• Depuis 30 ans, dans son labo de chercheuse et sur tous les terrains du monde, Nathalie Gontard explore et scrute l'univers du plastique. D'abord fascinée par les potentialités du matériau magique, elle l'a vu ringardiser les matières traditionnelles et envahir sournoisement la planète. Elle a découvert ses empreintes sur les plages, au coeur des sols et même dans la chair d'innombrables animaux. Inquiète, elle est allée chercher des matériaux cousins moins envahissants, puis a tenté de calmer l'appétit du monstre en le piégeant dans son propre recyclage.
    Mais aujourd'hui elle se rend à l'évidence : tous les recycleurs, tous les inventeurs de « nouveaux matériaux » ne suffiront pas à dompter la bête. Il faut supprimer la source du danger, couper le robinet de l'invention-inondation ! Les industriels et les décideurs politiques sont shootés à l'innovation, les mains liées par leur croyance dans le progrès uniquement matériel ? À nous de nous mobiliser pour terrasser la créature ! À nous de trouver comment assurer notre confort sans déséquilibrer la petite planète dont nous sommes locataires. Ce qu'il faut, c'est reconnaître notre addiction pour ralentir notre consommation jusqu'au strict nécessaire. Un défi tout à fait accessible, et que ce livre incite à relever dès aujourd'hui.

  • 1917, à quelques kilomètres du front où s'affrontent Français et Allemands. C'est là que survivent Pierrot, 12 ans, et son grand-père, dans la ferme familiale. Grâce à sa chienne Miette, le jeune garçon trouve le courage et la force d'affronter la souffrance et la mort. L'amitié qui les lie est ce qu'il reste de plus précieux à Pierrot. Mais la guerre les sépare : Miette est réquisitionnée pour servir de chien-messager sur le front... Un roman d'amitié et d'aventures au coeur de la Première guerre mondiale !

  • En prenant à bras-le-corps l'expérience sensible du politique, ce numéro souhaite interroger la question de la légitimité politique : la dimension affective, et même charnelle, du champ politique et la légitimité de chacun à occuper ce champ, l'expérience sensible pouvant contribuer à une requalification politique de ce qui était jusque-là conçu comme échappant au politique.
    Peur, haine, indignation, passion, enthousiasme, confiance : loin d'être extérieurs au domaine du politique, les affects y prennent pleinement leur part - mais laquelle et comment ?
    En prenant à bras-le-corps l'expérience sensible du politique, ce numéro fait singulièrement écho à l'actualité la plus récente, française et mondiale. Des places et des ronds-points aux marches collectives puis au confinement, c'est tout notre présent qui invite à repenser les intensités du politique, comme les logiques émotionnelles et les affects communs qui le structurent. Ce volume s'efforce par conséquent d'appréhender la fabrique du politique à l'endroit même, parfois le plus quotidien, où les rapports de pouvoir s'élaborent, s'exaspèrent ou offrent prise aussi à la contestation radicale. Et s'il met en exergue les élans du présent, les soulèvements, clivages et slogans de notre époque, il vise également à les réinscrire dans leurs ancrages historiques, à arrimer les luttes sociales et les solidarités de groupe à la longue chaîne des générations. Ainsi révèle-t-il les infinies vibrations et incandescences qui font toute la chair du politique.
    Avec : Ludivine Bantigny, Déborah Cohen, Stéphanie Dechézelles, Serge D'Ignazio, Emmanuel Fureix, Boris Gobille, Alban Jacquemart, Antoine Lilti, Piroska Nagy, Julie Pagis, Nathalie Quintane, Federico Tarragoni et Sophie Wahnich.

  • Les mouvements sociaux occupent aujourd'hui une place décisive dans la vie politique française. Ce livre en dresse un panorama, des grves de décembre 1995 aux manifestations contre la réforme des retraites de 2010, en passant par l'altermondialisme, le Réseau éducation sans frontire ou Jeudi noir.
    Comment saisir leur rôle et leur poids dans la vie démocratique ? Quelles relations entretiennent-ils avec les partis politiques et les gouvernements ? Qu'est-ce qui fonde leur légitimité ? La protestation publique contre les politiques menées en leur nom est, de fait, le moyen pour les citoyens de se réapproprier la voix qu'ils ont déléguée leurs gouvernants. Les mouvements sociaux ne sont ds lors ni une composante marginale du paysage politique, ni une menace pour la démocratie : ils en ravivent les principes fondateurs.

  • De 1939 à 1945, le monde entier s'embrase, des neiges de Finlande aux sables du désert de Libye, des îles du Pacifique aux plages normandes, des hauts plateaux d'Éthiopie aux mornes steppes russes. Une guerre totale menée sur terre, sur mer et dans les airs, qui n'épargna pas les populations civiles bousculées, déplacées, contraintes au travail forcé, pillées, bombardées, massacrées, exterminées.
    Cette histoire de la Seconde Guerre mondiale est à la fois une explication et un récit.
    Sans négliger la narration des combats, elle accorde une large place aux enjeux idéologiques, politiques et stratégiques, à la propagande, et souligne le poids déterminant de l'économie ou des technologies, en évoquant la mobilisation des sociétés en guerre et les affres de la vie quotidienne. Des états-majors aux champs de bataille, des témoignages des principaux acteurs aux souvenirs des plus humbles victimes, ce livre nous entraîne au coeur du drame, à jamais gravé dans les mémoires, qui coûta la vie à 60 millions d'êtres humains.

  • Continuation des rapports politiques ordinaires, les crises ont aussi une dynamique propre dont l'intelligibilité suppose de s'attacher ce qui se joue dans les mobilisations constitutives de ces processus et dans les transformations brusques des espaces sociaux dans lesquels les protagonistes sont pris et agissent ; en somme, dans ce qui s'y passe.
    Les crises politiques ou, mieux, les conjonctures fluides dont ce livre ébauche la théorie apparaissent ds lors sous un jour nouveau : états particuliers des systmes sociaux, dont l'auteur met en évidence une plasticité insoupçonnée jusqu'alors, mais surtout logiques de situation spécifiques qui contraignent perceptions, calculs et tactiques des acteurs.
    Paru en 1986, réédité ds 1992 au format poche, ce livre a pris rang de classique. Pour cette troisime édition, l'auteur a remanié l'ouvrage pour en faciliter la lecture et l'a augmenté d'une préface inédite éclairant sa portée pour les débats actuels des sciences sociales.
    Ce livre est la preuve qu'une réflexion exigeante sur la société n'a que faire des conflits d'école opposant artificiellement l'individu et les structures, le sujet et la totalité sociale. (Revue française de science politique) A major contribution to the study of political crises. (Acta Sociologica) Ce livre a l'immense mérite de restituer au phénomne de crise politique son statut de normalité. (La Quinzaine littéraire)

  • L´Éclat d´obus de Maurice Leblanc Préface de Jean-Luc Fidel Texte intégral Éditions Payot« Si jamais tu le rencontres dans la bataille, tue-le comme un chien. »À onze ans, Paul est témoin du meurtre de son père, poignardé par une mystérieuse Allemande. Des années plus tard, jeune marié, il s´installe en Lorraine, tout près de la frontière. Nous sommes en 1914, fin juillet. La guerre éclate. Brutalement, les fantômes de son enfance ressurgissent. Pour ne pas sombrer, Paul, mobilisé, se lance à corps perdu dans les combats - sans se douter qu´on le suit à la trace...
    Roman faussement patriotique, récit d´une haine et d´un secret, L´Éclat d´obus entremêle la grande histoire et le drame intime. Amoureuses ou menaçantes, énigmatiques, ambivalentes, les femmes y jouent un rôle crucial. Et comme il se doit, c´est Arsène Lupin qui, fugitivement, va offrir à Paul l´une des clés du drame !

  • Ce livre montre qu'il n'existe pas de différence fondamentale entre les mouvements protestataires dans les sociétés musulmanes et ceux qui surviennent ailleurs. Par sa réflexion sur le partage entre conduites infrapolitiques et action organisée, mouvements religieux et mouvements politiques, réseaux informels et processus de mobilisation, au Maroc, en Egypte, en Iran, en Irak ou en Palestine, ce livre renouvelle, à un moment clé, la compréhension des mouvements sociaux dans les pays musulmans.

  • Fondée en 1989 sur un modèle américain, l'association Act Up Paris a choisi de faire du sida un enjeu de lutte politique en même temps que l'objet d'une mobilisation homosexuelle. Malgré de nombreuses réactions sceptiques ou hostiles, jugeant cette importation inopportune dans le contexte français, Act Up va progressivement se révéler un acteur central tant du mouvement associatif de lutte contre le sida que du mouvement gay et lesbien, pour devenir l'un des groupes contestataires les plus remarqués en France des années 1990.
    Partir de nombreux témoignages et d'un travail de terrain ethnographique inédit, cet ouvrage rend compte des conditions et des conséquences de ce succès, en retraçant l'histoire d''Act Up. Il éclaire l'engagement spécifique de l'association, seule en France à se réclamer d'un "point de vue homosexuel" sur le sida.
    L'auteur révèle la logique des "actions publiques" d''Act Up, de la violence qui leur est souvent imputée, du lien intime qui les unit à la question de la mort. Il analyse les changements induits par l''apparition de nouveaux traitements de l''infection au VIH.
    Il montre aussi que les positions controversées adoptées par l'association sur les comportements sexuels des gays traduisent les tensions générées par la normalisation en cours de l''homosexualité et sa contestation.

  • LE PRÉSENT OUVRAGE A POUR OBJET L'ENGAGEMENT DES JEUNES DITS « EN DIFFICULTÉ » : jeunes de la rue, en « sortie de rue », en parcours de réinsertion, placés en centres jeunesse, en quête identitaire ou fréquentant des organismes communautaires.

    Si on observe une modification des référentiels d'action publique concernant la jeunesse, le type d'engagement considéré lors des prises de décisions est souvent limité au domaine socioculturel, angle qui exclut la relève des décisions touchant les secteurs clés de l'insertion sociale. Du côté de l'expérience d'engagement, la tendance consiste à souligner l'apathie des jeunes, qui s'explique par leur faible participation électorale, maintenant largement documentée. Or, nombre d'actions collectives correspondent à des mobilisations organisées, notamment grâce au rôle fondamental joué par les organismes communautaires et les intervenants dans la mise en action de la jeunesse.

    Des travaux récents ont montré combien les jeunes s'engageaient autrement, dans des domaines aussi variés que possible. C'est notamment le cas des trois projets de recherche à l'origine de cet ouvrage. Rédigé par autant de chercheuses investies depuis plusieurs années dans ces champs d'étude, ce livre a pour but de mieux comprendre les contours et les processus particuliers de l'engagement des jeunes en difficulté. Au-delà de son utilité en matière de réflexions théoriques, méthodologiques et empiriques, cette mise en commun se veut également une véritable prise de position épistémologique qui consiste à replacer le discours de la jeunesse au centre de l'objet de recherche.

  • La grève de la faim du député Jean Lassale en 2006, le jeûne mortel de dix prisonniers de l'Armée républicaine irlandaise en 1981, ou encore les grèves de la faim collectives de sans-papiers et réfugiés, montrent la place de la grève de la faim comme forme contemporaine de la protestation.
    Cet ouvrage en propose la première synthèse claire et complète : l'histoire du recours à ce mode d'action mais aussi la diversité de ses formes - grèves individuelles ou collectives, en prison ou hors milieu carcéral, jeûne limité ou jusqu''à la mort, etc. Pourquoi les protestataires sont-ils parfois contraints à ce mode d'action ? Quel sens donner aux grèves de la faim ?
    Quel rôle jouent l''État et l'environnement des protestataires ? Quel est celui des médias ?
    Au-delà, l'ouvrage dresse une étude minutieuse des dimensions concrètes de la grève de la faim : organisation, questions médicales, intervention des forces de l'ordre ou réalimentation de force dans les prisons.

  • Hymnes nationalistes ou révolutionnaires, musiques folks irlandaises, basques ou kabyles, mouvement pour les droits civiques des Noirs rythmé par le gospel, chants pacifistes, aucune révolte, aucune mobilisation sociale ne semble avoir pu se passer de pratiques musicales.
    Cet ouvrage analyse les propriétés qui font de la musique un puissant auxiliaire des mobilisations collectives. Au fil des chapitres, des leaders politiques utilisant des armes musicales croisent des artistes qui embrassent des causes militantes, à l'image de Béranger, Joan Baez, les Zebda, Bob Geldof ou des groupes britanniques de la Red Wedge ou de Rock Against Racism.
    Pour finir, l'auteur rend compte des divers usages sociaux de la musique, et de sa capacité à osciller entre protestation subversive et résignation plus ou moins conformiste.

  • Comment les acteurs de la mobilisation sociale en Amérique latine réagissent-ils au virage à gauche des pouvoirs politiques et à la libéralisation rapide, pour ne pas dire exacerbée, des économies? Leur volonté de refonder le politique sur le continent, et les efforts consentis pour y arriver, sont étudiés dans cet ouvrage qui expose les initiatives d'une panoplie de mouvements (autochtones, paysans, syndicaux, de femmes, des droits de l'homme) dans une douzaine de pays latino-américains. Fruit des travaux d'un groupe interdisciplinaire de spécialistes québécois de l'Amérique latine, l'ouvrage esquisse un portrait complexe et cohérent de cette phase actuelle de transformation sociale, dans un esprit de profond remaniement sur les plans analytique et conceptuel. Une tendance émerge ainsi des analyses empiriques à la fois riches et originales sur lesquelles s'appuient les auteurs : la vision du politique et les rapports à celui-ci se fondent sur une nouvelle articulation entre les espaces publics et les espaces de vie, qui ouvre d'autres voies au déploiement de la citoyenneté.

  • Les émotions sont au coeur de la mobilisation collective : compassion pour les victimes, colre l'égard des tyrans, admiration des héros, enthousiasme d'agir ensemble, etc. L'objectif est ici d'analyser ces phénomnes qui permettent aux militants de sensibiliser le public leur cause.
    Modes d'action des intermittents du spectacle ou d'Emmaüs, exaspération des victimes du sida, enthousiasme pour le Téléthon, dénonciation de la double peine, protestation contre la corrida, enrôlement des mres de famille en faveur du parti communiste ou encore attachement du public la défense du patrimoine historique, la diversité des causes et des registres d'émotion ne manque pas.
    Mais qu'est-ce qui fait courir les militants et les motive ainsi payer de leur temps et de leur argent ? Que doit leur engagement leur histoire ? Comment les convictions les plus profondes et les calculs stratégiques se mlent, se compltent ou s'opposent ? Que nous apprennent les cas italiens, marocains ou argentins sur le poids des contextes historiques et nationaux ?
    L'attention accordée aux émotions éclaire d'un jour nouveau les questions classiques de l'étude des mobilisations collectives.

  • Un ouvrage sur la reconnaissance au travail à partir d'une analyse concrète et vivante d'une situation de travail : celle des agents du nucléaire. En ethnologue du monde du travail, l'auteur a partagé la vie et écouté longuement les agents de conduite de centrales nucléaires françaises. Il montre comment ceux-ci explorent des voies multiples pour tenter de faire de leur travail un lieu de construction identitaire ou pour réduire les dangers qu'il fait peser sur leur équilibre. Au-delà de cette recherche, il donne une lecture à portée générale de la volonté d'exister dans et par son travail, des dimensions occultées de l'engagement subjectif et de la nécessité de reconna ître ces éléments comme conditions du développement des personnes et de leurs compétences au travail.

  • Etudie les mécanismes de la démocratie semi-directe en vigueur dans les Etats démocratiques par la présentation des textes qui organisent les référendums.

  • En août 1914, les puissances européennes s'engagent dans un conflit d'une ampleur inconnue jusqu'alors. Dès les premiers mois, le nombre de victimes et la nature même de cette guerre marquent les esprits. La Première Guerre mondiale constitue une rupture profonde avec le passé. Elle marque l'entrée dans un XXe siècle plus sanglant que les précédents et amorce une évolution vers un nouveau type de conflit : la guerre totale. Sur le champ de bataille, les innovations techniques et scientifiques repoussent les limites d'une violence qui atteint une intensité inouïe. Victimes des gaz, des obus et des mines, les soldats vivent dans les tranchées un affrontement sans retenue. Dans les territoires occupés ou dans les camps de prisonniers ennemis, les populations sont à leur tour engagées comme jamais encore dans le conflit, car elles sont confrontées à d'autres violences, politiques et culturelles. Le collectif réuni autour de John Horne explore le tournant que représentent les années 1914-1915 dans l'escalade de la violence guerrière dont l'expression ultime fut l'un des épisodes les plus meurtriers du XXe siècle : le génocide arménien, qui a causé la mort de 650 000 à plus d'un million de personnes avant même la fin de l'année 1915.

  • Dans un monde du travail de plus en plus individualisé, où l'attente d'engagement et d'investissement est toujours plus forte, où les salariés aspirent d'avantage à réaliser des activités qui ont du sens et pour lesquelles ils sont reconnus, la question de la passion au travail devient essentielle. Mais elle est ambivalente : être payé pour réaliser sa passion est à la fois une chance que les salariés apprécient, mais aussi un risque de surinvestissement, d'épuisement professionnel face à une injonction angoissante à en faire toujours plus.

    Les auteurs ont mené des recherches en sociologie du travail et clinique de l'activité dans trois domaines emblématiques du travail passionné : l'art, le sport, la politique. Pour eux, ramener la passion à un « rêve d'enfance » ou à une question de personnalité ne suffit pas pour en comprendre les ressorts et les enjeux. Ils analysent des trajectoires individuelles, leurs dynamiques identitaires, mais aussi les logiques professionnelles et organisationnelles dans lesquelles elles se déploient et plus largement les mutations des valeurs au travail.

    Mise en vente le 24 septembre 2015.

  • Du déclenchement de la grève étudiante aux élections générales de septembre, en passant par l'adoption de la loi spéciale et les manifestations de casseroles, que s'est-il passé durant le Printemps québécois ? Que nous reste-t-il de cette grève étudiante et du mouvement social qui ont tant polarisé les débats publics? Quels événements, quels mots, quelles images ont marqué notre mémoire collective?

    "Le Printemps québécois, une anthologie" propose un retour sur ce moment particulièrement dense et animé de l'histoire contemporaine du Québec. Le livre présente une chronologie exhaustive des événements (jour par jour, de février 2012 jusqu'au Sommet sur l'enseignement supérieur, en février 2013) et documente l'ensemble des productions culturelles auxquelles ils ont donné lieu. Textes littéraires de la revue "Fermaille", manifeste des Profs contre la hausse, affiches de l'École de la Montagne Rouge, interventions d'Anarchopanda : plus de 200 protagonistes du Printemps ont collaboré à ce livre en forme de carré rouge qui ne prétend pas à la neutralité, mais vise à constituer une archive de la grève étudiante.

    Il s'agit d'un travail documentaire unique qui illustre toute la richesse, la créativité et la diversité du Printemps québécois. Comme l'écrivent les trois auteur.e.s de l'ouvrage, « c'est pour maintenir vive la mémoire d'un printemps où l'art, l'acte et la pensée ont repris leurs droits que nous avons fait le pari de laisser la parole à ceux qui, étudiant.e.s engagé.e.s, professeur.e.s indigné.e.s, citoyen.ne.s solidaires, s'en sont saisie. Cette histoire que l'Histoire risque d'oublier, nous la racontons par la voix de celles et ceux qui l'ont faite ».

  • Quel rôle joue aujourd'hui la déclaration de positions esthétiques et politiques ? Qu'est devenue la pratique du manifeste au XXIe siècle ? Il s'agit dans le numéro d'automne de la revue Inter d'interroger le manifeste comme forme d'expression qui investit le langage en tant qu'arme de changement, qui n'a pas perdu confiance dans la force d'intervention des mots. Il y a dans le manifeste l'espoir que nous serons entendus, qu'une prise de position saura altérer l'histoire. C'est un texte, une capsule vidéo, un geste public posé par un collectif, un nous qui fait de cette prise de position un moment décisif : dorénavant nous ne pourrons plus dire que..., nous ne pourrons plus prétendre que..., nous ne pourrons pas faire comme si... Le manifeste constitue une charnière entre l'avant et l'après : il signifie une rupture avec le statu quo, l'émergence d'une masse critique ; il nous exhorte à nous mobiliser, constitue un guide pour affronter le changement, en expose le programme. (source : Inter)

  • Dès 2002, la guerre qui s'annonce en Irak déclenche des mobilisations massives. De Michael Moore à Sean Penn ou Susan Sarandon, de nombreuses figures d'Hollywood comptent parmi les protestataires. En raison de leur extraordinaire médiatisation, ces initiatives se révèlent déterminantes pour le destin du mouvement.
    Ce livre décrypte les logiques de l'engagement des artistes, plasticiens ou célébrités des mondes de la musique et du cinéma. Grâce à une vaste enquête de terrain, il montre comment les modes de protestation actuels contrastent avec ceux des mobilisations passées, notamment contre la guerre du Vietnam.
    Pour l'auteur, de nouveaux rapports des artistes à la politique se créent. Prendre publiquement position contre la guerre en Irak, produire de l'"art militant", apparaît comme une entreprise risquée pour les créateurs. Pourquoi se lancent-ils malgré tout dans la bataille ? Qu''est-ce qui conduit des stars hollywoodiennes, parfois novices en politique, à s''ériger en figures publiques citoyennes ?
    Avec ce livre, c'est le personnage de "l''artiste engagé" qui se redessine sous nos yeux. Pour Violaine Roussel, l'occasion d''interroger les nouvelles modalités de l''implication citoyenne dans les sociétés démocratiques.

  • A la veille des élections européennes, un pamphlet sur le rôle néfaste des sondages qui manipulent l'opinion publique et faussent le jeu démocratique en se substituant à la citoyenneté.

  • Atlas électoral présentant les résultats des scrutins nationaux de la Ve République et leur analyse, depuis les législatives de 1956 jusqu'à celles de 1988. Les cartes illustrent l'évolution des courants.

  • Une étude commentée, non seulement des textes législatifs et réglementaires relatifs à cette consultation électorale mais surtout de la jurisprudence administrative, civile et pénale s'y rapportant.

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