• Il n'est pas de vie qui ne soit inextricablement mêlée à notre histoire collective. Ce livre retrace l'histoire d'une famille française en Algérie sur cinq générations, de la conquête du pays par la France en 1830 au retour en métropole après l'indépendance de 1962. Au coeur de ce récit, Léa et Georges Mauriès, institutrice et agriculteur partisans du dialogue entre les communautés, verront leur vie basculer en 1957 lorsque Georges est victime d'un assassinat politique. Commence alors pour Léa, femme à la personnalité si particulière, une autre histoire. À travers cette enquête, Isabelle Cousteaux nous invite à plonger dans les souvenirs de ces destins fracassés par l'histoire : entretiens, extraits de correspondances, procès-verbaux, poésies et photographies. Grande histoire et vies intimes se mêlent pour nous donner à découvrir le roman vrai d'un drame français.

  • C'est l'inquiétude face aux changements climatiques qui a incité Matt Hern, Am Johal et le bédéiste de réputation internationale Joe Sacco à entreprendre un road trip partant de la très progressiste et écologique Vancouver pour se rendre au coeur des champs de sables bitumineux du nord-ouest du Canada. Leur projet ? Aller à la rencontre des gens qui vivent de l'extraction de la ressource naturelle réputée la plus polluante de la planète et des hommes et femmes qui sont aux premières loges du désastre écologique qu'elle provoque.

    Mêlant le carnet de voyage, l'analyse politique et la théorie écologiste, Réchauffement planétaire et douceur de vivre dévoile avec finesse les impacts des changements climatiques sur les diverses communautés qui peuplent un territoire colonisé par l'industrie. Au fil de ce périple, il apparaît manifeste que toute écologie doit partir d'un processus de décolonisation, et chercher une nouvelle façon d'être dans le monde, quelque chose comme ce que Kojève appelait la « douceur de vivre ».

  • Dans ce premier ouvrage sur les comportements politiques des pieds-noirs, l'auteur dresse un tableau vivant et complexe de leur histoire et de leur rapport à la politique, de 1871 à nos jours, avec la guerre d'Algérie et le retour en France comme moments clés. Comment votait-on dans les départements français d'Algérie ? Quelles furent les conséquences de la guerre puis du rapatriement en France sur le comportement politique des pieds-noirs ? Que reste-t-il du « vote pied-noir » aujourd'hui ou de leur proximié avec le Front national ?Ce livre permet de mieux comprendre comment les pieds noirs se perçoivent aujourd'hui, ce qu'il reste du traumatisme, près de cinquante ans après la guerre d'Algérie, et quelle incidence celle-ci continue d'exercer sur leurs attitudes politiques. Il montre également comment les enfants des rapatriés, conscients du traumatisme vécu par leurs parents, ont cependant décidé de tourner la page.Un livre qui manquait sur une période forte de la Cinquième République et sur une communauté finalement méconnue ; une contribution importante à l'analyse des processus de transmission des traumatismes passés.

  • Peut-on aujourd'hui parler de la « guerre d'Algérie » d'une façon dépassionnée ? Cinquante ans après les Accords d'Évian, les blessures sont encore vives, les débats toujours d'actualité, les clichés tenaces. L'appellation de la guerre elle-même pose question : « Révolution » ? « Libération nationale » ? « Guerre d'indépendance » ? Du long chemin menant des « événements » à la reconnaissance de la guerre, il nous reste bien des idées reçues : « La guerre aurait pu être évitée », « Ce n'était pas une guerre, mais des opérations de maintien de l'ordre », « La bataille d'Alger est le symbole de la guerre d'Algérie », « De Gaulle a donné l'indépendance à l'Algérie », « Les intellectuels français soutenaient le FLN », « Le FLN a mis en place un état autoritaire », « La violence est une permanence de l'histoire de l'Algérie »...
    Des origines du conflit à nos jours, cet ouvrage retrace les moments-clés et leur impact dans les mémoires.

  • Le glacis

    Monique Rivet

    Laure a vingt-cinq ans lorsqu'au milieu des années 50 elle est nommée, en pleine guerre d'Algérie, professeur de lettres dans un lycée d'une petite ville de l'Oranais.
    Cette guerre, qu'elle ne comprend pas, la désoriente, puis lui fait horreur. Elle ne comprend pas davantage la société qu'elle découvre, une société cloisonnée où les conformismes se côtoient en toute hostilité et qu'elle choque par la liberté de ses réactions ; d'emblée elle s'y fait des ennemis, au point de se mettre en danger.
    « Le temps où j'ai habité la ville était le temps de la violence. Le temps de ce que le langage officiel déguisait d'un intitulé pudique : les "événements", quand l'homme de la rue disait : la guerre. La guerre d'Algérie. Ce pays, je ne lui appartenais pas, je m'y trouvais par hasard. J'y étais de guingois avec tout, choses et gens, frappée d'une frilosité à fleur de peau, incapable d'adhérer à aucun des mouvements qui s'y affrontaient.
    Cette guerre, je ne la reconnaissais pas, elle n'était pas la mienne. Je la repoussais de toutes mes forces. Si j'avais eu à la faire... - s'il avait fallu que je la fasse, aurais-je pu la faire aux côtés des miens ? »
    Monique Rivet avait l'âge de Laure quand elle a écrit ce texte, vibrant, sobre et vital, témoin de son regard de femme très jeune sur une guerre que personne ne voulait reconnaître.
    Ce roman n'a jamais été publié auparavant.

  • Harkis, pieds-noirs, descendants d'esclaves ou petits-enfants de colonisés... la guerre des mémoires enfle. Dans un dialogue avec le journaliste Thierry Leclère, l'historien Benjamin Stora décode cette formidable foire d'empoigne, riche de passions, de douleurs enfouies et d'arrière-pensées politiques. Qu'est-ce qu'être Français, aujourd'hui ? Un débat du présent, qui concerne chacun d'entre nous car il interroge le nouveau visage de la France.

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