• L'histoire de la philosophie illustrée et racontée en 130 dates emblématiques. Un récit vivant et éclairant pour tous ceux qui s'intéressent à la philosophie et à l'histoire des idées.
     
    Un panorama vivant de l'histoire des idées
    o Un panorama complet et vivant de l'histoire des idées, des origines orientales et grecques de la philosophie, jusqu'aux mutations de la pensée au XXIe siècle.
    o Une présentation très accessible des principaux auteurs, des oeuvres clés, des grands courants...
     
    Une organisation claire, une mise en page rythmée
    o Au début de chaque partie, une grande frise chronologique.
    o Puis au fil des doubles pages, le récit de chaque événement, en textes et en images.
    o À la fin de chaque partie, des dossiers sur des concepts qui ont traversé l'histoire.
     
    Avec une préface de Raphaël Enthoven
    «  On lit chaque double page comme on mange des Petit écolier - en se jurant que ce sera la dernière. Mais le livre, pourtant, colle aux mains, à la façon d'une série bien ficelée. Qu'on soit, ou non, familier de ses saveurs, chaque bonbon (sauce Bescherelle) appelle le suivant.  »

  • De Platon à Hannah Arendt, en passant par Averroès, Machiavel et Nietzsche, cet ouvrage retrace les moments-clés de l'histoire de la philosophie. Synthétique et pédagogique, il présente l'essentiel de ce qu'il faut retenir pour comprendre les principaux courants. Des citations expliquées introduisent l'oeuvre de chaque philosophe abordé, et des encadrés illustrent ses concepts en s'appuyant sur des exemples de la vie quotidienne. Clair, précis et concret, ce livre montre l'évolution de la pensée philosophique d'hier à aujourd'hui.

  • De l'Antiquité à nos jours, les philosophes les plus importants dans l'histoire de la philosophie occidentale, leur vie, leur pensée, la portée de leur doctrine.· Les oeuvres principales de chacun d'entre eux, classées chronologiquement, avec les éditions de référence.· Les études, les critiques et, éventuellement, les satires publiées sur chacun d'entre eux (éditeurs, années et pages), classés par ordre alphabétique.· Les concepts clés et corrélats particuliers à chaque philosophe.

  • Il semble entendu de nos jours que la pensée chinoise est radicalement différente de la philosophie occidentale. Il est même proposé à cette dernière de s'appuyer sur ce décalage pour mettre en cause l'évidence de ses principes et apprendre à s'orienter autrement dans la réalité. On se réfère habituellement pour cela au taoïsme (très critique à l'égard des conventions) plutôt qu'au confucianisme (toujours suspect de moralisme), malgré l'importance primordiale de Confucius aux yeux des penseurs chinois eux-mêmes. L'intention de cet essai est d'établir des rapprochements entre la tradition de pensée issue de Confucius et la philosophie occidentale d'origine grecque, principalement la philosophie socratique.

  • L'oeuvre de Hegel n'a pas fini de fasciner et d'effrayer ceux pour qui la philosophie n'est pas un vain mot. Pour tous, le livre de Kostas Papaioannou, bref et dense, clair et profond, fournit la meilleure des «initiations». Derrière les abstractions logiques du Système, il met à jour le souci pathétique qui, dès les écrits de jeunesse, donne à la pensée hégélienne son unité: réconcilier l'homme avec le monde, avec le temps, avec lui-même. Un choix de textes fondamentaux, dont certains fort rares, tous traduits par Papaioannou, éclaire cet essai brillant et original, honnête et solide aussi, dans lequel la sympathie intellectuelle, née d'une longue familiarité avec les écrits de Hegel, n'exclut pas la distance historique et critique nécessaire. Cette nouvelle édition s'accompagne d'une note sur les fondements de la politique hégélienne et d'un texte inédit sur Hegel et la Révolution française.

  • Né à Sinope au IVe siècle av. J.-C. et mort à Corinthe après un long séjour à Athènes, Diogène est un personnage exubérant et scandaleux dont les provocations sont restées célèbres : il fait l'amour et se masturbe en public, éconduit Alexandre le Grand comme un importun et insulte ses contemporains. Figure de la transgression, il n'est pourtant pas un apôtre de l'ensauvagement : ce n'est pas la civilisation que Diogène conteste, mais les servitudes encombrant notre vie matérielle et les conventions nous inféodant aux puissants. Mode de vie et pensée tout ensemble, le cynisme de Diogène est une manière neuve de philosopher qui, loin des constructions théoriques complexes, reste au plus près des réalités quotidiennes.
    En proposant l'idéal d'une vie simple soustraite aux illusions du désir, cette philosophie offre aux individus et aux sociétés un contre-pouvoir libérateur. Sa critique des valeurs sociales et sa puissance de dérangement n'ont pas échappé à Nietzsche ni à Foucault. Elles gardent toute leur actualité pour qui s'interroge sur les bienfaits et les méfaits de la croissance économique, sur les exclusions déchirant le monde humain.

    Étienne Helmer enseigne la philosophie à l'Université de Porto Rico (États-Unis). Il est l'auteur, entre autres ouvrages, de La Part du bronze. Platon et l'économie (2010) ; Épicure ou l'économie du bonheur (2013) ; Le Dernier des Hommes. Figures du mendiant en Grèce ancienne (2015).

  • George Berkeley (1685-1753), Irlandais, anglican, évêque, philosophe atypique, est célèbre pour la formule esse est percipi: être c'est être perçu.
    Cette formule signifie ceci: ce que nous appelons objet ou chose n'existe qu'en tant qu'il est perçu seul ce qui a un esprit ou une intelligence perçoit l'esprit ou l'intelligence ne perçoit que des idées donc ce que nous appelons chose ou objet est une idée qui n'existe que dans (pour) un esprit ou une intelligence qui le perçoit. Identifier l'être et le perçu, rien n'est plus singulier dans l'histoire de la philosophie - même dans celle du sens commun: pour être perçu il faut bien être, d'abord.
    Berkeley a laissé de nombreux essais, traités, dialogues philosophiques et sermons. Sa philosophie, appelée immatérialisme, est dirigée contre toutes les formes de matérialisme, en particulier celles qui croient en la substance matérielle. Si matière il y a, elle est un système de signes, un langage.
    La puissance et la vigueur de sa pensée ont nourri bien des philosophes. Hume s'en est inspiré pour la critique des idées abstraites et Mill pour l'associationnisme. Emerson y a puisé l'articulation entre la philosophie et la pauvreté, la phénoménologie, des intuitions sur la conscience et le monde, Wittgenstein une philosophie du langage et Bergson la nature des idées.
    La philosophie de Berkeley peut offrir à notre temps distrait, où le lien entre le perçu et le percevoir est lâche, des instruments de reconquête de l'attention et de la présence de l'esprit au monde.
    André Scala est agrégé de philosophie. Il a notamment publié Spinoza, Traité de la Réforme de l'entendement, introduction, traduction et notes (1991), et Spinoza (1998).

  • Parmi les philosophes qui s'inscrivent dans la généalogie fameuse - et peut-être mythique - inaugurée avec Platon, Martin Heidegger (1889-1976) est historiquement le plus proche de nous. Ce livre est un essai de présentation de sa pensée selon un ordre qui n'est pas celui de l'oeuvre même: plutôt une sorte de reconstruction pédagogique.
    Il expose d'abord les deux grandes intuitions de Heidegger: celle de l'existence et celle de la différence ontologique entre être et étant. Puis il fait le point sur les prolongements contemporains de l'oeuvre heideggerienne, sujets de réflexion, débats, ou orientations qui sont importants dans notre monde et nous viennent de lui. On traite ainsi de la technique, de l'herméneutique (pensée radicale de l'Interprétation), d'une certaine conception de l'histoire de la philosophie et de l'idée du ""voisinage de la pensée et de la poésie."" Enfin on introduit le lecteur au débat sur l'adhésion de Heidegger au nazisme en proposant quelques réflexions qui servent de conclusion.

  • Quant à l'avenir de la psychologie scientifique, et des autres sciences touchant de près ou de loin aux problèmes de l'esprit, on ne saurait s'inquiéter à son sujet car, non seulement leur développement est irréversible, mais encore il est, comme en toutes les sciences, d'une irréversibilité d'un type particulier : ainsi qu'aime à le dire R. Oppenheimer, celle-ci repose sur la conscience des erreurs qu'on ne fera plus car, en science, il n'est pas possible de se tromper deux fois de la même façon. Tant l'ouverture indéfinie de ces sciences jeunes sur de nouveaux problèmes, que cette capacité d'autocorrection irréversible, sont donc les gages assurés de leur vitalité.

  • Cet ouvrage sur l'espace est un texte panoramique qui rassemble l'examen sociologique, ethnologique, biologique et psychologique de l'espace vécu ; l'examen physique et mathématique de l'espace théorique ; l'examen de la perspective en peinture pour l'espace esthétique ; l'examen métaphysique et épistémologique clôture le tout. Cet ouvrage propose l'examen du concept d'espace dans les diverses aires sémantiques où on le rencontre. La notion est étudiée du double point de vue, encyclopédique et philosophique.

  • À quelles conditions pourrions-nous tenir le langage de l'expérience à propos de l'affrontement de l'homme et de l'absolu ? Saurions-nous produire un concept de l'expérience, qui rende justice à ce qui se passe et ne se passe pas, lorsque l'homme ne se préoccupe plus seulement de penser l'absolu, mais aussi de penser à lui en l'aimant ? Aux constructions théoriques organisées autour du concept de sentiment religieux (Schleiermacher), ou dans le seul élément du savoir par concepts (Hegel), nous proposons une alternative : monde et terre (Heidegger) sont l'a priori de l'expérience. Mais l'homme qui s'occupe de l'absolu - d'un absolu qui soit personne et promesse de relation, de Dieu - cesse d'incarner ces figures natives de son humanité que sont le Dasein et le mortel. Il ne s'agit certes pas de prendre congé de la phénoménologie. Il s'agit de rendre compte, phénoménologiquement, de ce qui n'est pas donné dès le commencement, de ce qu'on ne peut déduire des règlements transcendantaux de l'existence. La description de ce qu'on nomme par convention la liturgie cerne ainsi une région et une modalité de l'expérience qui nous imposent de redéfinir plusieurs concepts. Il ne faut pas présumer trop vite que nous savons déjà ce qu'il en est de l'humanité de l'homme. Mais, lorsque son aptitude à la liturgie et les contraintes qu'elle impose ont été élucidées, un ou deux moyens nous sont donnés de savoir qui nous sommes. L'homme a d'autres choses à faire que prier mais, peut-être, ne pourrait-on percevoir le sens de ces autres choses, si ne se déployait d'abord la liturgie.

  • Reconnue comme l'une des plus grandes philosophies de l'État, la philosophie politique hégélienne reste cependant mal comprise ; peut-être, d'abord et avant tout, parce qu'elle se veut philosophie ; parce que cette dimension même de la vie humaine qu'est la vie politique, ne peut, selon Hegel, être comprise que dans et par son rapport aux autres dimensions de la vie, la religion, l'économie et la société. Par opposition aux trois lignes d'interprétation traditionnelles les plus répandues du hégélianisme qui, chacune, privilégièrent un aspect seulement de ce système - langage, travail ou communication -, cette étude tente de ressaisir le sens du projet philosophique total de Hegel en politique, et ceci en examinant la manière dont s'élabora son système à une période cruciale de sa formation : la période d'Iéna (1801-1806).

  • L'histoire de la philosophie peut être présentée comme une série d'efforts pour démystifier les illusions de la conscience commune. Cette étude part des traditions sceptiques et idéalistes, pour examiner ensuite les modernes philosophies du soupçon, et évoquer pour finir la sensibilité intellectuelle d'une post-modernité à laquelle le rêve d'un dévoilement critique semble être devenu étranger.

  • Les grands noms de la philosophie allemande, les sources austro-allemandes de la philosophie analytique, les philosophies de la culture, l'école de Francfort, les philosophies politiques, le rationalisme critique, littérature et philosophie.

  • Cent ans après la mort de Marx, ce court essai ne propose pas « la version vraie du marxisme » parce que cela n'aurait aucun sens, mais il invite à considérer la philosophie marxiste pour ce qu'elle est, ou plutôt, pour ce qu'elle devient. Car l'une des raisons qui fait l'importance exceptionnelle de l'oeuvre de Marx, c'est sa capacité théorique et pratique à progresser au rythme des sociétés et des sciences, et son incompatibilité profonde avec l'idée même de système fermé. Mais alors, que signifie donc « être marxiste » ? Que désigne-t-on par « philosophie marxiste » ? De façon accessible, les auteurs proposent leurs réponses à ces deux questions, en mettant l'accent sur quelques aspects qui leur ont paru caractéristiques de la vie du marxisme. Cette Invitation à la philosophie marxiste est donc lancée à un large public, avec le souci de contribuer à la réflexion collective et au débat.

  • Philosophie, poésie, mystique : entre ces champs divers de la connaissance et de l'action, le présent ouvrage, en décrivant l'efflorescence des formes montre l'implication de l'esthétique littéraire dans la philosophie d'aujourd'hui.

  • Pour permettre aux étudiants de DEUG, IUFM, prépas, de s'initier à ce courant de la philosophie, préparer leurs exposés et leurs dossiers, réviser leurs partiels et leurs examens.

  • La logique est implacable. Il y a dans la ténacité de Cavaillès quelque chose de terrifiant. C'est une figure unique. Un philosophe mathématicien bourré d'explosifs, un lucide téméraire, un résolu sans optimisme. Si ce n'est pas là un héros, qu'est-ce qu'un héros ?, déclarait en 1969 Georges Canguilhem sur les ondes de France-Culture. Ces mots suffisent pour justifier la réédition d'un livre paru en 1950 et devenu introuvable. Jean Cavaillès naît en 1903. À vingt ans, il est reçu premier à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm. Agrégé de philosophie en 1927, ses travaux, par la suite sur la logique et la théorie de la science, montrent un esprit attaché à la pensée pure. Puis, vient la guerre. Ce philosophe s'engage : chef de résistants, il monte en première ligne. Ce logicien dévoile sa morale : il prend les chemins les plus risqués, se fait poseur de bombes. Le dénouement tardera mais surviendra dans une France qui se libère : Jean Cavaillès tombe, exécuté par les Allemands, en janvier 1944. Aujourd'hui, le livre de Gabrielle Ferrières, qui raconte cette vie, nous dit tout simplement que les philosophes ont un visage et que la philosophie peut aussi se concevoir dans le risque, l'urgence, la Résistance.

  • Aux côtés de George Berkeley et David Hume, John Locke (1632-1704) est l'un des principaux maîtres de l'empirisme britannique. Beaucoup fréquenté au XVIIIème siècle, notamment par Voltaire, ce grand philosophe est tombé dans un relatif (et injuste) oubli. Le développement du cognitivisme lui vaut aujourd'hui un regain d'intérêt dans le monde anglo-saxon il semble donc opportun de faire de son OEuvre une présentation « continentale ».
    Prenant comme base de sa réflexion le célèbre Essai sur l'entendement humain (1690), Alexis Tadié étudie successivement chez Locke: la théorie des idées, l'abstraction, la distinction entre qualités primaires et secondaires, le concept de substance, la causalité et le pouvoir, l'identité, le langage, la nature de la connaissance et le scepticisme. Il présente aussi deux développements importants de la pensée de Locke, chez Berkeley et chez Leibniz.

  • Le projet cartésien d'une langue pour la science d'où toute équivoque serait chassée a débouché sur une découverte de taille : il manquera toujours à un tel système symbolique la capacité de prouver qu'il ne recèle aucune contradiction potentielle. En étudiant le questionnement du symbolique inauguré par Freud, Lacan devait déboucher sur une série d'énoncés négatifs (il n'y a pas de métalangage, il n'y a pas de rapport sexuel), signe d'une incomplétude du symbolique reconnue comme décisive dans le procès subjectivant. Comment situer l'événement de cette étrange convergence entre étude formaliste et psychanalytique ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Plutôt que de compliquer le marxisme par des interprétations philosophiques destinées à le rendre concret et intelligible, on propose une autre voie de réforme : sa paupérisation philosophique, sa simplification interne, à la fois sa radicalisation et son universalisation pertinentes pour toute conjoncture possible, c'est-à-dire le capitalisme et la philosophie réunis dans la pensée-monde. Une axiomatisation, transcendantale plutôt que formelle, doit le désencombrer de ses postulats inutiles, historico-dialectiques, et du concept philosophique des postulats. À cette fin, quatre voies sont prospectées qui doivent instaurer une pratique non-marxiste du marxisme : la détermination-en-dernière-instance, dont les philosophies ont méconnu l'originalité non-philosophique de causalité par immanence unilatérale, et qu'ils n'ont pu élucider par ensorcellement dialectique ; l'infrastructure comme immanence radicale du Réel travestie en matière et matérialisme ; l'identité sans synthèse dialectique de la science et de la philosophie, donc une réforme de la théorie et une discipline inouïe qui use de la philosophie sans en être une ; un nouvel objet, posé comme une hypothèse adéquate au concept axiomatisé de l'infrastructure, non plus les formes socio-économiques du capitalisme, mais la fusion du capitalisme transhistorique et de la totalité de ses conditions philosophiques de fonctionnement, c'est-à-dire de la philosophie en personne, dans l'universalité de la pensée-monde. Le programme non-marxiste ne nie pas philosophiquement le marxisme, il le pratique autrement pour retrouver son originalité théorique et humaine. Aller à Marx plutôt qu'y faire retour, le connaître plutôt que le reconnaître...

  • La pensée de Marx est célèbre pour ses différentes critiques : critique de la philosophie hégélienne, de la philosophie critique, de la philosophie tout court, de la religion, de la politique, du socialisme utopique, de l'économie politique... Une telle insistance ne peut être fortuite, elle indique bien plutôt un projet théorique original, critique en ce qu'il se veut polémique, mais aussi en ce qu'il se veut non dogmatique. L'ouvrage, en s'attachant aux étapes principales de l'évolution intellectuelle de Marx, montre que, toujours, le motif critique reste constitutif, depuis la jeunesse, alors que Marx adhère à la philosophie critique des jeunes hégéliens, jusqu'à la maturité, lorsque Le capital donne son couronnement à l'entreprise de la critique de l'économie politique. Il s'avère, en fait, qu'un même projet critique traverse les différentes étapes de l'oeuvre, et qu'il constitue l'un des foyers à partir duquel elle doit être interprétée.

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