• Roméo et Juliette ; le songe d'une nuit d´été

    William Shakespeare

    • Le livre de poche
    • 12 Avril 2018

    Roméo aimait Rosaline. Lysandre aimait Hermia et Démétrius Héléna. Tout à coup, comme en dansant, les hommes changent de cavalières. Juliette apparaît à Roméo et leurs lèvres se joignent au milieu du bal.
    Une nuit d'été, un lutin effleure les paupières d'un homme endormi, à son réveil il en aime une autre.
    Illumination pour Roméo et Juliette, illusion pour les amants du Songe, l'amour est fou. Shakespeare en chante la douce et terrible folie, l'enchantement quand il donne l'amour de la vie, le désespoir quand il l'anéantit et appelle la mort.
    Truculence et humour, fantaisie, charme et poésie, Shakespeare parle toutes les langues d'un monde universel. Roméo et Juliette sont le symbole de l'amour parfait et l'on voudrait que l'alouette n'ait jamais chanté après le rossignol.
    Edition d'Yves Florenne. 

  • Compositrices ; l'égalité en acte

    Collectif

    • Editions mf
    • 15 Octobre 2020

    « Où sont les femmes ? Toujours pas là ! » affirme régulièrement la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (sacd). Cette inégalité entre les hommes et les femmes dans le spectacle vivant est aujourd'hui injustifiable. À la Renaissance, on pouvait compter sur les doigts d'une main le nombre de compositrices. Aujourd'hui, certes, elles sont plus nombreuses, mais elles restent encore très minoritaires ; ainsi en France, elles ne représentent que 10 % des compositeurs de musique.
    Après la publication en 2017 de La mémoire en acte. Quarante ans de création musicale, les Éditions MF et le Centre de documentation de la musique contemporaine ont décidé d'un deuxième ouvrage autour de la situation des compositrices en activité en France. Ce livre rassemble 53 portraits de compositrices accompagnés des points de vue de la philosophe Geneviève Fraisse et des musicologues Jacques Amblard, David Christoffel, Florence Launay... Plus d'une soixantaine de contributions inédites sont ici réunies.

  • Les territoires interdits de Tobe Hooper

    Dominique Legrand

    • Playlist society
    • 21 Février 2017


    Préface de Jean-Baptiste Thoret.

    Massacre à la Tronçonneuse (1974) est considéré comme une véritable matrice de l'horreur moderne, une oeuvre tellement culte qu'elle a fini par éclipser le reste de la filmographie de son auteur. Pourtant, Tobe Hooper est loin d'être le réalisateur d'un seul film.
    Entre Poltergeist (1982), produit par Steven Spielberg dans le confort hollywoodien, et Mortuary (2005), son retour en grâce dans les salles, le cinéaste aura connu les affres de la série B et du marché de la vidéo, sans jamais se départir de son style, un mélange de macabre et de grotesque au service d'une vision critique de la société américaine.
    En quatre décennies, son oeuvre explore les terreurs de son époque et les angles morts de l'Amérique, du génocide indien à la guerre du Vietnam. Car, pour Tobe Hooper, ce qu'on enterre finit toujours par refaire surface ; le film d'horreur est avant tout politique.

    Dominique Legrand a écrit une dizaine de romans et deux ouvrages de référence sur Brian De Palma et David Fincher. Il est également conférencier sur le cinéma et anime un ciné-club en région parisienne.

  • Le mystère de la charité de Jeanne d'Arc

    Charles Peguy

    • Alicia éditions
    • 15 Janvier 2019

    Cet ebook bénéficie d'une mise en page esthétique optimisée pour la lecture numérique.


    Un incontournable du génie Charles Péguy !

    Cette pièce dramatique de Charles Péguy est d'un grand intérêt en raison notamment de son style si particulier, proche de la prose poétique, de l'incantation où la répétition joue un rôle primordial. La question centrale de cette oeuvre majeure peut se résumer ainsi : Comment Jeanne d'Arc est devenue ce qu'elle était ?
    Les débats philosophiques et religieux entre les trois personnages nous amènent à la naissance de la détermination et du choix héroïque de Jeanne d'Arc.
    Révoltée contre la souffrance et la misère, bien décidée à agir, la jeune bergère continue de nous inspirer. Six siècles plus tard, la question de Jeanne reste plus que jamais d'actualité : en quoi suis-je personnellement concerné par le sort du monde ?

    EXTRAIT : « Pour un blessé qui se traîne au long des routes, pour un homme que nous ramassons au long des routes, pour un enfant qui traîne au bord des routes, combien la guerre n'en fait-elle pas, des blessés, des malades, et des abandonnés, de malheureuses femmes, et des enfants abandonnés ; et des morts, et tant de malheureux qui perdent leur âme. Ceux qui tuent perdent leur âme parce qu'ils tuent. Et ceux qui sont tués perdent leur âme parce qu'ils sont tués. Ceux qui sont les plus forts, ceux qui tuent perdent leur âme par le meurtre qu'ils font. Et ceux qui sont tués, celui qui est le plus faible, perdent leur âme par le meurtre qu'ils subissent, car se voyant faibles et se voyant meurtris, toujours les mêmes faibles, toujours les mêmes malheureux, toujours les mêmes battus, toujours les mêmes tués, alors les malheureux ils désespèrent de leur salut, car ils désespèrent de la bonté de Dieu. Et ainsi, de quelque côté qu'on se tourne, des deux côtés c'est un jeu où, comment qu'on joue, quoi qu'on joue, c'est toujours le salut qui perd, et c'est toujours la perdition qui gagne. Tout n'est qu'ingratitude, tout n'est que désespoir et que perdition.

    Un silence.

    Et le pain éternel. Celui qui manque trop du pain quotidien n'a plus aucun goût au pain éternel, au pain de Jésus-Christ. »

  • Paul Verhoeven, total spectacle

    Axel Cadieux

    • Playlist society
    • 18 Octobre 2016


    Livre collectif sous la direction d'Axel Cadieux avec Benoit Marchisio, Hugues Derolez, Linda Belhadj et Julien Abadie. Suivi d'un entretien exclusif avec le cinéaste.

    Paul Verhoeven est insaisissable. Tour à tour qualifié de misogyne et féministe, fasciste et libertaire, vendu aux sirènes d'Hollywood, puis artiste sauvage et intenable, le cinéaste trace son propre sillon, pulvérisant de l'intérieur les codes des genres qu'il se réapproprie.
    La puissance manipulatrice de l'image est au coeur de son cinéma : qu'il traite des systèmes politiques qui écrasent les individus, de la place de la femme au sein de nos sociétés ou du devenir du corps humain face à la technologie, ses procédés retors et l'ambiguité de son message donnent à ses films une portée subversive hors du commun.
    De Basic Instinct à Elle en passant par Starship Troopers, son oeuvre n'a cessé, depuis plus de quarante ans, de susciter controverses et fascination.
    Axel Cadieux est journaliste pour Sofilm, Society, Arte et Ciné+. Il est également l'auteur de plusieurs essais sur le cinéma : Une série de tueurs (Capricci, 2014), Contes de l'au-delà : Le cinéma de M. Night Shyamalan (Vendémiaire, 2015), L'horizon de Michael Mann (Playlist Society, 2015) et prépare des ouvrages sur la chaîne HBO et sur la série Twin Peaks ; Benoit Marchisio est journaliste pour Sofilm. Il prépare un ouvrage sur la maison de production Propaganda ; Hugues Derolez suit actuellement un cursus à la Femis, spécialisé dans les séries TV. Il a dirigé le livre Contes de l'au-delà : Le cinéma de M. Night Shyamalan ; Linda Belhadj, installée à Londres, est journaliste cinéma et tient le blog Almost Kael ; Julien Abadie, installé à Montréal, est journaliste économique, anciennement critique de cinéma.

  • Scénariste star (les séries À la Maison-Blanche (The West Wing) et The Newsroom, les films Des hommes d'honneur et The Social Network), dramaturge à succès et depuis peu réalisateur (Le Grand Jeu en 2017, et The Trial of the Chicago 7 en cette fin d'année 2020), Aaron Sorkin collectionne les honneurs et les récompenses. Ses qualités de dialoguiste sont aujourd'hui majoritairement reconnues - "sans doute le meilleur de notre époque" selon Damon Lindelof, co-créateur de Lost, de The Leftovers et de Watchmen -, chacune de ses oeuvres nourrit le débat. Ses deux premières séries, Sports Night et À la Maison-Blanche, ont participé à la constitution de l'âge d'or télévisuel des années 2000. Pourtant, certains de ses propos (sur les femmes, sur Internet...) et de ses comportements (auprès de ses équipes de scénaristes) ont jadis suscité la controverse.
    Aaron Sorkin est un personnage public, un auteur très bien établi dans le paysage hollywoodien. Ce livre, le premier en français qui lui est consacré, se veut à la fois une biographie et une analyse de son style, volubile, omniscient, inspiré par les comédies américaines des années 30 et 40. Depuis William Shakespeare jusqu'aux films de Frank Capra, ses influences sont multiples et transversales. Tentons de les cerner en compagnie de Jed Bartlet, de Mark Zuckerberg, de Mackenzie McHale et de Molly Bloom.

    Journaliste spécialisé dans le cinéma, Mathieu Demaure est l'auteur de Codex des 7 couronnes. Bréviaire illustré de la saga Game of Thrones, à paraître en novembre aux éditions Ynnis. Il a écrit sur le Monde des séries, sur lemonde.fr, et dans le mook Soap (déjà sur Aaron Sorkin !) Il se voit comme la combinaison entre Molly Bloom - avec moins d'élégance -, de Will McAvoy - avec autant de charisme - et de Toby Ziegler - avec plus de cheveux.

  • Une histoire du cinéma français se présente comme une série d'ouvrages, classés par décennies successives (des années 30 à nos jours) pour offrir au lecteur un panorama complet du cinéma français. Pour chaque année sont mis en avant les films majeurs, un grand réalisateur, une actrice et un acteur ainsi qu'un grand dossier thématique abordant pour le cinéma les questions essentielles de la période. À travers ces analyses, et la mise en perspective des oeuvres et des artistes dans un contexte historique, social, politique et même technique, ce livre se veut le récit pertinent - et à l'occasion, impertinent ! - de l'histoire, riche mais encore trop méconnue, de notre cinéma.
    De l'avènement du parlant à l'effondrement de la seconde guerre mondiale, les années 30 représentent, à plus d'un titre, un véritable âge d'or du cinéma français. À la suite de la révolution technique liée à l'arrivée du parlant qui bouleverse totalement l'approche du septième art, la décennie est marquée par des événements historiques aussi importants que la crise de 1929 et le Front populaire. Avec, d'un côté, le souvenir encore prégnant de la Grande Guerre et, de l'autre, la peur d'un nouveau conflit, se dessine un cinéma français en pleine mutation, entre insouciance et gravité, entre idéalisme et réalisme, jusqu'à la naissance d'un courant déterminant pour le cinéma mondial, le réalisme poétique. Durant les années 30, de grands maîtres (René Clair, Jacques Feyder, Jean Renoir, Julien Duvivier, Marcel Carné) réalisent des chefs-d'oeuvre encore mondialement reconnus, À nous la liberté !, La Kermesse héroïque, La Grande Illusion, Pépé le Moko, Hôtel du Nord ; de grands acteurs et actrices sont élevés au rang de monstres sacrés (Jean Gabin, Louis Jouvet, Michel Simon, Raimu mais aussi Arletty ou Michèle Morgan) sans oublier l'apport inestimable de grands seconds rôles qui font toute la verve de l'époque. Mais ce n'est pas tout : Une histoire du cinéma français rend justice à d'autres oeuvres passionnantes mais méconnues, qui revivent ici en vrais coups de coeur. Ce livre rend également hommage à des acteurs et à des actrices, en grande partie oubliés, comme Albert Préjean, Mireille Balin ou Corinne Luchaire. Le casting est somptueux, le programme des films formidable et parfois étonnant, le lecteur n'a plus qu'à se laisser porter, comme dans un film, à la rencontre du cinéma français des années 30.

    Inspecteur de l'Éducation Nationale, Philippe Pallin a orienté ses activités d'enseignant et de formateur vers l'histoire et les techniques du cinéma.


    Producteur de radio et auteur pour la télévision, Denis Zorgniotti est également journaliste et critique, musique et cinéma.


    Préface de Jean-Pierre Jeunet

  • Une histoire du cinéma français se présente comme une série d'ouvrages, classés par décennies successives (des années 30 à nos jours) pour offrir au lecteur un panorama complet du cinéma français. Pour chaque année sont mis en avant les films majeurs, un grand réalisateur, une actrice et un acteur ainsi qu'un grand dossier thématique abordant pour le cinéma les questions essentielles de la période. À travers ces analyses, et la mise en perspective des oeuvres et des artistes dans un contexte historique, social, politique et même technique, ce livre se veut le récit pertinent - et à l'occasion, impertinent ! - de l'histoire, riche mais encore trop méconnue, de notre cinéma.

    Tome 3 : 1950-1959

    Le cinéma français des années 50 n'est pas toujours reconnu à sa juste valeur. Coincé entre un âge d'or qui s'est prolongé jusqu'à la fin des années 40 et l'avènement de la modernité des années 60, la décennie 50 a vite été taxée de conformisme ; une période de "Qualité française" - formule péjorative des Cahiers du cinéma - qui voit tout de même naître des oeuvres aussi importantes que La Beauté du diable (René Clair), Le Plaisir (Max Ophüls), Casque d'or (Jacques Becker) ou La Traversée de Paris (Claude Autant-Lara), on se contenterait de moins ! Surtout, avec la démocratisation de la couleur (French Cancan, magnifique hommage de Jean Renoir à son père), l'émergence d'un nouveau polar (Touchez pas au grisbi, Du rififi chez les hommes), l'avènement de nouvelles actrices plus en phase avec leur époque (Martine Carol, Jeanne Moreau, Anouk Aimée et bien sûr Brigitte Bardot), le cinéma français entame déjà sa mue. Et si en 1959 sortent les premiers films de la Nouvelle Vague (Le Beau Serge de Claude Chabrol et Les Quatre Cents Coups de François Truffaut), toute la décennie aura témoigné préalablement d'une aspiration à la modernité : de Louis Malle (Ascenseur pour l'échafaud, Les Amants) à Alain Resnais (Nuit et Brouillard, Hiroshima mon amour) en passant par Jean-Pierre Melville (Deux Hommes à Manhattan) et Henri-Georges Clouzot (Le Mystère Picasso).
    Une histoire du cinéma français vous invite ainsi à plonger dans les années 50, une décennie aussi riche que variée.

    Inspecteur de l'Éducation Nationale, Philippe Pallin a orienté ses activités d'enseignant et de formateur vers l'histoire et les techniques du cinéma.


    Tour à tour critique musique et cinéma, auteur pour la télévision et producteur radio, Denis Zorgniotti enseigne désormais l'Histoire du cinéma à 3IS Nantes.

  • Une histoire du cinéma français est une collection de livres qui dresse un panorama de la production cinématographique hexagonale sur ses différentes décennies. Classés par année, ces ouvrages complets mettent en avant les films importants, les cinéastes majeurs, les acteurs populaires de leur temps, ainsi que des dossiers thématiques. À travers ses analyses, et la mise en perspective des oeuvres et des artistes dans un contexte historique, sociétal et technique, ce livre se veut le récit pertinent - et parfois impertinent ! - de notre si belle histoire du cinéma.

    Tome 2 : 1940-1949

    Avec les années 40, le cinéma français est mis à l'épreuve des grands événements de l'Histoire. Et pourtant, sans relâche, le septième art va se battre, se réinventer et exister de plus belle, parfois de manière étonnante : des chefs-d'oeuvre du fantastique sous l'Occupation (Les Visiteurs du soir, La Main du diable) à la fabrication d'une légende commune à la Libération (La Bataille du rail, Le Père tranquille) jusqu'à la période d'après-guerre entre pessimisme (Panique de Julien Duvivier) et joie retrouvée (Rendez-vous de Juillet de Jacques Becker), la France va produire une oeuvre riche, contrastée, originale. Les années 40, ce sont de nouveaux maîtres de cinéma qui signent de grands films, le Clouzot du Corbeau, le Cocteau de La Belle et la Bête, Jean-Pierre Melville, déjà, avec Le Silence de la mer. Les années 40, ce sont de nouvelles stars qui éclosent et vont bientôt devenir des icônes : Simone Signoret, Gérard Philipe, Jean Marais. Les années 40, c'est également Les Enfants du paradis, peut-être le plus grand film du cinéma français.
    Une période entre ombre et lumière, pour reprendre la célèbre image du Corbeau, une des décennies les plus passionnantes de notre Histoire du cinéma.

  • Homosexualité, censure et cinéma

    Collectif

    • Lettmotif
    • 26 Mai 2019

    Le cinquième opus de la collection Darkness, censure et cinéma examine sans doute l'un des sujets les plus controversés au cinéma, l'un des tout derniers tabous à subsister à l'écran : l'homosexualité.
    Montrée, évoquée ou simplement suggérée, l'homosexualité à l'écran ne laisse jamais indifférent parce qu'elle exacerbe nos contradictions et ce que nous croyons être. En contournant les postulats, en revendiquant le droit à la différence, elle renvoie à l'idée de liberté totale. Elle fragilise nos certitudes et les préceptes de nos sociétés hétérosexuelles. Alors comment, dans ces conditions, parler d'homosexualité au cinéma sans risquer de provoquer ses pourfendeurs ou d'offenser ses défenseurs ? Quinze auteurs vont tenter de répondre dans cet ouvrage inédit.
    L'homosexualité portée à l'écran demeure donc un sujet de discorde parce qu'il effraie la société qui, lorsqu'elle se sent menacée, attaque, ridiculise ou censure. Aux États-Unis, quand le cinéma hésite, la télévision s'amuse des interdits en les contournant par le rire et la dérision à l'instar de l'approche choisie par les concepteurs de la série Modern Family dont nous parle longuement Benjamin Campion. En France, si l'on excepte un cinéma d'auteur prometteur mais encore confidentiel, le cinéma grand public et la télévision qui le finance sombrent facilement dans l'excès en alimentant des clichés destinés à distraire un public familial largement hétérosexuel. Le personnage gay de Will dans la trilogie des Tuche (Olivier Baroux, 2011, 2016, 2018) ou encore le couple lesbien de Qu'est-ce qu'on a encore fait au bon Dieu ?(Philippe de Chauveron, 2019) sont les illustrations récentes et caricaturales d'un certain cinéma populaire qui joue avec de gros sabots.

    Ce livre a pour ambition de vous faire parcourir les affres de la censure de l'homosexualité au cinéma et la permanence des regards qu'elle inspire. Des origines du genre à la complexité toujours d'actualité pour la représenter, l'homosexualité est un sujet singulier que l'on moque, que l'on promeut ou que l'on utilise mais qui jamais ne demeure sans saveur entre les mains des cinéastes.



    Table des matières


    Ecce homo. Christophe Triollet
    L'amour impur à l'ère du pré-Code. Être homosexuel dans le cinéma hollywoodien des années 1930-1934. Benjamin Campion
    Un cinéma travesti. Didier Roth-Bettoni
    Obscène follitude. Les intolérables créatures de Jack. Pascal Françaix
    Des tiges et des toges ou l'homosexualité dans le péplum. Albert Montagne
    L'amour qui n'ose dire son nom. L'homosexualité masculine dans les films sur le Moyen Âge. Yohann Chanoir
    Homosexualité, droit et cinéma. Petit panorama historique et d'actualité. Christophe Triollet
    120 ans de construction identitaire. Laurent Garreau
    Homosexualité et censure. Une petite traversée du cinéma français. Alain Brassart
    Le réinvestissement de la censure comme forme cinématographique dans l'oeuvre de Lionel Soukaz. Vivien Sica
    Le jour où Pierre Dupuis sauva l'honneur. Bernard Joubert
    S'exprimer et mourir ou être inexprimés et immortels. Pasolini face à la censure, le poète aux 33 procès. Sébastien Lecocq
    Le cinéma gay israélien. Autocensure, soft power et géopolitique. Thomas Richard
    Victor Salva : le sexe et l'effroi. Un réalisateur maudit. Grégory Bouak
    Censuré par omission. Boys in the Sand ou la naissance du porno chic. Eric Peretti
    Reflets sur du cuir noir. Résonances entre Cruising et Interior. Leather Bar. Alan Deprez
    Modern Family : un couple gay dans une sitcom et après ? Benjamin Campion
    Brèves censoriales

  • Censure & cinéma en France

    Collectif

    • Lettmotif
    • 4 Novembre 2020

    Censure & cinéma en France examine sur plus de 450 pages, le processus complexe de la classification des oeuvres cinématographiques dans notre pays. La parole a été donnée aux observateurs et aux acteurs du dispositif organisé par l'État depuis 1919.


    Jean-François Théry, Sylvie Hubac, Edmond Honorat, Jean-François Mary et Françoise Tomé, tous interrogés au moment de leur présidence, ont accepté de livrer leur point de vue sur le travail de la Commission de classification.


    André Bonnet, fondateur et conseil de l'association Promouvoir, laquelle a bouleversé le droit du cinéma depuis plus de vingt ans avec l'affaire Baise-moi, explique et justifie ses multiples actions devant le juge.


    Si René Chateau, Philippe Rouyer et Fernand Garcia ont choisi de revenir sur des épisodes importants de la classification des films, des juristes se sont interrogés sur la finalité de l'avertissement, sur les incohérences de l'interdiction aux moins de 18 ans, ou encore sur l'indemnisation des professionnels lésés par des restrictions d'exploitation en salles.


    Au total, quinze auteurs ont bien voulu poser un regard critique sur un dispositif complexe observé avec méfiance par une industrie du cinéma partagée entre agacement et résignation.


  • Du boulevard au one-man show, en passant par la tragédie, la farce, le vaudeville et même le grand spectacle, voici toutes les ficelles pour qui veut se lancer dans l'écriture de théâtre.

    Michèle Ressi présente de manière inédite un panorama d

  • Tout Chabrol

    Laurent Bourdon

    • Lettmotif
    • 24 Août 2020

    Tout Chabrol ? Plus qu'une promesse, un défi ! Il faut dire qu'en plus de 50 ans de carrière, l'homme n'a pas chômé : cinquante-sept films bien sûr, mais aussi vingt-quatre téléfilms, deux mises en scène de théâtre, des prestations comme acteur, sans oublier tous les articles écrits précédemment pour les Cahiers du cinéma. Et dire qu'en chemin, le bonhomme a abandonné des projets...
    Tout Chabrol, fidèle à son titre, présente tout cela dans un livre-promenade, joyeux et documenté. Un travail méthodique qui étudie chaque oeuvre, la replace dans le contexte de l'époque, les repères biographiques et la réception critique - parfois mordante - de chacune d'elle.
    Tout Chabrol restitue surtout l'essentiel : la personnalité de cet homme hors-normes. Plus de 3.500 citations, de Chabrol mais aussi de ses proches, dressent le portrait de l'homme du Beau Serge et de La Cérémonie, vif, brillant et facilement sarcastique. Un homme attachant et attaché à ses techniciens fidèles, ses acteurs fétiches et à sa famille avec lesquels il aimait tant travailler.
    Tout Chabrol, toute une vie !

    Journaliste et homme de radio, Laurent Bourdon est notamment l'auteur du Dictionnaire Hitchcock (Larousse, 2007) - préfacé par Claude Chabrol ! -, Les Remakes (Larousse, 2012), Définitivement Belmondo (Larousse, 2017), Les Pépites de la critique cinéma (Dunod, 2018) et Comme disait Claude Chabrol (LettMotif, 2020)
    Préface de François Berléand.

  • Consacré par trois prix dont la Palme d'or au Festival de Cannes en 1991, Barton Fink, quatrième film des frères Coen, inscrit son propos dans une filiation multiple : film de cinéma sur le cinéma, dans le prolongement de Boulevard du crépuscule de Billy Wilder ; film de cinéma sur le théâtre et le jeu de masques qu'est la vie, dans le prolongement de Persona d'Ingmar Bergman ; film sur la folie, dans le prolongement des premières oeuvres de Roman Polanski, comme le toujours moderne Cul-de-sac ; film surréaliste sur le monde des rêves, dans le prolongement du mythique Pandora d'Albert Lewin. Davantage que la simple somme de ces chefs-d'oeuvre consacrés, la valeur ajoutée de Barton Fink tient à son ton unique, sa capacité à couvrir de rire les situations les plus désespérées, à faire de l'art sans se prendre au sérieux ni céder aux facilités du cynisme. Ambition shakespearienne, entre grandeur tragique et bouffonnerie débridée, qui consacre, aujourd'hui encore, Barton Fink comme l'oeuvre majeure de ses deux réalisateurs.

    Damien Ziegler, docteur en études cinématographiques, auteur de multiples ouvrages sur l'art et le cinéma, poursuit ici sa réflexion débutée avec "Intelligence artificielle" de Steven Spielberg, ou l'adieu à la mélancolie. Comme le chef-d'oeuvre de Spielberg, Barton Fink renouvelle le regard porté par le cinéma moderne sur le monde en s'attachant à l'espoir plutôt qu'à la mélancolie, et consacre le triomphe de la raison créatrice sur les ténèbres de la folie.

  • Casablanca, l'aventure du film

    Tito Topin

    • Lettmotif
    • 15 Mai 2021

    Qui ne connait pas Casablanca ? La célèbre formule "Play it again Sam" lancée au pianiste du Rick's Café, les adieux déchirants du couple mythique Ingrid Bergman-Humphrey Bogart sur le tarmac embrumé, la musique "As Time Goes By" qui résonne encore dans toutes les mémoires, le film est devenu avec le temps un véritable objet de culte.
    Casablanca, l'aventure du film nous prouve pourtant que le chef d'oeuvre de Michael Curtiz n'a pas encore révélé tous ses secrets. En effet, Tito Topin nous propose une approche inédite du film, en revenant à la source même de ceux qui ont participé à sa conception et à sa réalisation. Le livre met à jour le cosmopolitisme des protagonistes de l'aventure Casablanca, qu'ils soient devant ou derrière la caméra : le caractère antinazi du film se traduit plus encore dans cette longue liste, dans ces personnages réels qui, pour certains, avaient fui les régimes de Franco, Salazar, Mussolini, Hitler ou Staline en quête de liberté. Une vraie galaxie universaliste d'émigrés à l'assaut des dictatures nationalistes qui, pour faire le film, a bravé les règles de neutralité voulue par le président Roosevelt.
    Stars ou inconnus, Casablanca, l'aventure du film leur rend hommage et retrace la grande aventure de leurs parcours.
    Mais ce n'est pas tout, Casablanca a encore à nous dire sur son histoire et sur l'Histoire.
    Dans ce livre, Tito Topin nous raconte également les dessous historiques et les hasards qui ont fait du film un succès mondial : qui aurait pu prévoir que le nom de Casablanca serait à la une des journaux parce qu'une armada américaine débarquerait dans cette ville en novembre 1942, quelques jours avant la projection du film à Los Angeles ? Qu'il serait sur toutes les lèvres parce que Roosevelt, Churchill et De Gaulle allaient choisir de s'y réunir lors de la conférence d'Anfa en janvier 1943, au moment de sa sortie nationale ?
    Ces grands coups de pouce de l'Histoire ont participé au phénomène Casablanca ; ils révèlent surtout le caractère prémonitoire du cinéma et nous rappellent que ceux qui font des films, plus que des rêveurs, sont de grands visionnaires.

    Artiste touche-à-tout (graphiste, affichiste, scénariste...), Tito Topin, né à Casablanca (tiens, tiens...), a écrit près d'une trentaine de romans de série noire. Avec Casablanca, l'aventure du film, il publie son premier essai.

  • Gary Cooper, le prince des acteurs

    Adrien Le Bihan

    • Lettmotif
    • 16 Avril 2021

    Nombreux sont les acteurs de western, mais rares ceux qui furent de vrais cow-boys. Gary Cooper aurait pu se vanter de l'avoir été dans sa jeunesse, mais il était de tempérament modeste. L'inoubliable interprète du Train sifflera trois fois et de L'Homme de l'Ouest ne s'est d'ailleurs pas illustré dans ce seul genre : de la comédie sentimentale au film de guerre, de l'aventure exotique à la parodie, il a apporté son aura naturelle à tous les genres qu'il a touchés, toujours avec cette générosité prompte à mettre en lumière ses partenaires, qu'elles se nomment Claudette Colbert, Barbara Stanwyck, Grace Kelly ou Audrey Hepburn. Et ce n'est pas pour rien que 60 ans après sa mort, il reste un modèle pour de nombreuses vedettes d'aujourd'hui.
    "Américain par excellence", dans le meilleur sens de ces termes, celui qui fut L'Extravagant Mr. Deeds (Frank Capra) et le Sergent York (Howard Hawks), fut également l'ami de grands écrivains, Hemingway en tête.
    Et si Clark Gable a été le "roi", John Wayne, le "duc", Gary Cooper méritait bien de se voir enfin décerner le titre de prince.

    Auteur d'une quinzaine d'ouvrages, dont plusieurs ont été traduits, traducteur lui-même, collaborateur de diverses revues, grand voyageur qui a séjourné aux États-Unis, Adrien Le Bihan admire Gary Cooper depuis qu'il voit des films. Il ne cache pas son faible pour les rapports entre littérature et cinéma.

  • All things must pass. Vies et morts du rock

    Christophe Pirenne

    • Académie royale de belgique
    • 10 Mars 2021

    Avant même qu'Elvis Presley n'enregistre son premier disque, le rock avait été déclaré mort et enterré. Depuis sept décennies les discours contradictoires ne se sont pas taris. Pour les uns il faut parler du rock à l'imparfait, pour d'autres son futur semble toujours radieux. Quel est le sens de ces discours ? Quels sont les arguments avancés ? Que disent-ils de nos pratiques culturelles et de notre rapport au temps ? Si les réponses ne sont pas tranchées on peut au moins affirmer, en paraphrasant Frank Zappa, que si le rock n'est pas mort, il a une drôle d'odeur.
    Christophe Pirenne enseigne l'histoire de la musique et les politiques culturelles à l'Université de Liège et à l'Université de Louvain-la-Neuve. Outre ses travaux consacrés au rock, il s'intéresse également à la vie musicale belge des XIXe et XXe siècles. Il est membre de l'Académie royale de Belgique.

  • Figures d'opéra-comique

    Arthur Pougin

    • Symétrie
    • 19 Octobre 2021

    On s'occupe rarement des chanteurs d'une façon un peu instructive, et on ne le fait point de manière à ce que l'étude de leur talent soit profitable. On encense les favoris du jour, on les couvre de louanges hyperboliques, sans leur faire l'honneur d'une discussion sincère. Quant à ceux du passé, on se répand sur leur compte en anecdotes plus ou moins authentiques, on en fait de véritables idoles qu'il ne reste plus qu'à diviniser ; mais on ne les discute pas davantage, et l'on ne se donne même pas la peine de rechercher l'ensemble des qualités qui constituaient le fond de leur talent.
    Quelques types de chanteurs se sont présentés à moi, des plus originaux et des plus sympathiques à la fois parmi ceux qui ont brillé jadis sur notre seconde scène lyrique ; je me suis pris à les étudier, à les aimer, et ce que je veux faire, c'est rapporter simplement ce que des recherches, parfois laborieuses, m'ont appris à leur sujet. Et comme en eux le caractère est aussi curieux que le talent, je tâcherai, en faisant connaître de mon mieux l'artiste, d'esquisser la physionomie vive et accentuée de l'individu.
    Arthur Pougin


  • Auteur : david Da Silva. Préface de Hervé Dumont

    Hollywood a toujours accordé une place importante à la production de films historiques. D'Autant en emporte le vent de Victor Fleming à Ben-Hur de William Wyler, ces oeuvres ont marqué durablement l'imaginaire des spectateurs. Toutefois, progressivement, le film historique hollywoodien a pris un nouveau tournant, en même temps que les Cultural Studies s'imposaient dans les universités. Dorénavant, l'ambition de l'oeuvre historique serait de réparer une vision falsifiée du passé car entièrement centrée sur celle du groupe dominant (blanc, masculin, hétérosexuel...). Une proposition intéressante mais ces films historiques du XXIe siècle, estampillés Cultural Studies et dérivés, ne seraient-ils pas au final aussi caricaturaux et faussés que ceux du siècle précédent? Plus grave, ils pourraient très bien symboliser les dérives communautaires qui gangrènent actuellement la société américaine...
    L'auteur a effectué de nombreuses interviews de réalisateurs (José Padilha, David Mackenzie, Andrew Dominik, John Sayles), scénaristes (Lee Hall, Jeffrey Caine) et producteur (T.G. Herrington) pour enrichir son travail d'analyse des films historiques hollywoodiens contemporains.

    Docteur en études cinématographiques et diplômé de l'Institut français de presse de Paris, David Da Silva est historien du cinéma et enseignant. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le cinéma américain dont Le Populisme américain au cinéma de D.W. Griffith à Clint Eastwood (LettMotif, 2015). Il a également collaboré à diverses publications internationales.

  • Ce texte est un essai car il essaie. Il essaie de démontrer ce qu'est Rocky. Il opte alors pour une vision tantôt personnelle tantôt analytique. Sa seule ambition est de faire partager un point de vue sur des films et, parfois, d'éclairer leurs enjeux par une interprétation subjective, empreinte de mon histoire, de mon expérience, de la relation intime et privilégiée que j'ai développée avec cette oeuvre. Ce texte n'a pas la prétention d'apporter des analyses indiscutables, au contraire, il voudrait pouvoir ouvrir une voie que l'on est libre de suivre et de poursuivre ou non.
    C'est un regard amoureux qui est posé sur cette oeuvre, un regard bienveillant aussi. Les jugements à l'emporte-pièce n'ont pas leur place dans ces lignes.
    La nécessité de ce texte vient de ce que, aujourd'hui encore, la saga Rocky est encore bien trop souvent déconsidérée par commodité. Il y a encore un très grand vide dans la littérature cinématographique en ce qui concerne cette série et l'intention de ce texte est de, modestement, tenter d'en combler une part.

    Quentin Victory Leydier est professeur de Lettres modernes. Il est par ailleurs passionné de cinéma et tâche de l'enseigner à ses élèves.

  • All things must pass. The lives and deaths of rock

    Christophe Pirenne

    • Académie royale de belgique
    • 10 Mars 2021

    Even before Elvis Presley recorded his first album, rock had been pronounced dead and gone. For seven decades, the stream of contradictory statements has never run dry. For some rock must be discussed in the past tense, while for others its future remains bright. What do these views mean? What arguments are they based on? What do they tell us about our cultural practices and our relation to time? While the answers are not decisive, we can at least affirm, to paraphrase Frank Zappa, that if rock isn't dead, it just smells funny.
    Christophe Pirenne teaches music history and cultural politics at the Universities of Liège and Louvain-la-Neuve. In addition to his works on rock, he is also interested in Belgium's musical life in the nineteenth and twentieth centuries. He is a member of the Royal Academy of Belgium.

  • AbécéDOORS

    Gorian Delpâture

    • Editions lamiroy
    • 12 Août 2021

    La nouvelle bible sur The Doors (Rock&Folk)


    Le 4 janvier 1967 paraissait un album étrange. Pas de titre mais un nom surprenant pour un groupe de rock : « The Doors ». Un visage géant et trois hommes plus petits se détachaient sur un fond noir sans le moindre sourire. Les morceaux annoncés au verso de la pochette tenaient moins du « Top 50 » que de la table des matières d'un recueil de poésies anglais du XIXème siècle ou d'un manuel d'alchimie médiévale : « Break On Through (to the other side) », « Soul Kitchen », « The Crystal Ship », « End Of The Night » ou encore « The End ». Ce disque, le premier des huit albums studio des Doors, allait lancer la carrière d'un des groupes de rock les plus fascinants de l'histoire, capable de fusionner musique et littérature, génie et chaos, beauté et laideur. Cet abécédaire retrace les étapes essentielles de la trajectoire des quatre musiciens américains jusqu'à nos jours, étudie chacun des disques publiés et surtout analyse toutes les chansons interprétées par les Doors.

    Auteur : Gorian Delpâture
    Gorian Delpâture est journaliste et chroniqueur littéraire à la RTBF. Il est le coscénariste de l'adaptation en BD du « Candide ou l'optimisme » de Voltaire et l'auteur du « KISSionnaire », premier abécédaire consacré au groupe de hard-rock américain KISS.
    Illustrateur : David Peeters
    Auteur et illustrateur, touche à tout infatigable, Brusseleir et zievereir de formation, David Peeters a déjà publié de nombreux livres dont " Lemmy "et la B.D. " Herbert West "




    Auteur et illustrateur, touche à tout infatigable, Brusseleir et zievereir de formation, David Peeters a déjà publié de nombreux livres dont " Lemmy "et la B.D. " Herbert West "

  • « Si vous mettez un violon dans les mains d'un enfant nécessiteux, dit José Antonio Abreu, il ne prendra pas une arme à feu. » Un enfant qui tient un instrument sent qu'on lui confie un objet de valeur. Un enfant à qui l'on apprend à jouer d'un instrument se sent compétent, utile et capable d'enseigner aux autres. Un enfant qui joue dans un orchestre composé d'amis a un sentiment d'appartenance à une commu­nauté, dans laquelle respect mutuel et création de beauté sont inséparables.
    Depuis 1975, le million d'enfants vénézuéliens formés par le Sistema donne raison à son fondateur, le musicien et économiste visionnaire José Antonio Abreu, récompensé en 1998 par l'UNESCO du titre d'ambassadeur pour la paix. Son programme d'éducation musicale propose gratuitement aux enfants l'appren­tissage de la musique à des fins sociales. Un de ses plus célèbres élèves, Gustavo Dudamel, chef de ­l'orchestre philharmonique de Los Angeles, en a bénéficié depuis l'enfance et continue d'en faire la promotion dans le monde entier.
    Tricia Tunstall nous fait découvrir le Sistema de l'intérieur, au cours de voyages et de rencontres au Venezuela, et nous éclaire sur les ressorts de ce mouvement : l'enseignement par la pratique collective, l'abord des grandes oeuvres du répertoire, mais aussi la coopération, la transmission entre jeunes et l'émulation. Elle nous fait partager des moments de grâce lors des visites de núcleo, ces « centres » éducatifs qui se multiplient chaque année : les enfants sont passionnés par la pratique musicale en groupe, les professeurs sont émerveillés par les progrès rapides de leurs élèves.
    Un panorama des actions similaires développées sur le territoire français complète ce livre.

  • Les soirées de l'orchestre

    Hector Berlioz

    • Symétrie
    • 19 Octobre 2021

    Un cauchemar musical est une de ces réalités inqualifiables qu'on exècre, qu'on méprise, qui vous obsèdent, vous irritent, vous donnent une douleur d'estomac comparable à celle d'une indigestion, une de ces oeuvres chargées d'une sorte de contagion cholérique qui se glissent on ne sait comment, malgré tous les cordons sanitaires, au milieu de ce que la musique a de plus noble et de plus beau, et qu'on subit cependant en faisant une horrible grimace, et qu'on ne siffle pas, tantôt parce qu'elles sont faites avec une sorte de talent médiocre et commun, tantôt à cause de l'auteur qui est un brave homme à qui l'on ne voudrait pas causer de peine, ou bien parce que cela se rattache à un ordre d'idées cher à un ami, ou bien encore parce que cela intéresse quelque imbécile qui a eu la vanité de se poser votre ennemi, et que vous ne voudriez pas, en le traitant selon son mérite, avoir l'air de vous occuper de lui.
    Hector Berlioz

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