• Édition enrichie de Jean Starobinski comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre.

    "Rien n'a plu davantage dans les lettres persanes, que d'y trouver, sans y penser, une espèce de roman. On en voit le commencement, le progrès, la fin : les divers personnages sont placés dans une chaîne qui les lie. À mesure qu'ils font un plus long séjour en Europe, les moeurs de cette partie du monde prennent, dans leur tête, un air moins merveilleux et moins bizarre : et ils sont plus ou moins frappés de ce bizarre et de ce merveilleux, suivant la différence de leurs caractères. Dans la forme de lettres, l'auteur s'est donné l'avantage de pouvoir joindre de la philosophie, de la politique et de la morale, à un roman ; et de lier le tout par une chaîne secrète et, en quelque façon, inconnue."
    Montesquieu.

  • Écrit peu avant sa mort, cet essai de Simone Weil condense les réflexions d'une vie. Premier constat : nulle personne n'est sacrée, mais le sacré est à chercher en l'Homme. À l'heure où la notion de personne est au centre des discours politiques, du marketing et des réflexions morales, ce renversement est salvateur. De cette affirmation, la philosophe nous entraîne dans une réflexion passionnante sur les droits de l'homme. Le terme de "droit" y est jugé opposé à la quête ultime de l'homme : l'attente qu'on lui fasse du bien. Pour la combler, il est urgent d'inventer des institutions qui aboliront ce qui oppresse les humains, cause l'injustice et qui ne se limiteraient pas à protéger leurs droits. Quelles sont-elles ? Vous le découvrirez au fil de cette pensée extraordinairement lucide.

    Nommée professeur de philosophie, Simone Weil (1909-1943) devient en 1934 ouvrière d'usine chez Renault, condition indispensable à l'action militante (La Condition ouvrière). À peine repris son enseignement, elle rejoint en 1936 les anarchistes à Barcelone. Réfugiée en 1940 à Marseille, elle rédige les Cahiers, d'où est extrait La Pesanteur et la Grâce. Elle gagne les États-Unis puis désire rallier la "France libre". Malgré sa santé défaillante, c'est à Londres qu'elle écrit L'Enracinement.

  • Partant des différents mouvements de défiance ayant parcouru la société française depuis le début de l'épidémie de Covid-19, l'ouvrage étudie comment cette extrême défiance peut être corrélée à une tentation complotiste et à des attitudes populistes. Il s'agit à la fois de montrer que la confiance manifestée par les citoyens dans les institutions est un déterminant essentiel de la nature des mesures mises en place et comment la confiance institutionnelle et interpersonnelle a des conséquences majeures en termes sanitaires. L'enjeu atteint son paroxysme lorsqu'il s'agit de la vaccination ! Enfin, l'auteur propose une analyse des raisons de cette forte défiance touchant nos institutions et se fait force de propositions.

    Antoine Bristielle, expert associé à la Fondation Jean-Jaurès, est professeur agrégé de sciences sociales, chercheur en science politique au laboratoire PACTE, Sciences Po Grenoble.

  • La privation de milieu familial normal, notamment celle d'une image maternelle satisfaisante, entraîne, on le sait, des conséquences qui peuvent être fort dommageables pour le développement d'un être humain et retentir, à travers son enfance et son adolescence jusque dans la vie adulte. Le Professeur Michel Lemay, qui joint à ses compétences psychiatriques et psychanalytiques une expérience en éducation spéciale, ouvre des perspectives constructives thérapeutiques. Sans tomber dans un excès de pessimisme, il attire l'attention sur les dangers de minimiser la gravité d'un problème, sans doute plus actuel que jamais et qui requiert instamment l'attention des spécialistes, des parents eux-mêmes et de l'opinion publique toute entière. Les uns et les autres trouveront dans ces pages des motifs pour être vigilants, des orientations pour agir et des raisons d'espérer.

  • Tiré à part d'un texte paru en préface de la version poche (en France seulement) de "La médiocratie". Précédé d'un prologue graphique de Clément de Gaulejac.


    Si elle annonçait jadis l'amorce d'une réflexion pour un ordre nouveau, la question "Que faire ?" est désormais rhétorique : "Oui mais qu'est-ce que je peux faire, moi?" Confirmez-moi que je n'y peux rien, car je ne me sens pas la force d'assumer l'acte de résistance que les circonstances exigent. On cherche pitoyablement un de Gaulle à l'appel de qui répondre, un Gandhi à imiter en masse - mais toujours dans son coin.

    À ce stade de la déréliction politique, que faire, en effet ?

    Cesser de s'indigner et passer à la question suivante. Travailler sans fin à une synthèse des causes valables, s'organiser au-delà des esprits de chapelle et des replis sectaires, moquer l'idéologie, réduire à des objets de la pensée les termes que la propagande cherche à inscrire au siège de la subjectivité, transcender les modalités d'organisation hégémoniques, et s'essayer à des formes instituées qui nous ressemblent. Radicalisez-vous ! »

  • Jamais les Romains n'ont employé de formule pour désigner ce que nous appelons le « droit pénal ». Devrait-on penser pour autant avec Theodor Mommsen que « le droit pénal romain n'ayant jamais formé un tout, il ne peut être question d'en retracer l'histoire » ? Non, précisément, car l'histoire ne saurait supposer un système doctrinal qui en déterminerait l'objet comme un tout. Depuis la fondation de Rome attribuée à Romulus (en 753 av. J.-C.) jusqu'à l'effort de reconquête mené par l'empereur byzantin Justinien (527-565 ap. J.-C.), des institutions et des normes relatives à la répression des crimes n'ont cessé d'être produites. A l'origine, un « droit de vie et de mort » qualifie la place du père dans la famille, comme celle du magistrat dans la cité. Naît ensuite la « République » ou l'avènement de la libertas, c'est-à-dire essentiellement la protection du citoyen face à l'arbitraire du magistrat. Cinq siècles plus tard et au terme de longues guerres civiles, l'autocratie impériale se substitue à la « liberté » : tout crime peut être désormais considéré comme une atteinte à la « majesté du prince » ; seul l'empereur peut décider de « l'indulgence » effaçant une peine ou recevoir l'« appel » d'un condamné. Le présent ouvrage articule en cinquante rubriques, réparties en trois chapitres (la procédure, les crimes, les peines), la lecture de treize siècles d'une histoire politique de Rome.

  • Dernier ouvrage de l'un des plus grand historien du XXe siècle, Le Bourgeois de Paris au Moyen Âge revient sur les hommes - commerçants, boutiquiers, artisans, gens de finance, praticiens du droit, collaborateurs de l'administration royale, officiers de justices diverses, attachés aux institutions d'Église - qui, aux côtés du roi, ont fait de Paris la première ville d'Europe. Sous la plume de Jean Favier, détails pittoresques et anecdotes savoureuses émaillent le récit de la vie d'une population qui n'a pas sa pareille dans la France du Moyen Âge. Et à travers la question de la notabilité bourgeoise, il traverse l'ensemble de l'histoire médiévale de la cité parisienne. « Le Paris médiéval, de l'aube ou du soleil couchant, respire et s'active sous nos yeux. Et Jean Favier en est le guide ardent. » Télérama

  • Les manuscrits se consument moins que leurs lecteurs. Et ici, je veux parler de l'éclat lumineux des manuscrits et de l'obscurité qui les menace toujours et dire ma passion des manuscrits, ou plutôt de l'activité manuscrite. J'aime l'unicité fragile des manuscrits, sans leur vouer l'adoration ou la convoitise suscitées par des trésors, que j'évoque d'abord avant de livrer mon expérience des rapports incommodes entre les institutions détentrices, les lecteurs et les scribes. La suite, sur mes péripéties de déchiffreur, s'intitule « la peau des scribes » : à partir du matériau d'écriture, le cuir des moutons, je veux me mettre dans la peau des scribes face à leurs détracteurs, ceux qui veulent « avoir leur peau ». Mais entre les scribes et moi, s'interpose l'institution d'une discipline qui s'est voulue « scientifique », avec une exigence de généalogie qui se fondait sur une recherche en paternité, bien vaine pour les textes médiévaux où les traces de l'auteur s'effacent au profit de celles des scribes, malgré d'illustres exceptions. Même en se libérant de ces carcans, le lecteur n'accède pas facilement aux textes des manuscrits : l'objet qui les porte, matériel, subit les aléas et infortunes des choses et les inadvertances des hommes qui en gèrent la fabrication. J'en viens alors à mes frères, les scribes eux-mêmes, quand je traite des marges du manuscrit comme lieu d'organisation du texte par les scribes, avant de présenter leur intervention directe et inventive dans le texte. Ce livre raconte une rencontre heureuse.

  • Entre les prétendues terreurs de l'An mil et le fléau bien présent de la Peste Noire, la France a traversé trois siècles et demi qui ont façonné durablement ses frontières, ses paysages, ses institutions et sa société.
    Durant cette période, les rois capétiens (de Louis VI le Gros à Philippe le Bel) ont lutté pour faire reconnaître leur autorité suprême au dessus de la pyramide féodale. Ils ont brisé la résistance de leurs grands vassaux et affronté leurs voisins Plantagenêt pour agrandir le royaume de France, alors en plein essor démographique, agricole et commercial.
    C'est dans ce cadre que s'édifièrent les cathédrales (Notre Dame de Paris (1163-1260), Reims (1211-1311)), que les Papes s'installèrent à Avignon et que, sur le plan intellectuel, s'écrivirent Le Roman de Renart, les oeuvres d'Abélard ou de Chrestien de Troyes.
    Dans cette société en mouvement, l'écrit s'est imposé au détriment de l'oral, les chevaliers ont réussi à intégrer la noblesse, tandis que, dans les villes, la bourgeoisie laborieuse réussissait à accéder au pouvoir communal.
    Ces évolutions ne se sont pas produites sans heurts: violence féodale, révoltes paysannes, contestations universitaires et bouillonnements hérétiques ont aussi ponctué ces trois siècles.
    C'est cette histoire mouvementée que le lecteur découvrira dans ce volume qui, fidèle au principe de la collection, propose un aperçu historique de toute la période, des chapitres thématiques, des chronologies, des cartes, des notices biographiques et de nombreux documents iconographiques inédits.

  • Nos institutions publiques se sont édifiées sur les fondations philosophiques de la science et la raison. En ce début de XXIesiècle, elles se fissurent sous l'effet de l'effondrement de la croyance au Progrès, des catastrophes environnementales, ainsi que de la découverte progressive de l'incomplétude radicale des mathématiques, donc de toute science et par conséquent de toute modélisation.
    Le problème est structurellement insurmontable, nos institutions publiques s'essoufflent irrémédiablement.
    La thèse défendue dans ce livre consiste à affirmer que la croyance en la puissance opératoire de la science et de la raison non contradictoire, autrefois efficace, est désormais épuisée. Nos institutions publiques sont-elles réformables? La réponse est ici négative, car leur sève est tarie.
    Mais de nouvelles germinations, capables d'accueillir l'incertitude structurelle et structurante du quotidien, apparaissent au coeur de notre société, et annoncent son basculement vers un monde plus ouvert, permettant de reprendre confiance en l'avenir. Leur émergence est basée sur l'altérité qui devient le nouveau nom de la fraternité, là où s'épanouit le désir du risque de la rencontre non maîtrisable.
    L'auteur interroge ici les fondements de nos institutions publiques au croisement de plusieurs disciplines, la science, la technologie, la philosophie et l'économie. Au-delà de son expertise d'ingénieur nourrie de philosophie, il adopte le parti pris du citoyen, qui dénonce les dérives de la suprématie de la technoscience menaçant nos démocraties, et accueille les changements à la marge de notre société comme autant de signes qu'une ère nouvelle s'ouvre à nous.

  • « Rangez ces ouvrages compliqués, les livres comptables feront l'affaire. Ne soyez ni fier, ni spirituel, ni même à l'aise, vous risqueriez de paraître arrogant. Atténuez vos passions, elles font peur. Surtout, aucune "bonne idée", la déchiqueteuse en est pleine. Ce regard perçant qui inquiète, dilatez-le, et décontractez vos lèvres - il faut penser mou et le montrer, parler de son moi en le réduisant à peu de chose : on doit pouvoir vous caser. Les temps ont changé. Il n'y a eu aucune prise de la Bastille, rien de comparable à l'incendie du Reichstag, et l'Aurore n'a encore tiré aucun coup de feu. Pourtant, l'assaut a bel et bien été lancé et couronné de succès : les médiocres ont pris le pouvoir. »

  • On qualifie de " marranes " ces juifs convertis de force à la foi catholique à partir de la fin du XIVe siècle dans la péninsule Ibérique. Mais qu'entend-on réellement par " marrane " ? S'agit-il d'un nouveau-chrétien perpétuant secrètement la foi juive ? Ou bien d'un converti animé d'une foi chrétienne sincère, mais souvent conçue selon des modalités nouvelles ? Le crypto-judaïsme correspond-il à une réalité historique et une pratique quotidienne ou bien a-t-il été inventé, voire " fabriqué ", par le Saint-Office ? Le marranisme se signale par sa complexité comme par son extraordinaire capacité à persister dans le temps. Il s'agit d'un fait social total, comportant de nombreuses dimensions : religieuse et culturelle, mais aussi économique, sociale, politique, et identitaire. Nourris, entre autres, aux riches archives des procès de l'Inquisition, qui recèlent de nombreux détails des vies collectives et individuelles, les textes du présent recueil viennent compléter la trilogie que Nathan Wachtel a consacrée aux études marranes. C'est à un voyage dans le temps et la longue durée qu'il nous convie, mais aussi à un questionnement : le concept de marranisme ne serait-il pas pertinent pour s'appliquer aussi à des phénomènes contemporains ?

  • La maladie d'Alzheimer inquiète, angoisse, bouleverse. Elle remet en question l'identité personnelle et notamment l'autonomie, altérant l'existence en termes de choix, de relation à l'autre, d'expression de la volonté et de la pensée. Elle impose aux sujets malades de nouvelles règles de pensée et de décision elle demande une adaptation du milieu et des autres à ce nouveau mode d'être. Ce livre réunit les interrogations de différents acteurs (médecin, cadre infirmier, psychologue, sociologue, philosophe, juriste) sur cette question difficile et les problèmes qui en découlent. Quelle représentation se fait-on de la maladie ? Que va susciter son annonce ? Quelleplace nos sociétés, nos institutions, nos prévisions de santé publique peuvent-elles accorder au statut de la personne dite « démente » ? Que peut être l'accompagnement d'un patient dont on pense qu'il est « déchu » de son identité et d'une partie de ses droits ?
    L'enjeu de cette réflexion pluridisciplinaire est d'une part épistémologique, en exposant l'écart existant entre l'image de la maladie, sa conception scientifique, la réalité vécue, et d'autre part éthique, en invitant à ne pas confondre entrée dans la dépendance et perte d'autonomie. Cet ouvrage défend le principe d'un respect de l'autonomie propre à motiver soignants et « aidants » vers plus d'écoute, de confiance, de nuances, d'échanges, de compréhension et de sollicitude.

  • Pourquoi est-il si facile d'augmenter les dépenses de l'État mais si difficile de les baisser ? Pour quelles raisons le domaine de l'intervention publique s'étend-il sans cesse ? Dans quelle mesure les responsables politiques sont-ils influencés par les groupes de pression et déterminés par des objectifs à court terme ? L'administration est-elle au service des populations ou d'elle-même ?
    Autant de questions que se posent la plupart des citoyens, frappés par l'inaptitude de l'État à se réformer en même temps que par son incapacité à améliorer la situation économique. Confrontés à un alourdissement constant des prélèvements qui ne parviennent ni à juguler les déficits et l'endettement, ni à enrayer le chômage, ni enfin à rétablir la croissance, les Français soupçonnent confusément l'existence d'un lien entre cette impuissance et les dérives les plus scandaleuses des pouvoirs publics : clientélisme, fonctionnement autarcique des institutions, utilisation du pouvoir et des fonds publics au profit d'intérêts particuliers, décisions absurdes ou inefficaces. Ils ont raison.
    Loin du « politique bashing » simpliste, cet essai expose de façon pédagogique les mécanismes des multiples défaillances de l'État et du système démocratique que les sciences politiques et économiques ont su mettre en évidence avec rigueur. À l'heure où la défiance vis-à-vis du système politique est à son maximum en France, il est urgent d'ouvrir les yeux sur la réalité du fonctionnement de la sphère publique. Décrypter ses dérives permet d'esquisser ensuite des réponses concrètes à l'horreur politique qui mine notre démocratie.

  • Enfants en danger: sous ce vocable, on désigne désormais les enfants maltraités et ceux qui courent le risque de le devenir. Car, comme toute pathologie, la maltraitance a une histoire naturelle qu'il convient de bien connaître pour agir le plus en amont possible; le traitement des cas dépassés est long, difficile et aléatoire...Cet ouvrage, tout en faisant suite aux deux éditions (1982 et 1993) de L'enfant maltraité, différait notablement de ses deux prédécesseurs, car l'évolution est rapide dans cette problématique trop longtemps négligée. Elle semble même s'accélérer depuis cinq ans qu'il est paru, et bien des choses ont changé en matière de connaissances, de textes réglementaires, de résultats de recherches, d'évaluation, et aussi dans le domaine des pratiques. Mais, plutôt que d'en entreprendre une refonte complète, les cinq auteurs principaux ont préféré rédiger un nouvel avant-propos qui fait le point sur les changements les plus marquants, qu'il s'agisse de données chiffrées, d'avancées cliniques, de lois et règlements administratifs, de formation des professionnels, de principes d'action, d'éthique.Ils espèrent donner ainsi à ce livre, qui reste un ouvrage de base et de référence, un nouvel élan au service des professionnels de l'enfance en danger, des décideurs de tout niveau, des institutions et associations spécialisées, et surtout des enfants en souffrance et des familles en difficulté.

  • icolas Zorn a passé son enfance en centres jeunesse. Enfant à problèmes néanmoins issu d'une famille aimante et attentionnée, il a cumulé les rencontres avec les psychothérapeutes, intervenants, juges et avocats. Les rechutes furent nombreuses, mais l'adulte qu'il est devenu est amplement reconnaissant des nombreuses particularités du modèle québécois qui lui ont permis de s'en sortir et de faire de lui un jeune professionnel éduqué, modèle de la réussite sociale.

    Construit en deux parties, J'ai profité du système commence par le récit autobiographique de Nicolas, dans lequel ce dernier décrit avec précision, non seulement des différentes étapes du parcours de son enfance (difficultés à socialiser, tempérament agressif et renfermé, puis plus tard, décrochage scolaire, alcool et drogue, etc), mais aussi le fonctionnement et les particularités des centres jeunesses du Québec. C'est une incursion inédite dans cet univers parallèle que fréquentent des milliers de jeunes. Dans un deuxième temps et par le moyen de l'essai classique, Nicolas Zorn se porte à la défense de la Direction de la protection de la jeunesse et des valeurs qu'elle prône (notamment dans un argument détaillé qui remet en question la pertinence du documentaire Les voleurs d'enfance, de Paul Arcand). Il poursuit la réflexion au-delà de cette institution typiquement québécoise, pour faire l'éloge d'un modèle qui prend en compte toutes les classes de la société, et les institutions - réseaux scolaires accessibles, programmes d'aide sociale et financière, etc. - qui tendent à réduire les écarts entre citoyens.

    Dans le contexte des politiques d'austérité prônées par le gouvernement Couillard, Nicolas Zorn se pose en défenseur de ce «modèle québécois» et de la nécessité d'en conserver les structures.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • En partant du constat diffus, protéiforme mais généralisé d'un malaise de la jeunesse française sur le marché du travail, l'essai analyse les dysfonctionnements spécifiques à notre pays : sa politique économique, son système éducatif, sa régulation du travail ainsi que les mentalités collectives qui conduisent à ces choix. Tous ces éléments contribuent à former un marché du travail sclérosé, qui exclut les jeunes de l'emploi et amenuise leur liberté d'action dans l'emploi.

    Malaise sur le marché du travail propose une réflexion plus globale sur l'avenir du travail et formule des préconisations qui visent à accroître la liberté des actifs tout en adaptant les organisations aux évolutions économiques et technologiques actuelles. Ni pamphlet univoque sur la perte de sens ni recueil froid de constats et de propositions, l'essai décloisonne les objets d'étude afin de restituer la convergence des facteurs à l'origine du malaise actuel. Évitant les lieux communs et les formules à la mode, il conserve un ton libre et optimiste à l'égard de l'évolution du travail.

  • Dans ce texte paru dans le No 301 de la revue Liberté, Maxime Catellier revient sur la place de la poésie dans les institutions, notamment médiatique, alors que Jean-Paul Daoust y est transformé en caricature de lui-même.

  • Dans le cadre de cet article, nous avons cherché à appréhender les effets de l'intégration régionale sur les échanges commerciaux dans les pays de la CEDEAO en se référant au modèle de gravité. Il ressort des estimations effectuées que la valeur du commerce bilatéral augmente avec la taille des économies et baisse avec la distance. Au total, les facteurs géographiques et structurels ont un impact déterminant sur le commerce intra régional. La qualité des institutions impacte positivement les échanges commerciaux et les coûts commerciaux constituent un handicap aux performances commerciales dans la CEDEAO.

  • Depuis l'arrivée d'Étienne Brûlé en Huronie (1610) jusqu'aux manifestations pour la création d'une université (2018), la communauté francophone s'est implantée dans toutes les régions de l'Ontario. Elle s'est pleinement épanouie en se dotant d'institutions qui reflètent sa langue et sa culture, faisant maintes fois preuve de résilience. C'est ce cheminement exceptionnel, étayé par une imposante recherche bibliographique, que nous vous invitons à revivre dans cette nouvelle édition revue et augmentée.
    Dans L'Ontario français, quatre siècles d'histoire, Paul-François Sylvestre retrace habilement la riche histoire de l'enracinement et de la résistance qui caractérisent la communauté francophone de l'Ontario.

  • "Texte dense et technique par moment. Il introduit la notion de retournement nécessaire de manière très aiguë dans cette actualité de confinement mondial. Le texte souligne l'importance de la figure du Christ, figure qui inspire l'attitude nécessaire de chaque humain pour entrer dans un processus de vie autre que des gestions du monde uniquement fondées sur l'économie et le profit."

  • Pour son numéro hivernal, la revue esse art + opinions propose un numéro sur le savoir. « Comment l'art réinvente-t-il la science, la recherche, l'éducation et leurs institutions ? Quel genre de savoir produit l'artiste ? Quel est le rôle des commissaires d'expositions face à la nécessité de retrouver des espaces de partage de connaissances dans nos démocraties affaiblies ? Comment le musée se positionne-t-il comme lieu de savoir au moment où l'université est de plus en plus soumise aux impératifs de rentabilité économique et le financement privé ? » Les collaborateurs et collaboratrices tentent de répondre à ces questions en proposant des textes qui problématisent les rapports entre art et savoir dans les pratiques artistiques et commissariales contemporaines. Retrouvez-y aussi des portfolios des artistes Hannah Jickling & Helen Reed, Cindy Mochizuki, Caroline Boileau et Pam Hall, ainsi que de nombreux comptes rendus d'exposition et de publications récentes.

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