• Ce livre regroupe 18 témoignages écrits par des volontaires étrangers du YPG ayant participé au Rojava (nom du Kurdistan syrien) à la guerre contre Daech ou l'armée turque. Le YPG (Unités de protection du peuple) est l'armée des Kurdes syriens. Elle se bat pour un projet révolutionnaire fondé sur la commune, le socialisme, l'égalité entre les femmes et les hommes, la laïcité ainsi que l'égalité entre groupes ethniques et religieux.

    L'ouvrage est présenté et coordonné par André Hébert, auteur de Jusqu'à Raqqa (Belles Lettres, 2019). Il comprend les contributions de 18 combattant·es internationalistes, de 12 nationalités différentes.

  • Les discussions et conférences rassemblées dans ce livre offrent une perspective profonde et généreuse pour comprendre l'état du monde, et notamment les enjeux liés au pouvoir. Y sont abordés le fonctionnement des médias, les systèmes d'éducation, la crise environnementale, le complexe militaro-industriel, la mondialisation, les stratégies militantes, et plus encore. Comprendre le pouvoir couvre ainsi l'intégralité de la pensée de Noam Chomsky et en constitue la meilleure introduction qui soit. La pensée politique de Chomsky ne cherche à imposer ni une vision nouvelle ni une grande idée. Elle se distingue bien plutôt par sa capacité à compiler une énorme quantité d'informations factuelles pour les rendre signifiantes. Par un travail d'analyse concrète de grande ampleur, Chomsky s'emploie toujours à démasquer, cas après cas, les tromperies des organisations occidentales les plus puissantes. Émaillés d'une grande quantité d'exemples, ses textes incitent à penser par soi-même et encouragent l'esprit critique. Comprendre le pouvoir se présente ainsi sous la forme très accessible d'échanges, de discussions, de conversations avec des militants, étudiants et chercheurs, échanges nous enjoignant à réfléchir avec eux.

  • La crise du Covid-19 a suscité un tel choc dans l'opinion publique que beaucoup de commentateurs ont émis l'hypothèse que plus rien ne serait comme avant. C'est qu'il s'agit d'un épisode sans précédent, révélateur d'évolutions latentes et porteur de modifications structurelles dans les relations internationales. Passé l'effet de sidération, cet ouvrage revient sur ce "moment" historique et nous éclaire sur les conséquences géostratégiques de cette catastrophe sanitaire.

    Est-ce la fin du monde occidental, atteint dans son modèle de réussite ? La Chine a-t-elle gagné dans le duel qui l'oppose plus que jamais aux États-Unis ? Cette crise balaye-t-elle définitivement le rêve d'une Europe puissante ou va-t-elle susciter le sursaut tant attendu et si souvent déçu ? Se dirige-t-on vers davantage de multilatéralisme ou vers une profusion d'unilatéralismes ? Autant de questions de fond que Pascal Boniface analyse avec lucidité pour nous aider à appréhender le "monde d'après".

    PASCAL BONIFACE est directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et enseignant à l'Institut d'études européennes de l'université de Paris VIII. Il a écrit plus de 60 ouvrages sur les questions géopolitiques dont certains ont donné lieu à de multiples traductions ou rééditions. Il a créé la chaîne Youtube « Comprendre le monde ». Retrouvez-le sur son blog www.pascalboniface.com et sur Twitter @PascalBoniface.

  • Le 16 juillet 2017, Emmanuel Macron s'apprête à terminer son discours lors de la commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vél d'Hiv. Et soudain, se tournant vers Benyamin Netanyahou, qu'il a appelé « cher Bibi », il lance : « Nous ne céderons rien à l'antisionisme, car il est la forme réinventée de l'antisémitisme. »

    Jamais un chef de l'État n'avait commis une telle erreur historique doublée d'une telle faute politique. Voilà ce que ce livre entend démontrer, sur un mode non polémique et pédagogique en traitant successivement de l'histoire du sionisme, de la diversité de l'antisionisme, de l'antisémitisme hier et aujourd'hui, enfin de la politique proche-orientale de la France.

    Journaliste (Le Monde diplomatique) et historien, auteur de nombreux livres dont Le Ventre est encore fécond (Libertalia, 2012), Dominique Vidal exprime ici son opinion, mais s'efforce surtout de donner les éléments d'information permettant à tout un chacun de se faire la sienne.

  • Pour le premier anniversaire de la chute de Bouteflika, après près de 20 ans de règne, Naoufel Brahimi El Mili, un spécialiste de l'Algérie, raconte les tenants et aboutissants du départ forcé d'un président grabataire s'accrochant au pouvoir, et nous aide à comprendre la révolution pacifique en cours en Algérie. Le 2 avril 2019, Abdelaziz Bouteflika démissionne après vingt ans d'un règne sans partage.
    Le départ de Bouteflika acté, les élections sont repoussées pour la troisième fois. Très vite, plusieurs de ses proches, dont Saïd, le très influent " président-frère ", sont arrêtés.
    La mobilisation contre le régime se poursuit dans la rue. Aux cris de " Qu'ils dégagent tous ", le peuple algérien s'oppose à Gaïd Salah, le tout-puissant chef d'état-major de l'armée, qui cherche à maintenir la mainmise de l'armée sur tous les leviers du pouvoir.
    Dans le même temps, sous l'oeil vigilant de la France et des monarchies pétrolières, se déroule une impitoyable lutte entre les différents clans du régime.
    Disposant de sources au coeur même du pouvoir algérien, l'auteur dévoile les forces en présence au sein de l'oligarchie en place et éclaire les enjeux auquels le nouveau président, Abdelmajid Tebboune, devra faire face.
    Né en 1960 à Tunis, Naoufel Brahimi El Mili vit en France depuis 1982. Ancien enseignant à Sciences Po Paris, il est l'auteur de Le Printemps arabe : une manipulation (Max Milo, 2012), France-Algérie, 50 ans d'histoires secrètes (Fayard, tomes 1 et 2, 2017 et 2019).

  • L'irruption de la Chine sur la scène internationale ébranle les équilibres mondiaux qui seront de plus en plus instables, même et surtout si le monde occidental renoue avec la croissance. Examiner l'action de la Chine en Afrique peut aider à voir l'avenir du monde, un avenir où les États-Unis resteront une grande puissance, mais qui ne pourra plus (et ne peut déjà plus) agir à sa guise comme elle le faisait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et, notamment, depuis l'éclatement de l'URSS. La Chine est en pleine expansion et l'Afrique en plein bouleversement après plusieurs décennies d'instabilité. Trop peu d'Européens en ont encore conscience. Jean Jolly se penche sur le passé des relations sino-africaines, sur les raisons de l'offensive chinoise en Afrique, sur les causes de son succès, les méthodes employées, et les conséquences que l'essor chinois entraîne pour les Européens, les Américains et les Africains. Faisant le tri entre les fantasmes et les réalités, il analyse les réactions des Africains et des Occidentaux dont celles des Européens, en particulier des Français, et suggère des solutions possibles pour tenter d'éviter de nouveaux drames et de nouveaux conflits.

  • Préface de Dario Battistella « En s'appuyant sur le cas de l'incident de Hainan, Jérémie Cornut propose une analyse originale du rôle des excuses dans la diplomatie et la politique internationale. L'auteur croise différentes traditions théoriques et produit un modèle d'analyse à la fois cohérent et éloquent.
    Ce pluralisme sans concession offre une défense audacieuse de l'éclectisme analytique dans la théorie des relations internationales. » Rudr a Sil , Professeur, Département de science politique, University of Pennsylvania « Si l'éclectisme analytique est à la mode en Relations internationales, peu de chercheurs savent comment le mettre en oeuvre dans leurs travaux. Jérémie Cornut élabore une méthode brillante de simplicité et d'efficacité pour combiner diverses approches dans l'explication de la politique mondiale. Voilà un livre fort utile qui permet de repenser la théorie dans ses applications pratiques. » Vincent Pouliot , Professeur agrégé et Directeur, Centre for International Peace and Security Studies (CIPSS), McGill University « Jérémie Cornut offre l'occasion de sortir du monologue narcissique sur l'état et l'avenir de la théorie, pour recentrer notre attention sur son objet d'étude. Il nous rappelle que, comme toute science sociale qui se respecte, les Relations internationales doivent s'adapter à la nature et à la complexité du réel, loin de tout parti-pris idéologique. Sa présentation rigoureuse du pragmatisme problem-driven est doublée d'une démonstration de sa valeur empirique qui, au-delà du cas d'étude, ne manquera pas d'éveiller l'intérêt de tous ceux qui tentent, avec toujours plus d'urgence, de faire sens d'un monde irrémédiablement complexe. » Inanna Hamat i-Ataya, Reader in International Politics, Aberystwyth University Jérémie Cornut, spécialiste de la diplomatie de crise et de la théorie des relations internationales, est titulaire d'un doctorat de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il est post-doctorant à l'Université McGill.

  • Un pays peut-il avoir une main-d'oeuvre très syndiquée, percevoir des taxes élevées et offrir de généreux programmes sociaux tout en maintenant une croissance économique hors pair - surpassant celle d'États néolibéraux - et un niveau d'égalité sociale exceptionnel? Oui: c'est la social-démocratie 2.1, et les pays scandinaves en sont les champions. Le Québec est l'endroit en Amérique du Nord le plus syndiqué, le plus taxé et celui qui offre le plus de services publics; il est aussi de plus en plus confronté à des choix difficiles en raison du vieillissement de sa population et de la précarité de ses finances publiques. Il s'agit d'une situation semblable à celle des pays scandinaves qui, dans les années 1990, ont entrepris la réforme de leurs systèmes de santé, d'éducation et de retraite; une réforme si importante, en fait, que l'on peut réellement parler de social-démocratie 2.1. Comment le Québec se compare-t-il aux pays nordiques? Face aux problèmes actuels, peut-il vraiment s'inspirer de leurs politiques sociales et économiques? Les auteurs de cette seconde édition, revue et augmentée de plusieurs nouveaux chapitres, spécialistes des sociétés scandinaves et du Québec, répondent à ces questions de façon éclairée.

  • Les États-Unis n'ont jamais hésité à entretenir des relations amicales avec des dictateurs qui, pourtant, contreviennent au modèle démocratique qu'ils tentent - officiellement - de propager. En vertu des intérêts nationaux compatibles entre Washington et un régime dictatorial, cette sorte de rapprochement s'explique aisément par le pragmatisme politique. Comprendre pourquoi la Maison-Blanche décide brusquement d'interrompre une relation de ce type s'avère toutefois plus difficile. Comment un ami peut-il cesser d'être considéré comme tel ? À cause d'un manque « d'obéissance » ? D'un soulèvement populaire dans son État ? Rien n'est moins sûr...

    Avec un regard neuf posé sur la politique américaine, l'auteur analyse six cas empiriques : Batista à La Havane en 1959, Pahlavi à Téhéran en 1979, Mobutu à Kinshasa en 1990, Suharto à Jakarta en 1998, Aliyev à Bakou en 2005 et enfin Moubarak au Caire en 2011.

  • De plus en plus, nos sociétés sont marquées par des bouleversements qui remettent en cause nos repères. Les phénomènes liés à la mondialisation, la multiplication des tentatives de démocratisation, les changements des formes de protection sociale ou la diversification des formes de participation politique nous obligent à nous interroger sur la pertinence des catégories d'analyse traditionnelles que sont l'État, le développement ou encore la démocratie. Comprendre, dans l'espace et dans le temps, les dynamiques des forces politiques, l'ampleur de leurs conséquences sur nos vies et les voies nouvelles dans lesquelles elles nous engagent, tels sont les enjeux de la politique comparée. Le livre fournit un panorama de ce champ transversal de la science politique, en montrant ses objets et ses approches théoriques. Dans cette optique, les auteurs se concentrent sur trois thématiques incontournables : - l'émergence de l'État moderne, ses institutions et les processus qui s'y sont élaborés ; - la problématique du développement et le changement politique ; - le débat sur la démocratie, la démocratisation et le rapport entre la démocratie et le développement. Mamoudou Gazibo est professeur titulaire au Département de science politique de l'Université de Montréal. Jane Jenson est professeure titulaire au Département de science politique de l'Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche en citoyenneté et en gouvernance. Elle est également boursière principale de l'Institut canadien de recherche avancée / Programme Bien-être collectif.

  • Depuis la fin de la guerre froide, la gestion des affaires extérieures des pays et gouvernements ainsi que le travail diplomatique sont en mutation permanente afin de s'adapter aux nouvelles réalités mondiales. La décentralisation de l'ordre mondial, la montée des régionalismes, l'émergence de nouvelles puissances économiques, la précarisation de la sécurité internationale de même que les changements climatiques et technologiques ne sont que quelques-uns des nombreux bouleversements qui sont survenus sur la scène internationale. Dans un contexte de mondialisation et de continentalisation, chaque État et chaque gouvernement doit repenser sa politique étrangère et revoir ses stratégies diplomatiques. Parallèlement, les paradigmes scientifiques qui tentent d'expliquer ces phénomènes doivent être reconsidérés. Le présent ouvrage constitue une remarquable réflexion sur la nécessité de repenser le cadre et les niveaux d'analyse de la politique étrangère en réaction à cette mouvance et à cette gouvernance mondiales. Réunissant les textes de chercheurs québécois, canadiens, européens et africains, il aborde les grands défis de la fin du XXe siècle et présente clairement les répercussions de certains phénomènes mondiaux et de certaines tendances globales sur l'évolution de la gouvernance des affaires du monde. Il propose, aussi bien aux diplomates de carrière qu'aux nouvelles générations de décideurs et de diplomates, des réponses aux questions théoriques et pratiques contemporaines en matière de politique étrangère.

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