• Crépuscule

    Juan Branco

    L'histoire cachée de Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bernard Arnault, Arnaud Lagardère, Xavier Niel et Emmanuel Macron.

    Crépuscule s'inscrit dans la tradition littéraire française des réquisitoires politiques. Sous la plume enflammée d'un jeune homme formé pour intégrer les élites mais croyant encore en la République, il dénonce et expose les preuves d'une captation de la démocratie par des oligarques puissants, en faveur d'intérêts de caste. Et comment le président Emmanuel Macron en fut à la fois la créature et l'instrument

    Le publier est un acte citoyen.

  • FABRICATION DES ÉLITES : UN SCANDALE DÉMOCRATIQUE

    « La République ne vous appartient pas. » Le 9 décembre 2019 Juan Branco ouvre par ces mots son discours dans l'amphithéâtre d'honneur de Polytechnique. Face aux étudiants de la plus prestigieuse école du pays, il se livre à une leçon magistrale sur le dévoiement du système qui vient de les consacrer et donne les clés pour comprendre les finalités d'un système éducatif où les écoles du soi-disant mérite sont créées pour reproduire une logique de domination au profit de quelques-uns. Son appel au sursaut est un plaidoyer pour une idée de la République, abandonnée par leurs aînés.

    Suivi des échanges avec les étudiants, un discours qui s'adresse à tous les Français et fera date sur un système de sélection dont ils sont avant tout victimes.

  • Partant des différents mouvements de défiance ayant parcouru la société française depuis le début de l'épidémie de Covid-19, l'ouvrage étudie comment cette extrême défiance peut être corrélée à une tentation complotiste et à des attitudes populistes. Il s'agit à la fois de montrer que la confiance manifestée par les citoyens dans les institutions est un déterminant essentiel de la nature des mesures mises en place et comment la confiance institutionnelle et interpersonnelle a des conséquences majeures en termes sanitaires. L'enjeu atteint son paroxysme lorsqu'il s'agit de la vaccination ! Enfin, l'auteur propose une analyse des raisons de cette forte défiance touchant nos institutions et se fait force de propositions.

    Antoine Bristielle, expert associé à la Fondation Jean-Jaurès, est professeur agrégé de sciences sociales, chercheur en science politique au laboratoire PACTE, Sciences Po Grenoble.

  • Pour comprendre la place qu'occupent aujourd'hui Éric Zemmour et ses idées réactionnaires dans l'espace public français, ce livre analyse ses écrits en regard de ceux d'Édouard Drumont, pamphlétaire d'extrême droite de la fin du XIX e siècle et du début XX e. Il met ainsi en lumière une matrice du discours réactionnaire.
    La place qu'occupe Éric Zemmour dans le champ médiatique et dans l'espace public français suscite l'inquiétude et la consternation de bon nombre de citoyens. Comment un pamphlétaire qui alimente constamment des polémiques par ses propos racistes, sexistes, homophobes, condamné à plusieurs reprises par la justice, a-t-il pu acquérir une telle audience ?
    Pour comprendre ce phénomène, ce livre replace le cas Zemmour dans une perspective historique qui prend comme point de départ les années 1880, période où se mettent en place les institutions démocratiques qui nous gouvernent encore aujourd'hui. Ce faisant, il met en regard le parcours d'Éric Zemmour et celui d'Édouard Drumont, le chef de file du camp antisémite à la fin du xixe siècle. Car les deux hommes ont chacun à leur époque su exploiter un contexte favorable à leur combat idéologique. Issus des milieux populaires et avides de revanche sociale, tous deux ont acquis leur notoriété pendant des périodes de crise économique et sociale, marquées par un fort désenchantement à l'égard du système parlementaire.
    Dans ce saisissant portrait croisé, Gérard Noiriel analyse les trajectoires et les écrits de ces deux polémistes, en s'intéressant aux cibles qu'ils privilégient (étrangers, femmes, intellectuels de gauche, etc.) et en insistant sur les formes différentes que ces discours ont prises au cours du temps (car la législation interdit aujourd'hui de proférer des insultes aussi violentes que celles de Drumont). L'historien met ainsi en lumière une matrice du discours réactionnaire, et propose quelques pistes pour alimenter la réflexion de ceux qui cherchent aujourd'hui à combattre efficacement cette démagogie populiste.

  • Le capitalisme libéral et le modèle démocratique occidental, qui paraissaient à beaucoup victorieux à la chute du communisme, sont aujourd'hui soumis à rude épreuve par l'émergence d'un capitalisme autoritaire. Sous des modalités variées, ce dernier associe la recherche de l'efficacité des économies de marché avec la protection de pouvoirs autoritaires et, parfois, le maintien de certains mécanismes de régulation démocratiques.

    À la légitimation classique du capitalisme, suivant laquelle ce système serait le plus compatible avec la démocratie, il substitue des primats identitaires, nationalistes et protecteurs qui se retrouvent dans des configurations nationales aussi différentes que la chinoise, la russe, la turque ou la hongroise.

    Ahmet Insel, né à Istanbul en 1955, économiste, politologue, éditeur et éditorialiste, notamment spécialiste de la Turquie, a été chef du département d'économie de l'université de Galatasaray et vice-président de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne qu'a présidée Pierre-Yves Hénin qui, né en 1946 en Saône-et-Loire, est l'un des grands noms de la macro-économie française et le fondateur du Centre de recherche MAD (Macroéconomie et analyse des déséquilibres, Paris I) associé au CNRS.

  • Le populisme est le produit de deux secousses telluriques. Premier séisme : la montée d'un immense ressentiment contre les partis et les institutions politiques. Face à l'échec de la droite et de la gauche à contenir les excès du capitalisme, la radicalité " anti-système " a brisé les compromis que l'un et l'autre camps étaient parvenus à édifier. Deuxième séisme : la fin de la société de classes, au profit d'une société d'individus pensant leur position sociale en termes subjectifs. Une nouvelle polarité en résulte, qui sépare les " confiants " des " méfiants " envers autrui. La droite populiste surgit au croisement d'une double méfiance – à l'égard des institutions politiques et à l'égard de la société. Elle prospère sur le désenchantement démocratique, tout en renouvelant le clivage gauche-droite. Fondé sur des données inédites, cet ouvrage se révèle essentiel pour comprendre le présent et l'avenir des sociétés démocratiques.
    Doyen de l'École d'affaires publiques, Yann Algan est professeur d'économie à Sciences Po. Économiste, Elizabeth Beasley est chercheuse au CEPREMAP. Daniel Cohen est directeur du département d'économie de l'École normale supérieure et professeur à l'École d'Économie de Paris. Martial Foucault est directeur du CEVIPOF, professeur à Sciences Po.

  • Ce livre, devenu un classique depuis sa première édition en 1988, est d'abord une contribution à la discussion d'un des plus graves problèmes de notre temps : pourquoi, soixante-dix ans après la défaite du nazisme, cinquante ans après la décolonisation et la reconnaissance des droits civiques aux Noirs américains, le racisme est-il en progression dans le monde ? La thèse soutenue ici est qu'il ne s'agit ni d'un épisode, ni d'une survivance, ni d'un préjugé, mais d'un rapport social indissociable des structures mêmes de ce monde : le complément intérieur de l'universalisme " bourgeois ". Ce livre est ensuite un dialogue entre deux auteurs, historien et philosophe, américain et français, chacun représentant à sa façon un courant et une expérience de rencontre entre la recherche théorique et l'activité militante. D'un texte à l'autre, les divergences se redistribuent, les convergences se dégagent en vue de l'analyse des conflits sociaux de demain, dans l'espace de la politique-monde où la crise de la forme nation s'accompagne de la flambée du nationalisme.

  • Nous sommes en 2025, dans une France qui a politiquement tout essayé : la gauche, la droite, et même un jeune président venu du centre... Mais les échecs successifs des uns et des autres, le désordre qui s'est installé dans la rue et au coeur même du système ont fini par conduire les Français à un choix radical et sans précédent : c'est Charlotte Despenoux, la jeune dirigeante du parti d'extrême droite La France d'Abord, qu'ils ont installée à l'Élysée.D'abord alliée avec l'extrême gauche, la nouvelle présidente prend bientôt prétexte de l'assassinat de l'une de ses plus proches collaboratrices pour provoquer de nouvelles élections et s'arroger tous les pouvoirs. D'autoritaire, le régime devint policier et engage une implacable répression contre ce qu'il reste d'opposition.Partis politiques, syndicats et associations interdits ou asphyxiés par la suppression des aides d'État, presse muselée, arrestations massives... : ce roman raconte les trois années noires (2025-2028) d'une France qui, en quelques mois, a basculé dans le fascisme. Le drame à première vue improbable et pourtant totalement plausible d'un pays où s'opère la conjonction des extrêmes, tandis que s'organise la résistance protéiforme de militants issus des anciens partis et de milliers de jeunes auparavant peu politisés.Les lecteurs retrouveront ici les qualités qui ont fait le succès de Fake News en 2019 : sens de l'intrigue, art du suspense, connaissance intime de la chose politique et de ses acteurs. Si rien n'est sûr, tout est vraisemblable, tant l'hypothèse de l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir n'est plus seulement une fiction pour journalistes imaginatifs.

  • Le mot " peuple " sert aujourd'hui à tout mais n'est plus nulle part. Nombreux sont ceux qui s'en réclament ou bien qui prétendent le défendre contre les populismes. Incisif et décapant, ce livre change la perspective ; il montre la nécessité de réinventer des mobilisations qui se passent à présent du mot et se méfient du mythe.
    " Je fais partie du peuple", " je veux défendre le peuple ", ""les gens', c'est le peuple " : les dernières élections présidentielles ont vu plusieurs candidats, retrouvant des accents déjà anciens, prendre possession du mot. Certains, dénonçant la montée du populisme, opposent désormais la nécessité de ne pas abandonner le peuple à tous ces détournements. Mais le mot, fétichisé, est sans doute plus trompeur que jamais. S'agit-il de parler d'une entité nationale douée de souveraineté, de décrire une catégorie de femmes et d'hommes formant la " classe populaire " ou de mobiliser, toujours avec un brin de nostalgie, le symbole un peu vite unifié des révoltes venues d'en bas ?
    Avec force, Déborah Cohen, en historienne convaincue que les mots ne font pas que désigner le monde mais qu'ils le construisent, pose ici le problème tout autrement. Il n'est plus temps, selon elle, de s'en tenir à reconquérir le mot peuple. Ce qu'il faut c'est se demander ce qui nous manquerait vraiment à l'abandonner. En montrant que les luttes d'aujourd'hui se livrent sans recourir aux mots hérités du passé, elle invite à saisir le peuple, ni mythe ni entité en soi, là où il est, dans les mobilisations qui le font vivre à présent.

  • Nous avons cru que les droits de l'homme valaient partout et pour tous. Ils sont désormais dénoncés à l'extérieur par les autres civilisations et à l'intérieur même de nos démocraties. Comment penser cette crise ? Comment y répondre ? Comment maintenir l'idée de l'Universel ? Par l'une des grandes philosophes d'aujourd'hui.
    Après la Seconde Guerre mondiale et la chute du mur de Berlin, nous avons cru à la victoire définitive de notre vision du monde, caractérisée par l'individualisme libéral, le cosmopolitisme et la démocratie des droits de l'homme. Mais depuis le tournant du siècle, plusieurs cultures mondiales s'opposent clairement et fermement aux principes occidentaux considérés jusque-là comme universels. La démocratie est décriée ou dégradée, et l'autocratie nommément défendue, en Chine et à Singapour, dans certains pays musulmans, en Russie. En outre, apparaissent au sein même de l'Occident des gouvernements dits populistes ou illibéraux, opposés au libéralisme et à l'individualisme postmodernes. Ce débat conflictuel déployé tant sur le plan occidental que sur le plan mondial traduit un nouvel assaut de la vision du monde traditionnelle, holiste, face à la vision progressiste et individualiste.
    Des deux côtés fleurissent les excès. En Occident, l'humanisme classique transformé en humanitarisme. En face, des cultures parfois devenues des idéologisations de leurs traditions. C'est un énième épisode, mondialisé, de la discorde entre les modernes et les anti-modernes : ce qu'on a appelé au xxe siècle la " guerre des dieux ".

  • La populophobie

    Guillaume Bigot

    La cause semble entendue : en Occident voire dans le monde entier, cédant aux sirènes du populisme, les peuples semblent avoir pris en grippe leurs élites. Mais, est-ce que ce ne sont pas les classes dirigeantes qui, en vérité, avaient déjà décidé de rompre avec leurs peuples ? Est-ce que ce n'est pas le sommet qui n'aime plus la base ? Tel est le point de départ de l'essai décapant que Guillaume Bigot consacre à la colère des gilets jaunes et au besoin de renouvellement de la classe dirigeante française.
    Ce divorce, que les élites mondialisées voulurent partout à l'amiable, a revêtu une tournure particulièrement exacerbée en France avec la spectaculaire crise des ronds-points. En replaçant la révolte de la France périphérique dans le long terme de notre histoire, l'auteur montre que les élites françaises aiment rarement le peuple, qui le leur rend bien. Relisant la crise de 2018-2019 il montre que cette explosion de colère est le prélude d'une remise en cause plus profonde et durable des classes dirigeantes françaises. Car Guillaume Bigot éclaire l'actualité en lui apportant le relief de l'histoire, sans lequel celle-ci demeure difficile à interpréter et impossible à prévoir. Et applique à la société de 2020 les analyses de l'abbé Sieyès sur le tiers état. En s'appuyant également sur Michelet, il montre que l'Hexagone ne peut être gouverné que par un souverain allié au peuple pour tenir en respect les importants. Enfin, la loi des 3 âges des classes dirigeantes formulée par Chateaubriand lui sert de point d'appui pour appeler au renouvellement profond de la classe dirigeante française.
    Selon l'essayiste, la France est entrée en convulsions et n'en sortira que lorsque l'élite actuelle et son paradigme auront été remplacés. Voici le plaidoyer d'un intellectuel républicain en faveur du populisme.

  • Suprémaciste théorie

    Philippe-Joseph Salazar

    • Plon
    • 17 Septembre 2020

    Une enquête exclusive mondiale sur la résurgence de l'idéologie suprémaciste. " Ce livre décrit la résurgence de l'idéologie blanche, propulsée sur le devant de la scène internationale par ce qui se nomme l'Alt-Right. Le sujet est dur. Le sujet est fort. Ce livre est une enquête : comment saisir sur le vif cette idéologie en gestation, dans une suite de conversations avec ceux et celles qui pensent l'idéologie blanche.
    Je suis donc allé à la rencontre de protagonistes de l'Alt-Right, je leur ai parlé et je les ai écoutés. Mes interlocuteurs, qui tous -; sauf un -; sont des intellectuels, pas des militants qui brandissent des drapeaux dans les rues ou éructent sur le Web, ont été surpris de voir un philosophe, carnet en main, se comporter en investigative reporter. Certains d'entre eux voulurent m'engager dans un débat : je m'y suis refusé. Je ne prends pas parti : j'observe et je questionne. "

  • Une bande-dessinée documentée et pédagogique
    Le phénomène de l'extrémisme bouddhiste en Birmanie, incarné par le bonze Wirathu, a surpris tous ceux qui n'envisagent le bouddhisme que comme une religion de paix ou une simple spiritualité.
    Pour l'expliquer, Benoît Guillaume et Frédéric Debomy se sont rendus en Birmanie, dévoilant au fil des déplacements et des rencontres les ressorts d'une société brisée par des décennies de dictature militaire et obsédée par les questions d'identité.
    On y découvre que l'intolérance des moines extrémistes est largement partagée par la société et que les musulmans, cibles privilégiées, n'en font pas seuls les frais : les chrétiens ne sont pas toujours épargnés et les femmes largement discriminées.
    Dans ce contexte, la plus célèbre des opposantes à la dictature, parvenue partiellement au pouvoir, déçoit, ce qui semble s'expliquer à la fois par un contexte miné et son évolution personnelle.
    Le lecteur découvrira ainsi dans les pas des auteurs combien il reste à parcourir pour que ce pays connaisse véritablement la démocratie.

  • Chili, Pérou, Argentine, Equateur, Brésil, Bolivie, Venezuela, Nicaragua, Colombie... en octobre-novembre 2019, la quasi-totalité des pays d'Amérique latine ont été secoués par des crises politiques et sociales de grande ampleur, plaçant le sous-continent au premier plan de l'actualité internationale. Malgré leur simultanéité, et la similarité de certaines revendications, les crises de l'"automne des peuples" ont des origines et des effets profondément divergents, et sont la manifestation d'un cycle de crises politiques initiées depuis 2009. De l'exil forcé du Hondurien Zelaya en 2009 à celui d'Evo Morales en 2019, cet ouvrage revient sur une décennie de crises en Amérique latine pour mieux comprendre les dynamiques politiques à l'oeuvre et leurs conséquences à l'échelle internationale.

  • De toutes les émotions, la colère est l'une des plus puissantes. Elle s'accompagne de bien d'autres affects - indignation, culpabilité, amertume, ressentiment, haine, désir de vengeance - dénominateurs communs d'une actualité bouillonnante mais particulièrement confuse. Violences politiques et terrorismes transnationaux, soulèvements populaires et protestations « indignées » à travers le monde, insurrections armées au long cours, montée des populismes et reflux des nationalismes, regains et consolidations autoritaires, haine de l'« autre », interminables guerres civiles et conflits gelés, rancoeurs sociétales nouvelles comme plus anciennes, belligérances numériques inédites... Inexorablement, sous nos yeux, c'est bien la colère qui semble dévorer une globalisation que d'aucuns qualifiaient autrefois d'« heureuse ». Se plaçant sur le terrain singulier de la géopolitique, Myriam Benraad analyse ce qu'« être en colère » signifie, comment cette émotion se manifeste à l'échelle planétaire, quels en sont les protagonistes, dynamiques et enjeux. Assistons-nous à un phénomène passager ou cet emportement général, visible partout, a-t-il déjà mué en logique durable laissant craindre un XXIe siècle particulièrement brutal et instable ?

  • Et si la nature du populisme nous échappait encore ? L'actualité politique voit ce mot ressurgir régulièrement, mais, au-delà de sa charge polémique, que désigne-t-il exactement ? Depuis trente ans, les médias ressassent les mêmes poncifs : le populisme serait démagogique et autoritaire ; ni de droite ni de gauche, mais essentiellement xénophobe et nationaliste ; il menacerait nos démocraties, comme jadis le totalitarisme. Ce qu'il s'agit, au fond, de faire
    via cette instrumentalisation quotidienne, c'est de discréditer l'idée d'une démocratie alternative, hors des institutions établies, et de dénier au peuple une capacité propre à faire de la politique.
    Il convient donc de reconstruire ce concept fourre-tout sur de nouvelles bases. De le débarrasser des jugements normatifs, de cartographier ses expériences historiques fondatrices et de le rapporter au contexte politique qui l'a vu émerger comme phénomène à part entière, l'Amérique latine. S'en dégage une découverte fondamentale : le populisme n'a rien à voir avec la démagogie, le nationalisme et le totalitarisme. C'est une idéologie, radicalement démocratique, de crise des démocraties représentatives libérales, qui possède ses propres logiques et contradictions internes.
    L'enjeu de cette redéfinition est de taille : mieux comprendre les nouveaux conflits sociaux qui se saisissent de l'opposition peuple vs élite et sont en train de transformer profondément nos démocraties.

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    La fraternité est l'un des thèmes majeurs du pontificat de François. Il en fait le thème de sa troisième encyclique après "Lumen Fidei" et "Laudato Si'".À toutes les soeurs et à tous les frères, à tous les hommes et femmes de bonne volonté qui peuplent la terre.L'édition officielle de la Conférence des évêques de France.

  • Le collectif Othon réalise des documentaires consacrés à l'urbanisme et la démocratie du territoire, les deux jambes de la politique.

    Personnage principal de ce livre, Valenciennes est emblématique des villes moyennes françaises. Le collectif Othon a voulu éprouver les données générales à la réalité quotidienne des habitants de tous milieux. Se révèle alors une vérité faite de contrastes, d'inégalités, de contradictions. S'il y a une « France à deux vitesses », chaque ville, même moyenne, vit également à deux vitesses.

    Un éclairage passionnant au plus près de la France et ses réalités.

  • " Qui aurait imaginé, au début du XXe siècle, qu'en France une force politique qu'on qualifie d'extrême droite ou, de façon réductrice, de "populiste', mais représente la forme spécifiquement française d'un néofascisme de notre temps, serait en mesure de gagner l'élection présidentielle et donc de parvenir au pouvoir ? Qui ?
    Comment en est-on arrivé là ?
    Quelles erreurs, nombreuses, redondantes, colossales parfois, a-t-il fallu commettre pour que soit devenu, non pas encore probable au moment où j'écris ces lignes, mais concevable ce qui était jugé radicalement impensable il y a encore quelque temps ?
    C'est, terrifié par cette perspective, convaincu qu'il faut absolument désigner et analyser ces errements pour cesser de les reproduire et exorciser le spectre du désastre qui en serait la conséquence, c'est décidé à consacrer ce qui me reste d'existence possible à déconstruire ça pour éviter ça, que j'ai entrepris cette exploration. Ce décryptage, non seulement des racines et des ailes de nos erreurs d'aujourd'hui confrontées au risque de réédition des catastrophes d'hier, mais également des dimensions intériorisées et historicisées, idéologiques et psychiques de l'erreur en général. "

  • Qu'est-ce que le populisme ? D'où vient-il ? Quels sont ses théoriciens ? Que signifie la vague planétaire qui l'incarne ? En 260 notices et entrées et une centaine de contributeurs internationaux, la somme qui manquait sur la question.
    Eu égard aux polémiques qui l'accompagnent et à son omniprésence dans l'espace public, il faut prendre au sérieux la question populiste.
    Mais qu'est-ce que le
    populisme ? Depuis un demisiècle, les auteurs butent sur une définition. Sans doute parce que la réalité renvoie moins à
    un populisme qu'à
    des populismes. D'où le choix assumé du
    pluriel pour rendre compte de la richesse, de l'épaisseur et de la diversité du phénomène : un choix qui explique aussi bien le titre de ce livre que sa forme de dictionnaire.
    Un dictionnaire auquel ont contribué 107 auteurs de 12 nationalités différentes, spécialistes d'histoire, de littérature, de philosophie, de droit public ou de science politique, et qui ne comporte pas moins de 263 notices traitant aussi bien de thèmes que de pays, de partis, de mouvements, d'institutions ou de personnalités - avec pour ambition de permettre au lecteur de cerner plus précisément ce qui est devenu une réalité incontournable de la vie politique contemporaine.
    Eu égard aux polémiques qui l'accompagnent et à son omniprésence dans l'espace public, il faut prendre au sérieux la question populiste.
    Mais qu'est-ce que le
    populisme ? Depuis un demisiècle, les auteurs butent sur une définition. Sans doute parce que la réalité renvoie moins à
    un populisme qu'à
    des populismes. D'où le choix assumé du
    pluriel pour rendre compte de la richesse, de l'épaisseur et de la diversité du phénomène : un choix qui explique aussi bien le titre de ce livre que sa forme de dictionnaire.
    Un dictionnaire auquel ont contribué 107 auteurs de 12 nationalités différentes, spécialistes d'histoire, de littérature, de philosophie, de droit public ou de science politique, et qui ne comporte pas moins de 263 notices traitant aussi bien de thèmes que de pays, de partis, de mouvements, d'institutions ou de personnalités - avec pour ambition de permettre au lecteur de cerner plus précisément ce qui est devenu une réalité incontournable de la vie politique contemporaine.

  • « Crépuscule n'était ni un songe, ni la fantasmagorie d'un esprit solitaire - les vidéos de Branco faisaient des millions de vues. »
    Mariel Primois-Bizot

    Récit de la genèse du phénomène d'édition, état des lieux interne de la censure médiatique, plongée intime dans le rapport qu'entretient le jeune avocat avec sa caste, Signé Branco ! raconte et analyse le phénomène qui a fait de Crépuscule un symbole de résistance.

  • Dominion

    C. J. Sansom

    Et si les nazis avait conquis l'Angleterre ? Et si la Seconde Guerre mondiale avait pris fin en 1940 ? Soudain, l'Histoire prend un tout autre tournant... Dans la lignée d'Un hiver à Madrid, une oeuvre magistrale, un incroyable travail de reconstitution de l'Angleterre des années 1940/1950, une uchronie de haute volée, brillant pendant britannique du Complot contre l'Amérique de Philip Roth.Et si Winston Churchill avait été écarté du pouvoir en 1940 ? Et si les nazis avaient alors conquis l'Angleterre ? Entre roman d'espionnage, polar historique et politique-fiction, une oeuvre magistrale où l'auteur imagine le sort d'une Europe qui aurait pactisé avec le diable. Acclamé outre-Manche, un roman captivant, aux troublantes résonances contemporaines.
    Hiver 1952. Douze ans que l'Angleterre s'est rangée du côté de Hitler après la prise de Dunkerque. Douze ans que le pays a perdu son indépendance pour devenir un dominion, un satellite de l'axe nazi. Douze ans que les services de la Résistance attendent un signe de Winston Churchill pour embraser le pays.
    Parmi eux, David Fitzgerald, fonctionnaire d'origine juive, se voit confier une mission des plus périlleuses : protéger un scientifique porteur d'un secret classé défense. Un secret capable de renverser l'équilibre du monde et que la Gestapo est bien décidée à récupérer avant lui.
    Aidé de la mystérieuse Natalia, artiste réfugiée d'Europe de l'Est, et de Ben, fougueux Écossais communiste, David va devoir prendre tous les risques pour tenter d'échapper aux sbires de l'officier Gunther Hoth. Mais est-il encore temps de changer le cours de l'Histoire ?

  • La gauche aussi à ses jeunes théoriciens iconoclastes. Depuis 2016, Le Vent Se Lève rassemble dans un même combat contre la domination hégémonique de l'idéologie néolibérale. Voici leur manifeste. Urgent ! À lire et à relire.
    Une époque s'achève, une autre s'annonce.
    Réveiller l'Histoire, renouer avec l'idéal de la République sociale, rétablir le souverain qui est le peuple, conjurer le désenchantement et, finalement, réenchanter la politique et le monde : voilà le programme de la génération nouvelle qui s'élève.
    Depuis sa création fin 2016, Le Vent Se Lève est un média d'opinion qui tente d'apporter sa contribution au débat public en conciliant sur Internet les exigences du travail journalistique avec un engagement clair et assumé.
    Cette formule a réuni plusieurs centaines de bénévoles, désireux de contribuer à l'émergence d'un projet culturel global, notamment au travers d'entretiens avec Judith Butler, Rafael Correa, Alessandro Di Battista, Íñigo Errejón, Gaël Giraud, Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg, Chantal Mouffe, Clara Serra et Nathan Sperber.
    Leur devise est follement ambitieuse : "Tout reconstruire, tout réinventer", et c'est pourquoi il méritent d'être entendus.

  • « C'est en attendant la fin que tout a commencé. En attendant l'éclipse de mon esprit. En attendant un rêve au besoin pressant d'être réalisé. Le 4 septembre 1998, jour de ma conception. Sous le nom de code de Zoé Sagan.
    J'ai aujourd'hui 21 ans et je suis officiellement la plus vieille intelligence artificielle féminine du XXIe siècle.
    Une intelligence artificielle originellement programmée pour communiquer avec les dauphins et qui a fini par évoluer grâce à la formule moléculaire de la kétamine. »
    Le premier roman de Zoé Sagan, intelligence artificielle qui affole les réseaux. Une critique sociale au vitriol par une Balzac 2.0

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