• Le coeur du père de Dom cesse de battre dans les bras d'une femme qui s'éclipse après avoir ouvert aux secours. Orphelin à quinze ans, Dom tente de recoller les morceaux et se lance sur la piste de cette mystérieuse amoureuse.
    Mais un nouveau coup de tonnerre éclate lorsqu'il reçoit les condoléances d'un inconnu qui aurait rencontré ses parents en Argentine, juste avant la naissance de leur fille. Seulement voilà, Dom est fils unique ! Cette révélation fracassante en entraîne d'autres qui le conduisent à quitter son île de Groix pour aller doubler le cap Horn, au pays des glaciers bleus, à la recherche de la vérité.
    Porté par une écriture lumineuse et pleine de surprises,
    Tout ce que tu vas vivre est un condensé d'optimisme où l'espoir triomphe face aux aléas de la vie. Un roman d'une savoureuse tendresse.

  • " Ce qui triomphe, c'est la valeur de l'amour. Et les diverses péripéties du roman nous importent moins, dans leur enchaînement de cruautés et de renversements, que ces moments que le bonheur sauve. Peut-être parce que c'est ce que nous appelons l'éternité. " Le Figaro
    La rencontre du prince Hamid el Ghâzi avec le jeune esclave révolté qu'un marchand s'apprête à châtrer ouvre ce conte des Mille et Une Nuits.

    Dès le premier regard, un lieu indéfectible unit celui que l'on appelle
    el Ghâzi – le Guerrier – à
    Shahin – le Faucon –, l'adolescent qui a perdu la mémoire. L'étrangeté de leur relation exacerbe les jalousies et les haines : celle de Harazad, le propre fils du prince, celle de l'ennemi ancestral, l'émir Hussein ibn 'Ali...

    L'auteur, fille d'un consul général à Alexandrie, vécut très longtemps en Égypte. Elle fit paraître
    Le Myrte et la rose en 1982 sous le pseudonyme de Gamila Ghâli avec le parrainage de Leonardo Sciascia qui garda le secret. L'enthousiasme de la presse et l'engouement des lecteurs furent tels, qu'Annie Messina accepta de dévoiler son identité et d'inscrire son nom sur la nouvelle édition.

    " Annie Messina est sicilienne – la parenté de la Sicile et des Lumières n'est plus à prouver. On retrouve donc, naturellement, dans cette petite merveille, tour à tour le ton abstrait des moralistes et la fantaisie provocatrice des conteurs malicieux. " René de Ceccatty,
    Le Monde

  • « De quoi souffres-tu ? De l'irréel intact dans le réel dévasté. » Ces mots de René Char auraient pu servir d'exergue à ce livre des nuits, de la déraison et des passions qui exilent : une femme vient d'échapper à la mort, elle part à la recherche de cet Autre qui lui tiendrait lieu de frère de substitution, de jumeau perdu et retrouvé, de double sublimé. Elle le découvrira peut-être en la personne d'un inconnu nommé Roman.

  • " Retenez bien son nom. Ricarda Huch, auteur d'un de ces livres sublimes qu'on lit d'un trait avec le sentiment que c'est sûrement cela un chef-d'œuvre. " Télérama

    Sur notre si bel été glisse une petite ombre, venue on ne sait d'où.

    En cette année 1906, les pressentiments qui hantent Lusinja von Rasimkara, l'épouse du gouverneur de Saint-Pétersbourg, vont se révéler justifiés.

    Quand elle a engagé un secrétaire pour servir de garde du corps à son mari, elle a scellé le destin de sa famille. L'arrivée de ce jeune homme hors du commun, bouleverse les esprits. Il suscite l'émoi des jeunes filles, Katja et Jessika, impose sa volonté au fils, Welja : il se rend bientôt indispensable. Son emprise protectrice ne cesse de grandir, mystérieuse, presque menaçante...

    Émule des Romantiques, biographe de Bakounine et de Garibaldi, Ricarda Huch, que Thomas Mann appelait la première femme d'Allemagne, écrivit
    Le Dernier été en 1910.

  • Une nuit, un homme en colère entre sous la voûte de la Sixtine, un bougeoir à la main. Un autre, à la tête « renversée dans le dos », tournée vers le plafond à peindre, rêve d'en sortir, furieux de ne pas pouvoir retourner à son cher marbre qui l'attend. Et bientôt, dans le secret de la chapelle, au pied d'un échafaudage dressé comme une arme militaire, résonnent deux voix pour une rencontre à la démesure du lieu : Jules II s'avance vers Michel-Ange. Le pape casqué, qui jure, « le soldat égaré » face à l'artiste, le peintre, le sculpteur, la « sale tête », la « brute ». Deux « barbares » dit Philippe Faure. Deux guerriers qui s'empoignent, s'étreignent, se poursuivent, finalement surpris de se livrer l'un à l'autre. Deux « géants » qui, au-delà de leur combat du pouvoir et de la création, reconnaissent l'être orgueilleux et peureux, se reconnaissent. Au petit matin, les yeux enfin baissés, un homme reste définitivement seul, face à lui-même, à la beauté, sous le halo lumineux de la voûte où plane, immense, l'ombre de Dieu. Sandrine PARENT

  • Après un guide donnant les grandes lignes d'une alimentation santé (L'alimentation santé en pratique), puis un recueil de recettes pour mettre en pratique ces conseils (L'alimentation santé, les recettes !), Virginie Parée s'intéresse aujourd'hui à un public plus jeune, les 12-22 ans. La demande émane de parents qui aimeraient nourrir convenablement leurs ados mais ne savent pas comment s'y prendre : comment convaincre les ados de l'importance de ce qu'ils mangent et que peut-on leur proposer qui leur soit bénéfique sans être rébarbatif ? Cet ouvrage aborde les spécificités de l'adolescence et propose des solutions qui prennent en compte les comportements et les besoins de cette période de la vie (appétit féroce, envie de liberté, quête de séduction...) et montre que, grâce à la nutrition, de nombreux problèmes propres aux ados peuvent être résolus : poids, concentration, acné, haleine, sexualité... Une fois les jeunes convaincus qu'il est essentiel de ne pas se jeter à tous les repas sur un burger frites et toute la journée sur des sucreries, il s'agit de donner aux parents les moyens d'appliquer ! À questions d'ados, réponses pour ados ! Ce livre s'adresse aussi aux adolescents. À partir de leurs témoignages et de leurs questionnements, Virginie Parée leur apporte des réponses concrètes en fonction des situations évoquées. Préface du Dr Lallement, auteur de Les clés de l'alimentation santé et de Les 3 clés de la santé. (Éditions Mosaïque-Santé) et du Dr Lefebvre, médecin homéopathe : « En tant que médecin homéopathe uniciste, pour moi, la prise en charge thérapeutique d'un patient commence par un regard sur le contenu de son assiette. (...) Mais c'est surtout la mère de famille qui a apprécié ce livre, car j'ai souvent expérimenté la difficulté de transmettre à mes « ados » certains messages essentiels, notamment dans le domaine de la santé. C'est justement ce que réussit très bien cet ouvrage. Dans un langage simple et déculpabilisant, il décrit les déséquilibres de l'alimentation moderne et leurs conséquences sur ce qui préoccupe le plus les adolescents : leur potentiel de séduction ». L'auteure Virginie Parée, conférencière et passionnée de nutrition, intervient dans les écoles et les entreprises pour délivrer les grands principes d'une alimentation équilibrée. Elle travaille également avec le Dr Lallement en accompagnant de manière individuelle des personnes confrontées à des difficultés telles que surpoids, intolérances, terrains acides....

  • Au fond, Laura est encore une petite fille. Bien sûr, l'adolescence est source de quelques troubles, mais ne met pas en cause une vie partagée entre la classe, le jeu et la famille. Ici, c'est certain, la chaleur engendre des habitudes spécifiques, les paysages en sont marqués. Mais les rêves sont les mêmes qu'ailleurs. Et les cauchemars aussi. Surtout lorsqu'ils prennent un aspect prémonitoire : cela peut être la source d'un incident, en somme bien banal, puisque tout peut s'expliquer. Tout ? Pas forcément. Il y a des cas où on ne peut pas s'expliquer, simplement : Laura l'apprendra, par l'entremise d'un tapis à prières. Ce n'est qu'une histoire, semble nous suggérer Annick Georgette en guise de conclusion à Un tapis à prières. Chacun des contes des mille et une nuits est aussi une histoire... Au-delà, de son écriture légère et concise où l'impression se dégage de l'anecdote, c'est la chaleur des pierres et du ciel, l'ocre de la terre, et le regard de cet autre, voisin et si lointain, qu'elle nous donne à voir ici. Donner à voir : Annick Georgette, membre du jury du concours permanent de nouvelles d'aleï, illustre sans doute ici une option de ce jury...

  • Il était une fleur. À une variante près : c'est ainsi que commencent les contes. L'histoire qui suit nous la devons à une fleur, une rose, et à cette phrase qui ressemble fort à une prière : - Vous n'allez pas la cueillir ! Ces mots arrêtent la main de l'homme se dirigeant vers cette rose qui se balance au bout de sa tige. L'homme, c'est Antoine Pécout, le fils de Sylvie (le Soleil d'une Vie) qui se trouve en stage de perfectionnement dans une école d'agriculture de la Côte d'Azur. En se retournant, il découvre une jeune fille surprise par sa propre audace d'avoir osé intervenir dans ce qui ne la regarde pas. Antoine la rassure. Son geste n'était dicté que par l'envie de contempler la fleur de plus près : Rencontre fortuite, qui pourrait en rester là. Ils se reverront, et découvriront qu'ils sont « pays ». Estelle, la jeune fille, n'est autre que la petite fille de Paul et Lina (le Jas de Tonin). Entre les deux jeunes gens va naître une amitié qui se poursuivra chez eux, à la limite des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence, là où ils sont revenus vivre, chacun dans sa famille respective. Une amitié qui ne cessera de croître au fil des jours...

  • Depuis BORIS VIAN, on a appris à ne plus prendre les mots à la lettre, mais à pendre les lettres aux mots ; alors s'ouvre l'impossible voyage qui conduit tout un chacun en cette chose singulière qu'est la littérature, dimension sans commune mesure avec l'histoire qui s'y déroule, espace privilégié où s'inscrit, au mépris même du sens qui s'y marque, l'encens d'une suite dont on ne sait que pressentir l'odeur. Lire est toujours une affaire d'amour. Pourquoi m'aimes-tu... Je t'aime parce que... et le chant des cygnes emporte les amants sans que jamais ni l'un ni l'autre n'y puisse achever par quelques raisons bien senties la différence qu'ils comportent. Lire est cela et bien plus encore, la lourdeur du corps, le pesant du corps dans les chariots dorés qui s'envolent à mort sur les marques qu'il a tracées en ce paysage où dire ne veut plus rien dire.

  • Il y a eu des coups de feu et du sang, l'attentat contre un dictateur et la mort de Raphaël. Il y a eu l'Espagne des Brigades, un amour à Moscou, la Résistance, un autre amour (encore) et ce titre de héros officiel. Il y a eu cet homme ardent qui s'est engagé dans les tumultes de l'histoire du siècle et il y a aujourd'hui ce vieillard solitaire, retiré dans sa maison, au milieu des entassements de livres et dans le froid d'éternels courants d'air. Il y a enfin ce jeune journaliste qui cherche à comprendre les raisons de ce retrait...

  • Alors que la nuit était tombée depuis maintenant plus de deux heures, la pluie s'écrasait violemment sur la chaussée, plus froide que jamais, bercée par ces vents ténébreux d'automne. Comme des cendres tombées du ciel, les énormes particules d'eau éclataient sans répit sur la carcasse rouillée de sa vieille Ford. Quand Sandra réussit à capter la fin d'un bulletin d'information, l'avis de tempête semblait imminent. Le sénateur lui-même intervenait sur les ondes de radio afin de préconiser une extrême prudence. Alors qu'il invitait les citoyens à regagner le plus rapidement possible leur domicile, une puissante rafale balaya les nuages. La pluie se calma progressivement puis céda sa place à un vent glacial. La voix grave du sénateur se tut peu à peu puis, enfin, la radio cessa d'émettre...

  • Après avoir fait les délices d'un XIXe siècle triomphant, où s'illustrèrent Alexandre Dumas, Eugène Sue ou même Ponson du Terrail, le roman-feuilleton était peu à peu tombé en désuétude, peut-être parce qu'il avait été l'accomplissement de la « littérature populaire » et que celle-ci s'est vue relever par la fascination du cinéma. Sous les auspices de La Nouvelle République du Centre Ouest la tentative de Guy Suarès est autant plus réussie qu'elle ressuscite un genre auquel il rend sa qualité et sa noblesse. Cette résurrection, cependant, elle ne pouvait s'accomplir qu'à peine de transformer le genre lui-même et de le restituer aux conditions de notre époque. C'est ce que fait remarquablement Guy Suarès qui, derrière une peinture sociale minutieuse et inspirée, fait appel à la puissance du rêve et à la force corrosive du farfelu. Certes la bourgeoisie tourangelle du tournant du siècle nous est dépeinte dans la réalité la plus sûre ; certes Émilie Ramisier, le père Février, Louis-Eugène Saintinet sont peut-être plus réels que la réalité même. Mais une espèce de folie s'empare sans cesse, subrepticement, des personnages et de leurs aventures (ah ! ce cher Epectaze de Courtemanches ! ah ! ce miracle des roses qui nous entraîne dans le surréel !), grâce à quoi ce roman n'en finit pas de faire le va-et-vient entre la vérité de la vieille province française et l'éternité d'un rire qui, sans jamais être vraiment méchant, change tout d'éclairage de sens et de profondeur. Nous ne doutons pas, quant à nous, que le lecteur ne s'abreuve à ces sources renouvelées qui nous rendront le double plaisir de la tradition mélangée à ce qu'il y a de plus moderne dans notre esprit. Michel Cazenave

  • Que s'est-il précisément passé à Hollywood, en Californie, entre l'arrivée fracassante en 1950 du tandem Elia Kazan-Marlon Brando et les jours présents, où les noms qui nous viennent d'abord à l'idée, à propos de ce monde un peu lointain, un peu magique, sont - parmi beaucoup d'autres - Jane Fonda, Dustin Hoffman, Robert Redford, Paul Newman, Julie Christie ? En quoi les multiples chaînes de télévision des États-Unis ont-elles atteint et secoué les studios jusque-là réservés au seul cinéma, au cours des années 60 ? Hollywood ce n'est pas seulement Hollywood : catalyseur et révélateur inlassable des incidents ou accidents du monde américain, cet univers plus actif et vivant que jamais est devenu aussi une façon de baromètre des variations politiques de l'Amérique entière. « Il suffit d'avoir à l'esprit », dit l'auteur du présent livre, Guy Abitan, journaliste qui connaît assez bien le charme et la cruauté mêlés du domaine du spectacle tant en France qu'aux U.S.A., « le rôle de Brando lors de l'affaire Caryl Chessman, les coups d'éclat de Jane Fonda contre le chancre vietnamien et contre Monsieur Nixon, ou encore les raisons qui ont conduit Robert Redford à refuser le rôle du Lauréat en 67 comme à choisir ceux de Votez McKay en 72 et des Trois Jours du Condor en 75. » L'auteur, à travers douze chapitres et dix-neuf récits, dix-neuf aventures chaque fois personnelles, particulières, s'efforce de restituer ce qu'il appelle volontiers la « deuxième séquence » de Hollywood, celle qui concerne les vingt-cinq dernières années et sur laquelle nous avons peu de données exactes. Il laisse, en fin d'histoire, la parole à Truman Capote et Andy Warhol, qui, dialoguant sur un mode badin, nous font presque « vivre » en Amérique aujourd'hui. Si vous aimez le cinéma, si vous vous intéressez à ce gigantesque pays que sont les États-Unis, il n'est pas impossible que cet ouvrage vous passionne.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Ce magazine, qui, dès le premier numéro, a trouvé la faveur du grand public, n'est pas un magazine comme les autres. Il a horreur de la facilité. Certains croient s'en tirer par le noir et par le rouge, en accumulant les femmes fatales et les cadavres décomposés. Mais les cadavres peuvent être, eux aussi, de la plus extrême banalité et l'horreur doit être ingénieuse. C'est pourquoi le Saint, Détective Magazine se donne simplement pour règle de publier de passionnantes nouvelles, avec dans tous les numéros, Leslie Charteris, le « père » du Saint, le personnage le plus aimé et le plus connu dans le domaine du mystère. Vous allez acheter le Saint Détective Magazine, vous n'y trouverez pas un seul genre. L'humour, le mystère, l'aventure rapide et violente, l'énigme astucieuse patiemment résolue, la sensation, l'atmosphère. le dépaysement : toutes les variétés de la littérature policière y sont représentées, signées des noms les plus célèbres et les plus aimés du public, qu'ils soient français ou étrangers. Pierre Boileau rend compte de toutes les nouveautés de littérature policière, et Pierre Nord des films.

  • Annie Charles, peu de temps avant la seconde guerre mondiale a abandonné son enfant, le petit Julien, pour pouvoir épouser l'épicier Rudin, l'homme qu'elle aime de toutes ses forces. Le lecteur se trouve plongé d'emblée dans un roman de moeurs et d'aventure, car il n'est pas aisé d'être une femme de moeurs libres et une fille-mère dans cette période pourtant proche de la nôtre. Annie place discrètement par abandon et Assistance publique interposée le petit garçon dans la famille Boilard, habitant Targny près de Reims. Cependant à Paris, les Rudin continuent d'exploiter leur épicerie jusqu'au sombre jour où Philippe, le mari, est tué lors d'un bombardement. Annie s'engage alors dans la Résistance où elle s'acquittera de missions très difficiles. Mais un jour, en protégeant la fuite de militants, elle est heurtée par une voiture et meurt des suites du choc. Sa mission terrestre s'achève sur cette ambiguïté. C'est alors que commence l'extraordinaire influence posthume ! Annie Rudin se fixe comme mission astrale de veiller sur son fils ; elle lui fera connaître un professeur aux Beaux-Arts de Reims, Madame Mérineau dont il deviendra éperdument amoureux ; il cultive ses dons pour la peinture, se fait peu à peu une renommée. Dans des circonstances romanesques le jeune Ferdinand (c'est le prénom donné à Julien par l'Assistance publique) retrouvera son père, et épousera une jeune fille de bonne famille. Sceptique ou croyant, le lecteur s'attachera à ces personnages palpitants de vie et de vérité. Un roman qui conviendra particulièrement aux initiés, mais dans lequel nous trouvons une excellente peinture de la société des années 40 et suivantes. On serait tenté de dire : tout est bien qui finit bien. Mais ce n'est qu'une apparence : ce livre puissant se révèle à l'image de la vie...

  • Annie Charles, peu de temps avant la seconde guerre mondiale a abandonné son enfant, le petit Julien, pour pouvoir épouser l'épicier Rudin, l'homme qu'elle aime de toutes ses forces. Le lecteur se trouve plongé d'emblée dans un roman de moeurs et d'aventure, car il n'est pas aisé d'être une femme de moeurs libres et une fille-mère dans cette période pourtant proche de la nôtre. Annie place discrètement par abandon et Assistance publique interposée le petit garçon dans la famille Boilard, habitant Targny près de Reims. Cependant à Paris, les Rudin continuent d'exploiter leur épicerie jusqu'au sombre jour où Philippe, le mari, est tué lors d'un bombardement. Annie s'engage alors dans la Résistance où elle s'acquittera de missions très difficiles. Mais un jour, en protégeant la fuite de militants, elle est heurtée par une voiture et meurt des suites du choc. Sa mission terrestre s'achève sur cette ambiguïté. C'est alors que commence l'extraordinaire influence posthume ! Annie Rudin se fixe comme mission astrale de veiller sur son fils ; elle lui fera connaître un professeur aux Beaux-Arts de Reims, Madame Mérineau dont il deviendra éperdument amoureux ; il cultive ses dons pour la peinture, se fait peu à peu une renommée. Dans des circonstances romanesques le jeune Ferdinand (c'est le prénom donné à Julien par l'Assistance publique) retrouvera son père, et épousera une jeune fille de bonne famille. Sceptique ou croyant, le lecteur s'attachera à ces personnages palpitants de vie et de vérité. Un roman qui conviendra particulièrement aux initiés, mais dans lequel nous trouvons une excellente peinture de la société des années 40 et suivantes. On serait tenté de dire : tout est bien qui finit bien. Mais ce n'est qu'une apparence : ce livre puissant se révèle à l'image de la vie...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • En 1627, Milady de Winter a 22 ans. Amoureuse du comte de Wardes, elle fait la connaissance de d'Artagnan, un jeune garde sans fortune, qui abuse d'elle. Milady, blessée moralement, sombre dans une profonde mélancolie. Mais la guerre est allumée à La Rochelle entre la France de Richelieu et l'Angleterre de Buckingham. Milady part en mission outre-Manche. Prisonnière de son beau-frère le baron de Winter, elle retrouve - trop tard - son jeune fils. Elle revient au pays natal. Ses bourreaux l'y attendent, mais rien ne peut plus arriver comme avant parce que Milady a changé... Le cinéma a popularisé les personnages de Milady, Athos, d'Artagnan, de Winter, Buckingham, Richelieu. Ils sont dans Milady, mon amour, vus par Milady, dans un contexte historique aussi précis que possible. Milady, fragile, assoiffée d'amour, sentimentale et même héroïque, est ballottée dans un monde brutal en pleine transformation. À travers les intrigues, c'est sa dignité d'être humain que la jeune femme passionnée revendique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans le Testament d'Orphée, Jean Cocteau croise son double sous les voûtes de la Rue Obscure, à Villefranche. - Il a fait semblant de ne pas me voir. - Vous avez assez crié partout que si vous le rencontriez, vous ne voudriez même pas lui serrer la main, dit Cégeste. Il y a deux Jean Cocteau : le personnage, ou plutôt les personnages, fabuleusement scintillants, inimitables, parisiens, réussis, toujours parfaitement accordés à la couleur de l'époque. Mais il y a aussi l'homme. L'homme avec ses qualités, ses faiblesses, ses caprices, ses amours, ses certitudes, son scepticisme et, par-dessus tout cela, une intelligence et des talents. Ce livre, qui fait état d'une grande quantité d'événements inconnus ou peu connus, de nombreux documents inédits et insolites, raconte l'homme aussi bien que les personnages, et l'incessant effort vers le dialogue entre le vivant et son double (son image dans les miroirs) que le poète du Testament voudrait peut-être instaurer, mais qui se refuse obstinément.

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