• Un petit village situé près du golfe du Saint-Laurent est sous l'effet d'une rumeur mystérieuse qui annonce l'arrivée imminente d'un tsunami. Serait-ce Robinson qui l'aurait répandue, lui qui, depuis la mort de sa femme, rêve d'une solitude totale de façon maladive ? Alors que ce dernier s'est enfermé dans son appartement miteux pour se plonger dans la poésie d'Horace, il est transporté vers d'autres sphères : d'un banquet dans la Rome antique à l'Écosse des années 1950, aux pêcheurs de lamproies de la Basse-Loire du xiie siècle. Un roman surréaliste sur l'impossible réconciliation entre l'amour des autres et l'effroi qu'ils nous inspirent.

  • Voici l'histoire d'un homme heureux. Toutefois, attention ! Si le bonheur est simple à vivre, on ne peut pas dire qu'il soit facile à trouver, comme en témoigne la vie de Joseph Bouchard. De l'adolescence au déclin de l'âge adulte, la chance sourit à cet homme naïf qui deviendra avocat d'affaires de Chicoutimi, respecté par sa ville et sa profession. Alors que l'argent s'accumule,
    que les responsabilités s'additionnent et que les compliments pleuvent sur lui, Joseph semble aspiré par un vide impossible à combler. Chercherait-il la recette du bonheur ? À force d'acharnement, ce p'tit gars du Lac-Saint-Jean qui refuse les compromis finira par trouver sa voie, mais d'une façon si inattendue et inhabituelle que l'on ne pourra ensuite que s'incliner avec respect en
    pensant à l'histoire de Joseph Bouchard.

  • Résumé
    Que serait Montréal sans la souveraineté de ses arbres ?
    L'arbre est politique. Bertrand Laverdure sait parler aux arbres. Sans eux, les femmes et les hommes perdraient leur chemin et leur coeur. Une musique infinie, un vertige, un piano, ou une danse projette sa lumière sur la ville. Que serait Montréal sans ce peuple vertical qui enseigne la douceur, l'espoir et l'humilité.

    Extrait du prologue
    « Écrire aux arbres, c'est écrire au temps, à la durée concrète, c'est échanger aussi avec le plus vieux réseaux de communication au monde. Les arbres et leurs « hyperracines » existent depuis plus de trois cents millions d'années, le world wide web n'a plus ou moins que cinquante ans et n'est qu'une métaphore inspirée de leurs exploits d'adaptation. »

    Extrait
    LETTRE AU GRAND SAULE PLEUREUR DORÉ
    SUR LAFONTAINE COIN MORGAN
    Cher Skeletor,
    C'est l'hiver et tu es nu. Tu distribues tes os mous de doigts noueux autour de ton tronc de vieux printemps. Squelette marin, créature des profondeurs, tu fais claquer le froid sur ton instrument à fanons.
    Paisible comme une descente en apnée dans un gouffre bleu, tu assombris les circulaires.
    Tes baguettes couleur safran flattent mes rêveries. Tu es la vigie d'un ruisseau mort.

    L'auteur
    Bertrand Laverdure vit à Montréal. Il a publié plus d'une quinzaine de livres et participé à plusieurs spectacles littéraires. Il a été Poète de la Cité entre 2015 et 2017. Il a publié chez Mémoire d'encrier Comment enseigner la mort à un robot?, (2015).

  • Il a douze ans, l'âge du cul-de-sac de l'enfance. Partagé entre une mère hospitalisée et un père qu'il déteste, obsédé par le Livre Guinness des records et les mystères de l'univers, il accepte sa solitude avec le stoïcisme de ce Hollandais qui est resté immergé dans la glace durant une heure quarante-deux minutes vingt-deux secondes. Jusqu'à ce qu'il rencontre Sébastian, alias Jésus, cet enfant pur dont il deviendra le protecteur et l'apôtre. Ensemble, ils tenteront de s'évader du camp de survie où ils devaient passer l'été, sans se douter de ce qui les attend. C'est l'histoire, surtout, d'une ville où la nature a repris ses droits, où les animaux chassent les humains et où des enfants disparaissent sans laisser de trace.

  • Punaises

    Laurent Lemay

    Le temps d'un automne de bouette et de pluie, un jeune homme nous fait partager ses cigarettes de fins de soirée et son jogging matinal. Les études en cinéma et son emploi stagnant dans une petite épicerie de Rosemont. Les visites éclair dans le nid familial, où sa petite soeur s'isole depuis des jours et des nuits. Une audition pour obtenir un rôle minable dans un film d'horreur. Un plan de vengeance aux contours grotesques. Une idylle sans espoir, étanchée à coups de grands verres d'alcool et de rages de sucre. Voilà une histoire d'infestations multiples. Un je-ne-sais-quoi qui démange au fond du squelette. Et l'impossibilité de se gratter comme on le voudrait.

  • À la parution de son premier roman, À cause des garçons, Samuel Larochelle a fait une entrée remarquée. Danielle Laurin écrivait dans Elle Québec : « Il a 27 ans, du bagou, du talent. » Voici la suite de cette première publication, le deuxième volet des tribulations amoureuses, professionnelles et existentielles d'Émile. Ponctué d'humour et d'élans d'émotions, ce deuxième titre aborde de front le couple sous toutes ses formes et tous ses angles, en plus d'écorcher l'homophobie ambiante et notre rapport à l'image.

    Été 2012. Émile Leclair est en Asie, perdu, malade et seul. Pourtant, six mois plus tôt, à Montréal, le couple qu'il formait avec Davide était un exemple de fulgurance amoureuse capable de convertir les plus cyniques. À travers le regard du jeune Gaspésien, ses souvenirs, son intensité et ses réflexions souvent très drôles, on revisite l'année toute en montagnes russes qui a précédé ce voyage et les surprises qui ont suivi... Sa complicité avec Davide a-t-elle succombé aux obstacles placés sur leur route ? Est-il plutôt arrivé quelque chose au peintre italo-iranien, dont la carrière semblait sur le point d'éclore ? Ou est-ce le jeune photographe qui aurait perdu pied, à travers ses premiers contrats, ses projets d'expositions et ses questionnements persistants sur le regard des autres ? D'une manière ou d'une autre, Émile gagne en maturité au fil du temps et des expériences. Et comme toujours, ses proches - Lilie, Clara, Charles, Bryan et la mamma - savent l'entourer, sans se gêner pour le confronter à ses certitudes sur le couple !

  • Monstre d'acier ou de béton, le pont, silhouette massive, occupe le paysage urbain et se fond au décor jusqu'à parfois s'y faire oublier. Voici treize nouvelles où toujours il se dresse, à la fois lien et tremplin, entre le bien et le mal, l'admiration et les désillusions. Alors que certains sautent dans le vide pour noyer leur mal-être, d'autres voient le mythique saut de l'ange comme une renaissance. Entre un futur proche où l'on coupe les ponts et une dynastie familiale sur le déclin émergent des problèmes de jeu, des couples en péril, mais aussi la grandeur de l'enfance et des retrouvailles inattendues.

    Charmée par la beauté brute des oeuvres composant la série « Ponts », de l'artiste montréalais James Kennedy, Chrystine Brouillet a invité douze créateurs à livrer un texte inspiré d'une pièce unique, chacune reproduite au début de la nouvelle s'y rattachant. Avec la participation de Marie-Eve Bourassa, Claudine Bourbonnais, Benoît Bouthillette, Chrystine Brouillet, R. J. Ellory, Claude A. Garneau, David Goudreault, François Lévesque, Tristan Malavoy, Martin Michaud, Ariane Moffatt, Marie-Ève Sévigny et Johanne Seymour

  • Code 4-1

    Philippe Paul

    Philippe Paul, ex-enquêteur au SPVM, est de ceux qui considèrent que, pour parvenir à résoudre nombre de dossiers complexes, rien ne se compare au pouvoir de l'informateur : le « code 4-1 » dans le jargon policier. Il faut toutefois vouloir y mettre le temps et les efforts : gagner la confiance d'individus parfois réticents, entretenir de nombreux contacts et accepter d'être dérangé à toute heure du jour et de la nuit. Grâce à ce travail de longue haleine, Philippe Paul a pu, avec ses coéquipiers, saisir des armes, de la drogue de tout acabit, procéder à des arrestations et sauver des vies. Ses récits nous amènent à constater combien ces liens si délicats avec une multitude d'indics qui infiltraient le monde interlope, parfois à leurs risques et périls, en ont valu la chandelle.

  • Le numéro d'automne de la revue Cap-aux-Diamants se penche sur les Italo-Québécois et les apports de la culture italienne au Québec. L'historien Paul-André Linteau signe l'article d'introduction qui offre un survol de l'histoire de cette communauté. Roberto Perin s'intéresse aux immigrants de la province de Pesaro et Sylvie Taschereau à la Petite-Italie de Montréal. Au point de vue de la culture culinaire, Marie-Anne Gagnon et Amélie Masson-Labonté font découvrir le marché Jean-Talon et la tradition alimentaire italienne, alors que Catherine Ferland trace l'histoire des restaurants. Du côté des artistes, Mélanie Grondin présente Guido Nincheri, le « Michel-Ange du Québec » et Marc Alain Tremblay et Jocelyne F Carli-Trudeau font découvrir les artistes du plâtre dont les oeuvres décorent plusieurs églises québécoises. En conclusion, Jocelyne Mathieu brosse un portrait d'Angelina di Bello, couturière émérite et vedette du petit écran. Retrouvez aussi les habituelles chroniques Ancêtres, Patrimoine, Médailles, Places aux livres et autres.

  • À l'aube de ses vingt ans, Émile quitte sa Gaspésie natale, pressé de vivre ses premières expériences amoureuses à Montréal, ville de toutes les promesses. S'il laisse avec peine son amie Lilie et son incomparable mamma, c'est dans la joie qu'il arpente les rues de la métropole... et les fiches des sites de rencontres. Lucide et naïf, démonstratif et mal assuré, assoiffé d'authenticité, mais en pleine crise d'identité, Émile découvre les montagnes russes du dating et réalise que l'aventure vient avec son lot de déceptions et d'humiliations. Croisant tour à tour des candidats charmants, troublants et repoussants, il commence à douter de ses choix. Et ça ne va pas mieux dans sa vie professionnelle, tout aussi remplie d'interrogations. À partir de quand doit-on cesser de croire que l'univers nous rit au visage? Se pourrait-il que les rêves et les envies d'Émile soient assombris par la perte de son père, quatre ans plus tôt ? Doit-il simplement développer cette chose qu'on appelle « le lâcher-prise » ?

    C'est drôle, c'est tendre, c'est vrai.
    C'est la «première fois» à l'heure d'Internet.
    C'est l'abondance et la solitude.
    C'est l'amitié et la famille, malgré tout. Par-dessus tout.

  • Protocole

    Alain Trudeau

    Faites la connaissance de Michaël Muller, âgé de huit ans, dont la vie sera à jamais perturbée par la mort de ses parents dans des circonstances pour le moins inhabituelles. Cet événement tragique amènera le petit Michaël dans un autre monde encombré de peurs et d´angoisses.

    Michaël reprendra goût à la vie au contact d´un autre enfant de son âge, Robert, qui deviendra son frère d´adoption. Pendant 20 ans, il vivra une vie normale en se consacrant à l´écriture. Une seule chose perturbe le jeune homme... ses migraines que seule sa mère adoptive peut faire cesser.

    À l´âge de 28 ans, Michaël fait une rencontre qui changera drastiquement le cours de sa vie. Un homme, voulant lui donner des informations sur la mort présumée de son père biologique, sera sauvagement assassiné sous ses yeux...Ceci constituera le début d´une nouvelle vie pour celui qui vivra traqué à la poursuite de sa réelle identité.

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