Éditions du Noroît

  • Dans «Mes souliers me font mourir», la poète Robyn Sarah se penche sur le temps qui passe, la fugacité des rêves et le plaisir doux-amer de penser au « trésor » qu'est le passé. Musical, méditatif, chaleureux et étonnamment drôle - ce que la traduction de Rémi Labrecque rend à merveille - il en va d'un recueil à l'écriture réparatrice et émouvante de l'une des poètes canadiennes les plus réputées.

  • Moments fragiles est sans contredit l'un des plus grands recueils de poésie de Jacques Brault et du Noroît. Publié pour la première fois en 1984, il a souvent été réédité et continue aujourd'hui à être lu et étudié dans plusieurs établissements d'enseignement. Cette nouvelle édition respecte le texte original et son dialogue avec les oeuvres du poète, tout en présentant une nouvelle couverture.
    Dans Moments fragiles, Brault arrive à s'approcher «de cet espace où le lieu commun révèle sa profonde étrangeté, se creuse d'une rumeur impersonnelle. [...] Mais seule l'écriture qui a regardé en face sa propre nullité peut produire une telle rencontre et en assumer la tristesse et la paradoxale vérité» (Pierre Nepveu, Le Devoir, 1984). C'est un recueil d'une rare sensibilité à l'existence et au monde qui demeure d'actualité encore aujourd'hui.

  • Ce livre se construit selon une quête de pureté et de guérison, au-delà de blessures anciennes et face à une vie contemporaine souvent égarée ou meurtrie. Sur les rives du fleuve, au sud-ouest de Montréal et jusqu'aux rivages de Lachine, le réel est à la fois nature et ville, solitude habitée, espace de méditation et de mémoire, et le regard se mesure à la résistance des choses et des surfaces. Au loin s'étend un jardin d'oeuvres d'arts qui sont autant d'objets de contemplation, figures du destin le long d'une errance jamais rassurée. La prose se veut ici la forme d'une ouverture et d'un accueil, au carrefour du monde sensible et de l'esprit méditatif. S'il y a un terme, c'est celui d'habiter l'incertain, de demeurer dans le flux des événements, de donner sens à ce qui fuit.

    Accompagné de photographies de Karine PRÉVOST-NEPVEU
    OEuvre en couverture de David MOORE

  • Cet ouvrage poursuit le cycle de «L'arbre du veilleur», inauguré à l'enseigne du Noroît en 2013 et dédié à l'illustration de certains aspects de la poésie par les oeuvres de divers poètes. Ce troisième volume propose au lecteur des méditations personnelles sur l'atelier du poète, la quête du langage et les leçons de la poésie. Pour ce faire, l'essayiste visite de nombreux poètes de la littérature mondiale tout en offrant une place de choix aux poètes québécois.

  • Après «Le poème est une maison de long séjour», «Le poème est une maison de bord de mer» constitue le second volet de la trilogie «Catalogues affectueux». L'ensemble se veut une réflexion à la fois théorique et lyrique sur l'inscription de la parole poétique dans ce qu'il est convenu d'appeler très légèrement la biographie. Et cela aurait aussi pu être cyniquement intitulé «Tentative d'autobiographie poétique non-autorisée»... Ou alors, plus sérieusement «Pour une théorie générale de la mélancolie». Car le poème parlant est porteur de cette mélancolie sans doute seule susceptible de réconcilier notre prétentieuse volonté de contrôle sur nos matériaux et notre si difficile acceptation de ce qui nécessairement nous échappera - mieux : doit nous échapper en cours d'écriture.
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  • Cet essai peut peut être lu comme une ode à la vie et à l'histoire littéraire, à « l'autre parole », celle de la poésie québécoise actuelle, particulièrement celle des femmes poètes et de leurs thématiques. Le poème didactique est ici une dilecture (dilection et lecture), selon la
    définition du poète français Guy Goffette : la mise en abyme d'une oeuvre qu'on admire, par citations, descriptions, aspects particuliers ou essais de synthèse de l'oeuvre. Jean Royer aborde aussi dans ce livre ce qu'on appelle le poétique en général, et la mélancolie, thème fondateur des cultures, concluant avec « l'élan d'écrire » et un regard sur l'héritage de la modernité. Cet essai personnel, didactique et ludique à la fois, dédié à différents aspects et visages de la poésie, compose le 4e volume du cycle de L'arbre du veilleur.
    Comme l'ensemble de la poésie, le poème didactique a pour mission d'éclairer notre regard vers les choses et de questionner notre destin.

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