• Apeirogon

    Colum Mccann

    • Belfond
    • 27 Août 2020

    Rentrée littéraire 2020Apeirogon, n.m. : figure géométrique au nombre infini de côtés.
    Rami Elhanan est israélien, fils d'un rescapé de la Shoah, ancien soldat de la guerre du Kippour ; Bassam Aramin est palestinien, et n'a connu que la dépossession, la prison et les humiliations.
    Tous deux ont perdu une fille. Abir avait dix ans, Smadar, treize ans.
    Passés le choc, la douleur, les souvenirs, le deuil, il y a l'envie de sauver des vies.
    Eux qui étaient nés pour se haïr décident de raconter leur histoire et de se battre pour la paix.
    Afin de restituer cette tragédie immense, de rendre hommage à l'histoire vraie de cette amitié, Colum McCann nous offre une oeuvre totale à la forme inédite ; une exploration tout à la fois historique, politique, philosophique, religieuse, musicale, cinématographique et géographique d'un conflit infini. Porté par la grâce d'une écriture, flirtant avec la poésie et la non-fiction, un roman protéiforme qui nous engage à comprendre, à échanger et, peut-être, à entrevoir un nouvel avenir.

  • 1941. Rachel étudie à l'internat de la maison de Sèvres, où ses parents l'ont placée par sécurité. Elle y noue de belles amitiés mais y découvre surtout sa passion, la photographie. Bientôt, les lois contre les Juifs s'intensifient, il n'y a plus de sécurité nulle part en zone occupée. Un réseau de résistants organise la fuite des enfants juifs. Du jour au lendemain, ils quittent tout et doivent oublier, le temps de la guerre, tout de leur vie d'avant, à commencer par leurs prénoms.Rachel devient Catherine. Raconte, lui intiment ses professeurs en l'envoyant sur les routes de la zone libre, un appareil photo à la main. C'est ainsi que nous découvrons le quotidien d'une adolescente juive dans la guerre, ses rencontres, ses peurs mais aussi les quelques moments de répit et de grâce que lui offrira son art.

  • De New York aux splendides paysages du Montana, une histoire d'amour et d'émotion, et un héros extraordinairement attachant, prêt à payer le prix pour vivre sa vie.0300Aux États-Unis, de nos jours.Ben Bradford a réussi. La trentaine, avocat compétent, un beau poste dans l´un des plus grands cabinets de Wall Street, un salaire à l´avenant, une femme et deux fils tout droit sortis d´un catalogue Gap. Sauf que cette vie, Ben la déteste. Il a toujours rêvé d´être photographe, et son couple part à vau-l´eau.Quand il découvre que sa femme a une liaison avec un mauvais photographe, il est dévasté. Il va chez l´amant, leur confrontation dégénère et Ben le tue par accident.Que faire ? Se rendre ou fuir ? Il n´hésite pas : s´arrangeant pour que le corps ne soit pas identifiable, il fait croire à sa propre mort, puis endosse l´identité du défunt et disparaît, ayant pris soin d´envoyer à sa femme une lettre de rupture signée « Gary ». Installé à l´autre bout des États-Unis, dans une petite ville du Montana, il commence une nouvelle vie.Combien de temps pourra-t-il échapper à son passé ?

  • Collectionneurs de croix et fervents dévots, Gregorio Palmisano et sa soeur Caterina se prennent subitement pour le bras vengeur de Dieu. Pour punir les pêcheurs de Vigàta, ils leur tirent dessus depuis leur balcon.
    N'écoutant que son courage, Montalbano monte à l'assaut et neutralise les fanatiques. Religion et perversion faisant parfois bon ménage, le commissaire découvre que Gregorio partageait sa couche avec une poupée gonflable décatie et rafistolée. Une anecdote sordide dont la presse fait ses choux gras, mais bientôt pour Montalbano un sujet d'interrogation méritant investigation.
    Car un meurtre est signalé, le corps a été jeté dans une poubelle. Il s'agit en fait d'une seconde poupée, en tous points semblable à la première... S'agit-il de l'oeuvre d'un copycat particulièrement tordu, s'en prenant à d'innocentes baudruches de plastique ?
    Une enquête équivoque débute, qui tourne au bras de fer intellectuel quand un mystérieux épistolier convoque Montalbano à une chasse au trésor...

  • Révélée

    Renee Knight

    Catherine ne sait plus comment ce livre lui est parvenu, mais depuis qu'elle l'a commencé, elle ne dort plus. Angoissée, obsédée par cette lecture, elle ne parvient pourtant pas à la terminer, terrifiée par ce que la fin pourrait révéler. Car le personnage de ce livre, c'est elle. Elle en est convaincue. Et l'auteur, E. J. Preston, y expose un secret qu'aucune personne vivante n'est censée connaître.
    Derrière ce pseudonyme, se cache Stephen Brigstocke. Cet ancien professeur voit sa vie déraper doucement et sûrement depuis le décès de son épouse. Jusqu'au moment où il découvre dans les affaires de celle-ci les photos d'une femme sur une plage et posant nue dans une chambre d'hôtel. Stephen n'a alors plus qu'un but : voir sombrer celle qu'il juge être la source de son malheur...

  • Vies privées

    ,

    • Grund
    • 22 Octobre 2015


    Gros plan sur Daniel Angeli, photographe de stars internationales, du Gotha et des people, depuis 50 ans !

    Daniel Angeli est un photographe élégant, timide et énigmatique. Ses héros sont des reines et des stars, des milliardaires repus, des génies déchaînés, parfois enchaînés à des créatures de rêve qu'ils délaisseront bientôt. Cela se passe dans la douceur des années soixante et de toutes celles qui suivent, quand rien n'était grisâtre ni compliqué. Les personnages d'Angeli bavardent, dorment dans des palaces, assistent à des soirées scintillantes, se baignent nus, skient l'hiver, s'aiment et se quittent en silence. Des larmes coulent, des éclats de rire éclatent au soleil. Il y a dans tout cela une langueur, une musique.
    Cela parle du bonheur, de l'amitié, de l'échec, des espoirs déçus, des amours qui ne durent pas, qui ne peuvent pas durer. Angeli photographie comme d'autres peignent ou écrivent des nouvelles qui racontent la vie, la joie et la tristesse. Il est là tout près, prompt à saisir les instants, tournoyant humblement autour de ses héros, présent et invisible, jusqu'à ce qu'il se fonde dans le décor au point de fraterniser avec eux. Il ne les voit jamais, se contente de les caresser avec l'oeil de son objectif. Des disputes éclatent, des baisers s'échangent, une star baille au soleil, un acteur montre ses fesses.
    À Saint-Tropez, à Gstaad, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Londres, Paris, Cannes, Saint-Moritz, il n'y a pas que les acteurs pour faire semblant de jouer à la Dolce Vita. Karajan et Chostakovitch, les musiciens, Picasso, Dali, Balthus, les peintres, Giscard d'Estaing, nouveau président de la république, Onassis, Agnelli, Marcel Dassault, les milliardaires, Juan Carlos d'Espagne, le Prince Charles, Caroline de Monaco, rivalisent avec Romy Schneider, Brigitte Bardot, Alain Delon, Belmondo, Marlon Brando, Nicholson, Charlie Chaplin quelques heures avant sa mort. John Lennon, Mick Jagger, Hallyday, Sardou, Gainsbourg, Greco, fraient avec le grand Hitchcock ou l'immense Piaf qui, un jour ou l'autre, décident de se donner en spectacle pour ce photographe inclassable qui les a émus ou séduits. Au bout du compte, Daniel Angeli est un chasseur qui aura presque toujours fini par faire des rendez-vous photos avec les stars qu'il avait longuement traquées.
    Ce livre raconte un monde, une vie aujourd'hui envolée, qui coule en douceur sur un peu plus de trente années. C'est un livre d'histoires, grandes ou petites. Ces vies privées défilent sous nos yeux attendris, amusés, parfois émerveillés ou choqués. Quelques instants grappillés trouvent aussi leur place, rappelant qu'Angeli le timide pouvait être aussi de la race des paparazzi.

empty