectrices sont amenées à comprendre les mécanismes des stéréotypes de genre dans l'entreprise et comment les dépasser.

  • Luce : « vagabonde » ; Adèle : « voleuse » ; Émilienne : « vicieuse ». Trois mots, qui valent rappel à l'ordre, réquisitoire, sanction. Ou comment le langage, le système éducatif, la psychiatrie et l'institution judiciaire construisent le féminin, en lui opposant des contre-modèles. Dans les années 1950 et 1960, une adolescente a tôt fait de virer « mauvaise fille » : un flirt, une sortie au bal ou au café, voire une simple fugue de quelques heures peuvent suffire à enclencher l'engrenage judiciaire, qui la conduit devant le juge des enfants. Beaucoup seront ensuite placées en internat, hospitalisées, ou emprisonnées. Un mécanisme que Véronique Blanchard dévoile à travers l'analyse de centaines de documents exhumés des archives du tribunal pour enfants de la Seine. Les voix des jeunes filles qui en surgissent racontent autant de trajectoires brisées, de rêves réprimés et de révoltes indomptées. Elles nous plongent dans les coulisses de la fabrique du genre et des inégalités. Car si les lois ont évolué, si les regards portés sur le genre ont changé, si les adolescentes d'aujourd'hui ne portent plus les mêmes prénoms, certains mécanismes, eux, perdurent : ces voix n'ont aujourd'hui rien perdu de leur force subversive.
    Véronique Blanchard est historienne. Responsable du Centre « Enfants en Justice » de l'École nationale de Protection judiciaire de la jeunesse, un lieu consacré à l'histoire de la justice des enfants, elle est co-rédactrice en chef de la Revue d'histoire de l'enfance « irrégulière », et co-auteure, avec David Niget, de Mauvaises filles. Incorrigibles et rebelles (Textuel, 2015).

    Véronique Blanchard est historienne. Responsable du Centre «?Enfants en Justice?» de lÉcole nationale de Protection judicaire de la Jeunesse, un musée consacré à lhistoire de la justice des enfants, elle est également la co-rédactrice en chef de la Revue dhistoire de lenfance «?irrégulière?» (RHEI), et co-auteure, avec David Niget, de Mauvaises filles. Incorrigibles et rebelles (Textuel, 2015).

  • Vers la plus queer des insurrections est la traduction en français d'une anthologie du mouvement queer insurrectionnaliste Bash Back. Les textes ont été écrits par une constellation d'individus et de groupes et adoptent une multitude d'approches pour creuser des thèmes obsédants, tels que la lutte contre l'intégration aux normes hétérosexuelles, l'usage des identités, l'attaque du christianisme puritain, l'action directe, le rapport à la violence, la vengeance, la pratique des émeutes et autres moments corporels collectifs, la stylisation du corps, l'esthétique de soi, la criminalisation, les stratégies de survie au sein du capitalisme.

    Les auteur-e-s : Fray Baroque et Tegan Eanelli sont deux anarchistes queers, participant-e-s à Bash Back ! et vivant aujourd'hui à Oakland et San Francisco. Ielles sont né-e-s dans les années 1980 et 1990.

  • Annabel

    Kathleen Winter

    En 1968 au Canada, dans un village reculé de la région du Labrador, un enfant voit le jour. Ni tout à fait homme ni tout à fait femme, il est les deux à la fois. Seules trois personnes partagent ce secret : les parents de l'enfant et Thomasina, une voisine de confiance. Ensemble, ces adultes prennent la difficile décision de faire opérer l'enfant et de l'élever comme un garçon, prénommé Wayne. Mais tandis que ce dernier grandit, son moi-secret - une fille qu'il appelle Annabel - ne disparaît jamais complètement...

    « Bien plus que des questions de chromosomes, Annabel traite du potentiel des humains pour la cruauté, le mépris et l'ignorance, tout autant que pour la tolérance, la générosité, la force. La réussite de Winter ici est tout aussi miraculeuse que la naissance de Wayne. » Christine Fischer, The Globe and Mail

    « Remarquable. Un texte profondément émouvant en même temps qu'un puissant cri de ralliement. » The Times

  • Premières lectures. Pour enfant dès 6 ans.  Avec Noémie Broussaille, le spectacle de fin d'année sera renversant ! La maîtresse a réservé une belle surprise à sa classe : les élèves vont jouer une pièce de théâtre ! Les esprits s'échauffent surtout quand vient l'heure de la distribution des rôles... Et c'est Noémie qui décroche celui de la reine ! Mais comment dépasser les moqueries de Céleste ? Un texte qui aborde, avec humour et délicatesse, la questions des canons de beauté et du harcèlement à l'école. 
    Les Premières Lectures niveau 2 accompagnent les enfants en CP et CE1, avec  :
    - Une vraie intrigue, découpée en chapitres pour faire des pauses.
    - Un petit dico pour enrichir son vocabulaire.
    - Des bonus pédagogiques et ludiques pour prolonger la lecture en s'amusant.
     

  • Voici enfin le livre accessible et complet que l'on attendait sur la question animale. Clair et bien informé, écrit par un spécialiste de l'éthique, il évite les écueils tant de la propagande que des caricatures journalistiques pour proposer un état des lieux impartial et équilibré sur le problème du statut à accorder aux animaux. Non, tous les défenseurs de la cause animale ne préféreront pas sauver un chien plutôt qu'une personne handicapée. Oui, l'homme se rattache sans contestation possible au règne animal. Mais non, ce n'est pas parce qu'il partage 99 % de ses gènes avec le chimpanzé qu'on peut en déduire qu'il est un singe comme les autres. Et non, considérer qu'il se distingue des autres animaux n'est pas un blanc-seing pour qu'il les maltraite.Mettant au jour les véritables enjeux, parfois vertigineux, de ces questions qui hantent désormais notre actualité, cet ouvrage, tout en faisant montre d'un authentique humanisme, offre au lecteur un bien des plus rares : le moyen de se forger son propre jugement loin des excès manichéens.

  • Les études sur le genre suscitent une production scientifique de plus en plus massive et pluridisciplinaire. Cette floraison requiert une présentation claire et rigoureuse des outils forgés par les sciences humaines et sociales pour penser le(s) masculin(s) et le(s) féminin(s).
    Comment naissent les identités de genre ? Quel éclairage les sciences sociales apportent-elles sur la sexualité ? Hommes et femmes ont-ils/elles le même rapport au travail ? Leurs loisirs et leur sociabilité sont-ils identiques ? Quel rôle le genre joue-t-il en politique ? Les identités de genre sont-elles en crise, une « domination » masculine persiste-t-elle ?
    Intégrant les développements les plus récents et des problématiques de plus en plus débattues (violences, genre et développement, brouillage des identités de genre, etc.), cet ouvrage présente de nombreuses études de cas. Il invite à questionner des catégories bien moins « naturelles » que ne le suggère le sens commun.

  • En 2012-2013, la France connaît un vif débat autour du projet de loi dit du « mariage pour tous ». En 1999, la polémique avait déjà fait rage lors de ladoption du pacte civil de solidarité. Si elle nest donc pas nouvelle, son intensité surprend beaucoup dobservateurs. Les militants des causes homosexuelles bien sûr, mais aussi des chercheurs en sciences sociales, français et étrangers, qui avaient sous-estimé les résistances à la diversification des modes de vie amoureux et familiaux en France.

    Que sest-il passé ? Lhomoparentalité marque-t-elle une révolution anthropologique majeure ou bien est-elle le prolongement dune histoire ? Et quen disent les enfants concernés ? Avec le recul nécessaire, cest à ces questions brûlantes que répondent deux anthropologues spécialistes du genre.

    Jérôme Courduriès est anthropologue. Après avoir travaillé sur la conjugalité homosexuelle masculine, il sest intéressé à ce que lhomosexualité produit sur lexpérience de la parenté.

    Flávio Luiz Tarnovski est anthropologue, professeur à lUniversité fédérale de Mato Grosso, à Cuiabá, Brésil. Ses recherches portent sur les liens entre le genre, la sexualité et la parenté. Il a mené plusieurs enquêtes sur les familles homoparentales au Brésil et en France.

  • S'il est un terreau fertile pour les idées reçues, c'est bien le féminisme et son histoire. Préjugés innocents ou délibérément antiféministes, ces idées reçues ont la vie dure et nourrissent les malentendus et les attaques qui impactent les luttes et les disqualifient.
    Des suffragettes à Nous toutes, en passant par l'incontournable MLF, ce livre dévoile des combats passionnés et passionnants, au coeur de controverses essentielles dans le débat public. Les divergences politiques et philosophiques traversant également les mouvements féministes, l'autrice entre dans le vif des querelles pour en expliciter le sens. Qu'il s'agisse de la laïcité, de la parité, de l'écologie, des normes corporelles, de la révolution sexuelle ou encore de l'écriture inclusive, des féminismes pluriels apportent des réponses plurielles, présentées ici avec nuance et pédagogie.

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