• Alors que le pouls de New York bat au rythme des années 1960 et de la contre-culture, une jeune fille, Ruth, s'y installe pour y suivre ses études en rêvant de devenir journaliste. Elle y découvre l'amitié, le rock, l'amour... tout en se questionnant sur son identité. Pas évident d'avoir laissé derrière elle sa famille et sa terre natale, la République dominicaine...
    Septembre 1961. Depuis le pont du bateau sur lequel elle a embarqué, Ruth tourne le dos à son île natale, la République dominicaine. En ligne de mire : New York, l'université, un stage au Times. Une nouvelle vie... Elle n'en doute pas, bientôt elle sera journaliste comme l'était son père, Wilhelm.
    Ruth devient très vite une véritable New-Yorkaise et vit au rythme du rock, de l'amitié et des amours. Des bouleversements du temps aussi : l'assassinat de Kennedy, la marche pour les droits civiques, les frémissements de la contre culture, l'opposition de la jeunesse à la guerre du Viêt Nam...
    Mais Ruth, qui a laissé derrière elle les siens dans un pays gangrené par la dictature où la guerre civile fait rage, s'interroge et se cherche. Qui est- elle vraiment ? Dominicaine, née de parents juifs autrichiens ? Américaine d'adoption ? Où va-t-elle construire sa vie, elle dont les parents ont dû tout fuir et réinventer leur existence ? Trouvera-t-elle la réponse en Israël où vit Svenja, sa marraine ?
    Entrelaçant petite et grande histoire, explorant la question de l'exil et de la quête des racines, Catherine Bardon nous livre une radiographie des États-Unis des années 1960, en poursuivant la formidable fresque romanesque inaugurée avec
    Les Déracinés.
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    Les Déracinés : la saga qui nous transporte." Olivia de Lamberterie - ELLE

  • 1861, Géorgie. Scarlett O'Hara a seize ans. Elle a devant elle l'avenir radieux d'une riche héritière de Tara, une importante plantation de coton. Mais la guerre civile est sur le point de plonger dans le chaos le pays tout entier, et Scarlett a le coeur brisé : Ashley Wilkes vient d'en épouser une autre. Pour fuir son chagrin, elle va s'installer à Atlanta, impatiente de goûter à l'énergie d'une grande ville. Là, un certain Rhett Butler, à la réputation douteuse de contrebandier, commence à s'intéresser à Scarlett et son caractère rebelle. Un duel de séduction s'engage alors, et ils vivront ensemble les pires heures du siège d'Atlanta.

  • 1866. De retour à Tara, ravagée par la guerre, Scarlett O'Hara n'a que peu de moyens pour subvenir aux besoins de ses proches, y compris Ashley dont elle reste secrètement amoureuse. Acculée, elle retourne à Atlanta où elle recroise Rhett Butler, toujours persuadé qu'ils sont faits l'un pour l'autre. La laissera-t-il lui échapper cette fois ? Comment regarder de l'avant quand la vie n'est que décombres ? Et que peut la morale d'autrefois face à l'argent d'aujourd'hui ? Scarlett devra faire des choix, et chacun de ses pas, aussi risqué soit-il, la mènera vers l'indépendance.

  • Une odyssée familiale puissante et passionnante. Le grand retour de Victoria Hislop à la saga historique.
    Athènes, milieu des années 1940. Récemment libérée de l'occupation allemande, la Grèce fait face à de violentes tensions internes. Confrontée aux injustices qui touchent ses proches, la jeune Themis décide de s'engager auprès des communistes et se révèle prête à tout, même à donner sa vie, au nom de la liberté. Arrêtée et envoyée sur l'île de Makronissos, véritable prison à ciel ouvert, Themis rencontre une autre femme, militante tout comme elle, avec qui elle noue une étroite amitié. Lorsque cette dernière est condamnée à mort, Themis prend une décision qui la hantera pendant des années.
    Au crépuscule de sa vie, elle lève enfin le voile sur ce passé tourmenté,
    consciente qu'il faut parfois rouvrir certaines blessures pour guérir

  • «À sept ans je n'étais sûre que d'une chose : que tout peut basculer d'un instant à l'autre, que rien ne dure. J'aurais donc eu tout lieu d'être terrorisée face à ce qui se passait autour de moi. C'est heureusement l'inverse qui se produisit. Je voyais la vie comme une aventure extraordinaire, dont il ne fallait pas perdre une miette.»


    Niki, qui vient de mourir, raconte l'histoire de sa famille, depuis l'Outre-Monde. D'une jeunesse privilégiée à la clandestinité, du Moyen-Orient aux villes grecques, de scènes de guérilla violentes à la résistance, Niki traverse le XXe siècle et nous en restitue toute l'intensité. Sa découverte de l'amour est à l'aune de son ascendance et des femmes qui l'ont précédée. Un héritage précieux qui n'appartient à aucune autre, et qui résonne en chacun de nous.

    Christos Chomenidis est né en 1966 à Athènes où il a étudié le droit. En 1993, il publie son premier roman Le Jeune Sage. Ses romans et ses nouvelles ont été traduits en plusieurs langues. En 2015, son roman Niki remporte le prix d'état de littérature grecque. Niki a été aussi porté à la scène en 2017. Christos Chomenidis est également auteur de scenarii pour la télévision et le cinéma.

  • L'Ombre de l'Eunuque décrit l'histoire de la famille Gensana, installée depuis la fin du XVIIème siècle dans les environs de Barcelone. De leur montée en importance, grâce au développement de l'industrie textile au début du XXème siècle à leur décadence au lendemain de la guerre civile, le lecteur suit cette famille à travers deux destins entrecroisés : ceux de Maurici Sicart et de Miquel Gensana. Le premier s'est institué mémorialiste de la famille, son chroniqueur mais un chroniqueur pervers qui bouleverse l'arbre généalogique et déchaîne la catastrophe. Miquel, lui, se lance à corps perdu dans la lutte contre le franquisme puis réintègre difficilement la vie civile. Sa passion pour une violoniste virtuose lui donnera l'illusion de pouvoir s'en sortir.Miquel est le dernier représentant de la famille Gensana et c'est par lui que le lecteur découvre la saga de cette dynastie avec, en parallèle, une description de la Catalogne du XIXème siècle à nos jours. Jaume Cabré mêle les voix présentes et passées, enchevêtre les situations et son roman sert à merveille le « dur désir de durer » de ses personnages. Prix Ciutat de Barcelona 1997« En deux parties et quatre mouvements calqués sur le Concerto à la mémoire d'un ange d'Albert Berg, ce roman mélancolique enlace le destin de deux hommes, le (parfois) narrateur Miquel Gensana, et son oncle Maurici Sicart, héritiers d'une grande famille bourgeoise de Barcelone. [...] Tout cela appuyé par un style qui se joue des conventions et servi par une traduction magnifique. » Martine Silber, Le Monde« Récompensé pour cet ouvrage par le Prix Ciutat en 1997, Jaume Cabré mêle les points de vue, les styles narratifs, la fiction et l'Histoire, le tout dans une écriture exigeante et sans concession. » Page des libraires

  • Une fois encore, Mélie est seule dans la grande maison. Elle attend le retour de son père, médecin de garde aux urgences de l'hôpital un week-end par mois. Mélie déteste cette vieille maison qui craque, grince et gémit de partout. Elle a horreur d'être seule. Elle est fatiguée d'être grosse. Elle ne sait pas quoi faire d'autre, pour vaincre ses angoisses, que d'allumer à fond tout ce qui peut meubler son silence, la chaîne hi-fi, la télévision, la radio. Elle ne trouve rien de mieux, pour se vider la tête, que de se remplir le ventre avec un tas de cochonneries. Ensuite, elle dort mal en rêvant qu'elle est belle, mince et aventureuse, par exemple: Florence Arthaud. Et puis elle se réveille, seule, grosse et malheureuse, et tout recommence. Sauf ce matin-là. Ce matin, il y a un corps étendu dans l'herbe du jardin. Un inconnu. Quand elle s'approche, il souffle son prénom: Mélie. Alors, aventureuse, oui, ce matin, il va falloir que Mélie le soit pour de vrai.

  • Les événements

    Jean Rolin

    C'était un des petits plaisirs ménagés par la guerre, à sa périphérie, que de pouvoir emprunter le boulevard de Sébastopol pied au plancher, à contresens et sur toute sa longueur. En dépit de la vitesse élevée que je parvins à maintenir sans interruption, entre les parages de la gare de l'Est et la place du Châtelet, j'entendais éclater ou crisser sous mes pneus tous les menus débris que les combats avaient éparpillés : verre brisé, matériaux de construction hachés en petits morceaux, branchettes de platane, boîtes de bière ou étuis de munitions. Ici et là se voyaient également quelques voitures détruites, parmi d'autres dégâts plus massifs. Sur le terre-plein central de la place du Châtelet, à côté de la fontaine, des militaires en treillis, mais désarmés, en application des clauses du cessez-le-feu, montaient la garde, ou plutôt allaient et venaient, autour de l'épave calcinée d'un véhicule blindé de transport de troupes.

  • Il y a quelques jours encore, la vie d'Elmir était une vie normale. Le matin, dans le tramway qui l'emmenait au collège, il faisait du troc avec son meilleur ami, Ismène. Ensemble, ils allaient manger les beignets de la vieille Nourrédia. Le soir, il jouait avec Naïa, la fille des voisins. Et puis les attentats ont commencé, et bientôt la ville s'est trouvée prise dans un étau entre la terreur que font régner les « Combattants de l'ombre » , le couvre-feu, les contrôles permanents. Elmir n'a plus le droit d'aller seul au collège. Son père, qui est journaliste à La liberté, est menacé. La bibliothèque où travaillait sa mère a été incendiée. Une nuit, Elmir sort en cachette, prend son vélo et se rend à la bibliothèque. Quelques heures plus tôt, dans la cour noircie, il a repéré un livre qui avait échappé aux flammes: Les aventures du capitaine Hatteras de Jules Verne. Il veut le récupérer pour l'offrir à sa mère, qui est à l'hôpital et qui n'a pas ouvert la bouche depuis l'incendie. Elmir se cache à l'approche d'un voiture. Il voit trois hommes sortir de l'obscurité et faire feu. Il vient d'assister sans le savoir à l'assassinat du rédacteur en chef de La liberté. Et il a reconnu l'un des meurtriers, c'est le frère aîné d'Ismène. Mais le cauchemar est loin d'être terminé. Quelques jours après que son père a accepté de reprendre le poste de rédacteur en chef, Elmir est séquestré toute une nuit par des hommes cagoulés qui veulent obtenir la publication d'une lettre. Dès lors, la vie ressemble définitivement à un enfer. Il faut déménager sans cesse, en abandonnant tout sur place. Il ne faut donner son adresse et son numéro de téléphone à personne. Elmir continue d'aller au collège, mais sous bonne garde. Naïa, dont le père a lui aussi reçu des menaces, va partir pour la France. Elmir se sent seul, il étouffe, pris dans une tempête qui semble ne jamais devoir finir. Pourtant, un jour, le répit viendra pour son père et pour lui grâce à Nourrédia, la marchande de beignets, qui leur trouvera un refuge.

  • " Le ciel était dégagé après les violentes pluies et la lune était pleine le soir où je posai Nelio sur le matelas sale. Là où à l'aube, neuf jours plus tard, il allait mourir. "
    Une nuit, dans un port d'Afrique, un homme est assis sur le toit d'un théâtre et contemple la ville à ses pieds. Il se remémore l'histoire que Nelio, l'enfant des rues, lui a confiée au cours des neuf nuits qui lui restaient à vivre.
    Qui est cet enfant âgé de dix ans qui détient déjà toute la sagesse d'un vieil homme ? Pourquoi a-t-on voulu le tuer ?
    La guerre civile fait rage. Nelio est le seul rescapé de la mise à sac de son village. Après une période d'errance, il finit par gagner la grande ville et il rejoint un groupe d'enfants des rues avec lesquels il affronte la misère, la faim, l'intolérance. Mais face à la barbarie, Nelio oppose la poésie et la générosité et se laisse guider par l'imaginaire.
    À travers ce conte humaniste, à la fis cruel et tendre, Henning Mankell décrit à l'intention de ses lecteurs – les jeunes comme les moins jeunes – la terrible réalité des enfants orphelins d'Afrique, mais aussi leur force et leur capacité de survie.

  • Deux ouvriers se déplaçant de chantier en chantier et une prostituée en fuite font un bout de chemin ensemble. Une amitié se crée entre eux qui étaient des inconnus et qui le redeviendront bientôt. Leurs espoirs et leur nostalgie auréolent ce voyage d'une poésie et d'une humanité profondes.
    Les trois histoires qui complètent ce livre évoquent des épisodes clés de l'histoire de la Corée, avec une tonalité parfois autobiographique : un enfant pris dans la tourmente de la guerre civile entre le Sud et le Nord dans les années 1950 ; la désespérance d'un soldat coréen enrôlé dans la guerre du Viêtnam ; les désillusions d'un paysan parmi les milliers de ceux qui, dans les années 1970, désertèrent les campagnes pour les mirages de la ville.

  • La véritable histoire de l'une des plus dévastatrices guerres civiles du Proche-Orient. De 1975 à 1990, le Moyen-Orient est ébranlé par l'un des conflits les plus longs et les plus destructeurs de son histoire contemporaine. Rupture traumatique fondamentale pour les Libanais, ce conflit aux multiples facettes et enjeux est l'une des sources majeures qui éclaire les impasses d'un Liban en crise profonde depuis les événements d'octobre 2019. Il préfigure aussi à bien des égards les violences extrêmes (massacres, crimes de guerre et déplacements de population) à l'oeuvre en ex-Yougoslavie aux lendemains de la guerre froide, et dans les guerres du XXIe siècle en Irak, en Syrie et au Yémen. Longtemps réduite à sa dimension de guerre civile ou de conflit à dimension régionale, la guerre du Liban est d'abord un conflit fortement connecté à l'espace-monde, aux fortes implications militaires, politiques, économiques, sociales, mais aussi culturelles. Le renouvellement récent et profond de l'historiographie sur le sujet invite plus que jamais à proposer une nouvelle lecture de ce conflit global.

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    Entre barbarie et trahison, comment survivre, lorsqu'on a dix-sept ans et ses rêves pour seule arme ?

    Espagne. Janvier 1937.

    La guerre civile fait rage. Alors que les rebelles du général Franco ont conquis une grande partie du Pays basque, Maria est envoyée par ses parents dans la petite cité de Guernica, pour l'éloigner du danger. Mais l'Histoire va en décider autrement... Elle rencontre Tonio, adolescent romantique et poète à ses heures perdues.

    Ensemble, ils découvrent la passion, la mort et l'engagement politique. Commence leur errance à travers une Espagne déchirée, où le danger se cache sous bien des rochers.

  • Méjico

    Antonio Ortuno

    À Méjico, un coup de feu était une fleur dans un jardin ou la pluie sur le visage, un phénomène qui n'intéressait personne, sauf ceux qui pouvaient en profiter.
    Omar, garçon sans ambition, se laisse entraîner dans une liaison avec Catalina, sa cousine éloignée, brocanteuse de son état. Plusieurs individus menaçants vont bientôt faire exploser sa placide existence, la seule solution sera la fuite. Dans ce roman plein de sang, de violence et d'amour fou, les personnages trouvent leur dignité dans leurs liens avec un noble passé, enraciné de l'autre côté de l'océan Atlantique : les sombres heures de la Guerre Civile espagnole, où éclatent des rivalités intimes.
    Antonio Ortuño propose un récit truculent, brutal et subtil comme un verre de tequila.

  • Pour les lycéens de Stuyvesant High School, pour les élèves de la Primary School 234, pour Chris Young qui doit livrer un projecteur au 99ième étage, pour les humbles boulons qui tiennent les consoles qui tiennent les poutres-treillis qui tiennent les façades des tours jumelles, le 11 septembre 2001 commence comme une journée ordinaire.

  • 1920, la Russie est déchirée par la guerre civile. Un groupe de cosaques s'apprête à massacrer une famille juive réfugiée aux confins de la Sibérie lorsqu'un mystérieux officier s'interpose et ordonne d'épargner un enfant. Le jeune garçon est recueilli par son sauveur : le baron Ungern-Sternberg. Cet ancien héros des bataillons du tsar mène une armée composée de deux mille cavaliers venus de tous les horizons : cosaques russes, Mongols, Kazakhs, Japonais...Son rêve : créer un empire à l'est du lac Baïkal pour mieux combattre la décadence de la civilisation occidentale. À travers les yeux d'un enfant, Les Vents barbares nous entraîne pour une chevauchée inoubliable sur les steppes sibériennes. Philippe Chlous nous offre à la fois un formidable roman d'apprentissage et une grande fresque d'aventures aux accents épiques.

  • En 1793, la Convention décrète la "levée en masse". L'Ouest se soulève. De nombreux paysans s'équipent d'armes de fortune et commencent à organiser la résistance à ceux qu'ils appellent les "Bleus". Parmi ces hommes qui refusent de combattre pour la République et entendent rester fidèles au roi, se trouve Michel Moulin, fils d'artisan : très vite, se révélant habile meneur d'hommes et fin connaisseur de son bocage natal, celui que ses compagnons d'armes surnomment Michelot devient l'homme de confiance de Louis de Frotté, jeune général de l'Armée catholique et royale de Normandie.
    Les Mémoires de Michelot Moulin, publiés en 1893 et jamais réédités jusqu'à aujourd'hui, décrivent dans un style alerte l'organisation de la chouannerie, l'âpreté des combats et les délicates relations humaines au sein de ce monde clos. Après l'exécution de Louis de Frotté, tandis qu'il tente de réintégrer la vie civile, Moulin est arrêté et emprisonné au fort de Joux, en Franche-Comté, d'où il s'évade dans des conditions rocambolesques. Puis il parcourt l'Europe pour échapper à la police impériale et trouve refuge à Londres. Là, il découvre un autre monde, celui de l'émigration et de ses royalistes intransigeants. Et c'est à Londres que va commencer pour lui une nouvelle vie, celle d'espion au service du roi : envoyé en France pour préparer le retour des Bourbons, il livre ainsi un témoignage de première main sur les milieux interlopes des passeurs, des réseaux plus ou moins fiables, entre gendarmes, policiers et gardes-côtes.
    Le récit de Michelot Moulin est original à plusieurs titres : il est rare d'avoir, sur la guerre civile qui a ensanglanté les années 1790, le témoignage d'un homme sorti du rang ; il est également peu fréquent qu'un roturier, adhérant à la cause royaliste, nous livre ses impressions, parfois amères, sur le milieu de l'émigration ; il est enfin précieux d'avoir en un même récit, sur plus de vingt ans, les différents visages de la contre-Révolution.

  • Pourquoi s'intéresser au Liberia, ce pays d'Afrique de taille modeste, faiblement peuplé et recouvert en majorité par la forêt tropicale ? C'est que son histoire est tout à fait singulière et riche d'enseignements. Colonie créée en 1822 par une société philanthropique américaine pour accueillir des esclaves libérés, le Liberia devenu pays indépendant a été accusé par la suite d'avoir lui-même recours à l'esclavage et a atteint la fin du vingtième siècle anéanti par plus de 20 ans de guerres civiles et de massacres. Au-delà de l'exposé des faits qui ont déterminé cette trajectoire dramatique, l'auteur tente de tracer un fil rouge au milieu des présentations parfois contradictoires de la littérature existante fondée souvent sur des approches partisanes, confessionnelles ou idéologiques.

    Elargissant le champ de ces investigations, ce livre cherche également à expliquer comment un pays né sous d'aussi bons auspices a-t-il pu échouer de façon aussi radicale, d'une part, à quels enjeux il est confronté dans sa reconstruction, d'autre part. Des questions qui intéressent notamment les politologues et les spécialistes du développement.

  • Après l'immense succès de L'Île des oubliés, retrouvez Victoria Hislop pour Une dernière danse dans le dédale des ruelles de Grenade.
    Derrière les tours majestueuses de l'Alhambra, les ruelles de Grenade résonnent de musique et de secrets. Venue de Londres pour prendre des cours de danse, Sonia ignore tout du passé de la ville quand elle arrive. Mais une simple conversation au café El Barril va la plonger dans la tragique histoire de la cité de Garcia Lorca et de la famille qui tenait les lieux.
    Soixante-dix ans plus tôt, le café abrite les Ramirez : trois frères qui n'ont rien d'autre en commun que leur amour pour leur soeur, Mercedes. Passionnée de danse, la jeune fille tombe bientôt sous le charme d'un gitan guitariste hors pair. Mais tandis que l'Espagne sombre dans la guerre civile, chacun doit choisir un camp. Et la fratrie va se déchirer entre résistance, soumission au pouvoir montant, ou fuite.
    Happée par ce récit de feu et de sang, Sonia est loin d'imaginer à quel point cette histoire va bouleverser sa propre existence...

  • Dans les montagnes afghanes, depuis octobre 2001, une guerre perdure, rappelant parfois les précédents algérien ou vietnamien. À la destruction des camps d'entraînement Al-Qaïda et au désarmement des taliban, s'est substituée une guerre sordide faite d'attentats-suicides, d'engins piégés, de crimes de guerre et de « dommages collatéraux » entre une coalition suréquipée et un ennemi insaisissable.
    À la veille de leur retrait, qu'en est-il de l'engagement des forces françaises, de leur culture de guerre issue des vieilles recettes coloniales ?
    Terrain d'expérimentations tactiques et technologiques de tout ordre, cette « campagne d'Afghanistan » se rejouera-t-elle au Mali ? Quel type de narco-État la coalition laisse-t-elle derrière elle ? Comment garantir l'avenir d'un pays où tout est désormais possible, de l'espoir d'une vie meilleure au cauchemar du retour des taliban ?
    En croisant de multiples sources et les témoignages d'acteurs de cette guerre, Jean-Charles Jauffret nous livre un remarquable essai d'histoire immédiate.

  • Oratorio pour Federico Garcia Lorca... Ce long poème, initialement publié dans le recueil S'il existe un pays (Éditions Bruno Doucey, 2013), est dédié au poète espagnol mort en août 1936 sous la mitraille franquiste. Comme il le ferait dans un opéra en trois actes, le poète évoque successivement l'arrestation de Lorca, son exécution dans le barranco de Viznar, et la recherche des preuves qui paraissent aujourd'hui encore se dérober. Dans un entrelacs de mots et de notes, avec un sens inné du dialogue entre les arts, la poésie de Bruno Doucey se mêle à la musique du guitariste de flamenco Pedro Soler, pour ressusciter la figure inoubliable de Federico Garcia Lorca. Parce que le chant des hommes l'emporte sur la barbarie.

    Depuis qu'il a écrit ses premiers poèmes, Bruno Doucey est épris d'une ville espagnole, Grenade, et du chant de son poète assassiné par les nationalistes. Comme si le sang de Lorca coulait dans ses veines, le poète éditeur de poètes nous transmet sa passion brûlante d'émotion. Il l'a fait une première fois dans un roman, Federico Garcia Lorca, non au franquisme (Actes Sud Junior, 2010). Le voici aujourd'hui qui fait revivre le poète andalou avec le guitariste de flamenco Pedro Soler.

  • Appelé pendant la guerre d'Algérie, Edgar Grion y fait son service comme sous-lieutenant. Lors de ses permissions, il se lie d'amitié avec la famille Lénan, des propriétaires terriens du sud d'Alger dont il partage le quotidien, mais pas les opinions. Membre du Parti communiste, il essaye tant bien que mal de garder sa liberté de jugement et d'action dans ce conflit où le manichéisme fait loi.
    Libéré de l'armée, il rentre chez lui, en Bretagne, où il renoue avec sa soeur aînée, qui porte la honte d'une famille ayant collaboré avec les Allemands. Alors que l'Algérie brûle et que les Lénan sont pris dans l'engrenage de la violence, Edgar réalise qu'il aime leur fille Fanny, qu'il a connue encore adolescente. Il décide de repartir à Alger, sans savoir que les autorités militaires sont à sa recherche.
    Un roman sur cette énigme qu'est « la prise de possession de l'homme par l'histoire », où l'on croise Germaine Tillion et Mouloud Feraoun et où la guerre d'Algérie ramène par des chemins inattendus à des chapitres oubliés de la seconde guerre mondiale.

  • Sal Mal Lane ? C'est une ruelle à Colombo, Sri-Lanka, dans laquelle vivent des familles cinghalaises et tamoules. L'emménagement de Mr et Mrs Herath et de leurs quatre enfants, très réveillés et bourrés d'imagination, va renforcer les liens entre tous. Nous sommes entre 1979 et 1983. La guerre civile est sur le point de faire exploser le pays. Ce roman raconte essentiellement du point de vue des enfants les cinq années de coexistence paisible, joyeuse, sensuelle, colorée, néanmoins pleine de petites cicatrices et de méchancetés humaines. C'est aussi une histoire sur la capacité qu'ont les hommes à surmonter les tragédies, un roman de résilience qui se lit comme une grande saga familiale et historique.

  • Septembre 1984, Addis-Abeba. Dans le hall de l'hôtel Éthiopia, une jolie dame aux cheveux blancs et bouclés se fait passer pour une touriste. En réalité, elle est en mission. Contactée par une association humanitaire, Tereska Torrès a accepté de partir en Éthiopie pour organiser le départ clandestin d'un groupe d'enfants falashas à destination d'Israël. Persuadés d'être les descendants du roi Salomon et de la reine de Saba, les falashas sont sur le point de réaliser leur rêve, gagner la Terre sainte. Faute de préparation, Tereska échoue.

    Cinq ans plus tard, la voilà de retour. Et cette fois-ci, elle réussit. Par quel miracle?

    Dans ce récit palpitant digne d'un film d'espionnage, Tereska Torrès lève le voile sur une page d'histoire méconnue.

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