• Fleurs de feu

    Sarah Lark

    " Amour, chagrin, espoir et nouveaux départs, dans les paysages colorés de Nouvelle-Zélande. Sans doute le meilleur roman que Sarah Lark ait écrit depuis longtemps. " Bremen Magazine
    1837. L'espoir d'une vie meilleure pousse Ida et ses parents à partir à l'autre bout du monde, en Nouvelle-Zélande. Quand leur navire, accoste enfin au sud de l'île, les colons s'installent dans un village de pêcheurs. Et Ida déchante.
    Non seulement est-elle mariée de force à un homme qui se révèle brutal, mais la vie, au sein de cette communauté rigoriste, y est tout aussi dure qu'en Europe.
    Par chance, Ida se lie avec Cat, qui n'a pas non plus été épargnée par le destin. Les deux jeunes femmes vont dès lors se soutenir. Et, qui sait, trouver enfin le bonheur...
    Le premier volet de cette nouvelle saga n'est pas sans rappeler
    Le Pays du nuage blanc, l'immense succès de Sarah Lark.

  • Ce recueil de 13 nouvelles révèle la diversité et la richesse du talent de Patricia Grace, qui réussit ici à mélanger une certaine oralité traditionnelle aux formes littéraires classiques, dans une prose narrative où jouent constamment et subtilement intonations et tournures maori. Si le premier récit de ce recueil met en scène une vieille femme apparemment impotente, préoccupée par les détails banals de la vie quotidienne, il se clôt sur la révélation du mana (statut, rang) de Waimarie, à la mâchoire forte rappelant celle de lancêtre puissante de Maui, demi-dieu qui, armé de cet os, blessa le soleil et lui fit ralentir sa course à travers le ciel, acte qui permit à toute la race humaine de sortir de lombre pour mieux vivre. Cest sur ce fond de mythologie et de métaphore quil convient de lire les nouvelles dÉlectrique cité. Les petits péchés de deux fillettes, la construction dun mur, un après-midi de jeux, larrestation dun jeune homme naïf, une journée de pêche, ou un séjour à lhôpital, ce sont des aperçus de vies menées parfois dans les ténèbres, mais où perce malgré tout une chaleur humaine.

  • L'amour qui unit une jeune Mäorie, Linda, et un Päkehä (Néo-Zélandais dorigine européenne), Graeme, se heurte pourtant à des différences culturelles jusque-là insoupçonnées. Cette jeune femme qui depuis toujours se voulait «différente» et «moderne» se sentira en effet de plus en plus redevable envers son histoire, son peuple et sa famille, envers sa grand-mère surtout : assumant le nom de celle-ci, Ripeka, elle demandera à son nouveau mari de l'appuyer dans sa quête identitaire, même si ce besoin de racines et de traditions ira à l'encontre des pratiques occidentales, et se fera au prix d'un choix difficile.

    Patricia Grace, lauréate du Prix Neustadt (dit «petit Nobel») nous donne ici un roman qui traite avec beaucoup de finesse de la difficulté qu'il peut y avoir à rester fidèle à soi comme à l'autre.

  • À la veille du nouveau millénaire, une petite communauté maorie de la côte ouest de la Nouvelle-Zélande cherche à tirer profit du premier lever du soleil de lan 2000. Comment attirer les touristes, comment travailler ensemble pour cet événement exceptionnel et riche de possibilités ? En même temps, un jeune homme doit faire face au dilemme de sa vie : pour protéger une petite fille illégitime contre la maltraitance des tantes chez qui elle habite, il sera obligé de révéler un secret qui risque de diviser cette communauté au moment même où elle a le plus besoin de sunir. Argument de vente : Prix Kiriyama, 2001 (prix du meilleur livre du Pacifique) Patricia Grace, auteure très appréciée dans son pays, explore ici les conflits potentiels entre tradition indigène et vie moderne, dessinant avec humour et compassion le portrait dune communauté isolée dont les valeurs culturelles sont mises à lépreuve.

  • Avec son style assuré, profond et captivant, Au coeur dHiruharama nous entraîne dans un voyage où les limites entre le passé et le présent sont plus que floues... elles sont brisées. Les morts sont hantés par les vivants, les vaisseaux brûlés sont reconstruits et empruntés, et la dure réalité des séparations et des pertes est supplantée par la perspicacité des rêves. Ce voyage dans létrange et le merveilleux, entrepris par une fille et le père quelle na jamais connu, est éclairé parfois jusquà léblouissement par leur sens de lhumour commun et par la volonté de la fille de pousser sa vie au-delà des bornes de la tragédie.
    Premier roman de lécrivain Isabel Waiti-Mulholland, Dans le coeur dHiruharama comporte de nombreuses références à la culture maorie, son écriture poétique rappelle le réalisme magique de la littérature sud américaine.

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    Dans un accident de voiture, un bébé meurt. Lorsque son corps perdu est enfin retrouvé dans une poubelle à lhôpital, il est sans yeux. Pour les deux familles réunies afin de soutenir la mere, Te Paania, et de faire le deuil du père, Shane et du bébé, cet incident choquant et mystérieux pourquoi les médecins ont-ils volé les yeux de lenfant ? déclenche une réflexion troublante sur leur parcours historique, leur place dans la société néo-zélandaise, leurs perspectives davenir et sur tout ce qui leur a été volé langue, terres, respect de leurs traditions culturelles, histoire(s), voire jusquà leurs gènes... Quatre personnages, quatre voix entretissées dans cette histoire émouvante, allant de lépoque coloniale à nos jours : Kura, la vieille femme, appartient à cette génération à qui sa langue, te reo, a été interdite en lieu public, avec des conséquences parfois tragiques ; Mahaki, jeune avocat ambitieux, renonce au succès matériel pour offrir son appui à son peuple ; Tawera, frère cadet dune enfant mort née, sert dintermédiaire entre le monde des esprits et celui de vivants ; Te Paania, cette jeune mère exilée de la petite ville où elle a grandi, apprendra à défendre sa culture et ses droits. Désormais la soumission, la sagesse, cette bonté si péniblement acquises devront faire place à la révolte raisonnée et retentissante dun peuple jusque-là sans voix, sans yeux, sans langue qui dira enfin tout haut sa résistance.
    Dune écriture souvent lyrique, parfois onirique, Patricia Grace nous livre ici un récit extraordinaire, plein de douleur et de révélations, raconté avec humour, tendresse et énergie.

  • Quel est le rapport entre le départ mouvementé dun ferry dans le port dAuckland un soir de tempête, un avocat privilégié et indécis devenu policier, une volcanique beauté maorie revendicatrice, un aide social tahitien boxeur et une créature androgyne de Huahine ?
    Voyage guidé dans le Pacifique Sud où derrière des paysages paradisiaques se cachent la violence, la misère et ceux qui voudraient bien se faire oublier. Des charniers des Balkans à lenchanteresse Polynésie et la spectaculaire Aotearoa, le périple sanglant dune vraie calamité. La vieille Titiwainui, oracle aveugle, la senti passer lors du tangi hangi, les funérailles maories. Elle la nommée Pakepakeha, une blanche et inquiétante apparition. Plus prosaïquement un tueur psychopathe entêté. Mais peut-être a-t-il fait lerreur de défier les Maoris sur leur territoire ? Nouvelle-Zélande, terre de feu et de glace qui nen a pas fini de régler ses comptes avec son court passé en tant que nation. Cest net, cest propre et bien organisé, mais les gangs de tatoués turbulents le sont aussi.
    Il y a plusieurs interprétations du mot « liberté » et la vérité nest pas toujours où lon croit sous le long nuage blanc.

  • Récits courts dune écriture factuelle et décrivant, aujourdhui, un univers néo-zélandais populaire, métissé, peuplé de gens simples aux origines diverses, mäori, asiatique, européenne. Lenracinement des personnages et le côté dexilé récent ou ancien nest pas dit mais est une évidence inscrite dans lunivers mental de chacun. Les nouvelles sont noires, décrivant un quotidien dur, parfois sordide, où lon vit la pauvreté ou même le malheur comme une sombre donnée mais sans amertume, sans récrimination. Plusieurs nouvelles sont réalistes, porteuses daucun espoir. Dautres le sont moins avec un dérapage magique, projetant dans le monde quotidien un système de pensée empreint de religiosité et de surnaturel.
    Des nouvelles claires et oniriques ou parfois brutales et froides, mais toujours réussies qui nous font partager un monde austral différent de celui quon rencontre en général dans la littérature et lart dun véritable auteur. Chaque nouvelle est habilement construite, truffée de variations subtiles sur le même thème, avec une chute à la Raymond Carver : une remarque apparemment insignifiante capable de tout bouleverser. Alice Tawhai a été à juste titre comparée à son illustre compatriote Janet Frame, son écriture éveille les sens, émeut et nous transporte dans une Nouvelle-Zélande bien loin des clichés et bien proche du miracle.

    Commentaire d'Amélie Nothomb : "Un livre déchirant : les personnages de ces longs poèmes en forme de nouvelles semblent n'avoir le choix qu'entre la folie et la grâce. Certains associent les deux. Une seule chose est sûre : Alice Tawhai a la grâce."

  • Bulibasha raconte lhistoire dun jeune Maori pris dans la rivalité opposant deux familles de tondeurs de mouton. Remontant aux disputes amoureuses et sportives du grand-père de chaque clan, la tension est constamment entretenue par les récits des grands événements de lutte contre lennemi. Seul lenfant du dernier fils de Bulibasha ose sélever contre lorganisation immuable de la famille et lautorité tyrannique du patriarche, empreinte de traditions maories et religieuses : obéissance aveugle au chef, chacun na dautre choix que de remplir le rôle qui lui est assigné par sa naissance (ordre dans la lignée, sexe, race, condition sociale), la connaissance et léducation scolaire sont méprisées au profit du travail manuel... Tous acceptent bon gré mal gré cet ordre des choses, sauf Simeon qui, avec lâge, se permet de défier son grand-père. Au fil des événements rythmant la vie de la famille élargie et ponctuant les rivalités au sein de la communauté maorie, on découvre les relations unissant ou opposant chaque génération. Lintrigue révélant finalement les véritables raisons de ces rivalités. Un dénouement inattendu où lon saperçoit que lindividualisme forcené nest pas lapanage du monde moderne.
    Publiée en 1994 et récompensée par le Wattie-Montana Book Award (un des prix littéraires les plus prestigieux de Nouvelle-Zélande) cette véritable saga haletante sétale sur plusieurs années. Le développement des personnages et des rapports complexes quils entretiennent suit un rythme tout à fait maîtrisé et lhumour est, comme souvent chez Ihimaera, très présent pour dépeindre les rivalités familiales et communautaires qui saffrontent pour le prestige, le pouvoir et une certaine forme de liberté.

  • Les nouvelles de ce recueil mettent en scène des personnages qui font face à la solitude et au silence.
    Patricia Grace y commente indirectement les conséquences de lurbanisation en Nouvelle-Zélande, lisolement de jeunes et de moins jeunes, dans la ville comme à la campane. Ici, les personnages ont appris à vivre de peu, à se défaire du superflu par sagesse ou nécessité et savent mieux que personne apprécier la valeur de léchange humain. De nouvelle en nouvelle, le silence est pénétré par les petits trous que forment la présence, la parole, le regard ou le souvenir dautrui.
    Dans cette oeuvre, Patricia Grace traite des conflits sociaux soulevés par le racisme, la colonisation et le déracinement culturel. Ces personnages, toujours conscients de leur identité, recherchent le confort dune complicité : autrui leur permet de ne pas succomber à une solitude émotionnelle. Parce quil ont appris à vivre de peu et connaissent limportance de lautre, ils apprécient la valeur de léchange humain, dans lequel ils retrouvent de lespoir.

  • Wulf

    Hamish Clayton

    Nouvelle-Zélande, début du XIXe siècle. Te Rop'raha, le grand chef maori, a voué sa vie à la conquête sanglante de ces îles. Il règne aujourd'hui sur une bonne partie de ces territoires agités par le jeu des alliances et des guerres indigènes. Le navire marchand l'Elizabeth, après un long périple depuis l'Angleterre, arrive en vue de ces terres encore inconnues. Au sein de cet équipage, seul Cowell, le jeune et mystérieux maître-commerçant du navire, connaît l'histoire de ce pays et sait parler la langue des hommes qui l'habitent. Fascinés par la beauté de ce pays sauvage et envoûtant, les marins naviguent vers Te Rop'raha, le redoutable Loup de Kopitee, dans l'espoir de faire commerce avec lui. Les hommes naviguent vers un inconnu qu'ils abordent à travers les mots de Cowell, fascinant conteur qui subjugue les esprits. C'est à travers sa voix qu'ils apprendront la sanglante épopée du Loup, à travers ses mots que le pays se découvrira à eux avec le terrible avertissement que semble murmurer ce sol sauvage.
    Wulf est le premier roman de Hamish Clayton, né dans la Baie de Hawke en Nouvelle-Zélande. Il a obtenu en 2012 le prix du Meilleur premier roman aux New Zealand Post Book Awards. Il est l'histoire d'une rencontre entre la culture de l'Européen et celle de l'indigène, entre l'esprit rationnel et l'esprit vivant et immémorial du mythe.

  • « Quand je pense qu'il aurait pu m'interpeller et me parler
    comme on parle à quelqu'un que l'on connaît. Comme si on
    était des sortes d'amis ? Avec quelle rudesse cette pensée se
    grave dans ma chair, et avec quel dégoût j'aperçois ma
    silhouette dans le reflet de la vitre. »
    Dans un contexte d'attentats islamistes, la découverte d'un corps décapité inquiète. Mais on est à Genève, et l'alerte n'a pas encore viré au rouge-orange. Ici on préfère se hâter lentement. L'inspecteur principal de l'ESPJ, Max Madani, se retrouve à fouiner dans la campagne franco-suisse, à quelques mètres de la Route Frontière. Il écoute les cloches qui sonnent alentour. Et puis un jour elles ne sonnent plus, il se demande pourquoi.

  • Bulibasha raconte lhistoire dun jeune Maori pris dans la rivalité opposant deux familles de tondeurs de mouton. Remontant aux disputes amoureuses et sportives du grand-père de chaque clan, la tension est constamment entretenue par les récits des grands événements de lutte contre lennemi. Seul lenfant du dernier fils de Bulibasha ose sélever contre lorganisation immuable de la famille et lautorité tyrannique du patriarche, empreinte de traditions maories et religieuses : obéissance aveugle au chef, chacun na dautre choix que de remplir le rôle qui lui est assigné par sa naissance (ordre dans la lignée, sexe, race, condition sociale), la connaissance et léducation scolaire sont méprisées au profit du travail manuel... Tous acceptent bon gré mal gré cet ordre des choses, sauf Simeon qui, avec lâge, se permet de défier son grand-père. Au fil des événements rythmant la vie de la famille élargie et ponctuant les rivalités au sein de la communauté maorie, on découvre les relations unissant ou opposant chaque génération. Lintrigue révélant finalement les véritables raisons de ces rivalités. Un dénouement inattendu où lon saperçoit que lindividualisme forcené nest pas lapanage du monde moderne.
    Publiée en 1994 et récompensée par le Wattie-Montana Book Award (un des prix littéraires les plus prestigieux de Nouvelle-Zélande) cette véritable saga haletante sétale sur plusieurs années. Le développement des personnages et des rapports complexes quils entretiennent suit un rythme tout à fait maîtrisé et lhumour est, comme souvent chez Ihimaera, très présent pour dépeindre les rivalités familiales et communautaires qui saffrontent pour le prestige, le pouvoir et une certaine forme de liberté.

  • Avec son style assuré, profond et captivant, Au coeur dHiruharama nous entraîne dans un voyage où les limites entre le passé et le présent sont plus que floues... elles sont brisées. Les morts sont hantés par les vivants, les vaisseaux brûlés sont reconstruits et empruntés, et la dure réalité des séparations et des pertes est supplantée par la perspicacité des rêves. Ce voyage dans létrange et le merveilleux, entrepris par une fille et le père quelle na jamais connu, est éclairé parfois jusquà léblouissement par leur sens de lhumour commun et par la volonté de la fille de pousser sa vie au-delà des bornes de la tragédie.
    Premier roman de lécrivain Isabel Waiti-Mulholland, Dans le coeur dHiruharama comporte de nombreuses références à la culture maorie, son écriture poétique rappelle le réalisme magique de la littérature sud américaine.

  • L'amour qui unit une jeune Mäorie, Linda, et un Päkehä (Néo-Zélandais dorigine européenne), Graeme, se heurte pourtant à des différences culturelles jusque-là insoupçonnées. Cette jeune femme qui depuis toujours se voulait «différente» et «moderne» se sentira en effet de plus en plus redevable envers son histoire, son peuple et sa famille, envers sa grand-mère surtout : assumant le nom de celle-ci, Ripeka, elle demandera à son nouveau mari de l'appuyer dans sa quête identitaire, même si ce besoin de racines et de traditions ira à l'encontre des pratiques occidentales, et se fera au prix d'un choix difficile.

    Patricia Grace, lauréate du Prix Neustadt (dit «petit Nobel») nous donne ici un roman qui traite avec beaucoup de finesse de la difficulté qu'il peut y avoir à rester fidèle à soi comme à l'autre.

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