• Saint-Germain-de-Montbron, été 1849. Pour le plus grand bonheur des paroissiens de cette bucolique commune rurale située en Charente, un nouveau curé se présente enfin au presbytère. Or, le jeune Roland Charvaz n'a manifestement pas la vocation; il favorise de loin les conquêtes féminines au détriment de la salvation des âmes. Pour sa part, Mathilde, la jolie épouse du docteur de Salignac et mère d'un petit garçon, n'a jamais connu la passion amoureuse, du moins, jusqu'au jour où le nouveau religieux s'installe tout près de chez elle.

    Dès leur première rencontre, c'est le coup de foudre et les deux amants se lancent dans une aventure torride, à l'insu de tous. Leur secret honteux ne sera pas éventé jusqu'à ce que la nouvelle domestique du curé découvre leur liaison illicite.

    Scandalisée, Annie Meunier menace de tout révéler au mari trompé et à l'évêché. Elle ne sait dans quel piège elle vient de mettre les pieds, car Roland et Mathilde sont prêts à tout pour sauver leur honneur... et leur relation. Lorsque la vieille femme décède dans des circonstances mystérieuses, une enquête est ouverte par les autorités. Sûrs de leur crime parfait, Roland et Mathilde se pensent à l'abri de tout soupçon, mais ils ne savent pas qu'Annie a déjà fait des révélations troublantes à son entourage...

    Enquête et procès suivront à cause de cette femme, dont la curiosité et la langue trop bien pendue ont causé la perte.

    Inspiré d'une histoire vraie, ce nouveau roman de Marie-Bernadette Dupuy allie des ambiances finement dessinées à une tension constante qui explose lors d'un procès fortement médiatisé à travers toute la France.

  • Si Charles Melman a jugé bon de travailler la clinique de la névrose obsessionnelle durant deux ans de séminaire, c'est qu'il la considère à la fois comme une clinique du passé et une clinique actuelle.

    Dans ses formes bénignes, on l'aperçoit à peine si l'on n'est pas un praticien averti. Par contre les formes graves sont très handicapantes, surtout socialement. Il y a dans cette pathologie de l'immuable, de la répétition, la culpabilité d'un meurtre que le patient aurait commis sans s'en apercevoir, sans parler de son impossibilité à réaliser ses voeux et son impuissance.

    L'étude très fine que fait Charles Melman dans le domaine de la linguistique et de la grammaire éclaire et élargit le travail de Freud à partir des carnets de l''Homme aux rats. Dans le texte allemand, il repère l'insistance de certaines lettres, propre à cette pathologie et met en évidence le travail de l'inconscient.

    Mise en vente le 27 août 2015.

    La névrose obsessionnelle
    Tome 1 : Le signifiant, la Lettre
    Tome 2 : Etudes des carnets de l'Homme aux rats de Freud (

  • Relations humaines et toxicité mentale Nouv.

    Avez-vous vécu des relations compliquées avec votre famille, vos collègues, vos collaborateurs ? Votre environnement de travail devient-il difficile à supporter ?
    La rencontre avec certaines personnes ou groupes vous a-t-elle laissé un souvenir cuisant ? Le mot « toxique » vous vient-il à l'esprit ?
    Cet ouvrage vous permettra de faire le tri entre les problèmes relationnels, certes pénibles, inhérents à la vie en société et les situations où votre intégrité physique et psychique est mise en cause.
    Il vous propose de repérer les personnalités ou groupes réellement « toxiques », de comprendre leur mode d'action, leur génie maléfique et, s'il n'est pas trop tard, « d'espérer vous en sortir indemne » en vous comportant de façon adéquate. Vous comprendrez également comment ces personnes, ces groupes ont été « fabriquées » par leur vécu, leur environnement.
    Cette publication s'adresse aux cadres, aux formateurs, aux enseignants, aux travailleurs du social, de la santé, aux animateurs, et à toute personne qui peut être amenée à être membre d'un groupe, d'une institution, d'une famille.

  • Vienne, mars 1938. Sigmund Freud a convoqué la Société psychanalytique pour une session extraordinaire. Élèves et disciples sont réunis autour du maître qui s'exprime devant eux, peut-être pour la dernière fois. Il n'y a plus d'autre choix : il faut fuir l'Autriche.
    Mais lui, pourquoi reste-t-il, malgré l'invasion des nazis ? Quel secret renferme la lettre retrouvée par son fils ? Comment Marie Bonaparte parviendra-t-elle à le convaincre de partir ? Qui est le mystérieux Anton Sauerwald ?
    Aux heures les plus sombres de l'Histoire, ce roman passionnant offre une nouvelle vision du père de la psychanalyse.

  • Faut-il théoriser pour s'occuper des toxicomanes ? L'auteur s'y est efforcé à partir de sa clinique dans les premiers centres d'accueil et en référence à la psychanalyse.

    À partir de ses lectures, de discussions avec ses collègues, avec Charles Melman et Claude Olievenstein, auprès de qui il a exercé ses fonctions de thérapeute à Marmottan, Patrick Petit dégage une théorie psychanalytique serrée et sérieuse fortement liée à son expérience clinique.

    Ce livre donne des bases fondamentales, toujours clairement amenées, d'une pratique raisonnée et vivante auprès des toxicomanes. Elle engage à poursuivre aujourd'hui l'élaboration de cette clinique difficile, quitte à la transformer au gré des actualités, selon la contemporanéité.

    Textes établis et réunis par Alain Dufour avec Jean-Louis Chassaing et le concours de Jean-Michel Hervieu, Albert Fontaine et Charles Melman.

  • Comment l'enfant (et l'adolescent) devient-il un sujet, acteur de sa vie, pour habiter le lien social avec ses contemporains ? Comment le néolibéralisme, de mutation en mutation, affecte-t-il les conditions requises pour ce processus anthropologique ?

    À partir de l'évolution des symptômes de l'enfant, de sa place dans la société, de l'accueil qui lui est réservé, l'auteur, en tant que praticien de la psychanalyse, chercheur, enseignant et militant (politique, syndical, associatif), s'interroge sur la logique qui préside à ces mutations et qui produit des mauvais traitements à l'égard de l'enfance. Il explore les solutions que les sujets formatés par l'idéologie de l'époque trouvent pour se loger dans le monde. Il en vient ainsi à dessiner quelques perspectives cliniques nouvelles.

    Dans cette réflexion, la psychanalyse constitue à la fois un appareil de lecture et un « poumon artificiel », et le désir de l'analyste, une chance pour la singularité de chaque analysant. L'éthique de la psychanalyse, parce qu'elle est au service de cette singularité, appelle à livrer la bataille politique pour l'enfant.

  • 'Enfance bruxelloise. L'école où, catatonique d'ennui, je regardais par la fenêtre la pluie tomber. Week-ends à Ostende avec l'ombre d'Ensor tout proche. Ma grand-mère était folle. Hystérique façon Charcot. Mon Tonton, lui, donnait plutôt dans le légèrement psychopathique. Et mon père était prêt à partir n'importe où : Argentine, Amérique... N'importe où, du moment que c'était loin... Foutons le camp, qu'il disait... Tout ce petit monde n'allait pas très bien. Notre médecin de famille était psychiatre, c'est dire... Alors moi, à force, je suis d'abord devenu névrosé, et ensuite, bien plus tard, analyste... Et entre-temps, à l'adolescence fraîche et joyeuse comme la guerre du même nom, j'ai tenté de rejoindre les Tupamaros en Uuguay. J'ai fini sous une tente, dans la montagne, du côté de Briançon...
    Enfin, pour faire injure au temps qui passe, et vaincre mes obsessionnelles inhibitions, après mon analyse et grâce à elle, je me suis forcé à écrire. À écrire malgré tout.
    Un roman? Un roman oui, si l'on veut... Mais un roman dont seule la psychanalyse serait alors l'héroïne et la profonde trame.'
    Patrick Declerck.

  • Jamais une société n'a été plus riche, plus opulente que la nôtre. Jamais l'espérance de vie n'a été plus haute. Jamais les occasions d'apprendre, de découvrir, de s'émerveiller n'ont été plus nombreuses. Et pourtant, jamais les niveaux de mal-être et de morbidité psychique ne semblent avoir été si élevés.C'est à la résolution de ce paradoxe qu'Henri Hude, dans cet ouvrage salutaire, s'attaque avec conviction. S'il le fait en usant des outils légués par la tradition psychanalytique, c'est en philosophe et en homme de foi qu'il montre que cette situation est causée par le rejet de l'Absolu. Ce dont nous avons besoin pour retrouver le sens du réel et de nos propres vies, c'est de nous enraciner à nouveau dans le Bien, et surtout dans la personne d'un Dieu qui aime les hommes.

  • Depuis cinquante ans, Michel de M'Uzan occupe une place à part dans la psychanalyse française. Grand clinicien, chercheur infatigable, théoricien de la pensée freudienne, cofondateur de la psychosomatique, il n'a cessé de remettre en question les données freudiennes de base, tout en restant strictement et rigoureusement freudien. Notre ouvrage, actes d'un colloque qui a eu lieu à l'Université de Paris Ouest Nanterre La Défense en 2009, présente l'état des derniers débats sur les questions qui l'animent. Son texte inaugural reprend ses derniers renouvellement, tout à la fois révolutionnaires et controversés, de la métapsychologie, dont la proposition de réserver la notion de pulsion au seul ordre psychosexualité / « vital-identital », ou bien encore l'idée que la pulsion « s'invente » par l'intermédiaire de la séduction de l'infans.
    Les thèmes abordés ici (pulsion de mort, psychosomatique, organisation des névroses et des psychoses, science des limites indéfinies, etc.), se présentent sous la forme de réponses de psychanalystes d'orientations variés au texte inaugural de Michel de M'Uzan, réponses auxquelles celui-ci à son tour répond, le tout constituant, sur un mode tout à la fois familier et rigoureux, une discussion des avancées théoriques proposées par Michel de M'Uzan et le débat que ces avancées produisent chez ses collègues. Sorte donc de « work in progress » de la psychanalyse d'aujourd'hui où s'articulent clinique et métapsychologie.

  • Puisqu'elles permettent de véhiculer de l'information à la vitesse de la lumière et qu'un ordinateur semble tellement moins polluant qu'une voiture ou qu'un avion, les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC), qui sont au coeur du développement économique et social des sociétés contemporaines, sont parées de toutes les vertus écologiques.
    Cette perception est renforcée par leur image « immatérielle ». Les inconvénients éventuels sont gommés du fait que leurs effets négatifs ne trouvent pas l'écho qu'ils méritent face à l'engouement qu'elles suscitent.

    Ce livre propose une analyse précise et étayée des impacts écologiques de ces équipements et services numériques (Internet notamment), et ce de l'extraction des ressources au traitement des déchets. Un double regard est proposé : celui de la planète et du monde du vivant, et celui sous l'angle des usages qui sont faits de ces technologies. Il puise pour cela dans des informations chiffrées publiées essentiellement dans des revues académiques et n'omet pas d'offrir une présentation critique des différents outils de mesure des impacts écologiques des TIC afin d'en comprendre les limites méthodologiques et dans l'interprétation des résultats. Une dernière partie élargit les perspectives en explorant les facteurs sous-jacents à ces impacts : les aspects technologiques, comportementaux, organisationnels et structurels y sont abordés sans concession.

  • Marie-Christine fait une maîtrise en littérature portant sur un essai hermétique de Roland Barthes, une étude sémiologique consacrée à l'analyse d'une nouvelle de Balzac. Mais elle se perd dans les méandres d'une recherche absconse qui ne la mène apparemment nulle part.

    Surmenée, seule, malheureuse, inquiète, névrosée, prise d'un vertige existentiel, Marie-Christine se regarde sombrer peu à peu. « La folie est le début du non-être. Seul le fantasme est vrai. Je suis devenue une folle qui raisonne sa folie », estime-t-elle. Des visions, des voix sèment le trouble dans son esprit. Elle se sent entourée de danger, les autres deviennent ses ennemis, le mal est partout, les méchants envahissent le monde.

    Elle trouve néanmoins réconfort, amitié et compréhension auprès d'un petit groupe de marginaux « qui voient Dieu », mais elle va être entraînée avec eux dans un drame affreux, où se mêlent réalité et faux-semblants, hallucinations et psychédélisme, mythologie et ésotérisme.

    Un voyage aux confins de la folie et de la schizophrénie.

  • Ce guide « Lutter contre la pédophilie » s'inscrit dans la suite des mesures prises par la Conférence des évêques de France en avril 2016.Réédition actualisée, « Lutter contre la pédophilie » vient compléter le dispositif de lutte active contre la pédophilie en s'adressant à tous ceux qui travaillent auprès des enfants et des jeunes. Il propose une base de réflexion. Cet ouvrage offre des repères et ouvre des perspectives pour prévenir les cas de pédophilie dont les enfants et les jeunes peuvent être l'objet.

  • Yoko

    Pierre Hel

    Yôko est l'histoire d'un homme qui reçoit en cadeau une poupée gonflable dont la particularité est qu'elle est indégonflable...
    Lui qui voulait s'en débarrasser au plus vite devra vivre avec cet objet sexuel qui, lentement, va s'humaniser au point de devenir une compagne indispensable.
    L'enlèvement de Yôko conduira le héros de ce roman jusqu'aux portes d'une sorte de maison close où les prostituées sont des poupées gonflables à l'effigie de personnalités politiques, du show-biz et des médias.
    Dans ce temple des fantasmes et du virtuel, l'homme réalisera que dans notre monde d'hyper-communication, jamais les relations entre individus n'ont été aussi pauvres ; un constat dont il prendra le contre-pied d'une étrange façon.

  • Satie est dévastée par un immense chagrin. Elle quitte le Québec pour fuir jusqu'en Norvège, en espérant s'éloigner de sa peine. D'Oslo à Bergen, de Bodø aux îles Lofoten, la jeune femme rencontre des personnages qui l'aideront à faire son deuil puis à renaître. Un psychiatre séduisant, un mystérieux vieillard borgne, une aubergiste accueillante, un couple gai en vacances, une femme brisée par un amour toxique; des rencontres initiées par le hasard et qui, pourtant, tisseront une toile de solidarité et d'amour autour de Satie.

    Tout au long de l'histoire, l'art et les paysages de Norvège font écho aux émotions vives ressenties par la jeune femme. Le tableau Le Cri, d'Edward Munch, les statues de Vigeland, la brume ainsi que les pics rocheux du Nord, acérés comme des crocs qui déchirent le ciel, sans oublier le maudit soleil qui vole les nuits d'été, dessinent la tempête intérieure de l'héroïne avant sa renaissance.

    Avec sa trame fluide, qui coule à un rythme lent, mais continu, Ne me tue pas si tu t'en vas est un roman sur le deuil, l'espoir et surtout la force de vivre; des thèmes universels abordés avec sensibilité et profondeur par une auteure prometteuse. Et si nous avions tous besoin de nous rappeler que par les failles entre la lumière...

  • Ville de Québec, août 1932

    Pendant que la Crise économique fait des ravages, semant chômage et misère sur son chemin, le quartier Saint-Sauveur est endormi lorsqu'un terrible incendie se déclare dans la maison de Louis et de Florence. Seules la petite Marie et sa mère réussissent à s'extirper des flammes, alors que Louis et son fils Pierre périssent... Florence, qui a grandi dans un orphelinat à la suite du décès de sa mère, est recueillie par sa belle-famille. Mais la reine du foyer, Alexina, est dévastée par la mort de son fils. Elle n'a jamais aimé que lui et déteste d'autant plus l'intrigante qui a volé son coeur, maintenant qu'elle doit lui faire une maigre place sous son toit.
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    Or, la santé mentale de Florence chancèle depuis le drame et elle est placée temporairement dans le trop célèbre hôpital Saint-Michel-Archange. C'est pendant son séjour qu'Alexina, par l'entremise de Jules, son mari soumis, décide qu'ils devront se débarrasser de Marie...

    De son côté, le commerçant Victorin Dufour est amoureux de Florence depuis le premier regard qu'il a, jadis, posé sur elle. Puisqu'elle était mariée avec son commis, le vieux garçon a toujours gardé ses sentiments secrets. Mais la mort tragique de Pierre change tout... Lorsqu'il apprend avec stupeur que Florence se retrouve à l'asile, il décide de tout faire pour lui redonner le goût de vivre. Avec respect, douceur et tendresse, il perce peu à peu la coquille de la femme de ses rêves, jusqu'à ce que ses efforts lui permettent de redevenir elle-même et de quitter pour de bon ces sinistres lieux. Mais une nouvelle atroce concernant sa fille Marie la frappe alors de plein fouet...

    Ce roman, qui accumule les rebondissements et les situations émotives, est teinté de respect, de bonté et de maturité. Grâce à ses ambiances bien dessinées et à ses personnages plus vrais que nature, la plume de Lise Bergeron fait revivre avec justesse la réalité d'un quartier de la ville de Québec et de ses habitants.

  • Ce livre original et divertissant, c'est d'abord l'histoire d'un petit chien devenu journaliste... En fait, c'est plutôt celle d'une petite fille, Mélissa Viau, qui avait beaucoup d'imagination et qui depuis toujours faisait parler les animaux. C'est ainsi qu'un jour, elle devint grande et décida de donner une voix à Picotte, un jack russel terrier femelle. Rêvant de sauver le monde animal, les deux complices forment un duo attachant et inspirant. Depuis maintenant plus d'une décennie, les lecteurs du journal Progrès-Dimanche font appel à elles quand ils veulent dénoncer une situation, se confier ou tout simplement présenter ces animaux qu'ils aiment tant, car il est reconnu que ces derniers peuvent être à la fois amis, sauveurs, guérisseurs et proches aidants.

  • Alice est constamment déçue par sa relation en dents de scie avec son copain, un animateur de radio à la fois attirant, arrogant et égocentrique, qui profite de sa notoriété pour séduire à répétition les femmes qu'il rencontre. Elle décide alors d'ouvrir son coeur à d'autres hommes, même si l'ombre de cette relation intense semble toujours planer au-dessus d'elle. Mais au travers de ses amours tumultueuses, elle se rend compte que des changements de comportement incompréhensibles surviennent de plus en plus souvent chez sa soeur Marie. Que lui arrive-t-il? Est-ce que cette dernière est victime d'une secte ou de mauvais esprits? Quelles sont ces voix qu'elle dit entendre sans cesse, jour et nuit? Pourquoi a-t-elle abandonné ses cours de danse qu'elle affectionnait tant?

    Peu à peu, Alice est bien obligée de se rendre à l'évidence : Marie souffre d'une grave maladie mentale. Débute alors un long combat contre la schizophrénie, contre le rejet et la négation, qui sera gagné à coups d'amour et de médicaments.

  • Après une série sans fin de tragédies survenues depuis son adolescence, Marie-Paule McInnis subit en 1996 une épreuve que peu d'êtres humains ont connue, c'est-à-dire la mort de ses deux fils, assassinés par leur père, lequel s'est ensuite suicidé. Bien décidée à s'en sortir, madame McInnis se donne trois objectifs qui deviendront autant de raisons de continuer à vivre : étudier à l'université, écrire son histoire et surtout faire inhumer de nouveau ses enfants loin de leur père, afin qu'elle puisse se recueillir en paix sur leur tombe.

  • Il aura fallu cinq ans avant qu'Élisa T. ne se décide à nous servir le reste de sa vie. Violentée et abusée physiquement par sa mère et le concubin de cette dernière pendant seize ans, cette seconde enfant, d'une famille de dix, sera retirée in extremis de sa famille grâce à l'intervention efficace de son directeur d'école.

    Après une difficile période d'adaptation dans des foyers d'accueil, la courageuse adolescente découvrira peu à peu le monde extérieur. Élisa quittera tôt l'école pour se trouver un premier travail dans un restaurant. Toutefois, elle n'oublie pas son passé, et aidera quelques frères et soeurs, restés dans ce qu'elle appelle «l'enfer», à quitter cette maison «maudite».

    Elle trouvera son «prince charmant», elle enfantera d'une première fille dans l'ignorance et la solitude et, enfin, se mariera pour prouver à sa mère qu'elle avait tort de lui prédire qu'aucun homme ne voudrait jamais d'elle.

    Afin de se vider le coeur une fois pour toutes, elle se met tranquillement à la rédaction de son journal intime qui raconte avec force détails ses seize années d'enfant abusée. Élisa, par ses deux écrits sincères, demeure un exemple vivant de courage pour tous.

  • En moins de quatre années, Mélanie St-Germain a successivement perdu sa fille Naomy, décédée d'une méningite en 2001, fait une fausse couche et vu mourir sous ses yeux son fils Joshua d'un bête accident, deux ans plus tard. Elle déplore aussi la perte d'une amie proche. Un destin cruel pour cette toute jeune femme déjà hantée depuis son enfance par des problèmes physiques. Mais sa détermination et son amour pour les siens seront plus forts que tout et Mélanie comprendra qu'il ne sert à rien de s'acharner à changer les choses.

  • Les victimes des sectes ne parlent pas, c'est bien connu. On ne sait pas toutefois si c'est la peur de la damnation éternelle, la honte ou quelque chantage des plus humains qui les en empêchent. Au Québec, en 1993, aucun livre n'avait encore été publié à ce sujet.


    Voici l'histoire complète de Gabrielle Lavallée, l'une des victimes de la secte de Moïse (Roch Thériault). On se souviendra de cette «famille», dont les activités se sont déroulées entre 1977 et 1989, au Québec et en Ontario.

    L'auteure nous raconte, dans un style très vivant, ses origines, ses études, ses voyages, ses multiples expériences de la vie et, enfin, en 1977, sa rencontre avec Thériault où tout a commencé.
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    Madame Lavallée, une infirmière licenciée, première de classe, choisit de se donner corps et âme à une recherche spirituelle devant lui permettre d'atteindre le but de sa quête. En plus de détourner sa spiritualité, d'exploiter son innocence et sa pureté, Roch Thériault lui aura massacré son rêve pendant douze ans.

  • Personne ne connaît réellement ces hommes en noir qu'un hélico vient de déposer aux abords d'un petit village d'Afghanistan. Et ces autres qui sortent d'un marais pour abattre un criminel de guerre en Croatie; qui assurent la garde protégée d'un général canadien au Rwanda; qui sévissent contre des preneurs d'otages au Pérou ou qui font mentir le président Milosevic, en faisant la preuve, sur place, du non-désarmement de la Serbie.

    DENIS MORISSET a fait partie des seize premiers membres de la Deuxième Force opérationnelle interarmées (FOI2 ou JTF2) de 1993 à 2001. Sa formation et son parcours stupéfiant en secoueront plus d'un et il tient du miracle qu'il soit encore là pour tout raconter. Sept de ses compagnons ne peuvent en faire autant.

    Plus encore et pour cause, le Canada ne rendra jamais hommage à ces combattants anonymes dont les vraies médailles de bravoure se résument aux nombreuses marques encore visibles sur leur veste pare-balles.

  • Le clinicien ne peut que s'incliner devant la réalité contraignante de la destructivité. Intrapsychique ou intersubjective, s'exprimant somatiquement ou psychiquement, souvent énigmatique, elle questionne et fait théoriser nous laissant dans de nombreuses incertitudes. La névrose traumatique et son syndrome central : la compulsion de répétition. Les résistances dans les cures sans fin et l'observation d'un enfant qui joue en mettant en scène la disparition de sa mère constituent les hypothèses cliniques qui vont permettre à Freud d'introduire en 1920 le concept de pulsion de mort qu'il nomme d'emblée pulsion de destruction. Tout au long de son travail, il insistera de plus en plus sur l'importance de cette pulsion. Ainsi écrit-il dans « Le malaise dans la culture » ; « Je ne peux pas comprendre comment nous avons pu négliger l'universalité de l'agression non érotique et de la destruction».
    La pulsion de mort est alors définie comme une manifestation de la tendance à la réduction absolue des tensions, au retour vers l'état inorganique, vers la mort et rend compte de la compulsion de répétition dans la vie psychique qui se place « au-delà du principe de plaisir ». Elle représente ce qu'il y a en nous de plus originaire, d'élémentaire et de pulsionnel. Elle pousse à la déliaison, à la séparation. Elle sera aussi considérée par Freud comme pulsion d'emprise et volonté de puissance. Partant de cette conceptualisation, des cliniciens, pour la plupart psychanalystes, s'interrogent sur la destructivité psychique. Serait-elle un représentant de la pulsion de mort, un signe de désintrication pulsionnelle , une marque de l'agressivité primaire ? Les auteurs de cet ouvrage (Dominique Arnoux, Maurizio Balsamo, Dominique Cupa, Bernard Golse, Sylvain Missonnier, Denys Ribas, Jean-François Saucier, Claude Smadja) proposent différentes réponses et en tirent les conséquences pour leur pratique.

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