• Dans un pays dont on ignore le nom, où se succèdent des dictateurs qui tentent de le moderniser, une soeur et son frère jumeau vivent à la ferme de leurs parents, au milieu des plaines. Marcio travaille aux champs avec le père, un homme violent, tandis que Léonora s'occupe de la maison avec sa mère. Ils ont douze ans à peine et leur complicité semble totale, leurs jeux interdits irrépressibles. Mais un soir, alors que leurs corps se rapprochent doucement dans le fenil, le père surgit et voit se confirmer ce qu'il a toujours suspecté. Tandis qu'un nouveau coup d'État vient de se produire, les parents décident de séparer les jumeaux. Commence alors un combat long et incertain, celui de la réinvention de soi et de la quête obstinée de liberté. Véritable hymne à la désobéissance, Pense aux pierres sous tes pas est également un cri d'espoir. Et d'amour fou.

  • Ce livre est une enquête sur l'agriculture cellulaire. Le terme relève de la novlangue en ce qu'il annonce comme relevant de l'agriculture la production d'aliments - plus particulièrement des produits animaux - à partir de cellules souches. Viandes, oeufs, laitages, gélatines, cuirs, soie sont (ou seront) fabriqués industriellement sans passer par la ferme. L'enquête s'attache aux start-up de cette nourriture artificielle ; aux financeurs aux fondations qu'ils alimentent et aux mouvements que ces fondations soutiennent par ailleurs, notamment les végans ; l'enquête va aussi explorer les liens - discrets mais réels - d'une part avec une agence de la sécurité intérieure américaine, d'autre part avec les transhumanistes.

    Gilles Luneau est un journaliste et réalisateur français, spécialiste des questions agro-alimentaires.

  • Résumé
    Après quinze années d'absence, Manuel revient à Fonds-Rouge, en Haïti. Le village est en proie à la sécheresse, les habitants vivent dans la pauvreté, les tensions sont quotidiennes. Manuel, qui a travaillé dans les plantations de canne à sucre à Cuba et qui connaît les techniques de l'irrigation, réussit à trouver une source. Après avoir partagé son secret avec Annaïse, il tente de persuader les villageois divisés de travailler ensemble pour faire circuler l'eau. Dans une ultime tentative de réconciliation, Manuel réussit à ramener la dignité humaine et la réconciliation à Fonds-Rouge.

    Gouverneurs de la rosée, chef d'oeuvre de Jacques Roumain, traduit dans plus d'une vingtaine de langues, est le livre de la solidarité, de l'amour et de la vie.

    Extraits de presse
    "Chaque fois, quelque part dans le monde, que l'on me demande un seul roman haïtien à lire, je réponds toujours Gouverneurs de la rosée de Jacques Roumain."
    Dany Laferrière

    "i>Gouverneurs de la rosée est peut-être unique dans la littérature mondiale parce qu'il est sans réserve le livre de l'amour."
    Jacques Stephen Alexis

    "Jacques Roumain nous livre une leçon de vie, osons le mot, un exemple de combat pour élever la part d'humanité en nous."
    Émile Ollivier

    "Il y a heureusement un assez grand nombre de livres dont on peut conseiller : lisez-les. Il y en a très peu dont on ait envie de dire : il faut que vous les lisiez. Si vous mourez sans les avoir lus, vous avez manqué quelque chose d'important. Gouverneurs de la rosée est de ceux-ci."
    André Still

    L'auteur
    Jacques Roumain est né à Port-au-Prince le 4 juin 1907. Il est sans doute l'écrivain haïtien le plus lu et le plus connu. Poète, journaliste, militant marxiste, romancier, polémiste, ethnologue, Jacques Roumain est décédé le 18 août 1944 à Port-au-Prince.

  • Ce livre est un outil précieux pour comprendre les cultures
    et traditions noires et pour combattre les discriminations et le racisme.

    Ainsi parla l'Oncle, premier manifeste de la condition noire, a inspiré les auteurs du mouvement de la négritude. Jean Price-Mars y explore les traditions, les légendes du vaudou et l'héritage africain qui fondent les cultures noires.

    Rééditée dans un nouveau format, cette oeuvre monumentale a servi de bréviaire aux intellectuels des peuples noirs. Pour penser le monde, pour comprendre les mécanismes de l'aliénation, soit du « bovarysme culturel », Jean Price-Mars a mis en avant les traditions, les légendes populaires, le vaudou et tout l'héritage africain qui fondent les cultures noires.

    Ce qu'on en a dit:
    « Le plus célèbre essai de la littérature haïtienne. », Dany Laferrière

    « Au bout de ma quête, je devais trouver Alain Locke et Jean Price-Mars. Et je lus Ainsi parla l'Oncle d'un trait comme l'eau de la citerne, au soir, après une longue étape dans le désert, j'étais comblé... », Léopold Sédar Senghor

    « Ainsi parla l'Oncle (...) illumine de manière magistrale les efforts que nos pères ont dû accomplir pour entrer (et nous après eux) dans le cercle interdit de l'humanité. », Maryse Condé

    L'auteur
    Jean Price-Mars (1876-1969), médecin, ethnographe, diplomate, homme d'État, pédagogue et écrivain, est considéré comme le principal maître à penser haïtien du XXe siècle.

  • La vache

    Beat Sterchi

    La Vache, c'est le grand roman réaliste du monde rural et de l'industrie alimentaire, où le sort du travailleur étranger a peu à envier à celui du bétail. Chapitres impairs : Ambrosio, l'immigré espagnol, est engagé par le brave Knuchel pour prendre soin de ses vaches. Il vit au coeur de la famille du paysan et de son troupeau au rythme de la nature et des saisons, sous le regard méfiant des habitants du « pays nanti ». Chapitres pairs : le même Ambrosio, sept ans plus tard, désormais chargé aux abattoirs de tuer et dépecer les mêmes bêtes qu'il choyait auparavant. Comment en est-il arrivé là ?

    Presque quarante ans après la première parution, Zoé réédite ce texte essentiel dont les questionnements sur les immigrés et le droit des animaux sont plus que jamais actuels.

    Beat Sterchi avait un père boucher, il aurait dû l'être aussi. Mais dès la fin de son apprentissage, il fuit le « pays nanti » helvétique pour le Canada, puis le Honduras, et se consacre à la littérature. En 1983, il a 34 ans et publie en Suisse La Vache. Coup de tonnerre dans le monde littéraire germanophone, mais Sterchi décampe en Espagne. Depuis, il écrit reportages, petites proses, textes pour la radio et le théâtre.

  • D'nigmatiques annotations au dos de photos dfrachies d'aeuls oublis, des souvenirs disparates et diffus, la saga d'un thtre ambulant, un petit hameau perdu au coeur d'une campagne ingrate et inhospitalire, deux vieilles femmes, des filles et des garons, un bureau, un grenier, un side-car, des tractions avant et des Fiat500, une tribu de Ritals, un enterrement, de l'alcool et des drogues, toute l'immensit des dtresses enfantines, des moments de grce, des treintes sauvages, ardentes, exaltes, et cependant d'une douceur presque insoutenable, des destins d'hommes comme tous les hommes, un maelstrm de voix et de paroles. la fois, exploration de la mmoire, histoire d'amour et enqute familiale, ce rcit compos d'une succession haletante de scnes fondatrices nous livre le tableau d'une sensibilit qui s'veille et s'ouvre au monde. Un hommage rendu aux morts et aux mots qui sauvent, la mmoire, au papier tue-mouche, au tabac Caporal, au Langage secret des animaux.

  • Enfants de rois, de paysans ou de bourgeois, les personnages de ces quatre récits ont ouvert sur le monde des yeux de premier homme?: l'ordre des choses, ils entendent l'éprouver en restant sourds aux « vérités éternelles ». Ce sont alors des assauts et des ruses, des solidarités intempestives et de soudains dégagements. Liberté, égalité, fraternité?: les vieilles lunes sont décrochées avec tout le décor, et les voici qui se rallument, fragiles, toutes neuves, à hauteur de regard, sur le visage de n'importe qui.

  • La République paysanne de Jules Ferry a-t-elle vécu ? Que représente aujourd'hui la campagne ? À quoi sert-elle ? Est-elle vouée à disparaître ? Qui sont et que veulent les paysans ? Les campagnards sont-ils des ploucs ? Pourquoi les Parisiens rêvent-ils d'aller vivre à la campagne ? Que changent la société collaborative et les nouvelles technologies pour les habitants de la campagne ? Dans cet échange entre un adolescent et un spécialiste de la paysannerie, on (re)découvre la curiosité dont on peut témoigner à cet âge. La pertinence des questions amène l'intellectuel à exprimer sa pensée avec clarté et concision. Il en résulte un entretien au ton original, accessible et souligné par le trait malicieux de Pascal Lemaître, qui intéressera aussi bien les ados que leurs parents. Jean Viard est sociologue, fin connaisseur du monde rural. Auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels La campagne inventée (avec Michel Marié, Actes Sud), Au bonheur des campagnes (avec Bertrand Hervieu, l'Aube), L'archipel paysan (avec Bertrand Hervieu, l'Aube) et Lettre aux paysans et aux autres sur un monde durable (l'Aube, 2010). Émile est collégien à Corbigny, dans la Nièvre. Pascal Lemaître est illustrateur dans l'édition et dans la presse internationale.

  • Trois générations de femmes liées par une histoire familiale commune. Trois masnà, " petites " en dialecte piémontais, dont les vies personnelles font écho aux bouleversements de l'histoire. Qu'est ce que la liberté ? Difficile à dire pour Emma Bonelli, une masnà, une " petite ", née en 1915 dans une famille paysanne du Piémont et mariée très jeune au fils d'une famille de propriétaires terriens, les Francesi. Dans leur grande demeure, la masnà se sent seule : elle ne peut comptear sur son mari pour l'aider à résister à sa féroce belle-mère et aux assauts de son beau-père. Malgré ces conditions de vie très difficiles, sa ténacité et sa rage de vivre font d'elle, sans qu'elle s'en rende compte, la véritable maîtresse de la maison. Pour Luciana, sa fille, la liberté, c'est ce qu'elle entrevoit en devenant couturière. Mais, en se mariant, elle laisse de côté ses rêves et aspirations personnelles au profit de ceux de son mari. Peut-être que seule Anna, la petite-fille d'Emma née dans les années 1970, connaîtra vraiment l'indépendance. À travers les portraits bouleversants de ces trois héroïnes inoubliables, se dessine en filigrane toute l'histoire de l'Italie de la deuxième moitié du XXe siècle.

  • Considéré par son auteur comme l'écrit le plus estimable qu'il eût produit, cette biographie vivante du père de Restif, laboureur bourguignon doté de quatorze enfants, reste une des peintures les plus précises de la condition paysanne peu avant la Révolution et une excellente source de renseignements sur le monde rural en France au dix-huitième siècle. Restif parle ainsi de La Vie de mon père : "Cet ouvrage, le plus estimable des miens et celui dont le succès a été le plus général, me fut inspiré tout à coup, en finissant l'impression du Nouvel Abeilard, à laquelle j'avais travaillé sans relâche, je mis la main à la plume avec ardeur et je l'écrivis tout d'un trait, car je ne fus occupé d'autre chose, tant que l'impression dura" (cité par Rives Childes, 248).

    Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • Jean Aicard (1848-1921) Le chantre des Maures continue à nous promener dans le royaume de Maurin ; car si Maurin est mort, les Maures ne le sont pas ! Ce roman, même si quelques allusions sont faites au chasseur-philosophe, ne nous conte pas autres de ses aventures ! Sur fond de cigales, de vie rurale, de rires et de larmes, nous assistons à l'opposition entre la vie facile à la ville (avec Arlette) et la rudesse de celle aux champs (avec Martine)... Que choisira Victorin ? Ecoutera-il l'appel de la "liberté citadine" ou celui de la tradition familiale ?

  • L'histoire de la Corporation paysanne est celle de la lutte entre la profession et l'Etat, lutte de laquelle la profession sortira vaincue par un Etat français lui-même soumis aux autorités d'occupation. L'institution répondait à la fois à un des axes idéologiques majeurs du nouveau régime et aux voeux des principaux dirigeants syndicalistes avant-guerre. Ces derniers en prirent la direction, mais ne réussirent pas à créer un véritable « droit corporatif » dans lequel l'essentiel du pouvoir serait entre les mains des professions. En dépit des efforts réalisés à la Libération pour « gommer » l'oeuvre du gouvernement de Vichy, la Corporation a néanmoins laissé des traces durables dans l'organisation actuelle de l'agriculture. L'unité syndicale, depuis longtemps désirée, était enfin réalisée, et n'a pas pu être remise sérieusement en cause depuis. L'auteur a eu accès, pour la première fois, à toutes les archives publiques concernant la Corporation, qu'elles émanent de la Corporation elle-même, des ministères de l'Agriculture, des Finances, de l'Intérieur ou du cabinet du chef de l'Etat. Elle a pu utiliser également de nombreuses archives privées et recueillir les témoignages des principaux dirigeants de la Corporation et du ministère de l'Agriculture.

  • Frêle aronde Nouv.

    Frêle aronde

    Celina Morilhat

    En 1808, Zélie a dix-sept ans. Jeune paysanne du Haut-Doubs, son quotidien est rythmé par la vie de son village, avec ses joies et ses peines. Son destin semble tracé et son mariage avec Odiel, modeste ouvrier du Haut-Fourneau, n'en est que la continuité. Mais ces noces, marquées par le sceau de la guerre et de l'absence, vont bousculer son existence. Amenée à se séparer des siens, Zélie fera tout pour retrouver son mari, au risque de se perdre elle-même...

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