• "Je voyais maintenant que c'étaient les créatures les moins terrestres qu'il soit possible de concevoir. Ils étaient formés d'un grand corps rond, ou plutôt d'une grande tête ronde d'environ quatre pieds de diamètre et pourvue d'une figure. Cette face n'avait pas de narines - à vrai dire les Martiens ne semblent pas avoir été doués d'un odorat - mais possédait deux grands yeux sombres, au-dessous desquels se trouvait immédiatement une sorte de bec cartilagineux. [...] En groupe autour de la bouche, seize tentacules minces, presque des lanières, étaient disposés en deux faisceaux de huit chacun. Depuis lors, avec assez de justesse, le professeur Stowes, le distingué anatomiste, a nommé ces deux faisceaux des mains."

  • Puzzle

    Franck Thilliez

    Accepteriez-vous de mourir... dans un jeu ?
    Ilan et Chloé sont spécialistes des chasses au trésor. Longtemps, ils ont rêvé de participer à la partie ultime. Celle de ce jeu mystérieux dont on ne connaît pas les règles, seulement le nom : Paranoïa.
    Le jour venu, ils reçoivent enfin la règle numéro 1 : Quoi qu'il arrive, rien de ce que vous allez vivre n'est la réalité. Il s'agit d'un jeu.
    Suivie, quelques heures plus tard, de la règle numéro 2 : L'un d'entre vous va mourir.
    Quand les joueurs trouvent un premier cadavre, quand Ilan découvre des informations liées à la disparition toujours inexpliquée de ses parents, la distinction entre le jeu et la réalité est de plus en plus difficile à établir.
    Paranoïa peut alors réellement commencer...
    Entre deux aventures scientifiques et policières de ses héros récurrents Franck Sharko et Lucie Henebelle, Franck Thilliez aime écrire des histoires qui nous emmènent de l'autre côté du miroir, en poussant toujours plus loin les limites de l'esprit humain. Et si ses personnages en viennent à douter de leur propre existence, soyez sûrs qu'il en sera de même pour vous.

  • Red man

    Jean-François Chabas

    Dans le centre rouge de l'Australie, les méfaits de la colonisation ont précipité les natifs dans l'alcool, la violence et la consommation d'une drogue qui ravage corps et cerveau. Marvellous, jeune Aborigène déjà accro à l'ice, est réduit au vol pour survivre. Même le Red Man, guerrier magique et mystérieux de la tradition aborigène, semble incapable de le sauver.
    Mais dans le désert, une rencontre va bouleverser sa vie à jamais.

    « Une lecture aux airs de conte où un jeune garçon Pitjantjatjara partage avec nous le sort de sa tribu, ses blessures et ses souffrances, ses traditions et sa force. Un texte remarquable et nécessaire ! »
    Librairie Mollat

  • En quête d'une nouvelle provocation, Céline cherche par tous les moyens à attiser la haine. Il croise Paul Morand, qui lui tient des propos antisémites. "Voilà enfin mon sujet !" s'écrie Céline. Il fait part au chef de presse de la Gestapo de son projet de livre. Celui-ci le conseille sur la manière de servir la propagande antisémite. "Un bon nazi ne cherche pas de références, il les invente."

    Kaminski emploie l'arme la plus redoutable de l'écrivain : la satire. En hissant Céline en personnage de fiction, cruel, imbu de lui-même, sombre et délirant, il met à jour les techniques de falsification propres à la propagande nazie. Réaction à chaud et virulente, cette dénonciation avait valeur d'avertissement. Hélas, à la lumière de ce qui a suivi, elle fut prémonitoire.

    Juif allemand né en 1899, H.-E. Kaminski s'engage en 1917 dans la Luftwaffe. En 1922, il soutient sa thèse en sciences économiques puis publie en 1925 un ouvrage sur le fascisme italien. Il quitte rapidement Berlin pour Paris en 1933. Un voyage en Espagne en 1936 aboutit à Ceux de Barcelone (rééd. Allia 1986, 2003), suivi en 1938 par Bakounine, la vie d'un révolutionnaire et Céline en chemise brune. Après l'invasion allemande, il gagne Lisbonne puis l'Argentine, où il meurt vers 1960.

  • 813

    Maurice Leblanc

    Maurice Leblanc (1864-1941)
    Sûrement la plus périlleuse et la plus dramatique des entreprises du sieur Lupin. Un énigmatique adversaire, silencieux, invisible, sans scrupule et capable du pire, arrive à contrecarrer et faire ployer le célèbre gentleman-cambrioleur. Arsène perdra-t-il la partie ou la gagnera-t-il ? Mais n'est-ce point dangereux de vouloir devenir le maître du monde ?

  • Un témoignage nécessaire qui nous incite à regarder au-delà du statut de victime. Clemantine Wamariya livre une histoire poignante et inspirante qui signale l'importance de chaque existence et la puissance du récit.
    Rwanda, 1994. Clemantine a six ans lorsqu'elle doit fuir les massacres avec sa grande soeur Claire. Sans nouvelles de leur famille, déplacées de camps de réfugiés en camps de réfugiés, elles affrontent la faim, la soif, la misère et la cruauté pendant six ans avant d'arriver aux États-Unis.
    À Chicago, Clemantine est recueillie par un couple aisé et découvre soudain une toute autre réalité. Projetée dans un véritable rêve américain, l'adolescente est pourtant plus perdue que jamais. Une question s'impose alors : comment se reconstruire et donner un sens à son histoire après avoir vécu l'enfer ?
    Sincère, urgent et bouleversant,
    La Fille au sourire de perles examine la question de l'identité et de l'appartenance, des cicatrices laissées par un traumatisme, mais aussi du rapport à l'autre quand celui-ci ne voit en vous qu'une victime.
    Un témoignage actuel et plus que jamais nécessaire.

  • Pouilles, printemps 1946. D'un côté il y a les soeurs Porro, qui vivent recluses dans leur palais et ignorent le monde environnant. De l'autre les ouvriers agricoles, bousculés par la guerre et tenaillés par la faim. Les soeurs continuent à tenir leur rang, à se rendre à l'église, à se pencher sagement sur leurs broderies. Les travailleurs, eux, se mobilisent pour obtenir un emploi, nourrir leurs enfants, contenir la pression des réfugiés qui affluent dans la botte du pays. Ce jour de mars 1946 la foule se rassemble sur la place où s'élève la noble demeure pour un meeting syndical lorsqu'un coup de fusil retentit... Milena Agus a rempli les vides de cette histoire vraie grâce à son imagination. Elle fait revivre sous les yeux du lecteur les soeurs Porro, prisonnières comme les paysans de leur condition sociale mais coupables de n'avoir pas ouvert les yeux sur les cruautés de l'Histoire. Luciana Castellina nous relate cet épisode de l'Histoire dans le contexte trouble de l'époque: le débarquement allié en Italie du Sud, la dissolution du Parti fasciste, l'établissement du roi à Brindisi, l'arrivée des réfugiés dans les Pouilles et les révoltes paysannes. Une flambée de violence que les historiens ont quasiment passé sous silence et qui prend aujourd'hui toute sa signification.

  • La bouleversante histoire des hommes et des bisons : un plaidoyer écologique

    Les grands troupeaux, garants de l'écosystème des Grandes Plaines, dominaient la prairie jusqu'à leur génocide, à l'époque de Buffalo Bill. Menacés d'extinction à la fin du XIXe siècle, ils n'ont dû leur survie qu'à ceux qui ont préservé leur existence et le fragile équilibre écologique des Grandes Plaines.

    Voix puissante du nature writing et expert de la faune et de la flore, Dan O'Brien gère la Wild Idea Buffalo Company, l'élevage extensif de bisons qu'il a créé en 1997. Il raconte ici l'histoire du bison et le symbolisme, central dans la culture amérindienne, de cette icône des Grandes Plaines. wildideabuffalo.com

  • The Buffalo Harvest (La Moisson des buffalos) fut publié en 1958. Frank Mayer y détaille avec minutie le quotidien d'années de tueries et ravive l'univers hallucinant d'une gigantesque boucherie en plein air. La mythologie sentimentale et naturaliste du bison comme symbole romantique d'un monde perdu tombe en lambeaux devant le trivial du réel.

  • Il y avait à l'époque près de cinquante mille Russes qui vivaient à Paris (à la veille de la Première Guerre mondiale, ils étaient à peine plus de trente-six mille dans toute la France). Ils priaient dans des églises orthodoxes, envoyaient leurs enfants dans des écoles russes et discutaient de Dostoïevski au café de La Rotonde, sur les portes duquel un habitué caustique avait proposé un jour d'inscrire le slogan : "Psychopathes de tous les pays, unissez-vous!"
    Fiodor Zavalichine, aussi appelé Théo, fait partie de ces Russes installés en France pour fuir la révolution bolchevique et, comme beaucoup d'entre eux, il se rend lui aussi à une projection du chef-d'oeuvre d'Eisenstein, Le Cuirassé Potemkine, en novembre 1926. En tant que militaire, il a pris part en 1905 à la répression de la mutinerie au sein de la flotte russe et, lorsqu'il découvre sur le grand écran la reconstitution impressionnante de ce massacre dans le port d'Odessa, il est soudainement convaincu d'avoir participé à un crime... Il se précipite au commissariat le plus proche pour faire des aveux, puis essaie de soigner ses remords et sa culpabilité dans un hôpital psychiatrique. C'est là qu'il apprend dans les journaux le récit d'un horrible fait divers : sept femmes sont retrouvées égorgées dans une fosse commune à Deauville. Il attribue sans hésitation ce massacre à son ancien compagnon d'armes et grand mutilé, Ivan Domani, pour qui il avait justement accepté de faire des photos érotiques de sept jeunes créatures. Débute alors pour Théo un long périple chaotique, entre violence et rédemption...
    Potemkine ou Le troisième coeur est un livre stupéfiant qui nous confirme plus que jamais que Iouri Bouïda, qui jouit d'un grand prestige dans son pays, occupe une place de choix dans la grande tradition littéraire russe.

  • En Europe orientale, la barbarie nazie a atteint son paroxysme. Outre les millions de victimes des combats, plus de 18 millions de civils polonais et soviétiques, dont plus de 4 millions de Juifs, ont péri. Chez Hitler, l'obsession de l'« espace vital » est inséparable du délire antisémite. à l'étroit dans ses frontières de 1919, le peuple allemand doit selon lui prendre le contrôle de toutes les contrées peu ou prou germaniques, les libérer, ainsi que le Reich, de leurs Juifs, asservir ou massacrer les Slaves qui s'y trouvent, enfin y implanter des paysans dont le sang n'est pas douteux. à côté des victimes ordinaires des combats, il y eut la mort de millions de prisonniers russes, des massacres de masse par balles, les camps d'extermination des Juifs, l'incendie de milliers de villes et de villages. Christian Baechler, l'un des meilleurs spécialistes de l'Allemagne, en donne ici une synthèse magistrale, la première en langue française.

  • Justice transitionnelle? Connais pas.
    Pourtant c'est désormais, dans les relations internationales, une 'recette' devenue comme une norme qui s'appliquerait à tout pays sortant d'une dictature ou d'une guerre et aspirant à une vie politique et civique pacifiée. Les pays concernés sont aujourd'hui légion : Afrique du Sud, Rwanda, Sri Lanka, Ouganda, Libye, Côte d'Ivoire, Égypte, Tunisie, Guinée, Maroc, sans oublier nombre de pays latino-américains et européens ceux autrefois dominés à l'Est par les régimes communistes, ou l'Espagne hantée par les fosses communes du régime franquiste.
    Dans tous les cas, il a été question de 'commissions Vérité et Réconciliation', de guérison des atrocités du passé par l'expression publique des victimes et d'éventuelles réparations financières ou symboliques, voire de la 'fonction sociale' des procès de dictateurs et de tortionnaires.
    Or la culture démocratique ne se forge pas d'emblée dans ces normes cathartiques et la démocratie politique ne peut surgir de situations d'inégalités sociales et économiques iniques (l'Afrique du Sud et le Maroc le prouvent à l'envi). La justice transitionnelle n'a de chance de devenir réalité que si, au-delà de l'expression publique, trop souvent contrôlée, des victimes, celles-ci se transforment en authentiques acteurs de la démocratie grâce à la satisfaction de normes et d'attentes que sont la reconnaissance, la dignité, la tolérance, la confiance et l'autonomie.
    Voici la philosophie politique mise au défi de la réalité la plus crue, partout, maintenant.

  • Un roman coup de poing par la nouvelle voix forte de la littérature indienne
    Rentrée littéraire 2017

    Un roman coup de poing par la nouvelle voix forte de la littérature indienne

    " Tu veux que je comprime la tragédie au format Twitter ? Comment peut-on se glisser ainsi au coeur des ténèbres ? "

    Comment transformer un drame en fiction ? Pourquoi écrire sur une tuerie qui a eu lieu il y a plus de quarante ans en Inde et sur ses quarante-quatre victimes oubliées par l'histoire ?
    À travers les voix aussi diverses que celles des intouchables ou des propriétaires terriens, l'auteur décrit ce massacre, se plaçant sous le patronage de l'irascible déesse Kurathi Amman. Au-delà de l'émotion et de la colère provoquées par ces faits, l'auteur pose la question de la fiction et de ses limites en n'hésitant pas à malmener son lecteur.
    Ce roman tendu, entre rage contenue, lyrisme et humour grinçant, nous donne un aperçu des forces qui ont contribué à la création de l'Inde moderne.
    " Un roman lyrique et sans concession. "

    The Guardian
    " Un roman
    bouleversant
    . "

    The Independent
    " Un premier roman éblouissant et souvent très drôle. "

    The Times

  • Oradour

    Jean-Jacques Fouché

    Le nom d'Oradour conserve dans toutes les mémoires les stigmates de la «barbarie nazie». Pourtant, un halo de mystère continue d'environner ce massacre, objet de multiples rumeurs. D'où venaient ces SS qui perpétrèrent le crime ? Pourquoi à Oradour ? Quelle était l'histoire de ce «paisible village» avant que l'irruption de la violence le transforme en ruines? Comment s'est construite la mémoire du massacre? C'est ce récit - la première histoire d'Oradour - que nous propose Jean-Jacques Fouché en croisant témoignages et archives jusque-là ignorées.

  • Viens et vois

    Ales Adamovitch

    • Piranha
    • 3 Septembre 2015

    Fliora est un jeune homme à peine sorti de l'adolescence lorsqu'il rejoint les partisans dans la forêt pour combattre les troupes allemandes. Vingt-cinq plus tard, il se rend avec un groupe de survivants pour inaugurer un monument commémoratif à Khatyn. C'est à travers les souvenirs de Fliora, qui remontent à la surface lors de cet étrange voyage en bus qui les mènent sur les lieux de la tragédie, qu'Ales Adamovitch dresse un tableau terrifiant du génocide et des crimes atroces perpétrés par les nazis : les habitants du village encerclé par un escadron de la mort allemand exécutés en masse, les femmes et les enfants jetés vivants dans les flammes qui ravagent les maisons et l'église du village. Viens et vois est un roman de guerre mais également un roman d'apprentissage et d'amour.

    Écrivain, scénariste et critique littéraire biélorusse, Ales Adamovitch (1927-1994) a rejoint encore adolescent les partisans luttant contre les troupes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale. Après un doctorat en philologie, il a étudié la réalisation et l'écriture cinématographique à Moscou et fut membre de l'Académie des sciences biélorusse.

  • Trois femmes exceptionnelles, Jeanne Guyon, Simone Weil et Etty Hillesum, trois vies marquées par l'expérience mystique. Chacune emprunte le long chemin du délaissement de soi, du dénuement, du renoncement à toute forme de satisfaction, pour parvenir à une parfaite « indifférence », une disposition à ne pas faire de différence, apprendre à tout accueillir avec la même générosité désintéressée, au-delà du bien et du mal.

    « Ce sont de belles âmes, si l'âme veut dire le courage à supporter l'intolérable de son monde. C'est à leur manière d'y faire tête que les amis se reconnaissent, disait Lacan. Ainsi les ai-je toutes trois choisies : ce sont des âmies. Avec chacune je me suis embarquée comme pour une traversée, me laissant transporter sans savoir vers quel port ou quel naufrage. J'ai connu avec elles de grands bonheurs, mais aussi d'amères déceptions et des chagrins sans consolation. [...] Guyon, Weil, Hillesum, nous serviront-elles de guides vers le pays respirable, le pays du réel dont elles eurent la passion ? » C. M.
    (« La Vie parfaite », Gallimard, 2006)

  • Le Dimanche 24 août 1572, l'aube se lève mais les rues sombres du vieux Paris sont encore plongées dans un brouillard qu'illuminent les torches brandies par de mystérieux personnages sortis tout armés de dessous les pavés... Au signal convenu du premier coup de cloche de l'église Saint-Benoît aussitôt repris par le Beffroi du Palais, le duc de Guise et une centaine de ses gens se rendent en cliquetant à l'hôtel de Ponthieu. Ils ont tous les regards emplis d'une haine féroce, des regards de tueurs comme seuls les hommes en ont à l'égard d'autres hommes...
    Le Chevalier, la Mort et le Diable débute par une reconstitution du massacre de la Saint-Barthélemy. Des scènes terribles dessinées par Alain Robet qui a su transcrire par ses images la violence incompréhensible issue de la folie des hommes.

  • Porte par les croyances d'un Ancien aborigene remarquable, voici le témoignage émouvant d'une vie qui transcende les discriminations. Rayonnant de générosité, d'esprit de partage, d'amour et d'une profonde spiritualité, Banjo Clarke raconte l'histoire douloureuse et méconnue de son peuple. Il puisait sa sagesse sur la terre de ses ancêtres.

  • Kadri Raud est une jeune Estonienne qui a émigré en France avec sa mère, à la fin des années quatre-vingt. La mort de sa grand-mère l'amène à s'interroger sur l'identité de son père, né au début de la Seconde Guerre mondiale, dans l'Estonie occupée par les Allemands. À l'histoire de sa famille font écho les lettres envoyées à la grand-mère par Liisi, une amie déportée en Sibérie par les Soviétiques, en 1941, au début d'une décennie de répression pendant laquelle l'Estonie perdit un quart de sa population. Des lettres qui jettent une autre lumière sur un mystère familial dont le tragique rejoint celui de l'Histoire.

  • Dans ce roman, Salah Benlabed visite à sa façon une page méconnue de l'histoire en faisant se côtoyer des personnages aussi bien fictifs que réels. Nous sommes au milieu du XIXe siècle, les armées françaises envahissent l'Algérie et se heurtent à la résistance de l'émir Abdelkader qui sera finalement vaincu et exilé, mais deviendra l'ami de Napoléon III, et son nom sera même donné à une ville des États-Unis... C'est dans ce cadre historique, qui sert de toile de fond au roman, que s'inscrit le destin de la jeune Houria, innocente bergère arrachée à ses montagnes et propulsée malgré elle au coeur du conflit.

    Tout au long du récit, Salah Benlabed dialogue avec ce personnage : il l'interpelle, suit les traces de sa caravane, raconte ses peurs et ses cauchemars, ses amours et ses deuils; il évoque aussi les massacres dont elle est témoin et lui parle de son époque à lui, où les conflits se perpétuent, plus ravageurs encore que ceux du XIXe siècle.

    Par ce va-et-vient entre le passé et le présent, LE DERNIER REFUGE, à la manière d'un conte ou d'une légende, propose une réflexion sur la guerre et le sort de ceux et celles qui la subissent. En filigrane, tout au long du périple de son personnage Houria, Salah Benlabed brosse le portrait et le parcours de l'émir Abdelkader, personnage historique hors du commun dont la sagesse est plus que jamais d'actualité.

  • Ils ont été cruellement attaqués, ils ont même étés mortellement frappés, et ce d'une façon tout à fait inattendue, pour tout dire ils ont étés impitoyablement décimés, et cela a été un véritable génocide, un massacre aveugle, une tuerie encore pire que ce qui se passe en Syrie. Car tout autour du compartiment moteur du réfrigérateur, là où avait eu lieu l'attaque la plus massive, on ne voyait plus que mort et désolation, ils étaient, presque tous, tombés comme de vulgaires mouches, mais l'on pouvait aussi trouver de nombreuses autres victimes en différents lieux de leur territoire, parfois même en des endroits très éloignés de la cuisine, qui avait été le centre névralgique où avaient eu lieu les plus impitoyables des traquenards!
    C'était maintenant une certitude absolue, leur paisible République, leur merveille de démocratie et de sérénité, était ignominieusement défiée. Sans préavis, et sans la moindre déclaration de guerre, ainsi que l'avait été Pearl Harbour, en cette journée restée de sinistre mémoire qu'avait été le 7 décembre 1941 !
    Une patrouille a retrouvé au fond d'une vieille boite de sucre les corps momifiés de Céline, la sculpturale chanteuse à la mélodieuse, à l'inoubliable voix de soprano, et de Garoux, son gentil amoureux, qui avait été un séduisant professeur de fitness.
    Que va-t-il advenir de ce paisible peuple présent sur Terre depuis des millions d'années, en tout cas depuis très longtemps avant l'apparition de notre civilisation ?
    Vous le saurez en lisant cette édifiante nouvelle que chacun d'entre nous ferait bien de méditer avant qu'il ne soit trop tard !

  • 1915. Les Arméniens, parfaitement intégrés à l'Empire ottoman, sont systématiquement exterminés par les radicaux du gouvernement unioniste. Bilan : 1,3 million de victimes. Le XXe siècle des génocides a débuté. Au printemps 1915, la population arménienne ottomane est victime d'un génocide - arrestations massives, déportations et massacres - soigneusement planifié et exécuté par le parti au pouvoir à l'époque, le comité Union et Progrès. Longtemps contesté, le génocide des Arméniens ne fait plus aucun doute, mais souffre d'une méconnaissance publique qui découle d'un long oubli de l'événement durant une bonne partie du XXe siècle, du négationnisme de l'État turc qui répand le soupçon sur le travail des historiens et du désintérêt de l'opinion publique européenne trop éloignée. Pour le comprendre, accéder à sa connaissance précise et saisir ses enjeux actuels, trois historiens ont uni leur force pour concevoir, cent ans après, la première synthèse de grande ampleur sur le premier génocide du XXe siècle.

  • Tenter de comprendre l'incompréhensible... 9 août 1969. L'Amérique est sous le choc du massacre de Cielo Drive. Qui a bien pu commettre un tel crime ? Insoupçonnables, ces jeunes filles aux airs innocents, ces beatniks vivant en communauté ? Ce triptyque de Rassat et Bisi revient sur la mythique affaire mêlant drogue, sexe, politique, stars du cinéma, et dont s'est emparée la culture populaire... Dans ce dernier opus, Manson sent que les choses lui échappent : sa « Famille » se disloque, l'ambiance étant à la paranoïa depuis le crime du 9 août... Le procès mettra en lumière le vide idéologique de ce groupe de paumés, abrutis par la drogue, exaltés par leur gourou au point de se salir les mains à sa place... Finalement, Manson a peut-être eu ce qu'il souhaitait : profiter de son exposition pour narguer cette société qui l'avait si longtemps ignoré.Un album parfaitement documenté, qui alterne entre les scènes clés de la vie de « la Famille », et l'enquête menée par deux journalistes.

  • Enquête au coeur d'une région d'Iran contaminée par le virus Ebola...
    En Iran les Pasdaran forment un État dans l'État, gardiens sans faille depuis 1979 de la doctrine de l'imam Khomeiny. Bras armé de la révolution, ils sont présents dans tous les rouages de l'État. Dans le désert, au sudest de l'Iran, la population d'un village est décimée par le virus Ebola, mortel dans 80% des cas. Bien que non officielle, cette catastrophe inquiète l'équipe de T.N.O. qui compte sur ROLF, YAN et NURAM pour en savoir plus sur les origines de cette arme bactériologique qui a plus long terme menace l'Amérique. Après avoir rencontré un informateur appartenant aux étudiants antirévolutionnaires, les trois enquêteurs décident de se rendre au Baloutchistan, au coeur de la région contaminée par Ebola. Nombreux sont les agents iraniens déjà sur leurs traces... Au scénario riche en action s'ajoute une présentation très documentée de l'Iran d'aujourd'hui qui propulse le lecteur entre enquête et fiction.

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