• Pigalle

    Yan Morvan

    Yan Morvan est reconnu comme l'un des grands spécialistes contemporains de la photo de guerre, qui constitue ses premiers reportages. Il collabore à Libération, puis, membre de Sipa Press, correspondant permanent de l'hebdomadaire américain Newsweek, il couvrira les principaux conflits dans le monde. Périodiquement, il revient en France et réalise des reportages sur les marges de la société. En 1994, il se consacre à une immersion à Pigalle, ses cabarets, ses sex shops et autres boites échangistes. Il en ramène des portraits de personnages de la nuit, des images en couleurs ou noir et blanc de l'envers du décor, des marginaux des trottoirs où se pressent hommes et femmes venus chercher le frisson de la transgression dans la nuit.

  • Confusion, désarroi, sidération : les artistes interrogés témoignent presque tous du sentiment d'«impuissance totale» qu'a d'abord provoqué la triple catastrophe de Fukushima, à la fois classique (séisme, tsunami) et inhabituelle (nucléaire).
    Mais après les premiers moments de chaos sont apparus progressivement de multiples signes de résistance et de renouveau.
    De ce point de vue, les entretiens réunis ici forment un corpus exceptionnel : pour la première fois, des artistes japonais de renommée internationale entrent en dialogue avec des artistes et des chercheurs français et disent ce qu'a changé pour eux l'événement du 11 mars 2011, aussi bien dans leur pratique artistique que, de manière plus large, dans leur façon d'être au monde ou de le concevoir.

    Michaël FERRIER est écrivain et professeur à l'Université Chuo (Tokyo), directeur du Centre de Recherches Figures de l'Étranger.

  • Plongée immédiate dans le quartier latin en Mai 68. Des slogans d'inspiration situationniste recouvrent les murs : "Vivre sans temps morts." "Jouir sans entraves." "Ne travaillez jamais." Dès le 3 mai, 2000 étudiants sèment sur leur parcours leurs revendications. Lors de la Nuit des Barricades, l'imagination prend le pouvoir : "La société est une fleur carnivore." Puis vient la contestation pure : "Défense d'interdire" ou encore "C.R.S. = S.S.". La Sorbonne subit ensuite l'assaut des profanateurs : "Professeurs, vous nous faites vieillir." Les photographies de ces slogans, saisis à chaud, forment des documents exceptionnels sur ces dix jours de révolte. Les revendications, matériellement éphémères, resteront à jamais gravées dans les mémoires.

    Mousse, peintre en bâtiment puis journaliste, Walter Lewino (1924-2013) s'engage dans la France libre à l'âge de 17 ans. Démobilisé en 1946, il se lance dans des études de lettres. Il entre plus tard au Journal officiel puis devient rédacteur en chef adjoint de France Observateur. En 1978, il rejoint le Nouvel Observateur. Il est l'auteur de plusieurs romans, dont L'Heure (1959), L'Éclat et la blancheur (1967), Fucking Fernand (1976, porté à l'écran par Gérard Mordillat) et Châteaunoir (1998).

  • Ce qui se trame, onzième volume de la collection Autour de l'art, marque les 20 ans de la compagnie de théâtre Sibyllines et nous offre une plongée dans l'univers créatif de sa fondatrice Brigitte Haentjens. Regards croisés d'artistes de la scène sur leur travail avec la célèbre metteure en scène, Ce qui se trame propose douze entretiens par l'auteure Mélanie Dumont, illustrés des magnifiques portraits d'Angelo Barsetti. À travers quelques-uns des visages et des histoires de celles et ceux qui ont marqué l'histoire de Sibyllines, ce livre témoigne du processus et du mystère insondable de la création, de ses tâtonnements et de ses hasards.
    Douze artistes de la scène se sont prêtés au jeu de l'entretien et du portrait : Angelo Barsetti, photographe, maquilleur et coiffeur, Anick La Bissonnière, scénographe, Bernard Falaise, compositeur, Julie Charland, costumière, Jean Marc Dalpé, dramaturge et comédien, Francis Ducharme, comédien et danseur, ainsi que les comédiens Anne-Marie Cadieux, Roy Dupuis, Sylvie Drapeau, Céline Bonnier, Sébastien Ricard et Marc Béland, tous partagent avec nous leur relation de travail privilégiée avec Brigitte Haentjens.

  • Un hommage sans retenue à la beauté de la femme
    L'histoire du poil féminin constitue un volet essentiel de la sexualité et de l'évolution des moeurs. Elle est riche de moments sociaux, culturels, esthétiques ou religieux, voire aujourd'hui politiques, qui ont inspiré largement les Lettres et les Arts. De façon souvent poétique et pittoresque, la voici, preuves et images à l'appui.
    À travers des notules aux titres fleuris et engageants (" Poilue comme un gorille ", " Ce que toute femme doit savoir avant de s'épiler les sourcils "...), cet ouvrage richement illustré entreprend de libérer du joug des convenances matérielles et spirituelles un des aspects les plus éclatants de la sensualité féminine. Une sensualité à ce point brimée qu'aujourd'hui hommes et femmes de bonne foi ont décidé de remettre le poil à l'endroit qu'il n'aurait jamais dû quitter.
    Extraits de livres, anecdotes historiques, poèmes, chansons, publicités illustrent joyeusement la physiologie du poil féminin, l'épilation, les femmes à barbe, les odeurs et leur perception, jusqu'au retour en force du poil de nos jours.
    Jean Feixas, ancien avocat au barreau de Toulouse et commissaire divisionnaire, est depuis toujours collectionneur d'insolite et d'insolent. Il est notamment l'auteur d'Histoire de la fessée. Emmanuel Pierrat, avocat et écrivain, est passionné par la censure et l'histoire des moeurs. Il a publié dernièrement, chez First, L'Érotisme pour les nuls. Ensemble, ils ont co-écrit Barbes et Moustaches, paru chez Hoebeke en 2015. Appelant à la barre les meilleurs témoins (et heureusement pas toujours ceux dits de moralité !), ils se font dans cet ouvrage les éloquents avocats du poil.

  • Vous voulez être photographe, pas gestionnaire d'entreprise. Vous n'aurez cependant pas le choix : vous le deviendrez par la force des choses.

    Gagner sa vie en tant que photographe, c'est être entrepreneur. Être entrepreneur, c'est gérer une entreprise.

  • Prendre une photo semble être un geste banal, et diffuser cette image semble l'être tout autant. Une foule d'embûches et de complications légales sont néanmoins possibles, de la prise de la photo jusqu'à sa publication.

    Peut-on photographier n'importe qui, n'importe quoi, n'importe où, n'importe quand, et en toute circonstance? Que vous soyez photographe amateur ou professionnel, graphiste, designer Web, enseignant, chef d'entreprise, responsable des médias sociaux ou des communications, éventuellement, vous serez appelé à utiliser et à diffuser une image que vous avez prise, trouvée ou achetée.

    La face cachée de la photo fait la lumière sur les pièges à connaitre pour éviter une poursuite pour violation du droit à l'image d'une personne ou des droits d'auteur d'un photographe. Il explique comment se procurer des images légalement et quels critères considérer lors du choix d'une photo sur une banque d'images.

  • Saisir la brume est composé de photographies accompagnées d'un haïku. Il parle de choses minuscules, mais qui se relient au monde au travers du paysage immense de la Côte-Nord et du cycle des saisons. Au-delà des photos, les sensations, les sons, le mode

  • En 1665, le roi Louis XIV envoie en Nouvelle-France un contingent de 1 300 officiers et soldats du régiment Carignan-Salières afin de mettre un terme aux attaques incessantes des Cinq-Nations iroquoises qui effraient les quelques 3 000 habitants de la colonie. L'arrivée de ce régiment a laissé une marque indélébile à plus d'un titre, notamment par sa contribution non équivoque au peuplement de la région. L'année 2015 marque le 350e anniversaire de ce tournant de notre histoire et Cap-aux-Diamants a voulu se joindre aux commémorations en publiant un numéro spécial sur le sujet. Vous y trouverez une foule d'articles fouillant des thèmes allant de l'uniforme des soldats aux legs du régiment dans la mémoire collective québécoise.

  • Die Kunst Sibiriens ist ein faszinierendes Studienobjekt und die Artefakte, die in den Archiven des Russischen Museums für Ethnografie in Sankt Petersburg entdeckt wurden, sind nicht weniger als atemberaubend. Kunst, Gegenstände des Alltags und Fotografien, die um die vorletzte Jahrhundertwende datieren, bezeugen die reiche Kultur eines Volkes, das sich seine Traditionen gegen alle Widerstände der modernen Welt bis heute bewahrt hat.

  • Le dossier thématique intitulé "CYBER / ESPACE / PUBLIC" examine un certain nombre d'enjeux liés au régime numérique des images et à leur circulation sur les réseaux. Réalisé sous la direction de Suzanne Paquet, on y traite entre autres des possibilités de relecture et de recontextualisation des images contenues dans les immenses banques de données visuelles telles que YouTube (La trilogie du Web, Dominic Gagnon), Google Street View (9-eyes, Jon Rafman), ou le Web tout entier. À lire aussi dans ce numéro, une réflexion de Pierre Dessureault sur la photographie de guerre dans les oeuvres de Don McCullin (Collision) et Hélène Doyon (Dans un océan d'images), une critique de Philippe Guillaume sur la récente exposition de Lynn Cohen au MAC et un entretien avec Paul Wombell sur Drone : l'image automatisée, thème qu'il a choisi pour le Mois de la photo de Montréal 2013.

  • Le dossier thématique de ce numéro présente les oeuvres récentes de trois artistes montréalaises (Jacynthe Carrier, Marisa Portolese et Kim Waldron) sous l'angle de la dimension performative de leurs images. Les corps y sont mis en scène de sorte à faire pleinement ressortir la part que les proches, l'étranger et l'animal occupent dans notre identité. Ce numéro publie également dans ses pages un entretien réalisé avec Luc Courchesne autour de l'oeuvre significative qu'il a produite pour madame Phyllis Lambert dans le cadre du projet Sitegeist. Quant à la section « Focus », elle réunit des commentaires sur les grandes expositions photographiques récentes, soit les éditions 2013 de CONTACT à Toronto, du Mois de la Photo à Montréal et des rencontre d'Arles.

  • Pour son numéro d'automne, Continuité se penche sur notre patrimoine funéraire, les enjeux qui le touchent et les initiatives participant à sa conservation. Au cours des dernières décennies, les pratiques et les mentalités ont bien changé dans le domaine funéraire. Résultat : l'avenir des cimetières et des monuments qui s'y trouvent se voit menacé. Pourtant, ce patrimoine, dont on préfère souvent éviter de parler pour ne pas aborder la délicate question de la mort, constitue une grande richesse. Par leur aménagement, l'architecture de leurs tombeaux, dalles, stèles, caveaux et mausolées, les oeuvres d'art qui les parsèment et les informations inscrites sur leurs pierres tombales, les cimetières sont des centres d'archive et des musées à ciel ouvert. Heureusement, des intervenants de ce milieu en mutation s'activent à trouver et à mettre en oeuvre des solutions afin d'assurer la pérennité de ce legs, qui, s'il rend d'abord hommage aux défunts, joue aussi un rôle essentiel pour les vivants.

  • Les toponymes servent, bien sûr, à situer et à orienter. Mais s'ils constituent un patrimoine, c'est parce qu'ils ont pour autre objectif de témoigner, de commémorer. Ils parlent du territoire et rappellent le passé. Au fil du temps, nos ancêtres ont créé un riche héritage qui mérite d'être célébré et exploré avec curiosité. Le dossier du numéro d'hiver de Continuité, « Patrimoine toponymique. S'inscrire dans le territoire », cherche à le mettre en valeur en faisant découvrir des appellations remarquables, dont certaines carrément insolites. Mais ce n'est pas tout. Nous avons la responsabilité collective de continuer à nommer les lieux. Or, pour mener à bien cette mission, il faut connaître l'état de la situation, s'interroger sur le legs que nous souhaitons transmettre aux générations futures et mettre en place de bonnes pratiques. Dans cette optique, le dossier de Continuité explore aussi les enjeux actuels touchant ce patrimoine, comme les tendances qui se dessinent sur le terrain, les questions entourant les changements d'appellations et les gestes posés pour corriger certains oublis du passé.

  • Ce numéro de ETC MEDIA se place sous le signe des corps hybrides. Réunis par la créatrice et chercheure Philomène Longpré, quatre créateurs d'importance discutent des sensations que les spectateurs ressentent au contact de leurs oeuvres, qui « mettent l'accent sur le rôle de l'expérience de l'individu, ainsi que sur son engagement physique connoté par la matérialité et la sensorialité ». Les travaux du Québécois Bill Vorn, du Coréen Byeong Sam Jeon, de la Française Félicie D'Estienne D'Orves et du Chinois Hung Keung provoquent des phénomènes viscéraux et complexes. Grâce à de superbes photos, vous pourrez découvrir les fascinants automates de Vorn, les sculptures kinétiques de Sam Jeon, les installations audiovisuelles de D'Estienne d'Orves et les idées chinoises traditionnelles de temps et d'espace appliquées à l'art de Keung. L'art public montréalais s'est également récemment ouvert à l'art numérique : une porte d'entrée vers des univers fascinants.

  • Ce printemps, Continuité nous fait voyager en rendant hommage aux merveilles du monde. Ces derniers mois, nous avons été les témoins impuissants de la destruction par le groupe armé État islamique de plusieurs joyaux de la cité antique de Palmyre, un important site archéologique de Syrie qui figure à la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Ces actes de saccage nous rappellent toute la fragilité du patrimoine mondial et mettent en lumière la nécessité de le protéger. Ce numéro nous présente d'abord un article relatant la genèse de la Convention du patrimoine mondial ainsi que les étapes qu'un site doit franchir pour figurer sur la Liste. Après quoi l'« effet patrimoine mondial » est expliqué en prenant l'exemple du cas de Québec. Nous découvrons ensuite le centre-ville d'Arequipa au Pérou, 10 sites canadiens reconnus internationalement et un projet éducatif destinés aux jeunes du site d'Angkor au Cambodge.

  • Ce livre va vous faire rentrer de plein pied dans l'univers complexe et fascinant du reflex numérique qui est devenu aujourd'hui La référence.Des manipulations de base et la découverte des différents boutons en passant par les réglages à travers le système de menus, jusqu'aux réglages les plus pointus, on vous dit tout.Cette nouvelle édition donne une part encore plus grande à la vidéo !Au programme :? Présentation des différents boutons de réglage? S'y retrouver dans les systèmes de menus écran? Techniques de prises de vues de base? L'exposition? Utilisation du flash? utilisation des logiciels fournis? Traitement des photos? Retouche d'mages avec Photoshop Elements 9? Transfert, classement et archivage? Impression et partage des photos? Filmer avec le 600D? Montage élémentaire de vos vidéos

  • Oeuvre artistique et littéraire, La ville invisible / Site unseen est une collection étonnante de photographies de la Ville du Grand Sudbury, accompagnée de textes originaux que celles-ci ont inspirées. Ces fascinantes images visuelles et verbales délaissent résolument les clichés sudburois. Ils entraînent le promeneur loin des sites familiers, à la découverte de lieux modestes et de non-lieux, de détails de structure et d´effets de texture, de compositions de couleur et de lumière. Chacune des 48 photographies de Mariana Lafrance est accompagnée de deux textes, l´un en français, l´autre en anglais, contribués par des auteurs sudburois. Les photos proviennent du photo-blogue de l´artiste « lapetitefumee.ca », site sur lequel elle a affiché chaque jour pendant un an et demi des images de cette ville minière.

    Une douzaine d´écrivains et de personnalités sudburoises, tombés sous le charme des photos de Mariana, ont relevé avec brio le défi de prêter leur plume à ces photos. On y compte les écrits de Michel Dallaire, Robert Dickson, Céleste Dubé, Simon Laflamme, Daniel Landry, Myriam Legault, Melchior Mbonimpa, Christian Pelletier, Normand Renaud, Éric Robitaille, Manon St-Jules, Guylaine Tousignant et denise truax.

    Ce beau livre bilingue, qui célèbre les beautés secrètes de notre paysage urbain, se présente comme un hommage sincère et senti au 125e anniversaire de la Ville du Grand Sudbury.

    « Découvrez donc Sudbury dans l´ambiance de ses lieux anonymes. Dans l´authenticité de ses non-lieux négligés. Dans la subtilité de ses textures accidentelles. Là où le temps s´est arrêté. Là où les formes et les couleurs superposent de mystérieuses vérités sur de banales réalités. Là où un espace et un esprit se conjuguent et se miroitent. Découvrez Sudbury dans l´oeil qui regarde, celui de Mariana Lafrance. »  Normand Renaud, préfacier et collaborateur à La ville invisible / Site unseen.

    ---- Visual and verbal artistry combine in «La ville invisible/Site unseen», which showcases Sudbury-themed photographs by Mariana Lafrance, selected from her popular photo-blog "The Little Smoke". On a daily basis over 18 months, Mariana uploaded a striking new scene she had discovered in the alleyways and lanes, the empty or undeveloped spaces of downtown Sudbury and its nearby neighbourhoods.

    For the first time, a unique aspect of our city visual personality is presented in a book whose intent is artistic instead of historical or touristic. These pictures are accompanied by the writings of a dozen established writers and personalities associated with the city´s literary community. They rose brilliantly to the challenge of putting their thoughts and words to these little gems by providing texts in French and (in most cases) in English as well.

    The contributors are Michel Dallaire, Robert Dickson, Céleste Dubé, Simon Laflamme, Daniel Landry, Myriam Legault, Melchior Mbonimpa, Christian Pelletier, Normand Renaud, Éric Robitaille, Manon St-Jules, Guylaine Tousignant and denise truax.

    "In a city that mining made great, Mariana Lafrance prospects for textures and colours made true by time and place. In downtown Sudbury´s lanes and alleyways, in its empty spaces and neglected places, her camera captures fortuitous yet stunning compositions to which most of us would have been blind. Her ability to sense spirit in structure is uncanny. Her eye for authenticity is unfaltering. Though there are practically no people in to be seen in the whole collection, these places are alive with presence." Normand Renaud, author of the preface and contributor to «La ville invisible/Site unseen».

  • Album photographique dont le cheminement se fait à partir de la Garonne. Le texte évoque les grandes périodes historiques de la ville, mêlé d'anecdotes et de souvenirs personnels de l'auteur.

  • À partir des développements des théories cognitives de la linguistique et de la psychologie de la perception, l'auteure définit la nature du langage visuel ainsi que les règles d'association qui gouvernent leurs regroupements dans le champs visuel. Elle distingue les éléments structurels bidimensionnels et tridimensionnels propres aux représentations visuelles.

  • Le pays dans le pays, c'est le regard sensible des artistes Serge Jauvin, photographe, et Francine Chicoine, écrivaine, sur la splendeur et la démesure de la Côte-Nord. Ouvrez ce livre, prenez le temps de le voyager. Ceci n'est pas un jeu ni un dépliant publicitaire. Ceci est un long poème, des images et des images, à propos du respect de la terre. Ouvrez ce livre qui s'ouvre sur un pays. Peut-être fera-t-il que le passant de demain, plutôt que de parler de l'éloignement, du froid, de l'apparente platitude, attrapera au vol la plus belle piqûre qui soit : celle qui fait que nos yeux finalement s'ouvrent à la beauté immémoriale de la Côte et du Nord.

  • Au fil des pages se dévoile un ensemble de jardins thématiques agrémentés de plus
    d'une centaine de sculptures incrustées à même un site naturel dans les Laurentides.
    Vous y découvrirez l'histoire du rêve de Ginette Marcotte et Luc Paquet, deux passionnés d'art et de nature. Ensemble, ils ont créé un espace de bonheur et de fraternité. Intégrées de façon naturelle à flanc de montagne ou dans des murets de pierres aménagés et enrobés de végétation, les sculptures semblent faire partie du paysage depuis toujours.
    Un véritable exploit artistique ! Ces sculptures se démarquent par un amalgame de finesse sauvage émergeant de la pierre brute et polie, du mouvement et de l'inertie, comme si elles étaient engagées dans un combat pour sortir de la pierre. Surplombant le lac, une oeuvre majestueuse accueille le visiteur en quête de beauté et d'harmonie.
    Voyageurs dans l'âme autant que dans les pays lointains comme l'Inde, la Chine et
    l'Afrique, il n'en fallait pas plus pour développer des thématiques exotiques en onze étapes, chacune ayant son caractère propre. On y découvre, entre autres, « Le jardin des oiseaux », « Le jardin des abeilles », « Le jardin érotique », mais aussi « Le jardin Sacré » qui inspire le calme et la paix ainsi que « Le jardin des éléments » ralliant la pierre, le feu, l'eau et l'amour.
    Mission accomplie. Véritable exutoire de l'âme, Youkali offre un havre naturel
    empreint de beauté.
    Un CD inclus en cet ouvrage propose une création musicale, « Le youkali, les jardins
    du bonheur », intermède pour flûte, clarinette et basson composé par Mathieu Lussier et interprété l'ensemble Pentaèdre, et également, la chanson originale « Youkali » (musique de Kurt Weill, paroles de Roger Fernay) interprétée par Florie Valiquette, soprano, accompagnée par cet ensemble.

  • Le poète attentif à ce qui l'entoure est autant fouineur de ruelles qu'observateur sensible aux effets de lumière. À l'affût des moindres turbulences du vent, il s'imprègne des plus légers murmures tapis dans la mélopée des oiseaux piailleurs.
    Ainsi va-t-il, le corps en mouvement, prêt à capter l'infini colori des vagues dans le silence rageur que la nature lui offre. Le poète séduit par la lente marche des saisons, se nourrit d'aventures au hasard de la route et des chemins de travers.

  • Siegfried Kracauer (1889-1966) apparaît aujourdhui comme un des intellectuels les plus originaux issus de la République de Weimar. À la fois philosophe, romancier, essayiste, sociologue et historien, critique et théoricien du cinéma, il fut aussi un penseur pionnier de la photographie, technique de reproduction dans laquelle il voit sinstaurer un nouveau rapport au temps. Ce recueil rassemble les essais quil a consacrés à ce médium depuis la fin des années 1920 jusquà son exil américain. Comme son ami Walter Benjamin, Kracauer fut un des premiers à saisir combien, devant sa diffusion quotidienne de masse dans les journaux illustrés, il fallait repenser la modernité mais aussi le cinéma et même lhistoire à travers la photographie.

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