• Un élève officier de l'armée austro-hongroise, aspirant écrivain, adresse ses tentatives poétiques à Rainer Maria Rilke et sollicite son avis. De 1903 à 1908, en quelque dix lettres, le jeune homme, alors à la croisée des chemins, hésitant entre la voie toute tracée de la carrière militaire et la solitude aventureuse de la vie d'écrivain, confie à son aîné admiré ses doutes, ses souffrances, ses émois sentimentaux, ses interrogations sur l'amour et la sexualité, sa difficulté de créer et d'exister. Le poète lui répond. Une correspondance s'engage. Refusant d'emblée le rôle de critique, Rilke ne dira rien sur ses vers, mais il exposera ce qu'implique pour lui le fait d'écrire, de vivre en poète et de vivre tout court.

    /> Publié pour la première fois dans son intégralité, cet échange intime ne permet pas seulement de découvrir enfin le contrechamp de lettres qui furent le bréviaire de générations entières, il donne au texte de Rilke une puissance et une portée nouvelles, et invite à repenser la radicalité de son engagement esthétique, mais aussi la modernité frappante de sa vision de la femme.

    Édition établie par Erich Unglaub.

  • « Ce livre concis et poétique sent la morille et le bois calciné. C'est une fable transpercée par les hurlements des loups et les jappements des coyotes en délire, un hymne à l'odeur âcre des épicéas géants que des bûcherons loqueteux débitent en billes, là-bas, au fin fond de l'Ouest américain, pour construire, au péril de leur vie, des ponts de chemin de fer en équilibre au-dessus des canyons. [...] Un roman qui vous emporte loin dans le silence et dans l'azur. »
    Florence Noiville, Le Monde des livres
    Au début du XXe siècle, Robert Grainier travaille à la construction des chemins de fer qui, très vite, parcourront l'Amérique. Un combat de l'homme contre la nature dans des paysages à l'immensité sauvage. Mais ce n'est pas le seul combat que mène Grainier : ébranlé par un drame personnel, il tente de donner un sens à un monde qui en a perdu, alors que son pays connaît des années décisives qui transforment profondément son identité.

  • La femme et la nature Nouv.

    Dans cet essai provocateur de 1978, pierre angulaire de la littérature féministe et de l'écoféminisme, traduit pour la première fois en français, Susan Griffin explore une représentation traditionnelle qui a cours depuis l'Antiquité : la femme serait du côté de la nature ; l'homme du côté de la culture. Mais ce postulat essentialiste, elle le pousse jusqu'à l'absurde pour mieux en montrer le ridicule. Si un lien particulier existe entre la femme et la nature, c'est bien plutôt celui de l'oppression dont elles sont toutes deux l'objet. Usant de l'esthétique débridée du collage, portée par le souffle d'une écriture unique et qui se transforme presque en expérience physique, Susan Griffin dévoile non seulement comment, depuis la division fatidique entre l'âme et la matière chez Platon, la philosophie et la religion patriarcales ont, par le biais du langage et de la science, assis leur pouvoir sur la femme et la nature, mais aussi combien est destructrice l'impulsion qui pousse l'homme à vouloir se séparer du monde auquel il appartient.

    Polyphonie virtuose, patchwork entretissé de mille fragments, mêlant des sources allant du traité gynécologique au manuel de sylviculture en passant par les Écritures, des extraits de biographies et des essais scientifiques, ce livre est un texte dense et puissant, un poème en prose vibrant, un appel éloquent à réparer, à réunir ce qui a été séparé.

  • Plus tard, le soir, le ciel est devenu d'un profond bleu ardoise, identique à celui qui baigne maintenant la base des montagnes, et leurs sommets enneigés, avec leurs tentacules pendants, flottent dans l'espace.

    Toute sa vie durant, Nan Shepherd (1893-1981) a arpenté les montagnes écossaises de Cairngorm. Là-bas, les hivers sont extrêmement rudes, les conditions de vie précaires. La Montagne vivante raconte ses pérégrinations, ses méditations, ses « choses vues » : les rivières, la neige, la faune et la flore, mais également ses camarades temporaires, les autres marcheurs qu'elle a croisés lors de ses explorations.
    Ce récit, écrit dans les années 1940, était resté inédit pendant près de trente ans. Nous pouvons maintenant découvrir la prose poétique et exaltée d'une pionnière du nature writing : Nan Shepherd explore les résonances du coeur humain et du paysage, s'affronte à la grandeur souvent terrifiante de la nature, et nous convie à contempler l'âme du monde déployée sous nos yeux.

    « Le meilleur livre jamais écrit sur la nature et le paysage en Grande-Bretagne. » The Guardian

  • S/Z

    Roland Barthes

    S/Z Sous ce titre, ou ce monogramme, transparaît une nouvelle particulièrement énigmatique de Balzac : Sarrasine. Texte qui se trouve ici découpé en « lexies », stratifié comme une partition inscrite sur plusieurs registres, radiographié, « écouté » au sens freudien du mot.

    « Si l'on veut rester attentif au pluriel d'un texte, il faut bien renoncer à structurer ce texte par grandes masses, comme le faisaient la rhétorique classique et l'explication de texte : point de construction de texte: tout signifie sans cesse et plusieurs fois, mais sans délégation à un grand ensemble final, à une structure dernière. » R. B.



    Roland Barthes (1915-1980) Sémiologue, essayiste, il a élaboré une pensée critique singulière, en constant dialogue avec la pluralité des discours théoriques et des mouvements intellectuels de son époque, tout en dénonçant le pouvoir de tout langage institué. Il est notamment l'auteur du Degré zéro de l'écriture (1953) et de Fragments d'un discours amoureux (1977).

  • Une formidable histoire de départs, de traversées et de légendes, le tout porté par l'écriture poétique et mélodieuse d'Emma Hooper.
    Du haut de ses onze ans, à travers le brouillard, le vent et la pluie, Finn compte les bateaux de pêche, de moins en moins nombreux à Big Running, son village natal situé sur une île du fin fond du Canada. Il n'y a plus de poissons à pêcher, donc plus de travail. Peu à peu, les maisons se vident et les habitants quittent l'île.
    Le jour où ses parents se retrouvent obligés de travailler un mois sur deux, chacun leur tour, dans l'Alberta, Finn est inquiet. Sa vie, telle qu'il l'a toujours connue, risque d'être à jamais bouleversée. Alors quand sa soeur elle-même, après avoir repeint toutes les maisons abandonnées de l'île aux couleurs de différents pays, finit par partir, il décide que c'en est trop. Avec les caribous, le lichen et le vent comme seuls compagnons, il échafaude un plan fabuleux pour sauver à la fois sa famille et son île.
    Une histoire tendre et fantasque, d'une incroyable beauté, portée par l'écriture poétique d'Emma Hooper.

  • Sur une autre planète, à des milliers d'années-lumière de la Terre, vivent les lignums, de petits êtres mi-humains, mi-végétaux.Eko est l'un de ces lignums, mais il est jeune, intrépide et peu obéissant, ce qui va lui causer bien des ennuis ! Car, en touchant les pierres sacrées, Eko met tout son peuple en danger. Pour réparer sa bêtise, il doit partir en quête de trois nouvelles pierres, réparties dans des régions hostiles et inexplorées... Pour ramener la première, la pierre d'océan, Eko le sait : il devra traverser mille épreuves et affronter mille dangers. Le jeune lignum parviendra-t-il au bout de sa quête et à sauver son peuple ?Une quête en trois tomes, trois livres, trois pierres à rapporter : La pierre d'océan (tome 1), la pierre de lune (tome 2), la pierre de soleil (tome 3)

  • À des milliards de kilomètres de la Terre vit un jeune fytos, Eko. Ce petit être audacieux, mi-humain mi-végétal, a une mission de la plus haute importance : trouver la pierre magique qui sauvera son peuple !Accompagné de ses amis, Tharraléa et Schtong, Eko va devoir affronter de nombreux dangers et s'enfoncer loin, très loin dans l'espace...Direction : la lune !

  • Les quatre conférences réunies dans ce livre, prononcées entre 1980 et 1993, sont ainsi des réécritures ultimes et marquent le point le plus abouti de considérations toujours très réfléchies à partir de quatre objets : La Recherche du temps perdu, la mémoire, la poétique et l´écriture. Entre elles, de nombreux échos ou des références récurrentes font choeur, assez pour faire entendre que leur auteur ne séparait pas des préoccupations que l´exercice de la conférence oblige à dissocier. (P. L.)

  • Ce texte, qui est la reprise et l'approfondissement de différents travaux (articles, colloques, conférences), peut être lu comme une introduction à la poésie d'Aimé Césaire. Souvent jugés hermétiques, les poèmes de Césaire se montrent à la lumière de cet essai dans ce qu'ils ont de plus déchirant, de plus profondément humain : cette part intime par où les grands textes littéraires nous arrachent, et en même temps, nous ramènent, à nous-mêmes.

  • De Groland au Grand Soir est un livre d'anecdotes, d'amitié et d'humour. Rencontrés durant le montage du Grand Soir, qui réunit pour la première fois Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel, les deux hommes racontent leurs débuts, leur travail à Canal + ; leurs influences, de Dalí à Arrabal, de Reiser à Kaurismaki ; leurs rencontres, de Thierry Ardisson à David Lynch, de Mathieu Kassovitz à Maurice Pialat, de Hong Sang-soo à José Bové... Ils racontent leurs dérives, leurs succès, leur vision du cinéma.
    En quatre films, Benoît Delépine et Gustave Kervern ont acquis une place unique en construisant un cinéma à la fois comique et politique, social et surréaliste, poétique et populaire. Voici l'aventure unique de deux hommes qui se croyaient perdus pour le travail et pour la vie, et qui sont devenus aujourd'hui deux auteurs essentiels du cinéma français.

  • Pendant la Seconde Guerre mondiale, trois familles d'origines et d'horizons différents s'exilent sur l'Isle aux abeilles noires, petite île perdue dans l'archipel des Hébrides, dont les falaises enveloppées de brouillard vibrent de la vie de millions d'abeilles et de centaines d'espèces d'oiseaux de mer. Ces lignées - française, danoise et grecque - y verront naître des enfants, porteurs d'une vision du monde hors du commun et dont les vies deviendront intimement liées.
    Parmi tous ces êtres à la créativité foisonnante et visionnaire, portés par leurs passions, un apiculteur, un souffleur de verre, une ondiste, une parfumeuse, une danseuse et un enfant magicien nous entraînent dans l'éblouissement de l'imagination, de l'amour, aux confins de la folie et de la mort.

    /> Un roman intemporel, à l'écriture fine et maîtrisée, qui laisse place à tous les sens et touche au paroxysme de l'émotion et de l'art. À travers des chapitres courts et denses, construits comme des alvéoles, Andrée Christensen explore les secrets de la ruche et les mystères de l'âme humaine.

  • Maisons en ruine, villes labyrinthiques, hôtels miteux, squats, chantiers, baraquements et autres habitations précaires : dans de nombreux romans français et québécois du tournant du XXIe siècle, l'espace, considéré comme valeur de refuge, est remis en question. Ces fictions proposent différentes représentations d'une habitabilité malaisée de l'espace alors que leurs personnages sont tiraillés par divers désirs de retranchement, d'égarement, de fuite ou de destruction.
    Par quels procédés descriptifs et narratifs, par quelles figures et configurations se noue cette mise en scène d'un espace insaisissable où les lieux et les personnages apparaissent poreux, où les frontières sont perméables et où la perception spatiale est remise en question ? Dans cet essai, Marie-Hélène Voyer propose de définir cette poétique de l'espace incertain qui traverse les romans contemporains tant en France (Éric Chevillard, Marie NDiaye, Christian Oster, Marie Redonnet, Pierre Senges) qu'au Québec (François Blais, Nicolas Dickner, Karoline Georges, Bertrand Laverdure, Catherine Mavrikakis et Gaétan Soucy).
    Les représentations de l'espace incertain dans les romans actuels témoigneraient vraisemblablement d'un monde en déficit d'autorité, reposant sur la labilité des frontières et des cadres spatiaux-temporels, ainsi que sur la volatilité de la mémoire et de la perception.

  • Ce livre ouvre une réflexion sur le statut de l'exilé. Celui qui est banni de sa ville natale, Ovide (Rome), Dante (Florence). On l'imagine mendiant dans une autre ville, confiant dans ses carnets sa complainte. C'est un manuscrit inachevé, trouvé dans les buissons du centre-ville de Montréal. L'auteure a rêvé, imaginé ce conte poétique en faisant dialoguer la voix du narrateur avec les écrits trouvés du mendiant.

  • Cet essai peut peut être lu comme une ode à la vie et à l'histoire littéraire, à « l'autre parole », celle de la poésie québécoise actuelle, particulièrement celle des femmes poètes et de leurs thématiques. Le poème didactique est ici une dilecture (dilection et lecture), selon la
    définition du poète français Guy Goffette : la mise en abyme d'une oeuvre qu'on admire, par citations, descriptions, aspects particuliers ou essais de synthèse de l'oeuvre. Jean Royer aborde aussi dans ce livre ce qu'on appelle le poétique en général, et la mélancolie, thème fondateur des cultures, concluant avec « l'élan d'écrire » et un regard sur l'héritage de la modernité. Cet essai personnel, didactique et ludique à la fois, dédié à différents aspects et visages de la poésie, compose le 4e volume du cycle de L'arbre du veilleur.
    Comme l'ensemble de la poésie, le poème didactique a pour mission d'éclairer notre regard vers les choses et de questionner notre destin.

  • Avec ce recueil de onze nouvelles, embarquez pour un voyage littéraire sur la côte amalfitaine. S'inspirant de cette terre mythique aux falaises abruptes parsemées de plages et de villages aux couleurs pastel, l'auteur mêle dans ce livre récits poétiques et tragiques, mais aussi textes plus légers, et pousse son exploration jusqu'au genre policier ou à la légende.

    De Naples à la fabuleuse Capri, en passant par Positano ou la discrète île de Procida... Ces nouvelles amalfitaines ont été pensées comme une parenthèse, un recueil que l'on emporte avec soi en voyage ou que l'on lit pour s'évader. On sort charmé de ce dépaysement et l'on retrouve la plume de Dimitri Demont dans tout ce qu'elle a de plus riche.

  • Seize chercheurs du Québec, des États-Unis, de la Belgique, de France, du Royaume-Uni, de la Suisse et de l'Australie s'interrogent ici sur la poétique de la liste - et par extension sur l'énumération, la série, la litanie, l'inventaire, la collection, etc. - dans la littérature contemporaine française et francophone.
     
    Au programme (en vrac) : la liste et les sciences ; la liste et le doute ; la liste et l'animal ; la liste et le nom ; la liste et l'encyclopédisme ; la liste et l'écriture de soi ; la liste et le récit ; la liste et la contrainte ; la liste et la voix ; la liste et le musée ; la liste et les ruines ; la liste et l'idiotie ; la liste et le Tour de France ; la liste et le politique ; la liste et la syntaxe ; la liste et le temps ; la liste et le quotidien ; la liste et la bande dessinée ; la liste et la scène ; la liste et dada ; la liste et le réel...
     
    Des textes consacrés, en tout ou en partie, à Anne-James Chaton, Éric Chevillard, Thomas Clerc, Hergé, Édouard Levé, Gérard Macé, Michèle Métail, Henri Michaux, Fiston Mwanza Mujila, Valère Novarina, Georges Perec, Marc-Antoine K. Phaneuf, Christian Prigent, Nathalie Quintane, Pierre Senges, Daniel Spoerri, Christophe Tarkos, Jules Verne et - comme l'écrivait Charles Baudelaire - à bien d'autres encore.
     

  • Au coeur de ses limbes

    Marine Lombaert

    Une femme, un inconnu, un amour perdu...

    Dans ce court roman, nous suivons le quotidien d'une jeune femme. Chaque jour, elle se rend au square qui borde sa maison et aperçoit le même homme mystérieux, sans toutefois oser l'aborder... Mais un coup du destin va les pousser à échanger, se découvrir et s'aimer.

    Pourtant quelque chose cloche : est-ce ce bruit répétitif de vieux transistor, cette radio qui se met en marche seule, ou cette porte impénétrable ?

    S'ils ne sont pas le fruit du hasard, alors comment interpréter ces signes ?

    Entre imaginaire et réalité, Au coeur de ses limbes est un véritable récit initiatique mené par une plume nostalgique et touchante. Une histoire où la résilience est la clé du lâcher-prise.

  • La naissance d'Elliot nous immerge au sein des traditions ancestrales du petit peuple de Tiboudom, village imaginaire profondément relié à la Terre et à la voix des Sages. Le destin d'Elliot bascule le jour de ses 10 ans. À cet âge, il doit effectuer le rite de passage initié par le grand Sage. Malheureusement, le rite d'Elliot ne se clôt pas comme attendu. Cet événement précipite le garçon dans un long et profond sentiment d'injustice. Elliot décide que le temps est venu de se sortir de ce sale karma. Saura-t-il entendre les messages cryptés du monde irrationnel pour transformer cette expérience malheureuse ? D'autant plus que le temps est compté, Elliot n'a que trois jours devant lui...

    Un récit tendre et initiatique à l'attention des lecteurs aventureux ou des oreilles curieuses, de 10 à 99 ans.
    Il nous invite à nous questionner sur la notion du manque, sentiment que chacun est amené à côtoyer au gré des expériences de la vie.
    Tiboudom est aussi une merveilleuse histoire de fraternité entre deux enfants qui se découvrent et s'élèvent mutuellement vers le meilleur d'eux-mêmes.

  • Ce roman poétique conte l'histoire d'Alex, ermite urbain. Par une nuit d'insomnie, il découvre une étrange librairie où il fera la rencontre de plusieurs personnages originaux qui s'interrogent sur les motivations qui ont poussé Alex à abandonner sa vie d'homme en société.

  • Duel Dual

    Deux Cent Cinquante Et Un

    • Iggybook
    • 1 Février 2019

    Ce recueil de nouvelles compose un ensemble, dont le thème général est l'humain, que ce soit pour le pire comme pour le meilleur, dans le bonheur ou la désespérance, sous la liberté ou la dictature. Les styles sont multiples, depuis des « shorts-shorts », poétique, philosophique, science-fiction, abstrait...

    Chaque histoire porte une réflexion dont le fond est sous-jacent à l'histoire, laissant le plaisir de lire et d'imaginer en tout premier lieu.

  • La trajectoire désabusée de Clovis des vallées perdues [peizaZ] [matal] photographe iconoclaste, paludier des mots et des images, de sa plongée en apnée est contraint dans un désarroi au rythme des arrivées en fanfare montées en épingle par des candides de pacotilles, lui a contrario se dissipe garant d'un passé qui se détourne; le doute, il augure sa langue acculée, baignée de mensonges, de misère renouvelée et la lame de fond démographique ultime tabou : « nous étions trop nombreux », la nature dans son ensemble périssait sous notre joug.
    Il poursuit ses aspirations romanesques, éclats de beautés à dessein de préserver quelques arpents vierges sans qu'ils ne soient piétinés au grand maelstrm des valises à roulettes connectées folles et hilares.
    Bien que résigné, au point mort de tout laisser à vau-l'eau, il se fait violence et voyage dans ses pensées à l'aide de cartes, celle au-dessus de lui; South-East Asia de Bartholomew qui le ramène à son vécu, les rêveurs de siècles révolus, disciple d'un monde passé imprenable, immense et aussi beau forcément que des illustrations de faune et de flore lorsque Louis-Antoine de Bougainville débarqua à Tahiti en 1768.
    Avec ce quatrième opuscule, François Montagnon creuse ses interrogations liées à l'enfance à coup sûr magique; de ne pas omettre nos embrasements de vingt ans; la belle décennie et du désenchantement qui surgit sans crier gare.

  • KAZEK DIT LE COSAQUE

    Trifard Theo

    On dit d'un miroir qu'il réfléchit. C'est faux, un miroir ne pense pas, il déforme et nous place devant nos possibles. Ouvrez-vous à ce mystère et vous entrerez dans des univers secrets où le poétique côtoie l'insolent, où les lignes parallèles finissent par se croiser.

    'Kazek dit le Cosaque' de Théo Trifard est un premier roman joliment écrit, souvent coquin, parfois surréaliste, à lire absolument. Osez entrer dans cet ouvrage peu sage et il vous emmènera avec élégance et humour de Luanda à Chantilly, de souvenirs à aujourd'hui, de poésie à fantaisie.

    Bon voyage !

  • La Brisure

    Jini-Jeanne Hamwi

    Par sa profondeur d'âme, par sa simplicité aussi, la poésie regroupe des sentiments forts : l'envie d'un ailleurs éloigné, la nostalgie d'une jeunesse éteinte, la naissance et la mort de l'amour. En somme, elle est le miroir fidèle et harmonieux des méandres du temps. Ce recueil représente plusieurs échantillons de vie et forme, à la lecture, une histoire complète.

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