• Marnie et Taz ont tout pour être heureux. Jeunes et énergiques, ils s'aiment, rient et
    retapent ensemble leur modeste maison de Missoula, dans le Montana. Lorsque Marnie
    apprend qu'elle est enceinte, leur bonheur est parfait. Mais Marnie meurt en couches,
    et Taz se retrouve seul face à un deuil impensable, avec son bébé sur les bras. Il plonge
    alors tête la première dans le monde inconnu et étrange de la paternité, un monde de
    responsabilités et d'insomnies, de doutes et de joies inattendus.

  • Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un "gros déglingo", dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixelisé de feu son épouse. Mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy, et un monde anciennement rural et ouvrier. De cette maison il faut bien faire quelque chose, à la mort de ce père Janus. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille, la narratrice, qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Et puis, un jour, comme venue du passé et parlant d'outre-tombe, une lettre arrive qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.


  • Nous retrouvons le commissaire Erlendur et ses adjoints Elinborg et Sigurdur dans un récit au rythme et à l'écriture intenses et poignants, aux images fortes et aux personnages attachants et bien construits.

    La mémoire est comme toujours chez Indridason le pivot de ce roman haletant, qui hante longtemps ses lecteurs. Les trois policiers sont appelés sur un chantier après la découverte d'ossements humains, un homme et un nourrisson, enterrés là à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pendant ce temps, Eva, la fille d'Erlendur, appelle son père au secours. Il la retrouve à grand peine dans le coma et enceinte. Le bébé ne peut être sauvé. Erlendur va à l'hôpital tous les jours rendre visite à sa fille inconsciente et lui raconte son enfance à lui et la disparition de son frère mort de froid dans une tempête de neige. L'enquête nous est livrée en pointillé dans un magnifique récit, violent et émouvant, qui met en scène, à la fin de la Seconde Guerre, une femme et ses deux enfants.
    Une femme victime d'un mari cruel qui la bat, bat ses enfants et va essayer de se venger, après avoir découvert la tendresse auprès d'un soldat anglais de la base militaire voisine.
    Arnaldur Indridason est né à Reykjavik en 1961. Diplômé en histoire, il est journaliste et critique de cinéma. Il est l'auteur de 6 romans noirs, dont plusieurs sont des best-sellers internationaux. Il vit à Reykjavik avec sa femme et leurs trois enfants. Il est l'auteur de La Cité des Jarres.

  • Romains depuis plusieurs générations, les Zevi comptent parmi leurs ancêtres penseurs, avocats, scientifiques et même un rabbin! Seule fausse note dans ce concert de bienséance, Matteo, incorrigible hâbleur. Dans les années 1990, il s'est rué avec légèreté dans deux mariages successifs et une accumulation inconsidérée de dettes. Ne parvenant pas à les rembourser, il a quitté l'Italie pour Los Angeles. Seize ans plus tard, le voici de retour à Rome. Ses deux enfants l'attendent sans l'attendre, tandis que Federica, son ex-femme, essaye de recoller les morceaux en éternelle Pénélope. Le revenant, résolu à dévorer la vie par les deux bouts, se jette sans retenue dans les retrouvailles avec la Ville éternelle, qui plus que jamais conjugue beauté et délabrement. Et la vie reprend son cours léger et futile, jusqu'à l'inévitable collision avec l'Histoire.

  • Carrières professionnelles, partage des tâches domestiques, écarts de rémunérations... Aux origines de la plupart des inégalités entre les sexes, une seule et même réalité : les devoirs liés à l'accueil des enfants incombent essentiellement aux mères.Aucune réforme, même récente, n'a jamais osé en finir avec cette injustice.Pour promouvoir une égalité réelle, de la sphère familiale au monde de l'entreprise, ce livre propose la création d'un congé deuxième parent obligatoire, égal au congé maternité.À travers une idée aussi simple qu'ambitieuse, c'est toute une construction sociale et ses conséquences qui sont ici explorées : libérer les mères d'une charge trop souvent exclusive, permettre à tous les pères de s'impliquer dans l'aventure de l'éducation, proposer aux enfants un modèle de société réellement paritaire.Après quinze ans dans l'industrie et trois maternités, Violaine Dutrop, s'est dirigée vers la formation pour adultes. Elle a fondé en 2010 l'institut EgaliGone, qui encourage l'éducation non-sexiste par la mise en lien entre savoirs théoriques et pratiques éducatives. « Les nouveaux possibles » est une collection d'essais dont la vacation est de proposer des solutions concrètes pour rendre le monde meilleur.

    Violaine Dutrop, 48 ans, mère de trois filles, travaille sur les inégalités entre les sexes depuis plus de vingt ans. Après une carrière dans l'industrie, elle a repris les études via un Master Recherche en Droits Humains qui l'a conduite à fonder l'institut EgaliGone, qui encourage l'éducation non-sexiste par la mise en lien entre savoirs théoriques et pratiques éducatives. Elle tient aussi un blog personnel et une chronique dans le magazine 50-50.

  • Jane a 21 ans. Hyperconnectée, elle vit au présent entre jobs d'hôtesse et menus larcins, dancefloors et soirées branchées, ses amants d'une nuit et ses deux colocataires. Rien n'existe que par sa volonté; ses actes tracent les contours du monde.
    Un soir, le hasard la jette malgré elle sur les traces de son père, qu'elle n'a jamais connu. Est-il cette pop star dont on a perdu la trace ? Ce guitariste punk passé à côté de sa vie ? Ou ce solitaire retiré de la compagnie des hommes ?
    Jane se prend au jeu des vérités parfois contradictoires tandis que son environnement se détraque. La violence du réel, son humanité aussi, s'engouffrent dans les brèches à mesure qu'elle perd le contrôle.

    Après le succès du Livre que je ne voulais pas écrire, Erwan Larher revient, avec ce septième roman, à la pure fiction. Un texte up tempo, énergique et moderne, entre intime et sociétal. La voix de Jane est-elle celle d'une génération qui s'éveille ?

    Erwan Larher, après avoir travaillé dans l'industrie musicale, a tout quitté pour se consacrer à l'écriture. Il est l'auteur de sept ouvrages: Qu'avez-vous fait de moi ? et Autogénèse(Michalon, 2010, 2012), L'Abandon du mâle en milieu hostile et Entre toutes les femmes (Plon, 2013, 2015).
    Erwan Larher publie désormais chez Quidam éditeur: Marguerite n'aime pas ses fesses (2016), Le Livre que je ne voualis pas écrire (2017).


  • Le Père Noël a été assassiné juste avant le goûter d'enfants organisé par le directeur de l'hôtel de luxe pris d'assaut par les touristes, alors s'il vous plaît, commissaire, pas de vagues. C'est mal connaître Erlendur.

    Le Père Noël était portier et on tolérait qu'il occupe une petite chambre dans les sous-sols depuis 20 ans, mais la veille on lui avait signifié son renvoi. Et puis, sur son bel habit rouge pendait un préservatif usagé. Il n'avait pas toujours été un vieil homme, il avait été Gulli, un jeune chanteur prodige, une voix exceptionnelle, un ange.
    Les interminables fêtes de fin d'année du pays du Père Noël (11 jours) dépriment le commissaire qui s'installe dans une chambre de l'hôtel et mène son enquête à sa manière rude et chaotique.
    Sa fille essaye de ne pas replonger dans la drogue, elle vient le voir souvent, elle a eu de mauvaises fréquentations qu'elle présente à son père, ce qui permet à ce dernier d'avancer dans sa connaissance de la prostitution de luxe, et puis il y a cette jolie technicienne des prélèvements d'adn, tellement séduisante qu'Erlendur lui raconte ses secrets.
    Le 45 tours enregistré par le jeune garçon, cette voix venue d'un autre monde ouvre la porte à des émotions et des souvenirs, à des spéculations de collectionneurs et à la découverte des relations difficiles et cruelles entre les pères et les fils.

    Un roman dense et fort qui émeut profondément.

    Arnaldur Indridason est né à Reykjavik en 1961. Diplômé en histoire, il est journaliste et critique de cinéma. Il est l'auteur de 6 romans noirs, dont plusieurs sont des best-sellers internationaux. Il vit à Reykjavik avec sa femme et leurs trois enfants. Il est l'auteur de La Cité des Jarres ainsi que de La Femme en vert, tous deux parus aux Editions Métailié.

  • Découvrez les paroles pleines de sagesse, d'humour et de cynisme d'une centaine de personnalité sur les enfants !" À chaque fois que j'ai envie d'avoir un enfant, j'adopte un animal de compagnie ! " -
    Alyssa Milano" La maternité, c'est comme l'Albanie. On ne peut pas se fier à ce qu'en disent les livres, il faut y aller. " -
    Marni Jackson" Je n'ai jamais voulu avoir d'enfants, de peur de faire un petit soldat, un militaire, un tueur. On n'est jamais sûr... " -
    ArlettyDes mots souvent plein d'humour et loin du politiquement correct qui font du bien à entendre !

  • Notre monde est sans repère car il est sans père ! C'est au grand absent de la scène contemporaine que s'attache ici le philosophe de l'existence Martin Steffens, car la critique du patriarcat ne saurait aboutir à la disparition de la transmission. Un livre de libre morale sur nos moeurs faussement libérées. Éblouissant. À l'heure où le patriarcat, en tant que système social d'oppression, commence à se déliter, nous nous trouvons devant une alternative. Ou bien l'on croit qu'on élèvera d'autant plus les femmes qu'on rabaissera les hommes. Ou bien nous ferons, pour les garçons arrivant en ce monde, le voeu qu'ils sont, en tant que tels, une bonne nouvelle.
    Car chacun porte en soi la promesse de ce que l'autre a de meilleur. Ce n'est pas en détestant les hommes que nous respecterons les femmes. Plus libres d'aller au monde, les femmes seront aussi plus exposées. Elles ont donc besoin d'hommes en qui mettre leur confiance, d'hommes consistants.
    Annoncer aux jeunes hommes que leur virilité les oblige à ce qu'ils ont de meilleur, c'est cela aussi lutter contre le patriarcat.
    Un livre critique, généreux, lumineux qui appelle, contre la confusion, à une vraie libération.

  • De Sophocle à Dostoïevski, le parricide a hanté la société. Désormais, l'infanticide la terrorise. Des faits divers aux films de Clint Eastwood, Jacques Arènes interroge cette révolution. Par-delà l'enfant-roi, c'est toute la notion de filiation qui change. Que nous arrive-t-il ?
    Comment se comporter en fils quand les figures parentales sont fragilisées ? Et comment être parent s'il n'y a plus rien de permanent à transmettre ? Le nouvel ouvrage de Jacques Arènes explore ainsi la vulnérabilité des liens de filiation en ce début de xxie siècle, et analyse, d'un point de vue philosophique et psychanalytique, les difficultés que nous avons à croire au futur.
    Aucun pessimisme, mais du réalisme, et une volonté de penser la " fabrique " contemporaine de l'avenir : le psychanalyste ne déplore pas la fin de la verticalité des générations, pas plus qu'il ne regrette une famille traditionnelle dont l'image d'Épinal, séduisante et lointaine, illustre la couverture de ce livre. Il observe avec bienveillance le comportement des fils et des filles, obligés d'inventer leur vie en ce monde incertain qu'on leur a transféré plus que transmis. Et si l'absence de testament de la génération précédente était aussi une chance de liberté pour ceux qui arrivent ?
    Un livre pour comprendre et pour espérer.

  • Jeune et beau gabarier, Hugo, élevé par un père aimant mais taciturne, a toujours cru que sa mère était morte en le mettant au monde. Mais la réalité est tout autre. Lorsqu'il découvre la vérité, le jeune homme voit sa vie prendre un chemin qu'il était loin d'avoir soupçonné. Il va de mauvaises surprises en amères déceptions, se sent trahi à la fois par la personne la plus importante de sa vie et les ombres malveillantes du destin. Et son coeur tourneboulé l'empêche de voir que l'amour et le bonheur sont si près de lui qu'il n'a qu'à tendre la main pour les cueillir.

    Mais celle qui l'aime - et que lui ne voit pas - a la patience et la foi. Elle le sait: un jour, elle et lui, ces deux enfants du Pas du Loup, seront ensemble à jamais, comme les deux âmes soeurs qu'ils sont et ont toujours été.

  • In utero

    Julien Blanc-Gras

    "« Il n'y a aucune raison de paniquer. Nous allons créer et accompagner une existence. C'est une formidable nouvelle, me dis-je en tapant vol aller simple Patagonie sur mon clavier. »
     
    Journal de grossesse d'un futur père, In utero relate cette aventure intime et universelle, avec ses joies, ses angoisses et ses questions fondamentales. Faut-il se reproduire dans un monde surpeuplé ? Comment faire rire une femme enceinte ? Et surtout, peut-on accoucher en chaussettes ?"

  • La paternité, une épopée ! Père de cinq enfants, la vie de famille d'Alexandre Lacroix prend au fil des chapitres l'allure d'une épopée, semée d'épreuves et de vertiges.
    " La paternité est la grande affaire de ma vie adulte. Elle a occupé une large partie de mon temps. Mon premier enfant est né quand j'avais vingt-cinq ans ; mon cinquième quand j'en avais quarante-deux. Quatre garcons, une fille. De deux mères différentes.
    J'ai attendu que le cycle des naissances s'achève pour raconter cette expérience. J'en ressentais le désir depuis longtemps. Les romanciers, les intellectuels, s'ils évoquent souvent leurs pères, restent très discrets sur leur propre paternité. En un sens, je les comprends. Écrire sur ses enfants, c'est prendre le risque de la partialité. Et puis, comment alimenter le romanesque avec des petits pots ?
    À mesure que j'avancais dans l'écriture, j'ai pourtant eu la sensation de relater une épopée. Dans les romans de chevalerie, il y a des duels, des moments lumineux et violents où l'on joue sa peau comme lors d'un accouchement. Il y a des épreuves aussi et s'occuper de ses enfants, c'est en affronter sans cesse. Il faut écarter les dangers autour d'eux, en tracant une route.
    Si la filiation est une expérience épique, c'est encore qu'elle nous confronte à notre propre mort. Nos enfants sont ce que nous laissons sur Terre après nous. Dans la logique des choses, ils se trouveront réunis autour de notre cercueil. Mais cela n'a rien de triste. À mesure que nous vieillissons, nous transférons sur eux notre amour de la vie. " A. L.

  • Après L'Arbre à pain et Frangipanier, Tiare vient clôturer la fresque animée de la famille Tehana et de sa vie de quartier aux abords de Papeete. Tiare, c'est aussi le prénom de la petite-fille de Materena et Pito qui s'invite de manière inattendue sous leur toit. Un événement impromptu, qui amène dans son sillage de manière tout aussi imprévisible, la rédemption de Pito. De mari macho et père absent, il se révèle un papy aux petits soins et revisite sa place auprès des siens. C'est à travers le regard de cet homme « tout neuf » que ce troisième tome achève de décrire une nouvelle tranche de vie de cette famille tahitienne et, avec elle, dessine une certaine Polynésie, croquée avec affection, verve et légèreté. Succès international, la trilogie est maintenant publiée dans près d'une vingtaine de pays. Dans le Pacifique, ce classique de la littérature populaire est étudié dans les classes et les amphithéâtres.

    C'est en anglais et depuis l'Australie, où elle est installée depuis plusieurs décennies, que Célestine Hitiura Vaite a composé les trois tomes de la plus célèbre des sagas polynésiennes. Polynésienne au grand coeur et à la plume délicate empreinte d'humanité et d'humour, Célestine Hitiura Vaite n'a pas son pareil pour dévoiler les ressorts et les émotions des relations humaines, rendant le quotidien de ses protagonistes passionnant, émouvant et drôle.

  • Parce que la grossesse ne concerne pas que la future maman

    Aménorrhée, épisiotomie, turbulette... Vous venez à peine d'apprendre que vous allez devenir père que déjà vous êtes assailli de mots barbares inconnus jusqu'alors. Pas de panique ! Dans ce guide pratique et complet, rédigé avec le concours d'une sage-femme, vous découvrirez étape par étape tout ce qu'il est indispensable de savoir pour vous préparer à l'arrivée de bébé, aussi bien matériellement que psychologiquement, et faire de cette grossesse une période pleine d'amour et de confiance.

    Dans ce livre, vous trouverez :


    Des informations complètes sur la surveillance médicale de la grossesse, le développement de bébé, la préparation à la naissance, l'aménagement de votre nid et toutes les démarches administratives à effectuer avant et une fois que bébé est né.

    Des conseils pratigues pour vous impliquer autant que possible pendant la grossesse et l'accouchement et assurer ensuite avec votre bébé : préparer un biberon, effectuer les premiers soins, interagir avec lui, comprendre ses pleurs et soulager ses petits bobos...

    Des témoignages de jeunes papas et les avis d'un psychologue pour vous rassurer, anticiper vos questionnements et incertitudes et réfléchir à ce que devenir père signifie.

  • Tu verras

    Nicolas Fargues

    «Mon père me criait de remonter mon jean au-dessus de mes fesses, de cesser d'écouter des chansons vulgaires sur mon iPod, de rapprocher mes coudes à table et de ne pas faire la tête chaque fois qu'il voulait m'emmener au musée. Il ajoutait toujours : Plus tard, tu comprendras que c'est pour ton bien que je te disais ça, tu verras.»

  • Un soir d'été, un homme, dans une salle de cinéma, est bouleversé par l'image d'un enfant abandonné sur une plage. Quelque temps plus tard, une autre image, d'un autre enfant, sur une autre plage, vient en écho raviver en lui cette émotion violente et incompréhensible. Ces deux images, s'embrasant au contact l'une de l'autre, vont révéler les fêlures intimes de cet homme qui jusqu'alors se croyait à l'abri des soubresauts du monde et des remuements du coeur. De réminiscences en visions, sa vie vacille en silence, débordée par une lame de fond qui renverse et transfigure tout sur son passage?: les certitudes, les beaux jours insouciants, l'enfance perdue, ses mystères et ses châteaux de sable, et le regard fragile, d'amour et d'effroi mêlé, que portent sur leurs fils les hommes qui sont un jour devenus des pères.

  • Confession d'un enfant du siècle, c'est le plus personnel, le plus intime des livres de Nicolas Rey qui se raconte ici pour la première fois, avec une sincérité qui émeut, sans aucun fard. On y retrouve les thèmes qui lui sont chers, l'ambiance de ses romans, la vulnérabilité et la lâcheté amoureuse, les textos dans la salle de bain, le foot, Paris, l'amitié fusionnelle... Mais surtout, on y retrouve cette petite musique, cette grâce concise qui lui est propre, une manière de rendre universelle une sensation fugace, la vie ordinaire.
    Entre rire et larmes, un très beau texte, son plus beau texte penseront beaucoup, magnifique moment de lecture émaillé de joyaux, d'images et de phrases à lire et relire comme autant de vitamines pour l'âme.

  • Comment Bruce Lee participetil à la construction identitaire d'un adolescent introverti ? Un père raconte son adolescence à son fils de 7 ans, celle d'un gosse mal dans sa peau qui prend conscience du monde et trouve ses règles de vie dans le cinéma de genre.

  • Tout célibataire qu'il soit, un prêtre est appelé à s'offrir à la communauté ecclésiale dont il a la charge de la même manière que les époux s'offrent l'un à l'autre. Cette Lettre ouverte à mon frère prêtre, solidement argumentée, trouve son ancrage dans la théologie du corps que saint Jean-Paul II a léguée. Le père Dumas partage ici une découverte à la fois source d'une grande joie et d'un renouvellement profond de son ministère. Une invitation à considérer d'un oeil nouveau le sens de toute vocation chrétienne.

  • "Gaston est un très grand prématuré. À sa naissance, il a été séparé de son jumeau. Dans le service néonatal de l'hôpital de Rouen dont l'entrée est gardée par la statue de Gustave Flaubert, il lutte pour respirer. Gaston, c'est mon fils. Gustave est le "patron" des écrivains. Il refusa d'être père pour écrire Madame Bovary et L'Éducation sentimentale. Il y a des moments où l'on aimerait se débarrasser de la littérature parce qu'elle ne console jamais des catastrophes. Et pourtant, à la naissance de Gaston, la statue de Flaubert s'est avancée vers moi. Gaston et Gustave se sont retrouvés unis dans la tempête et le naufrage, peau contre peau. Je n'ai pas eu d'autre choix que d'écrire ce livre. J'avais quitté le monde des vivants pour celui des limbes où je réchauffais mes deux fils." Olivier Frébourg.

  • Quelque part au XXIe siècle... L'enfance dorée de Nelly Weatherly, une fillette impulsive, sournoise et gâtée à outrance par son père Phil, risque de prendre une tournure dramatique, alors qu'on lui diagnostique une maladie potentiellement mortelle et, surtout, incurable. Heureusement, bien avant sa naissance, son papa avait prévu le coup et, dans le plus grand des secrets, il avait chargé une entreprise de lui créer un double anonyme grâce à un protocole en marge des lois que l'on appelle Creator. Enfermée comme un animal dans une sorte de prison, la copie de Nelly vit dans des conditions inhumaines en attendant qu'on lui prélève des « pièces de rechange ». Mais lorsqu'une infirmière décide de soustraire celle qu'elle surnomme Laura à son destin, une course mortelle contre la montre s'engage.

    Dans un monde où la science prend parfois des détours qui peuvent sembler immoraux, Le Pacte interdit nous force à nous questionner sur l'abandon des valeurs humaines les plus fondamentales. Alors que les limites de plus en plus floues de cette science sont définies puis redéfinies à la hâte, on peut se demander si l'Humain a toujours confiance en la nature et si parfois, il ne devrait pas se faire une raison avant de corriger ce qu'il juge inacceptable.

  • Comment l'enfant (et l'adolescent) devient-il un sujet, acteur de sa vie, pour habiter le lien social avec ses contemporains ? Comment le néolibéralisme, de mutation en mutation, affecte-t-il les conditions requises pour ce processus anthropologique ?

    À partir de l'évolution des symptômes de l'enfant, de sa place dans la société, de l'accueil qui lui est réservé, l'auteur, en tant que praticien de la psychanalyse, chercheur, enseignant et militant (politique, syndical, associatif), s'interroge sur la logique qui préside à ces mutations et qui produit des mauvais traitements à l'égard de l'enfance. Il explore les solutions que les sujets formatés par l'idéologie de l'époque trouvent pour se loger dans le monde. Il en vient ainsi à dessiner quelques perspectives cliniques nouvelles.

    Dans cette réflexion, la psychanalyse constitue à la fois un appareil de lecture et un « poumon artificiel », et le désir de l'analyste, une chance pour la singularité de chaque analysant. L'éthique de la psychanalyse, parce qu'elle est au service de cette singularité, appelle à livrer la bataille politique pour l'enfant.

  • Entre le père et la mère, faut-il choisir ? Que l'on soit enfant, adolescent, adulte ou personne vieillissante, faut-il toujours privilégier l'un plutôt que l'autre, abandonner l'un au bénéfice de l'autre ?

    La bisexualité, cette immense construction freudienne, est toujours aussi vivace. Elle ne signifie pas la confusion des sexes, elle signale l'existence des deux, masculin/féminin et leurs configurations à la fois singulières et plurielles. Sans préjuger des choix de la vie amoureuse, elle souligne la double référence, au masculin et au féminin, au père et à la mère, au sein de la psyché. À partir d'expériences cliniques originales et de réflexions théoriques fécondes, les auteurs affrontent l'éternelle question « Dis-moi qui tu préfères, ton père ou ta mère ? Qui aimes-tu le plus, elle ou lui ? ».

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