• Victor Hugo a vingt-six ans quand il écrit, en deux mois et demi, Le Dernier Jour d'un Condamné, roman qui constitue sans doute le réquisitoire le plus véhément jamais prononcé contre la peine de mort.
    Nous ne saurons pas qui est le Condamné, nous ne saurons rien du crime qu'il a commis. Car le propos de l'auteur n'est pas d'entrer dans un débat mais d'exhiber l'horreur et l'absurdité de la situation dans laquelle se trouve n'importe quel homme à qui l'on va trancher le cou dans quelques heures.
    Ce roman - aux accents souvent étrangement modernes - a une telle puissance de suggestion que le lecteur finit par s'identifier au narrateur dont il partage tour à tour l'angoisse et les vaines espérances. Jusqu'aux dernières lignes du livre, le génie de Victor Hugo nous fait participer à une attente effarée : celle du bruit grinçant que fera le couperet se précipitant dans les rails de la guillotine.
    Quiconque aura lu ce livre n'oubliera plus jamais cette saisissante leçon d'écriture et d'humanité.

  • Nord de la France, juin 1888.Léon va bientôt avoir douze ans. Il est fils et petit-fils de mineur. Pour lui, l'avenir est tout tracé : il sera mineur également. Mais Léon va à l'école et, contrairement à ses parents, il sait lire et écrire. Il lit beaucoup d'ailleurs : surtout le journal dans lequel il suit avec passion l'avancée des travaux de la Tour Eiffel. À mesure que l'immense tour s'élève, le rêve de Léon grandit : il veut devenir apprenti dans les ateliers du grand Gustave Eiffel !La famille de Léon, pourtant, est loin de partager son enthousiasme. Plus vite le garçon travaillera à la mine et plus vite il rapportera des sous à la maison.Un jour, son père lui lance un ultimatum : soit il descend à la mine avec lui, soit il vend sa jument Cachou pour qu'elle aille travailler à sa place...Un roman d'amitié et d'aventure au coeur de la Révolution industrielle !

  • La nécessaire prise de conscience écologique est prise en otage par les discours dramatiques, le déni ou les incantations. Loin de tout urgentisme ou solutionnisme, ce livre propose de renouer nos liens perdus avec la Nature.  Parce que les plantes, les arbres, les forêts..., ont rendu l'humain possible, l'auteur nous rappelle qu'une existence harmonieuse est encore possible. À condition de repenser notre place dans cet écosystème et de transformer notre relation à l'environnement, devenue mortifère, en un échange constant, à bénéfice mutuel.  Un plaidoyer convaincant pour une écologie bienveillante, qui s'appuie sur l'histoire de la pensée écologique depuis Aristote, et l'intervention de scientifiques, philosophes et défenseurs de la biodiversité, tels que Boris Cyrulnik, Michel Onfray, Francis Hallé ou Allain Bougrain-Dubourg. Patrick Scheyder nous invite ainsi à une balade philosophique et écologique à travers les siècles pour redécouvrir au bout du chemin, la sagesse.     

  • En 1855, l'abolitionniste John Brown quitte sa ferme pour le Kansas afin d'organiser la lutte contre l'esclavage. Thoreau rencontre le capitaine, qui n'hésite pas à tué des colons esclavagistes, en 1857 et en 1859 lorsqu'il vient chercher de l'argent pour ses opérations. Il est finalement arrêté et condamné à être pendu. À travers une tribune d'une quarantaine de pages adressée à ses concitoyens, la presse, les politiques (Plaidoyer en faveur du capitaine John Brown), un texte poétique rédigé pour le jour de son exécution (Le Martyre de John Brown) et un hommage (Les Derniers Jours de John Brown) Thoreau s'engage, à l'opposé de ses postures philosophiques initiales, dans la surprenante réhabilitation d'un fanatique, avant de retourner finalement vers sa préoccupation première : la nature.

    Américain dissident, Henry David Thoreau (1817-1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • Surnommé l'avocat du vin naturel, Éric Morain a livré de nombreuses plaidoiries devant les tribunaux en faveur de ce vin jugé rebelle. Après avoir défendu des vignerons emblématiques comme Olivier Cousin ou Alexandre Bain - et gagné tous ses procès - il prend ici la plume pour nous conter, avec humour et conviction, ce combat juridico-humain pour un vin et une agriculture libérés de la chimie folle et de la pieuvre administrative... Son mot d'ordre ? Buvez nature !

    Il s'agit du premier ouvrage d'Eric Morain, avocat au barreau de Paris depuis 1997 (spécialisé dans le pénal, droit de la famille et droit de la presse). Depuis quelques années, il a défendu la cause (et remporté les procès) de nombreux vignerons naturels réputés tel Olivier Cousin, Alexandre Bain ou Sébastien Riffaut, souvent en conflit contre leur propre AOC. Il s'est ainsi fait connaître dans le milieu viticole et y occupe une place unique grâce à son regard juridique précis et vulgarisateur.

  • Vienne, mai 1935... Edmund Husserl prononce une conférence sur la « philosophie dans la crise de l'humanité européenne ». Cette extraordinaire conférence est la première ébauche de la notion de supranationalité dans l'histoire de la pensée européenne.
    Quelque part en France, 1940. Marc Bloch, historien du Moyen Âge, fondateur de l'École des Annales, rédige un court témoignage sur la défaite de la France, L'Étrange Défaite. Ce testament intellectuel est un plaidoyer pour le renouvellement de l'esprit démocratique.
    Londres, 1940-1941. Sous le Blitz aérien de la Luftwaffe, alors que l'Angleterre tient seule tête à l'Empire nazi, George Orwell rédige l'essai « Le lion et la licorne » qui exalte les vertus du patriotisme démocratique.
    Trois intellectuels très différents, trois oeuvres dissemblables et visionnaires, trois vies exemplaires animées par un même esprit de résistance. Dans ces textes d'hommage inédits, Jorge Semprún montre une fois encore l'Européen d'exception qu'il fut.

  • La France, un pays en déclin ? C'est en tout cas le refrain des médias : chômage, productivité, précarité, pouvoir d'achat, fuite des cerveaux, autant d'indices qui laissent peu d'espoir pour l'avenir. Et si la clé de la réussite et de la compétitivité se trouvait dans les mains de ces entrepreneurs qu'on épingle, trop hâtivement parfois, malgré leur ambition, leur optimisme et leur capacité à créer de la valeur ?Dans ce plaidoyer, manifeste, témoignage et livre de conseils à l'usage de « ceux qui montent leur boîte », Charles Beigbeder, entrepreneur aguerri, livre son diagnostic et ses propositions pour sortir de la crise.

  • Plus d'un an après le début de la pandémie de COVID-19, la gestion de la crise en France fait toujours débat. Les jeunes ont été délaissés par le gouvernement, sacrifiés pour leurs aînés. Sans pouvoir vivre normalement, les étudiants n'ont même pas le droit à un enseignement décent avec des facs ouvertes. La santé a été placée comme valeur suprême, au détriment des conséquences socio-économiques et de la santé mentale des citoyens. Surtout, les droits individuels ont été bafoués et la démocratie s'est grandement fragilisée. Alors de grandes questions émergent. Ce sanitarisme justifie-t-il l'abandon de la liberté et du bonheur ? Doit-on délaisser les libertés au profit de la santé collective ?
    « Pour l'homme libre, tout ce qui n'est pas liberté c'est la mort, mais une mort sans fin. »
    Panaït Istrati

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