• Dans la lignée de Les Vertus de l'échec et La Confiance en soi, un nouvel essai de philosophie pratique, où Charles Pépin montre que toute vraie rencontre est en même temps une découverte de soi et une redécouverte du monde. Une philosophie salutaire en ces temps de repli sur soi.
    Pourquoi certaines rencontres nous donnent-elles l'impression de renaître? Comment se rendre disponibles à celles qui vont intensifier nos vies, nous révéler à nous-mêmes?
    La rencontre amoureuse, amicale, professionnelle n'est pas un " plus " dans nos vies. Au coeur de notre existence, dont l'étymologie latine
    ex-sistere signifie " sortir de soi ", il y a ce mouvement vers l'extérieur, ce besoin d'aller vers les autres. Cette aventure de la rencontre n'est pas sans risque, mais elle a le goût de la " vraie vie ".
    De Platon à Christian Bobin en passant par
    Belle du Seigneur d'Albert Cohen ou
    Sur la route de Madison de Clint Eastwood, Charles Pépin convoque philosophes, romanciers et cinéastes pour nous révéler la puissance, la grâce de la rencontre. En analysant quelques amours ou amitiés fertiles Picasso et Éluard, David Bowie et Lou Reed, Voltaire et Émilie du Châtelet... il montre que toute vraie rencontre est en même temps une découverte de soi et une redécouverte du monde.
    Une philosophie salutaire en ces temps de repli sur soi.

  • Pour que Jim, chauffeur Uber de soixante ans, voie la vie du bon côté, que faudrait-il? Une petite cure d'antidépresseurs? Non, c'est plus grave, docteur. De l'argent? Jim en a suffisamment. Au fond, ce qu'il veut, c'est qu'on lui fiche la paix dans ce monde déglingué. Et avoir affaire le moins possible a? son prochain, voire pas du tout. Alors, quand sa nouvelle voisine, flanquée d'un mari militaire et d'un fils de quatre ans, lui adresse la parole, un grain de sable se glisse dans les rouages bien huilés de sa vie solitaire et monotone. De quoi faire exploser son quota de relations sociales...
    En entremêlant les destins de ses personnages dans un roman plein de surprises, Levison donne le meilleur de lui-même, et nous livre sa vision du monde, drôle et désabusée.

  • Le message Nouv.

    Dans la rue déserte d'une ville ravagée par la guerre, Marie s'effondre, touchée par une balle, alors qu'elle s'apprêtait à rejoindre Steph. Ces retrouvailles devaient sceller leur réconciliation et l'aveu d'un amour partagé.
    Marie parviendra-t-elle à transmettre son message ?

    TOUT POUR COMPRENDRE
    o Notes lexicales
    o Biographie de l'autrice
    o Contexte historique et littéraire
    o Genèse et genre de l'oeuvre
    o Chronologie et carte mentale
    TOUT POUR RÉUSSIR
    o Questions sur l'oeuvre
    o Histoire des arts
    o Éducation aux médias et à l'information
    o Vers le brevet
    GROUPEMENTS DE TEXTES
    o L'amour et la guerre : textes poétiques
    o Écrire contre la guerre : textes engagés
    CAHIER ICONOGRAPHIQUE.

  • Quand la vie prend un virage aussi terrible qu'inattendu, comment se réinventer et garder espoir dans l'avenir ?
    Léa a 16 ans, un talent immense et un rêve à réaliser. Entraînée par son père, qui est à la fois son modèle, son meilleur ami et son confident, elle avance avec confiance vers cet avenir tout tracé.
    À 17 ans, Anthony, obligé de faire face à l'absence de son père et aux gardes à vue de son frère, ne rêve plus depuis longtemps.
    Ils se sont croisés une fois par hasard ; ils n'auraient jamais dû se revoir.
    Pourtant, lorsque la vie de Léa s'écroule, Anthony est le seul à pouvoir l'aider à se relever.
    Leurs destinées s'en trouvent à jamais bouleversées.

  • Nul doute pour John Cage, il serait un artiste. Mais, de là à choisir une seule et unique forme d'expression artistique, il y a toute une vie : architecture, peinture, composition de musique, théâtre, art du cirque, Cage touche à tout, laisse de côté, puis revient, et décide finalement que c'est la musique qui l'anime. Cette musique, cependant, il l'expérimente : Cage repousse les règles académiques et base ses oeuvres sur le silence et le hasard. Par ces fragments de 1989, d'une écriture fluide et ramassée, le compositeur dresse un tableau à la fois succinct et complet des moments forts et charnières de sa vie pourtant extrêmement riche, tout en va-et-vient, recherches et changements d'avis. Le tout, sans jamais se défaire de son humour et de son esprit de dérision inimitables.

    Compositeur de musique contemporaine expérimentale de génie, sans doute le plus stimulant du XXe siècle, mais aussi poète et plasticien, John Cage (1912-1992) est l'nventeur du piano préparé. Celui-ci consiste à placer divers objets entre les cordes de l'instrument afin d'en modifier le timbre, Il est aussi l'initiateur de la musique électronique. L'une de ses oeuvres les plus célèbres est sans doute 4'33'', un morceau joué en silence.

  • Tout débute un beau jour quand le narrateur trouve une chose par terre, dans la rue. Une chose ? Quelque chose, de forme ovale, à la fois mou et dur, qu'il ne parvient pas à identifier mais qu'il prend dans le creux de sa main.
    Commence alors pour lui une étonnante divagation où, guidé par sa recherche, il connaîtra mille et une aventures : lors de son voyage, il rencontrera des universitaires spécialistes de littérature israélienne, une troupe de cirque d'un genre un peu particulier, un groupe de Juifs à la poursuite de leur utopie, et non pas une, mais deux femmes prénommées Shloma.
    De rencontres inopinées en hasards improbables, l'équipée de notre héros se relance à chaque fois. Car bien sûr tous ces personnages hauts en couleur ont un point commun : ils ont chacun un avis sur la question.

  • C'est l'histoire de Paul, Blaise, Éloïse, Charlène et Grégoire, Martine ou Jacques, et finalement de tous ceux que l'addiction au jeu rassemble autour de la roulette des casinos, ici de la côte atlantique. C'est l'histoire de ce défi répété à la face du destin où chaque fois on rejoue sa vie, une manière, pour peu qu'on s'y penche, de mieux s'explorer. C'est l'histoire de la souffrance humaine, qu'on croit un temps dissipée par le vertige du jeu.

  • Lise avance dans la vie sans trop se poser de questions, en particulier quand les réponses mettent l'accent sur l'absurdité de son existence, partagée entre travail ingrat, clients loufoques, compagnon égocentrique et parents méprisants. Toutefois, la machine du changement se met imperceptiblement en marche quand la jeune femme commence à recevoir d'étranges courriers. Ceux-ci ne contiennent qu'une page vierge mais ont l'inquiétante particularité de trouver leur destinataire où qu'elle soit, comme si quelqu'un la suivait en permanence. Troublée, la jeune femme décide de rechercher l'auteur de ces missives qui, à travers une série de rencontres étonnantes, drôles ou touchantes, la font sortir de sa coquille. Jusqu'à quel point des pages blanches peuvent-elles changer une vie ?

    Dans son appartement bruxellois, Grégory Matthys cultive les aromates et l'amour des livres, deux délicieux assaisonnements du quotidien. Outre l'incontournable chocolat, il apprécie la saveur des belgicismes, des accents, des bons mots, des mots tordus ou des mots doux. Cette passion l'a mené à devenir libraire avant de le guider vers le chemin de l'écriture. Ses études de philosophie et son envie de partager son expérience des situations absurdes sont ses meilleures sources d'inspiration.

  • Mine de propositions subversives, ce manifeste dans le plus beau style des avant-gardes fait de son titre l'étendard d'un projet d'envergure : la destruction en règle des mass media au moyen de leurs possibilités mêmes. Entre répandre de fausses nouvelles à l'aide d'enregistrements diffusés aux heures de pointe, procéder par contagion sonore - les bruits d'une émeute peuvent la stimuler dans la réalité - ou encore introduire dans le discours d'un politicien bredouillements et autres incongruités, Burroughs applique la technique du cut-up au monde sonore, arme à même de contrer cette autre arme de destruction massive, la médiatisation à outrance, moyen féroce de manipulation des consciences. Brouillons les pistes, aux sens propre et figuré. C'est piquant, stimulant et hautement explosif !

  • John Cage rencontre Marcel Duchamp en 1941. Trente après, il confie les souvenirs qu'il conserve de cet homme aussi simple qu'énigmatique. Et d'abord il salue en lui la beauté de son indifférence. En 1913, Duchamp a composé un Erratum musical de manière aléatoire. Raison pour laquelle John Cage le hisse en précurseur de ses propres recherches. Il rapporte aussi quelques anecdotes, et notamment la rare fois où Duchamp a perdu son sang-froid, lui d'ordinaire si magnanime : une mémorable partie d'échecs, que Cage aurait dû gagner mais qu'il a perdue, mettant Duchamp dans une colère noire. Le compositeur rend aussi compte avec sa simplicité coutumière des grandes problématiques soulevées par Marcel Duchamp, et notamment le rapport entre l'oeuvre et le spectateur, préoccupation partagée entre les deux hommes. Les deux oeuvres s'offrent d'ailleurs l'une l'autre dans un miroir inversé : Cage explique avec une grande clarté avoir voulu développer la dimension physique de l'écoute quand Duchamp voulait réduire cette dimension dans la peinture. Pédago­gique, drôle, émouvant, un témoignage inédit en français sur celui qui "prenait le fait de s'amuser très au sérieux".

  • Une comédie romantique, cosmique et drôle. Les fans de Love Actually vont être ravis !
    À Sydney, Justine Carmichael - Sagittaire cartésienne inflexible sur l'orthographe - croise par hasard Nick Jordan - Verseau inspiré, accro à la scène -, son amour d'enfance.
    Les deux amis ont grandi ensemble et ne se sont plus revus depuis l'adolescence. Nick est comédien, ou tente de l'être, tandis que Justine attend patiemment qu'une place de journaliste se libère au sein du magazine où elle travaille,
    L'Étoile.
    Lorsque Nick confie à Justine l'admiration et la confiance qu'il voue à l'astrologue de
    L'Étoile et à ses prédictions, la jeune femme commence à s'intéresser de plus près à ce fameux horoscope.
    À la faveur d'une promotion tombée du ciel, Justine se lance alors dans une folle aventure... Dans l'espoir d'influencer les décisions de Nick et de le rapprocher d'elle, elle réécrit en douce, chaque mois, les prédictions dédiées aux Verseau.
    Mais rien ne va se passer comme prévu et les horoscopes de Justine vont bientôt impacter la vie de personnes dont elle ne soupçonnait pas l'existence... De turbulences stellaires en chaos tout à fait terrestres, les quiproquos vont s'enchaîner, au fil de scènes savoureuses.
    Peut-on se jouer du destin ? Rien n'est moins sûr ! Accro aux prévisions astrales ou totalement sceptique, vous serez envoûté par ce roman !

  • Qu'est-ce que la technique ? Pour répondre à cette question simple, Ortega Y Gasset revient à ce qui, fondamentalement, s'impose à tout homme : la nécessité de vivre. Or, pour satisfaire ses besoins vitaux, l'homme développe un répertoire de techniques et, au contraire de l'animal, parvient à produire ce qui n'existe pas dans la nature. Mais ces actes le démarquent de l'état naturel et démontrent sa capacité à se détacher des stricts besoins vitaux. Là réside aussi sa particularité : sa promptitude à pourvoir à son bien-être mais, par là même, à lui-même créer ses besoins. Ce à quoi répond la technique. Par une succession de raisonnements limpides, le philosophe madrilène en vient à évoquer une "crise des désirs" engendrée par la technique.

    Le philosophe José Ortega y Gasset (1883-1955) a été professeur de métaphysique à l'université de Madrid, avant de parcourir l'Europe, l'Amérique du Sud et les États-Unis. Il est le fondateur en 1923 de la Revue de l'Occident. Au rayonnement considérable, sa métaphysique est à l'origine d'un renouveau de la philosophie espagnole, faisant de la métaphore un outil de la pensée. Il est l'auteur du Thème de notre temps (1923), de L'Espagne invertébrée (1921) et de La Révolte des masses (1930).

  • éthique à Eudème

    Aristote

    Voici venu le temps de l'Éthique à Eudème.
    Comme l'Éthique à Nicomaque, cette autre Éthique attribuée à Aristote a pour objet l'achèvement de l'humanité dans l'homme, achèvement qui se confond avec le bonheur. Mais tandis que le premier traité est expressément lié à un projet politique, le second insiste sur la dimension intime - et néanmoins universelle - de l'éthique : « Si la beauté d'une vie réside dans des choses obtenues par hasard ou par nature, beaucoup de gens ne pourraient l'espérer : leur effort ne permettrait pas de l'obtenir, elle ne dépendrait pas d'eux et ne pourrait être leur objet d'étude. En revanche, s'il consiste en une certaine qualité qu'ont une personne et ses actes, le bien de la vie pourrait être plus commun et plus divin. »
    Cette affirmation du choix individuel comme principe de la conduite éthique est à la source de la longue réflexion occidentale sur la responsabilité morale et juridique. C'est ainsi que l'Éthique à Eudème, longtemps restée dans l'ombre de l'Éthique à Nicomaque, fait l'objet aujourd'hui d'une véritable redécouverte, à laquelle entend contribuer la présente édition.

    Virginie Berthemet, © Flammarion
    (d'après la mosaïque dite d'Alexandre, musée national archéologique de Naples).
    © Flammarion, Paris, 2013.

  • Ce recueil est une ode à ce qui est d'ordinaire caché, tu, décrié. Gérard Berréby fait fi des codes et de la pensée conformiste, invoque le hasard, la mort, la maladie, la brutalité, le sordide, prend la chair à témoin. Les mots explosent telles des grenades face à la terreur et au lugubre du quotidien, les vers sont comme des épées qui sabrent le passé et tranchent le présent. Si l'humanité est en débris, le langage est au diapason. De cette esthétique de la brièveté et de la fragmentation, découle un lyrisme de la désolation. Le vers libre et le brouillage des genres confirment ce monde éclaté, déchiré, qui surgit, nu, dans ces pages. Tel un château de cartes qui s'effondre. La vie ne serait-elle qu'un jeu ? Les mots sont placés­ tels des pions, lancés à l'attaque d'une réalité toujours fuyante. Seuls certains parviendront à la mettre en Échec et Mat. À moins que le lecteur ne soit la cible de cette stratégie ? Lui reste alors à trouver le bon Joker à sortir afin de contrer la déroute !

  • Paris, Octobre 1793.
    Sébastien de Rocadour, alias l'Esquirol, tout juste dix-sept ans, a lutté pour libérer la Reine Marie-Antoinette de sa prison. Bouleversé par sa mort, il accepte de participer au complot qui permettra au petit Louis XVII de s'évader de la tour du Temple où il a été enfermé. Dans ce but, il doit remettre un message au chef chouan Jambe d'argent du côté de Granville, en Normandie. L'Esquirol part donc sur les routes avec Saphire, la baladine, et ses grands-parents, les saltimbanques.Leur voyage périlleux et tragique les jettera en pleine guerre civile. Royalistes et Républicains s'affrontent cruellement. Sauver le Roi est-il encore possible ? Sébastien veut y croire.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Carl von Clausewitz. Conçu, écrit et constamment remanié entre 1816 et 1830, demeuré inachevé mais publié à titre posthume en 1832, "De la guerre" doit sa célébrité et son influence au fait qu'il est le premier traité de stratégie militaire à envisager la guerre comme constante anthropologique et à en élaborer une philosophie. Tirant la leçon des bouleversements introduits dans la conduite des guerres par les campagnes de la Révolution française et de l'Empire, Clausewitz insiste sur le rôle décisif que jouent les forces morales dans les conflits, alors que les auteurs spécialisés jusqu'alors ramenaient l'art de la guerre à de simples séries de mouvements de troupes. Selon lui, les soldats doivent être galvanisés par de puissantes motivations idéologiques et la force d'âme, faite de courage et de détermination mais aussi de clairvoyance intellectuelle, est la qualité suprême du chef de guerre. S'opposant au cosmopolitisme et à l'humanisme pacifiste de la génération des Lumières en Prusse, qui avait accueilli avec enthousiasme le traité d'Emmanuel Kant "Pour la paix perpétuelle", il met ici véritablement en relation la guerre et la politique en développant sa célèbre formule selon laquelle "la guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens". Selon lui, la guerre n'est "ni un art, ni une science, mais un acte de la vie sociale". De théories sur le concept de "guerre absolue" ("La guerre est un acte de violence à l'emploi de laquelle il n'existe pas de limites") en réflexions sur la doctrine stratégique ou la guérilla, "De la guerre" sera lu et relu avidement par la plupart des responsables politiques et militaires des 19e et 20e siècles, dont notamment Marx, Engels et Lénine, même si l'enseignement que ces générations ont cru devoir en tirer montrent que son interprétation a donné lieu à de graves contresens, dont le plus éclatant a consisté à faire de lui un précurseur de la guerre totale. Indéniablement, Clausewitz est un belliciste pour qui la guerre est l'épreuve la plus haute et la plus salutaire dans la vie des États, et le moyen privilégié de l'affirmation nationale, mais ce bellicisme n'est pas sommaire. Il découle d'une conception nouvelle de la nation, inspirée par la leçon de la défaite de Iéna qui a failli entraîner la disparition de la Prusse et la transformation de l'Allemagne en satellite de la France.

  • En 1806, à vingt-six ans, Clausewitz, officier prussien, assista à la défaite d'Iéna. Il tira de cette expérience l'idée maîtresse de son traité De la guerre (1832), dont il n'acheva que le livre I : « La guerre est un acte de violence à l'emploi de laquelle il n'existe pas de limites. »
    Pour Clausewitz, en effet, la guerre absolue est un duel qui doit conduire aux « extrêmes ». Cette définition abstraite, toutefois, ne correspond pas à la réalité, en raison de « frictions », autrement dit de déterminations - le hasard, le terrain, le moral des troupes... -, qui freinent la violence et l'empêchent de se déchaîner.
    La vraie nature de la guerre moderne n'en est pas moins saisie ici dans ce qu'elle a de vertigineux.

  • Et si vous aviez dit oui, que ce serait-il passé ?En 1958, Eva a dix-neuf ans, elle est étudiante à l'université de Cambridge et amoureuse de David, un acteur follement ambitieux. En chemin pour un cours, son vélo roule sur un clou. Un homme, Jim, assiste à la scène. Que va-t-il se passer ? Ce moment sera déterminant pour leur avenir commun.
    Un point de départ, trois versions possibles de leur histoire : le roman suit les différents chemins que les vies de Jim et d'Eva pourraient prendre après cette première rencontre. Des vies faites de passion, de trahisons, d'ambition et sous-tendues par un lien si puissant qu'il se renforce au fil du temps. Car, quoi qu'il arrive, Eva et Jim vivront une magnifique histoire d'amour.
    Fine analyse de la complexité du sentiment amoureux, cette comédie romantique moderne et intelligente a été numéro un des ventes en Angleterre.
    Sélectionné pour le Prix Relay

  • En s'inspirant des dessins d'André Rouveyre, Golberg écrit un véritable traité d'esthétique de portée générale. Sa Morale retrace une sorte de généalogie intellectuelle de la ligne qui annonce les recherches formelles du cubisme. Golberg réclame un langage visuel nouveau et défend la simplification des formes. De ce processus d'abstraction avant l'heure, il souhaite un renouvellement de l'art. Résolument moderne, sa pensée dialogue volontiers avec la tradition, poursuivant un raisonnement dialectique qui fait tout l'intérêt de son ouvrage. Et les artistes ne s'y sont pas trompés, tant ils sont nombreux, Picasso en tête, à se réclamer de cette pensée. Précurseur et inspirateur, Golberg aborde là la déformation par simplification, le rire, la géométrie, la spiritualité même de la ligne.

    En 1932, Gide se souvient encore de Mecislas Golberg (1868-1907), le qualifiant d'"étrange bohème d'aspect famélique, une sorte d'illuminé de grande intelligence, d'un don littéraire indéniable". Un être énigmatique dont le visage fut sculpté par Zadkine et Bourdelle. Poète et critique d'art, Golberg fut aussi une figure singulière de l'anarchie et l'ami de Guillaume Apollinaire, Henri Matisse, Max Jacob, Henri-Pierre Roché, Auguste Rodin, Pablo Picasso, Henri Matisse ou encore Jules Romain.

  • Trop distrait par sa vie parisienne et sa petite amie Annabelle, un étudiant s'exile à Berlin pour finir sa thèse. Très vite, il se montre réceptif à tout ce qui peut différer le moment de s'adonner à la tâche. S'en remettant au hasard et au désir, notre jeune héros prend la vie comme elle vient, persuadé qu'il finit toujours par se passer quelque chose. Et, effectivement, grâce à son chat et à une laverie automatique, il va rencontrer Dora. « Pour se déplacer en ville, elle utilisait la marche. Pour tout le reste, Dora était invivable. » Il cherchera à aller plus loin que ce déroutant constat, quitte à troubler sa relation avec Annabelle.
    Clément Bénech, avec ce deuxième livre, a écrit un singulier roman d'apprentissage, où les atermoiements amoureux et les déboires de la vie adulte ne sont pas des rites de passage mais plutôt des expériences parmi d'autres. Ce qui compte, c'est de rester curieux et de toujours se dire « Lève-toi et charme ». Et le charme opère.

  • "Bond, James Bond. Ou, devrais-je dire, Churchill, Winston Churchill... James Bond est un agent secret célèbre qui présente bien et qui s'en sort toujours face aux criminels. Pour couronner le tout, il fait sensation auprès des femmes ! Au fond, il me ressemble. À ceci près que je ne suis pas célèbre. Mais ça, ça peut changer !" Voilà le flegme de Winston, chat de race pantouflard ; plein d'humour et de désinvolture ; espion aux pattes de velours, héros malgré lui... et pour le plus grand bonheur de ses lecteurs, le voici de retour pour de nouvelles aventures haletantes ! Un vol vient de se produire dans le lycée de Kira, la jeune maîtresse de Winston : les copies du baccalauréat ont disparu ! Nico, le frère aîné de Tom, est désespéré à l'idée de devoir repasser son examen. On dirait bien qu'une nouvelle mission se profile pour le chat Winston ! Avec son instinct aiguisé, son flair infaillible et le soutien de ses amis, Winston se lance à la poursuite des malfaiteurs et s'attire des ennuis... Traduit de l'allemand, titre original : Winston - Jagd auf die Tresorräuber.

  • Sommes-nous vraiment capables de distinguer le génie visionnaire de l'imbécile chanceux?

    Pourquoi nous obstinons-nous à vouloir trouver des messages sensés dans des évènements dus au seul hasard?

    Et n'aurions-nous pas une fâcheuse tendance à ordonner le réel selon une routine mentale biaisée, plutôt que de le voir tel qu'il est, avec toute son incertitude?

    S'inspirant de disciplines aussi diverses que la littérature, la philosophie, la théorie des probabilités, la science cognitive et la finance, Nassim Nicholas Taleb montre comment notre esprit nous conduit à voir le monde, et en particulier les mécanismes de la Bourse, comme beaucoup plus prévisible qu'il ne l'est...

    Nassim Nicholas Taleb étaye sa démonstration sur maintes anecdotes significatives et analyse la pensée et les actes d'individus qui ont su, chacun à sa manière, comprendre la chance: Karl Popper, le philosophe du savoir, Solon, l'homme le plus sage de la Grèce, le financier George Soros ou le voyageur Ulysse, nous emmenant de la cour de Crésus à la salle des marchés de Wall Street via la méthode de Monte-Carlo et la roulette russe...

    Réflexion essentielle, mais écrite avec un humour constant, ce livre remet en cause nos idées reçues sur nos représentations du monde et nous montre comment, malgré notre ignorance du hasard sauvage qui gouverne l'univers, nous pouvons quand même y vivre bien.

    Vendu à plusieurs milliers d'exemplaires en France et traduit en 27 langues, Le Hasard sauvage constitue la pierre d'angle de la pensée de Nassim Nicholas Taleb, l'auteur du Cygne Noir, best-seller mondial (plus de deux millions d'exemplaires vendus). Aujourd'hui plus que jamais cet opus I est d'une pertinence admirable.

  • À travers une fine brume, la lumière oscille sur la lagune de Venise. Un homme fait les cent pas devant le débarcadère du vaporetto. Une femme en descend. Un rendez-vous pour deux, mais ce sont quatre destins qui s'entrecroisent...
    En plusieurs temps et plusieurs lieux, la trame d'une histoire plurielle se tisse dans ce roman chatoyant. Certains personnages se connaissent, s'aiment parfois. Quelques-uns se manquent de peu. D'autres ne se croiseront jamais. Chacun nous touche dans sa vérité.
    Toutes les disparitions ne se valent pas. Cependant, toutes se répondent dans les harmoniques d'un vaste concerto silencieux recouvrant le temps humain comme un édredon de plumes.
    Un voyage initiatique de France en Argentine où, d'amour en amitié, entre quête et nostalgie, le lecteur apprendra que les sentiments, comme les ondes, peuvent résonner entre le fini et l'infini.

    Gérald Tenenbaum est mathématicien et écrivain. Il a déjà publié plusieurs romans dont, chez Héloïse d'Ormesson, Souffles couplés, L'Affinité des traces et L'Ordre des jours (L'Aube, 2017).

  • Oubliez vos marque-pages. Vous serez happé comme dans un zapping télévisuel par une suite haletante de flashs sur des images poétiques, des pensées philosophiques, des passages de Marelle de Julio Cortazar, de Ghost Dog de Jim Jarmush, sur une interview de PJ Harvey ou une oeuvre controversée de Damien Hirst. Entre les pages se faufilent autant de personnages déjantés : Marc, fin lecteur du Guide Agricole Philips, égrène les formules mathématiques sur des feuilles A4 étendues sur un fil à linge, Ji colore les chewing-gums écrasés sur les trottoirs de Londres, phénomène qu'il perçoit comme le cancer de la ville, Ernesto conçoit dans la solitude une Tour pour suicidaires, tandis que Harold avale toutes les boîtes de Corn Flakes dont la date de péremption correspond à l'anniversaire de son ex-femme. Ce livre parle autant d'individus interlopes et attachants, que de lieux étranges et symboliques, tel cet édifice imaginé sur le modèle géométrique du parchís, version catalane du jeu des petits chevaux.Agustín Fernández Mallo campe des atmosphères à faire pâlir les plus grands cinéastes et dessine une cartographie occulte du monde contemporain. Car des liens mystérieux relient les personnages les uns aux autres et ne tardent pas à se révéler au lecteur éberlué. La magie embaume ce livre, où arts et sciences se côtoient de manière inédite, où l'auteur confie au lecteur les fils de ses marionnettes. Car l'évocation poétique d'un monde où domine la désolation ne va jamais sans son pendant : un humour grandiose. Peut-être faudrait-il inventer un nouveau concept pour parler de ce roman cinématographique, en écho au titre d'Umberto Eco : la littérature ouverte. Du moins sommes-nous à coup sûr en présence d'une oeuvre totale.

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