• L'anarchiste qui s'appelait comme moi Nouv.

    Un jour de désoeuvrement, Pablo Martín Sánchez tape son nom dans un moteur de recherche. Par le plus grand des hasards, il se découvre un homonyme au passé héroïque : un anarchiste, condamné à mort en 1924. Férocement intrigué, il se pique au jeu de l'investigation et cherche à savoir qui était... Pablo Martín Sánchez le révolutionnaire. Happé, l'auteur se fond dans cette destinée tourbillonnante et picaresque, alternant le récit d'une épopée révolutionnaire dans le Paris des années 1920 où les faubourgs de Belleville abritent d'ardents imprimeurs typographes, et celui d'une jeunesse aventureuse en Espagne jusqu'à les faire converger en un dénouement... tragique. Épique, virevoltant, espiègle et foisonnant, L'anarchiste qui s'appelait comme moi dresse le portrait à la fois réaliste et rêvé des utopies montantes du tournant du XXe siècle, dans l'esprit des grands romans populaires où l'amitié, la trahison, l'amour et la peur sont les rouages invisibles qui font tourner le monde.

  • Après La Relique et L'os de frère Jean, cette troisième et dernière époque de ce qu'il faut bien appeler une trilogie nous lance, en compagnie des frères Abdon, Jérôme et Bernard, sur de fort hypothétiques chemins de Compostelle. Expédiés par leur abbé, et pour de toujours aussi mauvaises raisons, à la poursuite d'un supposé miracle, les trois voyageurs malgré eux sont cette fois affublés d'un quatrième compagnon : l'âne Morel, têtu, ombrageux, maître ès ruades, refusant tout ce qui pourrait s'apparenter à un travail, mais ô combien attachant, au point de transformer le trio "historique" en un inséparable quatuor.
    Toujours avec humour, avec la même proximité humaine pour ses personnages et le même souci de l'exactitude historique, l'auteur nous conduit de situations inattendues en rencontres savoureuses, de dialogues absurdes en gags visuels, et exprime à chaque page sa foi en ce que l'humanité peut posséder de meilleur : il prouve ainsi qu'à force de courir derrière l'improbable, il arrive parfois, tout simplement, que l'on découvre l'indispensable...

  • Qu'un piano soit criblé de chevrotine par un enfant embusqué dans un arbre, et c'est l'harmonie du monde qui vole en éclats. Mais que cet enfant, le nez plongé dans les entrailles de l'instrument, l'imagine chargé d'épices et voguant intact sur l'océan, et c'est l'imaginaire qui ordonne le chaos. Sous le double signe d'un désordre échevelé, burlesque et jubilatoire, et du pouvoir de l'imagination - de la littérature-, Thomas McGuane reprend à son compte la tradition picaresque de Don Quichotte en la transposant dans l'espace américain des années 70.
    Son jeune héros, Nicholas Payne, successivement routard paumé, amoureux transi, cow-boy dérisoire, bâtisseur de chauves-souricières pour le compte d'un inénarrable amputé multiple, nous entraîne dans d'invraisemblables aventures, dont la plus vertigineuse est sans doute celle d'une écriture éblouissante, qui oscille constamment entre ordre et chaos, tradition et parodie, burlesque et poésie.

  • Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans la petite ville de Fermo, une bande loufoque de partisans, fonctionnaires, prostituées et paysans attend fébrilement la grande fête révolutionnaire et l'avènement d'une société sans classes. Sous la forme d'une auto­biographie picaresque, Luigi Di Ruscio orchestre dans sa ville natale une comédie humaine à l'italienne, peuplée de figures tour à tour burlesques, tragiques et tendres. Armé d'une drôlerie féroce, d'une écriture à la cadence orale ponctuée de fulgurantes inventions langagières, il nous administre une formidable leçon de joie de vivre en dépit de ses désillusions politiques.

  • Dans l'Âge de l'Ignorance, aux temps préislamiques, les Arabes comprirent que le langage, comme les nombres, était infini. Les poètes-guerriers du désert, passionnés par les formes, les femmes et le vin, entreprirent alors désespérément de raconter des histoires, toutes les histoires, d'écrire pour fixer le cours du temps. Sept poèmes des plus parfaits furent suspendus à la Pierre Noire de La Mecque.
    Mais il existe un huitième poème, inconnu jusqu'à ce jour, qui le résume et les contient tous. Il rapporte la quête du héros al-Gatash poursuivant la belle Layla à peine entrevue au campement d'un soir. Au milieu des guerres sans merci, en butte aux maléfices d'une sorcière et à l'obstination d'un redoutable rival ambidextre, il devra tenter de résoudre l'énigme de Qaf pour gagner sa promise.

    Alberto Mussa réitère dans ce livre ludique le geste antique des Bédouins. Il réinvente la mythologie arabe, les légendes d'Aladin, de Shéhérazade ou même de Pythagore et de Jésus ; tel Borges face à l'infini, il affronte les ruses de la fiction dans un roman d'aventures épiques bâti comme un conte des origines - de la littérature.

  • À l'aube du XIIe siècle, trois moines sont envoyés à la recherche d'une relique qui pourrait épargner la ruine à leur abbaye. Et si le but de leur voyage est fort loin, les ennuis, eux, vont commencer très vite. Un prieur inflexible et caractériel, une nuit de beuverie épique, un herboriste furieux et maître ès hypocrisie, des ossements baladeurs et capricieux, des soudards impossibles, des bandits pitoyables, un chien de garde à l'humeur dévoreuse, une beauté tentatrice et, quelques états d'âmes plus loin, les trois moines auront vécu une folle et redoutable pérégrination, poursuivis par les mystères de la foi. Nécessité faisant loi, les hommes d'Église ne renoncent donc à rien (pas même à Dieu) pour bénéficier des bienfaits de saints au comportement et au caractère souvent imprévisibles...
    Dans la veine des meilleurs romans picaresques, parcourue d'un vent de folie légère, sous-tendue par un discours profondément humaniste, cette histoire est une déambulation initiatique et cocasse dans l'imaginaire du Moyen Âge. Il y a, au fil de ces pages, une vraie jubilation à suivre la route cahotante de personnages attachants... et tellement humains !

  • Un pour tous. Tous pour un ! Le grand retour des quatre plus fines lames de la littérature française.Quelque part en Grèce. Les chrétiens fomentent une révolte contre l'occupant turc avec l'aide de mystérieux alliés venus d'Europe et discrètement mandatés par leur roi. Des alliés au nombre de trois. Enfin quatre. Car s'ils sont connus sous le surnom de «Trois Mousquetaires», force est de constater qu'Athos, Porthos et Aramis vont rarement sans une quatrième lame d'exception, celle de D'Artagnan ! Partis pour une "simple" mission secrète, les valeureux mousquetaires vont vite se retrouver face à un terrible défi : contrer à la seule valeur de leur courage un terrible plan de conquête de l'Europe soigneusement ouvragé par le sultan turc... Un dessin piquant, des dialogues vifs et tranchants, une variation sautillante et picaresque des trois mousquetaires orchestrée par deux fines lames du verbe et du crayon : Éric Adam et Hugues Micol.

  • Verve, aventures, copains et intrigues vénitiennes. Les mousquetaires sont de retour !Qu'elle est belle la vie de Mousquetaire : ripaille, volailles, amis fidèles et cruchons de vin à volonté ! Mais quand on sort du havre de paix que constitue une
    taverne, l'aventure et son cortège d'ennuis reprennent leurs droits ! C'est ainsi que D'Artagnan, dont le seul objectif était de soulager sa vessie trop pleine sur un mur discret, assiste au meurtre d'un émissaire du Doge de Venise venu quérir l'aide du Roy de France afin de déjouer un terrible complot. D'Artagnan l'a déjà compris : lui et ses amis n'ont plus qu'à se mettre en route pour l'Italie, direction la Sérénissime? Un dessin piquant, des dialogues vifs et tranchants, une variation sautillante et picaresque des Trois mousquetaires toujours orchestrée par deux fines lames du verbe et du crayon : Éric Adam (La Tranchée, Les Carrés) et Hugues Micol (Les contes du Septième souffle, Les Parques?).

  • Après dix années de - très relative - tranquillité, durant lesquelles l'abbaye s'est dûment enrichie, la Relique semble bel et bien saisie d'une nouvelle et irrépressible envie de "voir du pays" : l'os baladeur va donc trouver, en la personne d'un moine déterminé et intelligent, le moyen de semer dans une abbaye enfin à peu près paisible une remarquable pagaille. Puis, selon le principe bien établi que rien ne contrarie plus un voleur que d'être à son tour volé, les moines Abdon, Jérôme et Bernard, aventuriers malgré eux, vont être précipités une fois encore sur les chemins. D'incompréhensions certaines en dérapages variés, de pieux mensonges en énormités diverses, les trois moines vont pourtant faire la surprenante découverte d'un pays merveilleux et légendaire, plus réel toutefois qu'il y paraît au premier abord. L'os de frère Jean nous replonge avec plaisir dans l'univers tendre, drôle et farfelu de Jean-Louis Marteil. Il nous conte un Moyen Âge qui n'est pas fait uniquement de sang et de flammes, où l'humanisme et l'humour font bon ménage.

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