• En octobre 1974, Georges Perec s'est installé pendant trois jours consécutifs place Saint-Sulpice à Paris.
    À différents moments de la journée, il a noté ce qu'il voyait : les événements ordinaires de la rue, les gens, véhicules, animaux, nuages et le passage du temps. Des listes. Les faits insignifiants du quotidien. Rien, ou presque rien.
    Les mille petits détails inaperçus qui font la vie d'une grande cité - d'un quartier dans une grande cité. Les innombrables variations imperceptibles du temps, de la lumière, du décor, du vivant. Autobus, chiens, passants, touristes.
    Ce texte magistral dans l'oeuvre de Perec figure à présent au rang des classiques.

  • Un paradigme est une représentation du monde, une manière de voir les choses. Le mot signifi e modèle ou exemple mais aussi ce qui est central dans la pensée. Après des décennies consacrées à l'analyse et à la traduction du Tchouang-tseu, Jean François Billeter s'attaque à la Weltanschauung , la vision du monde. Il décrit un ensemble d'expériences qui infl uencent la façon dont un individu perçoit la réalité et réagit à cette perception. Il aborde notamment avec une grande lucidité et une grande clarté le phénomène de la dépression, défaillance de la perception du monde, et donc de la relation à soi. Apologie de l'observation, de ce qu'elle provoque comme de la manière dont elle agit, dans une réconciliation inédite et prometteuse du corps et de la pensée.

  • Dans cet ouvrage formé de deux essais qui se complètent l'un l'autre, Jean François Billeter éclaire doublement ce qui se passe en Chine aujourd'hui : d'abord du point de vue de l'histoire du capitalisme, de cette "réaction en chaîne non maîtrisée" dont il retrace l'histoire depuis son début en Europe, à l'époque de la Renaissance ; ensuite du point de vue de l'histoire chinoise, dont il offre également une synthèse dense, mais claire. Cet ouvrage intéressera les lecteurs qui s'interrogent sur la Chine actuelle, mais aussi ceux qui réfléchissent sur le moment présent de l'histoire et ses suites possibles.

  • Cet ouvrage reprend certains problèmes abordés dans les Leçons sur Tchouang-tseu et les éclairent d'un jour nouveau. Il aborde en particulier la nature des difficultés sur lesquelles butent les échanges entre l'Europe et la Chine sur le plan de la pensée. Le Tchouang-tseu permet d'appréhender des aspects inaperçus mais essentiels de l'expérience humaine la plus commune. Nul problème n'est compliqué dès lors qu'il est ramené à l'essentiel.

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    Les bébés ont des choses à nous dire bien avant de pouvoir parler ! Il est parfois difficile de comprendre les besoins des tout-petits : « J'ai faim », « Je suis fatigué ... », « Aide-moi », « J'ai peur »... La langue des signes adaptée aux bébés, très largement utilisée dans les crèches, permet aux enfants comme aux parents de communiquer autrement en attendant que la parole se mette en place. L'enfant rassuré, entendu, peut interagir avec le monde qui l'entoure et s'épanouir. Les relations entre enfant et parents (ou professionnels de la petite enfance) sont plus paisibles et les frustrations s'atténuent naturellement.Découvrez un outil complet pour se lancer : - Des conseils et une synthèse des connaissances sur la communication du bébé par des auteurs spécialistes du langage (orthophoniste et formatrice en LSF) - Un dictionnaire de 150 signes illustrés, facile à utiliser - Une vidéo associée à chaque signe pour bien comprendre le mouvement.

  • François Jullien a publié sur la "pensée chinoise" des ouvrages nombreux, qui ont connu un succès considérable en France et des traductions dans une quinzaine de langues. Un autre sinologue, Jean François Billeter, présente ici quelques-unes des objections qu'on peut lui faire sur sa méthode et sur sa vision de la Chine. Il ouvre un débat qu'il estime indispensable et dont il montre les implications intellectuelles, morales et politiques.

  • « Je me proposai, pour ma thèse de doctorat, détudier les concepts fondamentaux de la mécanique. Cest ainsi que je fus conduit à moccuper de lidée de temps. Je maperçus, non sans surprise, quil nest jamais question de durée proprement dite en mécanique, ni même en physique, et que le temps dont on y parle est tout autre chose. Je me demandai alors où est la durée réelle, et ce quelle pouvait bien être, et pourquoi notre mathématique na pas de prise sur elle. De ces réflexions est sorti lEssai sur les données immédiates de la conscience où jessaie de pratiquer une introspection absolument directe et de saisir la durée pure » (Bergson, lettre à G. Papini, 21 octobre 1903).
    /> À la croisée de la psychologie et de la métaphysique, le premier ouvrage de Bergson, paru en 1889, contient en germe lensemble de sa philosophie. En nous invitant à nous déprendre de nos cadres de pensée figés, il y montre que le temps nest pas une réalité physique, mais une dimension de la conscience vivante, et, tissant un lien entre philosophie de la conscience et théorie de laction, il aborde à nouveaux frais la question de la liberté.

    Édition établie sous la direction de Paul-Antoine Miquel Présentation, notes, chronologie et bibliographie par Emmanuel Picavet Annexe sur « Bergson et linvention de la durée » par Sébastien Miravète

  • Initialement sans titre ni date, Heisenberg avait distribué ce texte à quelques proches seulement, sous le sceau du secret, en raison des critiques qu'il contenait à l'encontre du régime nazi. À cette époque, il est engagé dans un travail dans le domaine de la théorie des particules élémentaires. À travers l'exposé des théories de la physique quantique, qui bouleverse notre mode de pensée en introduisant le concept apparemment paradoxal de "loi d'incertitude", c'est le problème général de la connaissance qu'il aborde, posant notamment la question de la responsabilité du savant face au politique. Il examine en conséquence la répercussion, dans les disciplines traditionnelles comme dans l'existence quotidienne, de cette "nouvelle position à l'égard de la réalité" qu'induisent les sciences.

    /> Prix Nobel de physique en 1933, l'allemand Werner Heisenberg (1901-1976) est l'un des principaux fondateurs de la mécanique quantique. De culture encyclopédique, il laisse une oeuvre scientifique et philosophique, dont Le Manuscrit de 1942 est sans doute l'expression la plus aboutie.

  • Considéré aujourd'hui comme une oeuvre majeure dans l'histoire de la pensée, le Traité de la nature humaine passa inaperçu au moment de sa parution en 1739. David Hume le dit tombé "mort né des presses" et tient sa forme pour responsable de son échec. Qu'à cela ne tienne, il en rédige sous couvert d'anonymat un Abrégé qu'il destine à la critique. Prêt à défendre coûte que coûte ses idées nouvelles, il y clarifie non seulement son Traité mais en dégage en quelques pages les questions centrales : la nature des idées, le lien de causalité et la question du libre-arbitre. Surtout, il y traite de manière originale et approfondie de la notion de croyance.Paru en 1740, il n'est remis à la disposition du public qu'en 1938. Si l'histoire démentira l'insuccès du Traité, l'Abrégé du Traité de la nature humaine est un texte clé pour en saisir l'ampleur et la modernité.

  • L'Occident partage une vision commune de l'histoire, bien différente de celle qui a cours dans le monde musulman. Dans ce récit, Tamim Ansary raconte, « comme si nous passions un moment ensemble dans un café », l'histoire du monde telle que la conçoit la tradition musulmane. Quand commence-t-elle ? Quels en sont les grands événements, les héros, les centres géographiques ? Si l'on dit du monde actuel qu'il n'est qu'un village, cela n'a pas toujours été le cas. Jusqu'au XVIIe siècle, le monde musulman et l'Occident se sont développés en totale autonomie. Ils ont constitué deux univers séparés, chacun préoccupé par ses affaires internes et dépositaire d'une tradition propre. L'auteur nous invite à pénétrer dans l'univers culturel islamique et à porter un regard venu d'ailleurs sur le monde - Occident inclus -, depuis l'époque du prophète Mahomet jusqu'au début du XXIe siècle.

  • Ce livre s'adresse à toutes les personnes concernées par la petite enfance, tant parents que professionnels. À partir d'un rappel clair des points importants de développement de l'enfant au cours des trois premières années de sa vie, L'Explorateur nu propose de nombreuses activités de jeu aptes à l'accompagner, à tout moment, dans ses multiples explorations motrices, sensorielles et sociales, qu'il soit à la maison ou dans toute structure d'accueil.Une précision très importante : ce livre a été publié voici presque quarante ans ! On pourrait donc légitimement imaginer que les enseignements de cet ouvrage sont désormais pleinement assimilés. Or, hélas, il n'en est rien ! En effet, à l'époque, l'innovation extrême de son contenu était liée au fait que les compétences des tout-petits étaient en grande partie ignorées, voire niées. Entre-temps, celles-ci ont été reconnues et prises en compte ; mais, depuis une dizaine d'années, deux déferlantes anxiogènes envahissent le monde de la petite enfance : l'hygiène et la sécurité qui, bien qu'essentielles, deviennent très nocives et compromettantes pour l'ensemble des explorations de l'enfant quand elles sont poussées à l'extrême, parfois jusqu'à l'absurde, en prétendant le surprotéger à tout prix !D'où l'incroyable actualité, de nouveau, aujourd'hui, des activités multiples présentées dans ce livre, permettant à chaque enfant, en toute quiétude et confiance, de multiplier les jeux de tous ordres indispensables à son bon développement... et aux adultes de l'accompagner avec sérénité !

  • Un séminaire de deux années consacrées à l'exploration des paranoïas. Alors que les relations, sociales et/ou privées, sont marquées par des interprétations suspicieuses et malveillantes, que l'ère du soupçon semble dominer, Charles Melman a choisi de parler des paranoïas. Avant que ce type de relations ne paraisse faire partie de la norme et de l'usage, l'auteur s'attache à isoler, à illustrer, les diverses formes existantes de paranoïas dont certaines n'ont pas encore été reconnues.

  • Toute l'histoire de notre rapport au temps est marquée par une progressive accélération du rythme de la vie. L'avènement des nouvelles technologies de la communication (mails, téléphones mobiles, Internet) et le triomphe du capitalisme financier, fondé sur une exigence de rentabilité à très court terme, ont entraîné trois façons nouvelles de vivre le temps : l'instantanéité, l'immédiateté et enfin l'urgence.

    La nouveauté est là, dans le fait que l'urgence, autrefois cantonnée au domaine médical ou, parfois, au domaine juridique, a envahi le domaine économique et, par voie de conséquence, le registre de la vie professionnelle et celui de la vie personnelle.

    Ce sont les fondements et les incidences de ce nouveau rapport au temps que les auteurs se proposent d'approfondir au niveau des individus, des groupes, des institutions et des entreprises, et dans différents domaines : la finance, la politique, l'économie, l'utilisation des technologies, les apprentissages...

  • Qu'attendre d'un ouvrage psychanalytique sinon une réflexion sur le travail du psychanalyste, sur cette écoute si singulière où il prend sa source? Ce livre est plus encore: il conduit une réflexion rigoureuse sur ce qui organise le tissu même de la «vie de l'âme», sur les éléments constitutifs de la psyché, sur ce qui l'anime et la construit dans ses formes palpables - rêve, pensée, symptôme, transfert. Il distingue ce qui émeut, ce qui affecte, ce qui veut, ce qui agit. Il dessine les voies sensibles par lesquelles cela se transmet: configurations qui apparaissent, qui se transforment et se déforment, qui souvent naissent plus qu'elles ne renaissent au cours du processus analytique. Écouter l'inconscient implique de discerner toutes les formes dans lesquelles il peut se manifester. Entre la surface et le fond, il faut reconnaître «l'action de la forme».

  • «un malaise un racisme discret destructeur un chargeur c'est une réserve de munitions pour une arme on dit aussi un magasin l'insoutenable vision du dépeçage la banalité exténuante la répétition des objets quotidiens les attentats affichent leurs bilans comme les marques leurs points en Bourse l'intime et l'environ les pièges des contrôles de clandestins les balises des massacres le temps qui passe des rapports opaques les avertissements de la fatigue le principe du tout droit les riches heures de la torture la ville qui pue les marchandises de l'insécurité les épidémies envahissantes les fragments comme débuts il reste un fond de sac nettoyer le repos comment s'en aller»

  • Maurice Merleau-Ponty (1908-1961), philosophe-artiste de la chair, de la perception, du sens et de l'expression, phénoménologue et métaphysicien. Il s'est intéressé à tous les domaines de la culture, l'art, le langage, l'histoire, la science et la politique: pour les faire dialoguer de manière féconde et manifester leur interpénétration effective, mais surtout pour les ramener à leur racine commune dans le phénomène de la perception.
    Bien que largement inachevée, l'entreprise du philosophe à l'écriture ciselée converge vers la construction d'une ontologie phénoménale, comprise comme dimension de manifestation où l'inventivité humaine est vouée à affronter continuement les énigmes de la visibilité, dont les solutions sont autant de figures possibles.
    L'ouvrage parcourt l'oeuvre, de La Structure du comportement et de La Phénoménologie de la perception à La Prose du monde, en passant notamment par Signes, L'oeil et l'esprit et Le Visible et l'invisible, pour retracer la généalogie des problèmes soulevés par Merleau-Ponty, afin de mieux comprendre sa méthode et reconstituer à grands traits ses principaux apports: sa réflexion esthétique, sa philosophie originale du sentiret de l'agir, sa critique de la science et la mise en chantier d'une réforme radicale des catégories de la métaphysique.
    On finit par l'évocation de la nombreuse postérité de ce penseur singulier.
    Agrégé et docteur en philosophie, Ronald Bonan (né en 1961) enseigne actuellement en C.P.G.E. scientifiques au Lycée Vauvenargues d'Aix-en-Provence ainsi qu'au Département de Philosophie de l'Université de Provence (A.M.U.) où il prépare les étudiants aux concours d'enseignement et dispense un cours d'esthétique. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles en histoire de la philosophie (sur Merleau-Ponty, la science, l'esthétique) ainsi que de romans et pièces de théâtre (Le Canapé, Création au théâtre de Lenche à Marseille en 2010 ; Ambulances, Coaraze, L'Amourier, 2005) rapportant la courte mais marquante période de sa vie où il a changé de langue en passant brusquement de l'italien au français). Il a récemment publié aux Belles Lettres en 2011,Merleau-Ponty, chez Ellipses en 2011, Apprendre à philosopher avec Merleau-Ponty, aux Éditions Aléas en 2009, Pourquoi voyager avec Rimbaud ? Dialogues sur la réalité des apparences.

  • L'approfondissement de l'étude du monde interne des personnes autistes est désormais une priorité scientifique du fait des enjeux thérapeutiques qui en dépendent. En nous intéressant à comment les personnes autistes voient le monde qui les environne plutôt qu'au pourquoi il en est ainsi, nous sommes amenés à dépasser les clivages entre les parents, les psychanalystes et les autres professionnels qui prennent soin des personnes autistes.

    Pouvoir comprendre et partager quelque chose de leur vision cognitive, émotionnelle, fantasmatique ou artistique permet de les aider à accéder à l'intersubjectivité et à la subjectivation. En effet, en sentant que leur monde interne et le nôtre peuvent différer sans que cela soit une catastrophe, que c'est justement parce qu'ils sont différents qu'ils peuvent interagir sans risque de fusion, d'engloutissement ou de collage,  s'ouvrent pour les personnes autistes une théorie de l'esprit et la possibilité d'identifications projectives normales.

    C'est le pari d'un possible partage que relève ce livre en se proposant d'articuler des paroles de parents et d'adultes autistes avec les avancées des neuroscientifiques et des psychanalystes.

    Ouvrage publié avec la CIPPA.

  • Au croisement des modèles théoriques, cet ouvrage effectue une double synthèse à la fois du côté des neurosciences cognitives et du côté de la psychanalyse sur la question de la mémoire. Cet ouvrage propose une étude sur la mémoire, son fonctionnement et ses troubles, dans une optique « complémentariste », c'est-à-dire, une double lecture, celle de la psychanalyse et celle des neurosciences avec un maillon intermédiaire : celui de la psychologie développementale précoce. Ainsi, il fait apparaître des correspondances entre concepts relevant d'épistémologies différentes, entre fonctionnement cérébral et fonctionnement psychique. Les neurosciences comme la psychanalyse mettent en perspective la dynamique et les enjeux des processus mnésiques.

  • En une synthèse inédite, le livre analyse les origines, le développement et l' actualité de la recherche suscitée par les aphasies. Il explique quel a été le rôle joué par ces troubles dans la genèse de la neurologie comme science. Il montre quels enseignements on peut tirer des pathologies lorsqu' on veut comprendre en quoi consiste l' appropriation du langage par l' individu. Il dégage enfin les implications philosophiques de la question, notamment quant aux relations entre cerveau, esprit et langage.

  • La question du médium est au centre de cet essai. D'une part, le médium des artefacts visuels traditionnellement considérés comme des « images » (dessins, tableaux, estampes, etc.) est défini par la nature de leurs supports. En appliquant aux oeuvres d'art le même traitement qu'à tout autre objet, la photographie n'a pas fait qu'élargir la famille des images, elle en est devenue le paradigme, de sorte que la reproduction d'une oeuvre d'art qui n'est pas une image est une image. La condition définitoire de ce qui fait image s'en trouve dès lors modifiée. D'autre part, on donne le nom de « médium » à une personne que ses pouvoirs suprasensibles mettent en communication avec les « esprits ». Parce qu'ils situent l'image au confluent de ces deux grandes déterminations (le renvoi et la transmission), les textes de Pascal Quignard peuvent nous éclairer sur les pouvoirs qui lui sont attribués. L'hypothèse est la suivante : non seulement toute image actuelle a un médium, mais toute image, en tant qu'elle est image de ce qui est sans image (« image qui manque à nos jours »), est un médium. La médialité (les « supports ») est aussi une affaire de médiumnité (les « transports »). Médée, l'infanticide, la magicienne, empoisonneuse et guérisseuse, dotée des pouvoirs d'un médium (d'une chamane), est précisément la figure générale de la médiation.
    Bernard Vouilloux, professeur de littérature française à la Faculté des Lettres (Paris IV) de Sorbonne Université, a centré ses recherches sur les rapports entre le verbal et le visuel, littérature et peinture, poétique et esthétique. Outre de très nombreux articles, il a publié une vingtaine d'ouvrages.

  • "Tchouang-tseu est le plus remarquable des philosophes chinois. On ne sait pas grand-chose de sa personne. Il est probablement mort vers 280 avant notre ère. Nul ne sait très bien quelle part lui attribuer dans l'ouvrage qui porte son nom et qu'on appelle 'le' Tchouang-tseu. Cet ouvrage réunit des textes de Tchouang-tseu lui-même et d'auteurs anonymes qui ont été proches de lui, se sont inspirés de lui après sa mort ou ont été associés à son nom par la suite. L'ouvrage n'est pas gros, il est un peu moins long que les quatre Évangiles. C'est un classique : un ouvrage qui a été beaucoup lu, cité et commenté au cours des siècles, mais aussi mal lu et mal compris, ou compris selon des préjugés qui n'ont plus de raison d'être aujourd'hui. Je me suis efforcé de l'aborder d'un regard neuf. Au seuil de ce livre, le lecteur me demandera peut-être de lui dire quelle sorte de philosophe est Tchouang-tseu. Je ne peux pas répondre parce que je ne puis le classer dans aucune catégorie connue. Il faut que le lecteur voie et juge par lui-même." (Jean François Billeter)

  • Les liens biologiques, vibratoires et moraux qui relient l'homme à l'animal sont l'objet d'une reconnaissance internationale depuis fort longtemps. Ce qui est moins connu, de plus en plus étudié par les spécialistes et les scientifiques, c'est une évidente dynamique de partage et d'entraide entre les hommes et les animaux, qui prend souvent des formes inattendues mais qui se révèle être d'une flagrante efficacité.Au-delà des complicités quotidiennes avec nos animaux de compagnie, les thérapies assistées par l'animal, encadrées par des professionnels, contribuent à soulager les souffrances humaines dans de très nombreuses occasions, avec des résultats souvent spectaculaires. Les liens indéfectibles qu'ils parviennent à instaurer avec nous et les aptitudes curatives de ces assistants-thérapeutes, finalement si proches, nous permettent ainsi, sur la voie de la guérison, d'entreprendre un réel cheminement intérieur pour mieux vivre nos pathologies au quotidien.

  • Ce livre s'adresse aux étudiants et aux spécialistes de différentes disciplines qui s'intéressent aux processus cognitifs. La présence de résumés à la fin de chaque chapitre ainsi que l'utilisation abondante d'exemples et d'illustrations en font un outil pédagogique avantageux. Écrit dans un style clair et accessible, il pourra aussi profiter à toute personne désireuse de mieux comprendre le fonctionnement cognitif de l'humain.

    La cognition se trouve désormais au centre des préoccupations de nombreuses disciplines et, dans ce contexte, la psychologie cognitive occupe une place prépondérante. Cependant, la diversité des approches et des méthodes qui lui sont propres fait que, souvent, elle paraît difficilement accessible aux non-initiés. Parce qu'il adopte une perspective spécifique, celle du traitement de l'information, ce livre offre une présentation simple et cohérente de la psychologie cognitive. De plus en plus, l'approche de traitement de l'information influence profondément l'étude de la cognition. Cette approche privilégie l'étude des processus d'enregistrement, de sélection, d'encodage et de récupération de l'information ; on y analyse aussi la représentation et l'organisation de l'information en mémoire.

    Cette introduction accessible et actuelle à l'approche de traitement de l'information en psychologie cognitive a été rédigée en français à l'intention d'un large public.

  • « Ce reflet d´une femme fatiguée par le poids d´une vie, est-ce bien moi ? Moi que l´on appelait la belle, moi que l´on appelait la douce, moi dont les charmes étaient à ce point convoités ? Où la belle s´est-elle évaporée ? Où la douce s´est-elle dissimulée ? Où les jolis noms et compliments qui m´ont tant auréolée se sont-ils envolés ? Où est passé l´amour qui m´a tant enveloppée ? » Dans ce recueil onctueux de nouvelles, Jean-Christophe Duton nous dévoile les émois douloureux et la délicate alchimie du corps et de l´âme de six êtres brisés, figés par la fatalité.

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