Littérature générale

  • Dos au mur

    Nicolas Rey

    « On va arrêter d'éviter le sujet principal de ce livre. On va mettre les mains dans le cambouis une fois pour toutes. Le crime commence par une bonne nouvelle. Les éditions de la Férinière me proposent la rédaction d'un recueil de nouvelles. Le seul problème, c'est que je suis un écrivain qui n'arrive plus à écrire. Plus une seule ligne. Rien. Le vide intersidéral. » Plagiaire, menteur, infidèle, Nicolas Rey, dos au mur, avoue tout.

  • Si on les connaît également sous le titre de Préface à un livre futur, on chercherait en vain dans ces Poésies quelque vers que ce soit. Écrites quelques mois avant la mort de leur auteur, elles commettent un renversement total de l'esprit de révolte qui animait Les Chants de Maldoror. Du reste, Isidore Ducasse décide pour leur publication de jeter le masque de Lautréamont et d'y apparaître sous son nom véritable. Ses Poésies font du conformisme une voie véritablement nihiliste. L'ironie outrageante à l'endroit des romantiques et de leur emphase, le parti pris radical, tel que revendiquer la nécessité du plagiat, hissent ces considérations d'ordre poétique au rang de pamphlet férocement subversif. Sans équivoque malgré l'ironie qui guide chacune de ces considérations d'ordre poétique, sans morale malgré la sentence définitive, sans mystification malgré l'apparence de la gageure. Ducasse recopie La Bruyère ou bien des Pensées de Pascal, les retourne comme un gant, en modifie le sens. Ces Poésies entendent réagir aux "têtes crétinisantes", parmi lesquelles il s'inclut. Elles sont plurielles, car elles doivent être faites de tous et par tous.

  • On ne cesse d'évoquer l'influence des écrivains et des artistes sur leurs successeurs, sans jamais envisager que l'inverse soit possible et que Sophocle ait plagié Freud, Voltaire Conan Doyle, ou Fra Angelico Jackson Pollock.
    S'il est imaginable de s'inspirer de créateurs qui ne sont pas encore nés, il convient alors de réécrire l'histoire de la littérature et de l'art, afin de mettre en évidence les véritables filiations et de rendre à chacun son dû.

  • Avec les Éléments de littérature de Marmontel, le XVIIIe siècle livre la somme de ses réflexions en matière d'esthétique littéraire. L'ouvrage se présente à la façon d'un dictionnaire : 192 entrées thématiques examinent les catégories essentielles de l'analyse littéraire, depuis « abondance » jusqu'à « vraisemblance », en passant par « comédie », « fable », « imagination », « opéra » ou « traduction ».Par leur forme alphabétique, qui exclut toute notion de hiérarchie, les Éléments de littérature récusent les normes à respecter et les modèles à imiter : les canons hérités du Grand Siècle cèdent le pas à une littérature née de l'invention et cultivant la variation. L'oeuvre s'efforce de refléter les belles-lettres dans leur diversité historique et géographique.Ce temps, qui savait dire des choses profondes sans lourdeur, maîtrisait aussi l'art d'enseigner en divertissant. Marmontel illustre son propos d'anecdotes et de traits d'esprit tirés de la tradition des lettres depuis l'Antiquité, qui font de son oeuvre un trésor du genre.Les Éléments de littérature font ici et pour la première fois l'objet d'une édition critique.

  • Bastien Comptois, un jeune agent d'immeubles menant une vie tout ordinaire,
    trouve un roman écrit par son père décédé et décide de se l'approprier. Ce roman reçoit tous les honneurs.

    Un roman sur l'usurpation, sur les rapports père-fils, sur le besoin viscéral de gloire
    et le prix à payer pour devenir enfin soi-même.

  • Un poète rimouskois voyage dans le futur et en profite pour plagier Bérurier Noir.
    Cette chronique de Mathieu Arsenault, de la série "Doctorak, go!", est issue du No 297 de la revue Liberté.

empty