• Le dernier enfant

    Philippe Besson

    Prix de la Ville de Vannes 2021
    " Elle le détaille tandis qu'il va prendre sa place : les cheveux en broussaille, le visage encore ensommeillé, il porte juste un caleçon et un tee-shirt informe, marche pieds nus sur le carrelage. Pas à son avantage et pourtant d'une beauté qui continue de l'époustoufler, de la gonfler d'orgueil. Et aussitôt, elle songe, alors qu'elle s'était juré de se l'interdire, qu'elle s'était répété non il ne faut pas y songer, surtout pas, oui voici qu'elle songe, au risque de la souffrance, au risque de ne pas pouvoir réprimer un sanglot : c'est la dernière fois que mon fils apparaît ainsi, c'est le dernier matin. " Un roman tout en nuances, sobre et déchirant, sur le vacillement d'une mère le jour où son dernier enfant quitte la maison. Au fil des heures, chaque petite chose du quotidien se transforme en vertige face à l'horizon inconnu qui s'ouvre devant elle.Prix de la Ville de Vannes 2021

  • Alors que le pouls de New York bat au rythme des années 1960 et de la contre-culture, une jeune fille, Ruth, s'y installe pour y suivre ses études en rêvant de devenir journaliste. Elle y découvre l'amitié, le rock, l'amour... tout en se questionnant sur son identité. Pas évident d'avoir laissé derrière elle sa famille et sa terre natale, la République dominicaine...
    Septembre 1961. Depuis le pont du bateau sur lequel elle a embarqué, Ruth tourne le dos à son île natale, la République dominicaine. En ligne de mire : New York, l'université, un stage au Times. Une nouvelle vie... Elle n'en doute pas, bientôt elle sera journaliste comme l'était son père, Wilhelm.
    Ruth devient très vite une véritable New-Yorkaise et vit au rythme du rock, de l'amitié et des amours. Des bouleversements du temps aussi : l'assassinat de Kennedy, la marche pour les droits civiques, les frémissements de la contre culture, l'opposition de la jeunesse à la guerre du Viêt Nam...
    Mais Ruth, qui a laissé derrière elle les siens dans un pays gangrené par la dictature où la guerre civile fait rage, s'interroge et se cherche. Qui est- elle vraiment ? Dominicaine, née de parents juifs autrichiens ? Américaine d'adoption ? Où va-t-elle construire sa vie, elle dont les parents ont dû tout fuir et réinventer leur existence ? Trouvera-t-elle la réponse en Israël où vit Svenja, sa marraine ?
    Entrelaçant petite et grande histoire, explorant la question de l'exil et de la quête des racines, Catherine Bardon nous livre une radiographie des États-Unis des années 1960, en poursuivant la formidable fresque romanesque inaugurée avec
    Les Déracinés.
    "
    Les Déracinés : la saga qui nous transporte." Olivia de Lamberterie - ELLE

  • Sucre amer Nouv.

    Sucre amer

    Avni Doshi

    À la cinquantaine, la mère d'Antara déclenche les premiers symptômes de la maladie d'Alzheimer. Tout le monde attend que sa fille unique prenne soin d'elle. Mais la jeune femme renâcle. Car plus le passé déserte
    l'esprit de sa mère, plus le sien en est envahi. Ma ne l'a ni élevée, ni aimée, ni respectée. Quand Antara avait quatre ans, Ma s'est entichée d'un gourou, a fait fuir son père, l'a entraînée dans la secte d'Osho puis abandonnée aux tortures d'un pensionnat catholique... Avec les souvenirs cruels, la colère longtemps refoulée déferle jusqu'à lui faire rêver d'euthanasie. À l'heure où elle s'apprête à devenir mère à son tour, Antara en vient à redouter le mimétisme. Ses dessins bizarres, obsessionnels, et ses instal­lations auraient pu lui apporter la paix, si seulement Ma ne s'était pas employée à saboter sa vocation d'artiste.
    Avec ce premier roman finaliste du Booker Prize, Avni Doshi dissèque les sentiments et les ressentiments d'un amour mère-fille impossible, et brandit à la société indienne, patriarcale et fataliste, un miroir impitoyable.

  • - 67%

    Par amour pour un enfant, que seriez-vous prêt à faire ? Maddi, elle, ira jusqu'au bout... Une intrigue magistrale, un twist virtuose pour le nouveau suspense 100% Bussi.Juin 2010 : Esteban, dix ans, disparaît sur la plage de Saint-Jean-de-Luz. Personne n'a rien vu.
    Juin 2020 : sa mère, Maddi, a refait sa vie mais la douleur et l'incompréhension sont toujours là. Elle revient en pèlerinage au Pays basque et, sur la même plage, reconnaît Esteban. Ou son jumeau parfait, Tom, un enfant de dix ans. Maddi quitte tout pour découvrir l'identité de ce garçon et s'installe dans son village, à Murol, en Auvergne. Elle, si rationnelle, peut-elle croire à l'impossible ? Esteban serait-il devenu Tom ? L'histoire se répéterait-elle ? Tom est-il en danger ? Maddi est-elle la seule à pouvoir le protéger ?
    " Mes lecteurs, je dois les emmener au bord du précipice, les lâcher, les rattraper au dernier moment... "
    Michel Bussi
    Un suspense magistral au coeur des croyances les plus humaines où, pourtant, tout est vrai.

  • « Mes parents, j'avais l'impression de les connaitre comme si je les avais faits. Cette jeune femme tres Nouvelle Vague, cinquante de tour de taille, des dents blanches et bien alignees, grande douceur un peu triste, c'etait ma maman. L'autre, si grand que la plupart du temps je ne savais pas trop a quoi il ressemblait la-haut, une voix qui descendait d'entre les nuages, c'etait le professeur. Mon papa.» Dans cette petite famille se joue l'eternelle aventure de l'enfance. Il y a les combats acharnes contre les copains cow-boys, les stratagemes habiles pour trouver sa place dans la cour de recre, les questionnements existentiels et la fascination pour les femmes si indechiffrables. Et pendant ce
    temps, d'autres luttent pour la liberte,tuent des presidents, marchent sur la lune,menent une guerre froide...
    Des souvenirs vagues de la maternelle aux elans de l'adolescence, Luc Chomarat nous invite a redecouvrir un monde empli de mysteres et peuple d'amis imaginaires. De sa plume impertinente et pleine d'esprit, il propose de cheminer a hauteur
    d'enfant sur la route faite de reves et de defis qui mene a l'age adulte.

  • Il y a So Ra, la grande soeur douce et rêveuse; Na Na la cadette, déterminée et libre; et Na Ki, le frère de coeur, qui cache un lourd secret derrière son sourire fêlé. À tour de rôle, ils prennent la parole et racontent : leur rencontre et l'enfance dans l'appartement commun, un sous-sol séparé par une demi-cloison, le séjour de Na Ki au Japon d'où il est revenu transformé ; la grossesse de Na Na, enceinte d'un homme qui n'est pas son mari. À travers ces voix qui reflètent chacune un imaginaire propre, événements et situations se déploient dans toutes leurs nuances. Hwang Jungeun sait rendre son écriture lumineuse, mélancolique, douce ou violente, pour raconter la trajectoire de ses personnages dont les contradictions, les espoirs et les doutes les rendent attachants chacun à sa manière.

    Née à Séoul en 1976, Hwang Jungeun a écrit trois recueils de nouvelles et autant de romans. En Corée, elle est considérée comme l'une des voix les plus talentueuses de la littérature contemporaine. Lauréat en 2015 du prestigieux prix Daesan, Je vais ainsi est son premier roman à paraître en français.

  • Qu'est-ce qu'un bébé ?
    Pourquoi si peu de bébés dans la littérature ?
    Que faire des discours qui les entourent ?
    Pourquoi dit-on "bébé" et pas "le bébé" ?
    Qu'est-ce qu'une mère ? Et pourquoi les femmes plutôt que les hommes ?

  • La vie parfaite

    Silvia Avallone

    Le matin de Pâques, Adele quitte le quartier Labriola et part accoucher, seule. Parce que l'avenir n'existe pas pour les jeunes nés comme elle du mauvais côté de la ville, parce qu'elle n'a que dix-huit ans et que son père est en prison, elle envisage d'abandonner son bébé. À une poignée de kilomètres, dans le centre de Bologne, le désir inassouvi d'enfant torture Dora jusqu'à l'obsession. Autour de ces deux femmes au seuil de choix cruciaux, gravitent les témoins de leur histoire. Et tous ces géants fragiles, ces losers magnifiques, cherchent un ailleurs, un lieu sûr, où l'on pourrait entrevoir la vie parfaite.
    Avec un souffle prodigieux et une écriture incandescente, Silvia Avallone compose un roman poignant sur la maternité et la jeunesse italienne écartelée entre précarité et espoir.

  • Lucy in the sky

    Pete Fromm

    Lucy Diamond, quatorze ans, file à toute allure vers l'âge adulte. Prise entre l'urgence de vivre et la crainte de devoir abandonner ses manières de garçon manqué, Lucy se cherche et joue avec l'amour. Elle découvre par la même occasion que le mariage de ses parents n'est pas aussi solide qu'enfant, elle l'a cru. Son père, bûcheron, est toujours absent. Sa mère, encore jeune, rêve d'une autre vie. Et Lucy entre eux semble soudain un ciment bien fragile. Armée d'une solide dose de culot, elle s'apprête à sortir pour toujours de l'enfance et à décider qui elle est. Quitte à remettre en question l'équilibre de sa vie et à en faire voir de toutes les couleurs à ceux qui l'aiment. Dans un Montana balayé par les vents, c'est la peur au ventre et la joie au coeur que Lucy, pleine de vie, se lance à corps perdu dans des aventures inoubliables.

  • Yejide espère un miracle. Un enfant. C'est ce que son mari attend, ce que sa belle famille attend, et elle a tout essayé. Mais quand une délégation familiale se présente à sa porte escortant une jeune femme, son univers vacille.
    Accepter une seconde épouse, c'est au-dessus de ses forces.
    "Un déchirant roman sur comment le désir d'enfant peut détruire une femme, un mariage, une famille" - The Economist
    Née à Lagos, Ayobami Adebayo a étudié l'écriture aux côtés de Chimamanda Ngozi Adichie et Margaret Atwood. À tout juste 29 ans, elle est l'auteure d'une oeuvre saluée par de nombreux prix littéraire et reconnue comme une écrivaine d'exception.
    Reste avec moi, son premier roman, a été traduit dans 18 pays. Avec une grâce extraordinaire et une grande sagesse, elle écrit sur l'amour, la perte et la rédemption.

    Traduit de l'anglais.

  • "Née pour détruire les rois, née pour remodeler le monde, née pour horrifier et briser et recréer, née pour endurer et n'être jamais effacée". Ainsi est Médée, femme libre et enchanteresse, qui brise tous les tabous pour maîtriser son destin. Magicienne impitoyable assoiffée de vengeance ou princesse amoureuse trahie par son mari Jason ? Ce portrait d'une femme exceptionnelle, qui s'élève contre la loi des hommes, allie noirceur et passion dévorante. David Vann offre une relecture moderne du mythe originel et fondateur de la civilisation occidentale dans toute sa complexe et terrifiante beauté.

  • On noie bien les petits chats Nouv.

    Quand elle reprend conscience à la maternité, Betty ne se souvient pas des circonstances dramatiques de son accouchement. Elle ne comprend pas pourquoi son mari reste injoignable. Elle découvre avec effroi que son bébé a été baptisé Noé et qu'un inconnu rôde autour de lui. Elle se débat, impuissante à le confondre. Mais peut-elle se faire entendre alors qu'on la prétend folle ?

    Accueillie au sein de l'unité mère-bébé par un psychiatre peu conventionnel, soutenue par une équipe de choc, Betty va renouer, peu à peu, avec sa mémoire confisquée. À commencer par ce prénom, Noé, qui ravive une douleur longtemps endiguée. Lorsque le barrage cède, la vérité a des allures de cadavre... Thriller psychologique oppressant, On noie bien les petits chats nous entraîne, sans répit, entre quête personnelle et implacable traque policière.

  • Les petites injonctions sociales à être féminine/désirable/mère sont partout et la liberté de mener sa carrière et sa vie de famille de front s'acquiert encore de haute lutte aujourd'hui. Morgan le découvre dès son adolescence et cela la poursuivra toute sa vie. On la suit sur une vingtaine d'années au travers de scènes bien choisies : chez le gynécologue, autour du repas dominical, avec son prof de théâre, avec son mec et ses amis... Cinq séquences de vie où on la voit tiraillée entre son aspiration à l'indépendance et les chaînes qui la retiennent.
    En abordant la thématique féministe sans dogmatisme et par le biais de la narration, cet album inspiré de scènes vécues par la scénariste propose un point de vue plein de tendresse sur la femme contemporaine.

    Deux trentenaires aux parcours et sensibilités complémentaires se sont rencontrées pour raconter, en fiction, un parcours universel de femme. Celui de Morgan, qui tente de concilier son désir de liberté et son besoin de créer un nid. À l'heure où une nouvelle vague de bande dessinée féministe se développe, Corps public choisit non pas le discours militant et revendicatif, mais le volet intimiste, tout en nuances et sensibilité.

  • « Un matin de mai, le téléphone sonne, je réponds, "Bonjour, gendarmerie de Mantes-la-Jolie, la tombe de votre mère a été profanée dans la nuit."  »Une femme écrit à sa fille qui vient de naître. Elle lui parle de ses joies, ses peines, ses angoisses, et surtout d'une absence, celle de sa propre mère, Romy Schneider.  Car cette mère n'est pas n'importe quelle femme. Il s'agit d'une grande star de cinéma, inoubliable pour tous ceux qui croisent le chemin de sa fille.Dans un récit fulgurant, hanté par le manque, Sarah Biasini se livre et explore son rapport à sa mère, à la mort, à l'amour. Un texte poétique, rythmé comme le ressac, où reviennent sans cesse ces questions :  comment grandir quand on a perdu sa mère à quatre ans ? Comment vivre lorsqu'on est habitée par la mort et qu'elle a emporté tant de proches ? Comment faire le deuil d'une mère que le monde entier idolâtre ?  Comment devenir à son tour mère ? La réponse, l'auteure la porte en elle-même, dans son héritage familial, dans l'amour qu'elle voue à ses proches, à ses amis, à ces figures féminines qui l'ont élevée comment autant d'autres mères. Le livre de la vie, envers et contre tout. 

  • Un premier bébé, la plus merveilleuse des aventures... Mais l'expérience devient un challenge quand le nouveau-né est doué de super-pouvoirs impossibles à contrôler. Et elle se transforme en cauchemar quand un laboratoire pharmaceutique pour le moins douteux décide de mettre la main sur cet enfant, coûte que coûte. Julie, jeune femme au tempérament bien trempé, doit fuir aux quatre coins du monde avec sa fille dans les bras. Mais il ne sera pas dit qu'une mère est à court de ressources quand il s'agit de protéger son enfant... Ses poursuivants ont intérêt à s'accrocher.
    Après Mauvaise graine, Nicolas Jaillet nous offre un nouveau thriller trépidant. Dans cette cavale entre rire et adrénaline, culture pop et littérature noire s'entremêlent pour nous offrir quelques heures de pur bonheur de lecture.

  • Carrières professionnelles, partage des tâches domestiques, écarts de rémunérations... Aux origines de la plupart des inégalités entre les sexes, une seule et même réalité : les devoirs liés à l'accueil des enfants incombent essentiellement aux mères.Aucune réforme, même récente, n'a jamais osé en finir avec cette injustice.Pour promouvoir une égalité réelle, de la sphère familiale au monde de l'entreprise, ce livre propose la création d'un congé deuxième parent obligatoire, égal au congé maternité.À travers une idée aussi simple qu'ambitieuse, c'est toute une construction sociale et ses conséquences qui sont ici explorées : libérer les mères d'une charge trop souvent exclusive, permettre à tous les pères de s'impliquer dans l'aventure de l'éducation, proposer aux enfants un modèle de société réellement paritaire.Après quinze ans dans l'industrie et trois maternités, Violaine Dutrop, s'est dirigée vers la formation pour adultes. Elle a fondé en 2010 l'institut EgaliGone, qui encourage l'éducation non-sexiste par la mise en lien entre savoirs théoriques et pratiques éducatives. « Les nouveaux possibles » est une collection d'essais dont la vacation est de proposer des solutions concrètes pour rendre le monde meilleur.

    Violaine Dutrop, 48 ans, mère de trois filles, travaille sur les inégalités entre les sexes depuis plus de vingt ans. Après une carrière dans l'industrie, elle a repris les études via un Master Recherche en Droits Humains qui l'a conduite à fonder l'institut EgaliGone, qui encourage l'éducation non-sexiste par la mise en lien entre savoirs théoriques et pratiques éducatives. Elle tient aussi un blog personnel et une chronique dans le magazine 50-50.

  • Le 4 août 2020 à 18 heures et 7 minutes, la narratrice se voit propulsée sous le bureau de sa thérapeute. Elle est à quatre pattes, entre son mari et leur psy. Une bombe vient de ravager Beyrouth. Une apocalypse. Et le scénario en train de se produire dans ce cabinet : celui d'un couple en déliquescence. La narratrice est une affranchie. Elle veut vivre tout de suite et tout à la fois. Être mère, épouse et écrivaine, « beauvoirienne » et pondeuse multi-récidiviste. Plutôt que de choisir, elle a embrassé la multitude : femme remariée, mère de cinq filles, auteure de nombreux livres, écartelée entre Beyrouth et Paris, entre sa soif d'écriture et ses maternités, entre la joie de l'enfantement et l'instinct de fuite. Son énergie vitale est ce prix, c'est une bombe à retardement. Comme son couple, tiraillé entre un homme analyste et une femme guidée par les méandres de l'écriture. En bref, « la rencontre d'une centrale nucléaire avec une éolienne ». Comme cette ville qu'est Beyrouth, fendue, divisée, sectionnée de toutes parts, par les guerres, les rancoeurs entretenues, jusqu'à cette ultime désintégration. La narratrice n'a plus que l'écriture pour consolation. Elle prend la plume à bras le corps et nous offre un récit d'une puissance inouïe où se reflètent jusqu'au vertige l'explosion de la ville et la déflagration intime, la dérive orwellienne de notre planète et l'hyper-connexion des êtres humains qui évoluent désormais « en distanciation sociale ». On retrouve le style plein d'humour et de rage de vivre de Hyam Yared, ses réflexions sur le sens de nos vies, la sexualité, le couple, la maternité, l'inadaptation au monde délirant dans lequel nous vivons... et l'amour qui triomphera toujours de la fin du monde.

  • La narratrice, « une gourgandine » qui dépend de la bourse d'autrui et « fait de ses déboires le sujet de ses écrits », a longtemps été « le personnage gênant de son roman ». Elle relit aujourd'hui ses textes, surtout son deuxième livre, « mon faux livret de famille». Dans Reconnaissances, Catherine Safonoff reconnaît l'amour pour le père et celui pour la mère, malgré leur lourd passé à tous les trois. Elle reconnaît aussi la difficulté à être soi, à être mère, à conquérir sa liberté, la difficulté à conjuguer tout cela. Elle reconnaît ceux qu'elle a aimés, dans la vie et dans ses livres.

    Catherine Safonoff, née à Genève, est l'auteur de neuf livres et de deux recueils de nouvelles. Elle a reçu de nombreux prix littéraires, dont les principaux sont le Prix fédéral de littérature en 2012 pour Le Mineur et le Canari (Zoé), le Prix quadriennal de la Ville de Genève en 2007 et le Grand Prix Ramuz en 2015 pour l'ensemble de son oeuvre.

  • Retrouvez un tas de conseils pour préparer et démarrer sereinement l'aventure de la maternité, toujours avec bienveillance ! L'arrivée d'un bébé est merveilleuse, magique, inoubliable... Mais devenir maman n'est pas toujours évident. Pour TOUT connaître sur TOUT (des soins apportés à son bébé dès la maternité jusqu'aux démarches administratives), Maman débutante vous délivre le mode d'emploi ! Pour faire face à toutes les situations, des infos, des astuces, des tests, des témoignages ainsi que les précieux conseils du docteur Regottaz, pédiatre depuis plus de 30 ans.
    Vous apprendrez comment :
    - préparer l'arrivée à la maternité (votre valise, le trousseau de bébé...).
    - se remettre de l'accouchement.
    - demander de l'aide à son entourage sans se laisser envahir (par Bellemaman, etc.).
    - faire face aux pleurs, aux cris, à toutes les maladies et aux bobos du petit ange.
    - endormir Bébé.
    - gérer son nouveau rôle de mère (maman mais femme surtout !).
    - retrouver sa ligne, une vie sociale, son intimité avec son homme...

  • Cloîtrée dans une maison de campagne isolée et tenue à l'écart de toute activité par son mari médecin, une jeune mère dépressive après la naissance de leur enfant brave en secret l'interdiction qu'il lui pose d'écrire. Désoeuvrée, elle sombre dans la fascination pour l'affreux papier peint de la chambre à coucher. Elle finit par y voir, en miroir, une femme séquestrée derrière les arabesques...

    « Pendant longtemps, je n'ai pas compris ce qu'était cette forme dérobée derrière le motif, mais maintenant, je suis certaine que c'est une femme. À la lumière du jour, elle est calme, immobile. J'imagine que c'est le motif qui la bride. C'est si troublant... Et je m'y absorbe des heures... Parfois, je me dis qu'elles sont des multitudes, parfois qu'elle est seule. Elle fait le tour en rampant à une vitesse folle, ébranlant chaque motif. Elle s'immobilise dans les zones de lumière et, dans les zones d'ombre, elle s'agrippe aux barreaux qu'elle secoue avec violence. » C.P.G.

  • Sur son compte Instagram, Noémie partage sa vision bienveillante, pédagogique et inclusive du féminisme dans un joyeux mélange de mèmes, de réflexions personnelles et de "grands pas féministes"; envoyés par sa communauté.Dans son premier livre, elle raconte son parcours, ses expériences et ses prises de conscience successives des injonctions rencontrées depuis son enfance. Elle propose à toute personne qui le souhaite de la suivre, pas à pas, sur le chemin d'une déconstruction qui libère et redonne confiance en soi.Si vous n'avez plus envie de devoir porter des soutiens-gorges ou du maquillage pour vous sentir bien, si vous vous interrogez sur la répartition de la charge domestique dans votre couple, si vous voulez réfléchir à une éducation égalitaire pour vos enfants ou lutter contre l'injonction à en avoir... Vous trouverez dans ce livre des réponses à vos questions et des pistes de solution concrètes, émises sans jugement ni injonction contradictoire.

  • C'est fou le nombre de choses que les mères ne font pas : boire, faire la fête, avoir une vie, voir du monde, écrire.

    Alors qu'elle fait ses premiers pas balbutiants dans la maternité, une romancière à succès apprend qu'une de ses anciennes connaissances vient de noyer ses jumeaux. Le fait divers secoue toute l'Espagne, mais pour elle, l'histoire devient une obsession. Elle demande un congé sabbatique, non tant pour élever son enfant que pour se lancer dans une enquête vertigineuse sur ce crime.

    Parmi les choses que les mères ne font pas, il y avait aussi tuer. Mais ça, c'était avant.

    En s'attaquant au tabou des tabous, l'infanticide, en questionnant le rapport entre maternité et création, avec Doris Lessing ou Sylvia Plath, en évoquant sans fard la vie secrète, solitaire et ennuyeuse, de la jeune maman, en croisant le fer avec les « mères à l'enfant » triomphantes et caricaturales des magazines, Katixa Agirre questionne la violence, l'ambivalence et les bouleversements que charrie l'enfantement dans une société résolue à les passer sous silence.

    Elle ne donne pas de réponse. Elle se contemple dans un miroir trouble et obscur. Son roman, mené comme un thriller, mêle brillamment chronique judiciaire et récit intime, et met en lumière les fragilités et les gouffres méconnus des mères débutantes. Il n'en est que plus perturbant, courageux et nécessaire.

  • Le guide zéro tabou de la grossesse : tout ce qu'on ne vous dit pas et plus encore Nouv.

    Humoriste, Elodie Arnould est aussi une maman qui a eu envie de dévoiler tout ce que vous (ne) voulez (pas) savoir sur les joies de la grossesse !Enfin, le vrai visage de la grossesse révélé !Si tu cherches un guide édulcoré, passe ton chemin ! Ici, on parle de flatulences, d'hémorroïdes, de nuits sans sommeil, de crises d'angoisse...
    Un guide qui débute avec le désir de grossesse, en passant par la découverte de la (à priori) bonne nouvelle, puis des 9 mois qui s'ensuivent : mois par mois, Élodie n'enjolive rien et c'est hilarant. Alors si tu veux vraiment savoir ce qui t'attend au cours de ta grossesse et connaître les infos essentielles, dévore ce témoignage criant de vérité !
    De la salivation d'escargot, aux culottes en filet en passant par les selles noires de femme enceinte... rien ne te sera épargné !
    Grossesse (presque) épanouie garantie !Illustré par Maman Sa Mère (@maman_sa_mere_).

  • « Dans cet ouvrage, nous proposons d'ouvrir de nouvelles perspectives pour considérer les limites en partageant le plus simplement possible des réflexions issues de nos pratiques de psychomotricienne et de pédiatre.

    Déjà in utero, le bébé est un être limité dans son corps. En naissant, il est propulsé, sans le support de la pensée, dans le vaste monde des sensations internes et externes, rythmées par un nouveau tempo. Parallèlement, la mère franchit une limite essentielle pour entrer dans l'espace inconnu de son être-mère.

    Nous étudions l'adaptation du non à la maturité physiologique et psychique de l'enfant dans la subtilité du oui et du non entremêlés, et explorons les incertitudes de l'adulte limitateur.

    Nous insistons sur l'importance d'être à l'écoute de nos propres émotions et de nos sentiments ambivalents à l'égard de l'enfant, tout en étant conscients de nos limites psychiques, physiques et sociales.

    Nos propos concernent tous les enfants, même ceux qui connaissent des tourments dans leur développement. Ils s'adressent à tous : parents, grands-parents, professionnels et enseignants.

    Élever un enfant est une oeuvre gigantesque qui éveille, tout au long de la vie des parents, des émotions intenses et les fait trébucher sur des interrogations, des angoisses, des doutes. C'est une odyssée qui demande à chacun de reconnaître ses propres limites et de les sublimer.

    Un des objectifs de ce travail est que le lecteur ne se risque plus à résumer les limites au seul fait de savoir dire non. » M-C.C. et N. J-H.

     

empty