• Une partie de campagne. Le sexe et la peinture. L'origine du monde et l'Empire des sens. Berthe et Eugène son mari se retirent dans une demeure champêtre pour profiter des lumières de l'été. Berthe, c'est Berthe Morisot, peintre et membre du groupe des « Impressionnistes » ; Eugène, c'est le frère d'Édouard Manet.

    Dans la torpeur de la nuit estivale, ces grands bourgeois intimidés basculent dans la volupté des corps emmêlés.

    Dans ce roman formant un diptyque avec Trois jours dans la vie de Paul Cézanne, Mika Biermann confond allègrement mots et couleurs, phrases et perspectives, écriture et peinture. De ces pages, comme d'autant de toiles, surgissent haut en couleur des méditations corrosives sur la chair comme matière à peindre.

    Mika Biermann est un des écrivains les plus toniques de la littérature française contemporaine. Il publie chez Anacharsis (Trois jours dans la vie de Paul Cézanne, Un Blanc, Booming, Roi.) et chez P.O.L.

  • Depuis les débuts de la photographie, des amateurs se consacrèrent à la pornographie. Véritable musée des frasques libertines de notre société, la collection constituée d'abord par Pierre Louÿs fut enrichie par l'acteur Michel Simon qui ne faisait pas mystère de ses goûts et de ses appétits en la matière. Deux ans après la mort de cette légende du cinéma français, ce ne sont pas moins de treize mille pièces ayant appartenues à l'acteur qui sont dispersées par ses héritiers. Photos mais aussi éditions originales de Sade, godemichés fameux, automates «entreprenants» composent ce qui constitua la plus importante collection au monde sur le sujet. Ne se contentant pas de collecter, Michel Simon tenait à enrichir son patrimoine des souvenirs de sa sexualité hors norme. Cet album présente pour la première fois au public les photos personnelles de l'illustre pornocrate. Complexe, parfois effrayant, souvent attachant, l'exceptionnel Michel Simon fut tout autant un monstre sacré qu'un sacré monstre...

  • Sous beton

    Karoline Georges

    • Alto
    • 2 Décembre 2011

    Depuis sa naissance, l'enfant est enfermé dans une minuscule cellule, au 804 du 5969e étage de l'Édifice.

    Autour de lui, que du béton, sans ouverture sur l'extérieur. Et deux présences : le père qui s'abrutit de plus en plus et la mère qui redoute l'expulsion. Immobile dans son dortoir, l'enfant est bouleversé par une transformation qui lui révélera un horizon inattendu.

    Dans une prose à la poésie implacable, Karoline Georges interroge le devenir de l'humain à travers une expérience littéraire inédite, à la frontière du récit d'anticipation et du roman d'apprentissage futuriste. Personne n'émerge indemne de Sous béton.

  • Paris, 1862. Victorine est brunisseuse dans un atelier d'argenterie. Elle y travaille avec son amie Denise. Inséparables, les deux jeunes filles ont l'habitude de se promener, de dessiner avant de regagner leur chambre misérable, sous les combles. Un jeune trentenaire les observe avec intérêt. Il les invite au restaurant, entreprend de les séduire. Incapable de le partager longtemps, Victorine décide de tout quitter pour rejoindre ce garçon dans son atelier de la plaine Monceau. Très vite, elle trouve sa place auprès de lui, devenant son amante, son modèle, sa conseillère avisée. Combinant habilement faits réels et inventés, Maureen Gibbon nous fait pénétrer dans l'atelier d'Édouard Manet et nous dévoile les secrets de la création d'Olympia, du Déjeuner sur l'herbe et l'existence de la véritable Victorine Meurent.

  • Gustav Klimt (Baumgarten, 1862 - Vienne, 1918) «Faire un autoportrait ne m'intéresse pas. Les sujets de peinture qui m'intéressent ? Les autres et en particulier les femmes... » Aucune référence au monde extérieur ne vient contrarier le charme des allégories, portraits, paysages et autres personnages que l'artiste peint. Des couleurs et des motifs d'inspiration orientale (Klimt a été très influencé par le Japon, l'ancienne Egypte et la Ravenne byzantine), un espace bidimentionnel dépourvu de profondeur et une qualité souvent stylisée de l'image, autant d'éléments utilisés par le peintre pour créer une oeuvre séduisante, où le corps de la femme s'expose dans toute sa volupté. A 14 ans, il obtient une bourse d'Etat pour entrer à la Kunstgewerbeschule (l'Ecole viennoise des Arts et Métiers). Très vite, ses talents de peintre et de dessinateur s'affirment. Ses toutes remières oeuvres lui valent un succès inhabituellement précoce. Sa première grande initiative date de 1879 : il crée cette année-là la Künstlerkompagnie (la compagnie des artistes) avec son frère Ernst, et Franz Matsch. A Vienne, la fin du XIXe siècle est une période d'effervescence architecturale. L'empereur François- Joseph décide, en 1857, de détruire les remparts entourant le coeur médiéval de la ville. Le Ring, financé par l'argent du contribuable, est alors construit : de magnifiques résidences y côtoient de superbes parcs. Ces changements profitent à Klimt et à ses associés, leur fournissant de multiples occasions de faire montre de leur talent.
    En 1897, Klimt, accompagné de quelques amis proches, quitte la très conservatrice Künstlerhausgenossenschaft (Société coopérative des artistes autrichiens) ; il fonde le mouvement Sécession et en prend la présidence. La reconnaissance est immédiate. Au-dessus du porche d'entrée de l'édifice, conçu par José Maria Olbrich est inscrite la devise du mouvement : «A chaque âge son art, à l'art sa liberté. » A partir de 1897, Klimt passa pratiquement tous ses étés sur l'Attersee, en compagnie de la famille Flöge. Durant ces périodes de paix et de tranquillité, il eut l'occasion de peindre de nombreux paysages qui constituent un quart de son oeuvre complète. Klimt exécute des croquis préparatoires à la plus grande partie de ses réalisations. Parfois, il exécute plus de cent études pour un seul tableau. Le caractère exceptionnel de l'oeuvre de Klimt tient peut-être à l'absence de prédécesseurs et de réels disciples. Il admirait Rodin et Whistler sans les copier servilement. En retour, il fut admiré par les peintres viennois de la jeune génération, tels Egon Schiele et Oskar Kokoschka.

  • Tout comme le mot « nu » peut avoir deux significations complètement différentes, un corps déshabillé peut provoquer un sentiment de plaisir ou de honte, servant de symbole à des concepts contradictoires, la beauté et l´indécence. Ce livre est consacré à toutes les magnifiques représentations de nus des grands artistes de l´Antiquité, de la Renaissance, de l´Impressionnisme français et de l´art contemporain ; de Botticelli et Michel-Ange, en passant par Cézane et Renoir, à Picasso et Botero. Ce livre soigné et complet ne plaira pas seulement aux amateurs d´art, mais sera aussi un bel objet de collection.

  • Ici, ailleurs

    Matthieu Simard

    • Alto
    • 19 Septembre 2017

    Ils ont planté l'antenne quelques années avant que nous achetions la maison du vieux. Depuis, le village se vide. Certains habitants s'en vont, d'autres meurent, d'autres encore disparaissent dans la forêt.

    Il en reste bien quelques-uns - Fisher l'homme à tout faire qui ne fait rien, Madeleine la serveuse autrefois sexy, l'épicier déterminé à vendre ses coeurs d'artichaut -, mais ceux qui restent ne veulent pas vraiment de nous. Ce n'est pas grave, nous ne sommes pas venus ici pour nous mêler à leurs histoires, mais pour oublier, nous retrouver peut-être.

    Recommencer. Nous sommes venus ici pour ne pas être ailleurs. Nous n'en repartirons peut-être pas.

  • Egon Schiele (Tulln, 1890 - Vienne,1918) L´oeuvre d´Egon Schiele est tellement singulière qu´elle résiste à toute catégorisation. Admis à l´Académie des Beaux-Arts de Vienne dès l´âge de seize ans, ce fut un artiste extraordinairement précoce, dont le talent consommé pour le maniement de la ligne, plus que tout autre chose, conférait une tension expressive à toute son oeuvre. Profondément convaincu de sa propre importance en tant qu´artiste, Schiele réalisa plus de choses dans sa jeunesse, brutalement abrégée, que beaucoup d´artistes dans toute leur existence. Ses racines puisaient dans le Jugendstil du mouvement de la Sécession Viennoise. Comme toute sa génération, il tomba sous l´influence écrasante de l´artiste le plus illustre et charismatique de Vienne, Gustav Klimt. A son tour, Klimt reconnut le remarquable talent de Schiele et encouragea le jeune artiste, qui au bout de deux ans, rompait déjà avec la sensualité décorative de son mentor. Amorçant une intense période de créativité vers 1910, Schiele entama un intrépide exposé de la forme humaine - sans oublier la sienne - si pénétrant, qu´il est clair que l´examen auquel il se livrait était plus psychologique, spirituel et émotionnel, que physique. Il peignit plusieurs vues urbaines, paysages, portraits formels et sujets allégoriques, mais ce sont ses oeuvres sur papier, extrêmement candides, parfois ouvertement érotiques, et son penchant pour les modèles trop jeunes, qui rendirent Schiele vulnérable à la critique morale. En 1912, il fut soupçonné et emprisonné pour une série d´atteintes aux moeurs incluant le kidnapping, le viol et la débauche publique. Les accusations les plus graves (toutes sauf celle de débauche publique) furent abandonnées, mais Schiele passa environ trois semaines désespérées en prison. En Allemagne, les cercles expressionnistes offrirent un accueil tiède au travail de Schiele. Son compatriote, Kokoschka, réussissait beaucoup mieux dans ce domaine. Tandis qu´il admirait les artistes munichois du Blaue Reiter, par exemple, ceux-ci le repoussaient. Plus tard, pendant la Première Guerre mondiale, son oeuvre se fit mieux connaître et, en 1916, Schiele fut présenté dans un numéro de magazine expressionniste de gauche, basé à Berlin, Die Aktion, et on finit par l´apprécier. Il fut considéré très tôt comme un génie. Cela lui valut le soutien d´un petit groupe de collectionneurs et d´admirateurs très patients. Néanmoins, pendant plusieurs années, ses finances furent précaires. Il avait souvent des dettes et était parfois forcé d´utiliser du matériel bon marché, de peindre sur du papier d´emballage marron ou du carton, au lieu du papier et des toiles réservés aux artistes. Ce n´est qu´en 1918, qu´il connut son premier succès public notable à Vienne. Tragiquement, quelque temps plus tard, il fut emporté avec sa femme, Edith, par l´épidémie massive de grippe de 1918, qui venait de tuer Klimt et des millions d´autres victimes, et ils moururent à quelques jours d´intervalle. Schiele n´avait que vingt-huit ans.

  • L´ouvrage prend le contre-pied des magazines comme Play Boy qui ont contribué à développer des images du corps féminin formatées et liées à la consommation de masse. Il est ici question de photographies coquines, de femmes dénudées et offertes au regard.

  • Ernst Ludwig Kirchner (Aschaffenburg, 1880 - Frauenkirch, 1938) «Leader » autoproclamé du groupe d´artistes die Brücke (Pont), fondé à Dresde en 1905, Ernst Ludwig Kirchner, joua un rôle central dans les premiers développements de l´expressionnisme allemand (fig.186). Ses premières oeuvres révèlent l´influence de l´Impressionnisme, du postimpressionnisme et du Jugendstil, mais dès 1909, Kirchner peignait d´une manière distinctive et expressive grâce à un coup de pinceau audacieux, mais détendu, des couleurs vives et non naturalistes, et des gestes intenses. Il travaillait dans son atelier à partir d´esquisses réalisées très rapidement, souvent à partir de figures mouvantes, de scènes inspirées de la vie en ville ou des excursions du Brücke à la campagne.
    Un peu plus tard, il commença à réaliser des sculptures grossièrement taillées dans des blocs de bois. A peu près au moment où il s´installa à Berlin, en 1912, le style de Kirchner, aussi bien de sa peinture que de son oeuvre graphique prolifique, devint plus anguleux, caractérisé par des lignes déchiquetées, des formes élancées et atténuées, et, souvent, un plus grand sentiment de nervosité. Ces traits se retrouvent dans leur expression la plus forte dans ses scènes de rue berlinoises (évoquées dans le chapitre «La Métropole et la Modernité »). Avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, Kirchner devint physiquement faible et enclin à l´anxiété. Conscrit, il fut profondément traumatisé par sa brève expérience de l´entraînement militaire pendant le conflit. De 1917 jusqu´à sa mort par suicide en 1938, il vécut une existence de reclus, bien qu´artistiquement productive, dans la tranquillité des Alpes suisses, près de Davos.

  • Tout comme le mot « nu » peut avoir deux significations complètement différentes, un corps déshabillé peut provoquer un sentiment de plaisir ou de honte, servant de symbole à des concepts contradictoires, la beauté et l´indécence. Ce livre est consacré à

  • Gustav Klimt (Baumgarten, 1862 - Vienne, 1918) «Faire un autoportrait ne m'intéresse pas. Les sujets de peinture qui m'intéressent ? Les autres et en particulier les femmes... » Aucune référence au monde extérieur ne vient contrarier le charme des allégories, portraits, paysages et autres personnages que l'artiste peint. Des couleurs et des motifs d'inspiration orientale (Klimt a été très influencé par le Japon, l'ancienne Egypte et la Ravenne byzantine), un espace bidimentionnel dépourvu de profondeur et une qualité souvent stylisée de l'image, autant d'éléments utilisés par le peintre pour créer une oeuvre séduisante, où le corps de la femme s'expose dans toute sa volupté. A 14 ans, il obtient une bourse d'Etat pour entrer à la Kunstgewerbeschule (l'Ecole viennoise des Arts et Métiers). Très vite, ses talents de peintre et de dessinateur s'affirment. Ses toutes remières oeuvres lui valent un succès inhabituellement précoce. Sa première grande initiative date de 1879 : il crée cette année-là la Künstlerkompagnie (la compagnie des artistes) avec son frère Ernst, et Franz Matsch. A Vienne, la fin du XIXe siècle est une période d'effervescence architecturale. L'empereur François- Joseph décide, en 1857, de détruire les remparts entourant le coeur médiéval de la ville. Le Ring, financé par l'argent du contribuable, est alors construit : de magnifiques résidences y côtoient de superbes parcs. Ces changements profitent à Klimt et à ses associés, leur fournissant de multiples occasions de faire montre de leur talent.
    En 1897, Klimt, accompagné de quelques amis proches, quitte la très conservatrice Künstlerhausgenossenschaft (Société coopérative des artistes autrichiens) ; il fonde le mouvement Sécession et en prend la présidence. La reconnaissance est immédiate. Au-dessus du porche d'entrée de l'édifice, conçu par José Maria Olbrich est inscrite la devise du mouvement : «A chaque âge son art, à l'art sa liberté. » A partir de 1897, Klimt passa pratiquement tous ses étés sur l'Attersee, en compagnie de la famille Flöge. Durant ces périodes de paix et de tranquillité, il eut l'occasion de peindre de nombreux paysages qui constituent un quart de son oeuvre complète. Klimt exécute des croquis préparatoires à la plus grande partie de ses réalisations. Parfois, il exécute plus de cent études pour un seul tableau. Le caractère exceptionnel de l'oeuvre de Klimt tient peut-être à l'absence de prédécesseurs et de réels disciples. Il admirait Rodin et Whistler sans les copier servilement. En retour, il fut admiré par les peintres viennois de la jeune génération, tels Egon Schiele et Oskar Kokoschka.

  • Chacun peut aujourd'hui s'improviser photographe, avec son téléphone ou un appareil numérique basique. Mais pour avoir un résultat probant, des conseils techniques sont indispensables, et le domaine de la photo de nu est une discipline en soi ! Seront abordées toutes les facettes de la prise de vue : la définition du projet photographique, la recher che de modèles, le choix du matériel, le cadre et le décor, les éclairages... Que ce soit pour développer une pratique artistique ou vous amuser dans votre couple, ce guide très pratique, simple et accessible, vous permettra de découvrir les bases de la photographie érotique.
    Jean Louis del Valle est photographe, il a publié plusieurs livres de photos de nu. Alex Varenne, auteur bien connu des amateurs de BD érotique, signe les illustrations de ce guide.

  • Un hommage sans retenue à la beauté de la femme
    L'histoire du poil féminin constitue un volet essentiel de la sexualité et de l'évolution des moeurs. Elle est riche de moments sociaux, culturels, esthétiques ou religieux, voire aujourd'hui politiques, qui ont inspiré largement les Lettres et les Arts. De façon souvent poétique et pittoresque, la voici, preuves et images à l'appui.
    À travers des notules aux titres fleuris et engageants (" Poilue comme un gorille ", " Ce que toute femme doit savoir avant de s'épiler les sourcils "...), cet ouvrage richement illustré entreprend de libérer du joug des convenances matérielles et spirituelles un des aspects les plus éclatants de la sensualité féminine. Une sensualité à ce point brimée qu'aujourd'hui hommes et femmes de bonne foi ont décidé de remettre le poil à l'endroit qu'il n'aurait jamais dû quitter.
    Extraits de livres, anecdotes historiques, poèmes, chansons, publicités illustrent joyeusement la physiologie du poil féminin, l'épilation, les femmes à barbe, les odeurs et leur perception, jusqu'au retour en force du poil de nos jours.
    Jean Feixas, ancien avocat au barreau de Toulouse et commissaire divisionnaire, est depuis toujours collectionneur d'insolite et d'insolent. Il est notamment l'auteur d'Histoire de la fessée. Emmanuel Pierrat, avocat et écrivain, est passionné par la censure et l'histoire des moeurs. Il a publié dernièrement, chez First, L'Érotisme pour les nuls. Ensemble, ils ont co-écrit Barbes et Moustaches, paru chez Hoebeke en 2015. Appelant à la barre les meilleurs témoins (et heureusement pas toujours ceux dits de moralité !), ils se font dans cet ouvrage les éloquents avocats du poil.

  • Pornografisch, unsittlich, amoralisch und letztendlich sogar "entartet" wurde die Kunst des Egon Schiele genannt. Lange Zeit verkannt und verunglimpft, hat der geniale, von Selbstobsession getriebene Künstler dennoch unbeirrt seine künstlerische Suche nach der Essenz der weiblichen Sexualität und nach einer neuen, ausgeglichenen Selbstwahrnehmung fortgesetzt; eine Suche, die in einer Vielzahl von Selbstporträts und Aktzeichnungen zum Ausdruck gebracht wurde. Dieser Band bemüht sich darum, die volle künstlerische Bandbreite des Künstlers zu erfassen, seine bekannten Porträts, Akte und Selbstporträts mit seinen weniger bekannten Landschafts -und Städtebildern zu kontrastieren und einen Einblick in die Seele des umstrittenen Österreichers zu bieten.

  • Gustav Klimt (1862-1918) war zum Ende des 19. Jahrhunderts nicht nur einer der einflussreichsten Künstler, sondern gründete zudem die Bewegung der Wiener Secession. Mithilfe dieser Bewegung übte er Kritik an der traditionellen Kunst, die sich durch ihren Widerstand gegen Veränderungen sowie Intoleranz gegenüber bestimmten modernen Vorstellungen auszeichnete. Klimt ließ sich durch den langsamen aber sicheren Niedergang sowie die Vielfalt der Kulturen der Österreichisch-Ungarischen Monarchie inspirieren. Bei Klimt spielten Erotik und Sinnlichkeit eine sehr große Rolle, und neben Schiele und Kokoschka zählte er zu den großen Meistern des Expressionismus. Das vorliegende Buch vereint eine erlesene Auswahl Klimts bekanntester Gemälde und einen Text, der den außergewöhnlichen Eklektizismus dieses großen Künstlers zu vermitteln vermag.

  • Egon Schiele´s work is so distinctive that it resists categorisation. Admitted to the Vienna Academy of Fine Arts at just sixteen, he was an extraordinarily precocious artist, whose consummate skill in the manipulation of line, above all, lent a taut expressivity to all his work. Profoundly convinced of his own significance as an artist, Schiele achieved more in his abruptly curtailed youth than many other artists achieved in a full lifetime. His roots were in the Jugendstil of the Viennese Secession movement. Like a whole generation, he came under the overwhelming influence of Vienna´s most charismatic and celebrated artist, Gustav Klimt. In turn, Klimt recognised Schiele´s outstanding talent and supported the young artist, who within just a couple of years, was already breaking away from his mentor´s decorative sensuality. Beginning with an intense period of creativity around 1910, Schiele embarked on an unflinching exposé of the human form - not the least his own - so penetrating that it is clear he was examining an anatomy more psychological, spiritual and emotional than physical. He painted many townscapes, landscapes, formal portraits and allegorical subjects, but it was his extremely candid works on paper, which are sometimes overtly erotic, together with his penchant for using under-age models that made Schiele vulnerable to censorious morality. In 1912, he was imprisoned on suspicion of a series of offences including kidnapping, rape and public immorality. The most serious charges (all but that of public immorality) were dropped, but Schiele spent around three despairing weeks in prison. Expressionist circles in Germany gave a lukewarm reception to Schiele´s work. His compatriot, Kokoschka, fared much better there. While he admired the Munich artists of Der Blaue Reiter, for example, they rebuffed him. Later, during the First World War, his work became better known and in 1916 he was featured in an issue of the left-wing, Berlin-based Expressionist magazine Die Aktion. Schiele was an acquired taste. From an early stage he was regarded as a genius. This won him the support of a small group of long-suffering collectors and admirers but, nonetheless, for several years of his life his finances were precarious. He was often in debt and sometimes he was forced to use cheap materials, painting on brown wrapping paper or cardboard instead of artists´ paper or canvas. It was only in 1918 that he enjoyed his first substantial public success in Vienna. Tragically, a short time later, he and his wife Edith were struck down by the massive influenza epidemic of 1918 that had just killed Klimt and millions of other victims, and they died within days of one another. Schiele was just twenty-eight years old.

  • Gustav Klimt (Baumgarten, 1862 - Vienne, 1918) «Faire un autoportrait ne m'intéresse pas. Les sujets de peinture qui m'intéressent ? Les autres et en particulier les femmes... » Aucune référence au monde extérieur ne vient contrarier le charme des allégories, portraits, paysages et autres personnages que l'artiste peint. Des couleurs et des motifs d'inspiration orientale (Klimt a été très influencé par le Japon, l'ancienne Egypte et la Ravenne byzantine), un espace bidimentionnel dépourvu de profondeur et une qualité souvent stylisée de l'image, autant d'éléments utilisés par le peintre pour créer une oeuvre séduisante, où le corps de la femme s'expose dans toute sa volupté. A 14 ans, il obtient une bourse d'Etat pour entrer à la Kunstgewerbeschule (l'Ecole viennoise des Arts et Métiers). Très vite, ses talents de peintre et de dessinateur s'affirment. Ses toutes remières oeuvres lui valent un succès inhabituellement précoce. Sa première grande initiative date de 1879 : il crée cette année-là la Künstlerkompagnie (la compagnie des artistes) avec son frère Ernst, et Franz Matsch. A Vienne, la fin du XIXe siècle est une période d'effervescence architecturale. L'empereur François- Joseph décide, en 1857, de détruire les remparts entourant le coeur médiéval de la ville. Le Ring, financé par l'argent du contribuable, est alors construit : de magnifiques résidences y côtoient de superbes parcs. Ces changements profitent à Klimt et à ses associés, leur fournissant de multiples occasions de faire montre de leur talent.
    En 1897, Klimt, accompagné de quelques amis proches, quitte la très conservatrice Künstlerhausgenossenschaft (Société coopérative des artistes autrichiens) ; il fonde le mouvement Sécession et en prend la présidence. La reconnaissance est immédiate. Au-dessus du porche d'entrée de l'édifice, conçu par José Maria Olbrich est inscrite la devise du mouvement : «A chaque âge son art, à l'art sa liberté. » A partir de 1897, Klimt passa pratiquement tous ses étés sur l'Attersee, en compagnie de la famille Flöge. Durant ces périodes de paix et de tranquillité, il eut l'occasion de peindre de nombreux paysages qui constituent un quart de son oeuvre complète. Klimt exécute des croquis préparatoires à la plus grande partie de ses réalisations. Parfois, il exécute plus de cent études pour un seul tableau. Le caractère exceptionnel de l'oeuvre de Klimt tient peut-être à l'absence de prédécesseurs et de réels disciples. Il admirait Rodin et Whistler sans les copier servilement. En retour, il fut admiré par les peintres viennois de la jeune génération, tels Egon Schiele et Oskar Kokoschka.

  • Ernst Ludwig Kirchner (Aschaffenburg, 1880 - Frauenkirch, 1938) «Leader » autoproclamé du groupe d´artistes die Brücke (Pont), fondé à Dresde en 1905, Ernst Ludwig Kirchner, joua un rôle central dans les premiers développements de l´expressionnisme allemand (fig.186). Ses premières oeuvres révèlent l´influence de l´Impressionnisme, du postimpressionnisme et du Jugendstil, mais dès 1909, Kirchner peignait d´une manière distinctive et expressive grâce à un coup de pinceau audacieux, mais détendu, des couleurs vives et non naturalistes, et des gestes intenses. Il travaillait dans son atelier à partir d´esquisses réalisées très rapidement, souvent à partir de figures mouvantes, de scènes inspirées de la vie en ville ou des excursions du Brücke à la campagne.
    Un peu plus tard, il commença à réaliser des sculptures grossièrement taillées dans des blocs de bois. A peu près au moment où il s´installa à Berlin, en 1912, le style de Kirchner, aussi bien de sa peinture que de son oeuvre graphique prolifique, devint plus anguleux, caractérisé par des lignes déchiquetées, des formes élancées et atténuées, et, souvent, un plus grand sentiment de nervosité. Ces traits se retrouvent dans leur expression la plus forte dans ses scènes de rue berlinoises (évoquées dans le chapitre «La Métropole et la Modernité »). Avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, Kirchner devint physiquement faible et enclin à l´anxiété. Conscrit, il fut profondément traumatisé par sa brève expérience de l´entraînement militaire pendant le conflit. De 1917 jusqu´à sa mort par suicide en 1938, il vécut une existence de reclus, bien qu´artistiquement productive, dans la tranquillité des Alpes suisses, près de Davos.

  • Erotic photo art has lost much of its exquisite soul since Playboy and other girlie monthlies repackaged the human body for mass-market consumption. Like much painting, sculpture and engraving, since its beginning photography has also been at the service of eroticism. This collection presents erotic photographs from the beginning of photography until the years just before World War II. It explores the evolution of the genre and its origins in France, and its journey from public distrust to the large audience it enjoys today.

  • Amedeo Modigliani (Livourne, 1884 - Paris, 1920) Amedeo Modigliani naquit en Italie en 1884 et mourut à Paris à l´âge de trente-cinq ans. Très tôt il s´intéressa à l´étude du nu et à la notion classique de la beauté idéale.
    En 1900-1901 il visita Naples, Capri, Amalfi et Rome, puis Florence et Venise, et étudia tout d´abord des chefs-d´oeuvre de la Renaissance. Il fut impressionné par les artistes du Trecento (XIVe siècle), parmi lesquels Simone Martini (vers 1284-1344), dont les silhouettes longues et serpentines, représentées avec une grande délicatesse de composition et de couleur et imprégnées d´une tendre tristesse, annonçaient la sinuosité et la luminosité manifestes dans l´oeuvre de Sandro Botticelli (vers 1445-1510). Ces deux artistes influencèrent clairement Modigliani, qui utilisa la pose de la Vénus de Botticelli dans La Naissance de Vénus pour son Nu debout (Vénus) (1917) et sa Femme rousse en chemise (1918), ainsi qu´une inversion de cette pose dans son Nu assis au collier (1917). A la dette de Modigliani à l´art du passé (silhouettes des Cyclades de la Grèce antique principalement) fut ajoutée l´influence de l´art d´autres cultures (africaines par exemple) et du cubisme. Les cercles et courbes équilibrés, bien que voluptueux, y sont soigneusement tracés et non naturalistes. On les retrouve dans l´ondulation des lignes et la géométrie des nus de Modigliani, tels le Nu Allongé. Les dessins des Caryatides lui permirent d´explorer le potentiel ornemental de poses qu´il eut été incapable de traduire en sculpture. Pour ses séries de nus, Modigliani emprunta les compositions de nombreux nus célèbres du grand art, dont ceux de Giorgione (vers 1477-1510), Titien (vers 1488-1576), Ingres (1780-1867), et Velázquez (1599-1660), en faisant abstraction toutefois de leur romantisme et de la lourdeur du décor.
    Modigliani appréciait également l´oeuvre de Goya (1746-1828) et d´Edouard Manet (1832-1883), qui avaient fait scandale en peignant des femmes de la vie réelle nues, rompant ainsi les conventions artistiques voulant que les nus soient placés dans des cadres mythologiques, allégoriques ou historiques.

  • À 22 ans, Wilhelm von Gloeden se rend en Sicile pour s'y refaire une santé. Fasciné par la beauté des jeunes garçons de Taormina, il se lance dans la photographie. Les clichés d'éphèbes du baron rencontrent immédiatement un vif succès. Ils sont exposés dans de célèbres galeries et reproduits par des magazines renommés. On apprécie ses compositions qui rappellent l'Antiquité.
    Roger Peyrefitte, à qui l'on doit tant sur le plan de l'évolution des moeurs au XXe siècle, admire profondément l'oeuvre de Gloeden. Il devient le plus célèbre collectionneur de ses photographies. Avec cette biographie, écrite lors d'un séjour à Taormina, il lui rend le plus bel hommage que le baron ait jamais reçu.
    La plupart des photographies contenues dans le cahier de cinquante pages proviennent du fonds Roger Peyrefitte.
    Préface d'Alexandre de Villiers Exécuteur testamentaire de Roger Peyrefitte

  • L'ouvrage prend le contre-pied des magazines comme Play Boy qui ont contribué à développer des images du corps féminin formatées et liées à la consommation de masse. Il est ici question de photographies coquines, de femmes dénudées et offertes au regard. L'auteur, Alexandre Dupouy, résume la situation de la photographie érotique à ses débuts et fait émerger une véritable « École française de la photographie érotique ». Cet ouvrage est un long voyage à travers un siècle de photographies de collectionneurs. Chacune de ces images d'une grande qualité artistique est marquée par la pudeur et la tendresse du cliché.

  • Egon Schiele (Tulln, 1890 - Vienne,1918) L´oeuvre d´Egon Schiele est tellement singulière qu´elle résiste à toute catégorisation. Admis à l´Académie des Beaux-Arts de Vienne dès l´âge de seize ans, ce fut un artiste extraordinairement précoce, dont le talent consommé pour le maniement de la ligne, plus que tout autre chose, conférait une tension expressive à toute son oeuvre. Profondément convaincu de sa propre importance en tant qu´artiste, Schiele réalisa plus de choses dans sa jeunesse, brutalement abrégée, que beaucoup d´artistes dans toute leur existence. Ses racines puisaient dans le Jugendstil du mouvement de la Sécession Viennoise. Comme toute sa génération, il tomba sous l´influence écrasante de l´artiste le plus illustre et charismatique de Vienne, Gustav Klimt. A son tour, Klimt reconnut le remarquable talent de Schiele et encouragea le jeune artiste, qui au bout de deux ans, rompait déjà avec la sensualité décorative de son mentor. Amorçant une intense période de créativité vers 1910, Schiele entama un intrépide exposé de la forme humaine - sans oublier la sienne - si pénétrant, qu´il est clair que l´examen auquel il se livrait était plus psychologique, spirituel et émotionnel, que physique. Il peignit plusieurs vues urbaines, paysages, portraits formels et sujets allégoriques, mais ce sont ses oeuvres sur papier, extrêmement candides, parfois ouvertement érotiques, et son penchant pour les modèles trop jeunes, qui rendirent Schiele vulnérable à la critique morale. En 1912, il fut soupçonné et emprisonné pour une série d´atteintes aux moeurs incluant le kidnapping, le viol et la débauche publique. Les accusations les plus graves (toutes sauf celle de débauche publique) furent abandonnées, mais Schiele passa environ trois semaines désespérées en prison. En Allemagne, les cercles expressionnistes offrirent un accueil tiède au travail de Schiele. Son compatriote, Kokoschka, réussissait beaucoup mieux dans ce domaine. Tandis qu´il admirait les artistes munichois du Blaue Reiter, par exemple, ceux-ci le repoussaient. Plus tard, pendant la Première Guerre mondiale, son oeuvre se fit mieux connaître et, en 1916, Schiele fut présenté dans un numéro de magazine expressionniste de gauche, basé à Berlin, Die Aktion, et on finit par l´apprécier. Il fut considéré très tôt comme un génie. Cela lui valut le soutien d´un petit groupe de collectionneurs et d´admirateurs très patients. Néanmoins, pendant plusieurs années, ses finances furent précaires. Il avait souvent des dettes et était parfois forcé d´utiliser du matériel bon marché, de peindre sur du papier d´emballage marron ou du carton, au lieu du papier et des toiles réservés aux artistes. Ce n´est qu´en 1918, qu´il connut son premier succès public notable à Vienne. Tragiquement, quelque temps plus tard, il fut emporté avec sa femme, Edith, par l´épidémie massive de grippe de 1918, qui venait de tuer Klimt et des millions d´autres victimes, et ils moururent à quelques jours d´intervalle. Schiele n´avait que vingt-huit ans.

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