• Jeune agrégé d'histoire et géographie catapulté dès sa première rentrée scolaire dans un collège «de banlieue», Iannis Roder se heurte très vite à une réalité tragi-comique, en contradiction avec ses idéaux et le discours officiel de l'institution. Que peut-il enseigner à des enfants qui disposent de cinq cents mots pour communiquer et dont certains savent à peine lire? Des enfants à la vision simplifiée, voire simpliste, du monde. Qui ne savent pas se situer, quelque part entre leur quartier repoussoir et leur pays d'origine dont ils ne sont pas. Des enfants lâchés et trompés par le système, bercés par l'imaginaire doré de la télévision, rêvant uniquement de gloire et d'argent. Dans son établissement comme dans tant d'autres, la violence ordinaire, presque banale, charrie son lot de sexisme, d'homophobie, de racisme, d'antisémitisme...
    Face à ce quotidien vécu par de nombreux enseignants, Iannis Roder nous livre un témoignage lucide, à contre-courant des non-dits et des discours condescendants. Restituant de bouleversants dialogues avec les élèves, il nous invite à retrousser nos manches, à changer le monde, l'école et à offrir des perspectives citoyennes aux enfants.

  • Rachid doit mourir. Les chasseurs sont à ses trousses. Rachid, c'est M. Petit-Mec-des-Cités : débrouille, glande, les barres HLM comme horizon, la fuite comme seul espoir, mais peut-on fuir quand la fatalité vous tient entre ses pattes ? Les chasseurs, c'est le Groupe Mérovée, une poignée de flics qui veulent imposer par la violence la suprématie de la race blanche. Rien ne peut les arrêter. Sauf que Jean, la dernière recrue, jeune provincial projeté en pleine guerre urbaine, est tombé amoureux de Rachid. Dans ce monde ravagé par la haine, que Nicolas Jones-Gorlin décrit avec une précision et une force implacables, tout n'est peut-être pas encore joué. L'amour s'est invité, et il n'a pas épuisé ses surprises.

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