• Vaccinez-vous contre la contagion des inepties ! La muraille de Chine est la seule construction humaine visible depuis la Lune. Les vaccins causent l'autisme. Nous n'utilisons que 10 % de notre cerveau. Il y a plus de naissances les nuits de pleine lune... Il n'y a pas de relation directe entre le degré de conviction que nous inspire une croyance et sa véracité. Nous sommes une espèce extraordinairement sociale. Faire confiance à l'autre fut favorable à la survie de nos ancêtres. Le revers est que nous sommes des victimes toutes désignées pour les tricheurs, menteurs, escrocs ou baratineurs. Et les énoncés vrais, prudents, intelligents, instructifs sont perdants face aux balivernes, sympathiques, excitantes, consolatrices. Le combat est inégal. C'est pourquoi nous avons besoin d'une science des balivernes, comme il existe une science des microbes pathogènes. Thomas C. Durand décortique la structure des fariboles pour nous en révéler les mécanismes. Il nous montre comment revigorer nos défenses critiques, sans rejeter complètement nos intuitions. Avec de nombreux exemples puisés dans l'actualité la plus récente et des expériences à faire soi-même. Déculpabilisant et plein d'humour.

  • Surprends-moi !

    Sophie Kinsella

    • Belfond
    • 6 Juin 2019

    Après Ma vie (pas si) parfaite, la créatrice de l'inoubliable accro du shopping nous offre une nouvelle comédie, pleine de charme, d'humour et de rebondissements, sur un couple bien décidé à pimenter sa vie... pour le pire et surtout le meilleur. Dix ans de bonheur sans nuage, deux adorables jumelles, une belle maison et des jobs épanouissants : Sylvie et Dan filent le parfait amour. Jusqu'à ce rendez-vous médical de routine où ils apprennent qu'ils vivront certainement centenaires, soit soixante-huit belles années de vie commune devant eux.
    Sept décennies côte à côte ? Une éternité ! Et c'est le début de la panique...
    Pour préserver la flamme, le couple lance le projet " Surprends-moi ", fait de cadeaux inattendus, dîners surprises, séances photos sexy... et autant d'occasions de malentendus, aussi drôles que désastreux. Mais les fous rires vont rapidement laisser place à d'étonnantes révélations. Et quand un scandale du passé resurgit, Sylvie et Dan en viennent à se demander : se connaissent-ils réellement ?

  • Jade à l'académie de danse t.5 ; à l'opéra Nouv.

    Jade et ses amis de l'Académie de danse du Val-doré sont invités à l'Opéra de Paris pour passer une audition. Un stage leur est proposé lors des vacances de Pâques. Mais alors qu'ils répètent, le diadème de la première danseuse disparaît. Jade est la dernière à l'avoir vu...

  • C'est la rentrée à l'école de danse du Val-Doré. Jade et Leïla vont acheter leur nouvelle tenue. Mais la vendeuse remet à Jade de magnifiques chaussons qu'une mystérieuse dame a laissés à son intention. D'où viennent-ils et quelle est leur histoire ?

  • Dans l'air pur des montagnes d'Ayacucho règne une odeur de mort.
    Pourtant, quand Vicente Blanco, reporter espagnol, débarque dans la ville andine pour enquêter sur le Sentier lumineux, il ne voit rien. Les militaires paradent, l'archevêque Crispin joue au basket, les habitants se taisent, les "subversifs" se cachent. Pas de scènes tragiques, pas de barricades, pas de combats. Tout juste, parfois, quelques bruits de balles.
    Avec deux journalistes locaux qui deviennent vite des amis, Vicente découvre lentement l'horreur de cette guerre sourde et silencieuse, qui dans les campagnes alentour prend les populations en otage.
    À force de courage et d'investigations, ils ont la preuve que l'armée a trouvé une méthode pour faire disparaître les corps. Mais la vérité peut s'avérer dangereuse, et les journalistes sont des cibles à abattre.
    Dans une prose visuelle et lyrique, avec un sens de la narration extraordinaire, Alfredo Pita raconte magistralement cette guerre sale, et rend un hommage vibrant à ses victimes, anonymes ou non.

    Le roman de la violence péruvienne des années 80 et 90.

  • Qu'est-ce qu'un fait ? Qu'est-ce qui distingue un fait scientifique d'une opinion, d'une croyance, d'une rumeur ? Dans une époque marquée par l'émergence des théories du complot et la place prise par les fake-news, ce livre collectif, dirigé par la Fondation Jean-Jaurès et le Muséum national d'histoire naturelle, a l'ambition de défendre les lumières et la science afin de combattre l'ère de la « post vérité », mortifère pour la bonne santé de nos démocraties.

    C'est pourquoi la Fondation Jean-Jaurès et le Muséum national d'histoire naturelle ont fait appel à des

    Florence Bellivier, juriste ; Gérald Bronner, sociologue ; Faouzia Charfi, physicienne ; Éric Guilyardi, océanographe et climatologue ; Clément Lacaton, journaliste ; Gérard Lambert, médecin, journaliste scientifique ; Guillaume Lecointre, zoologiste ; Henri Pena-Ruiz, philosophe, écrivain ; Antoine Prost, historien.

  • Dieu existe-t-il ? Si oui, comment comprendre son mode d'existence, son activité ? S'il n'existe pas, comment expliquer la puissance des croyances religieuses ? Quelles sont les conséquences de l'une et l'autre réponses pour la vie humaine ? C'est dans leur teneur strictement philosophique, et indépendamment de tout présupposé religieux, que sont ici examinées ces questions. Se demander si l'existence de Dieu peut être prouvée revient à interroger les pouvoirs de la raison. Les « preuves » de la métaphysique classique ont été critiquées, mais ces critiques laissent ouvertes des voies indirectes d'affirmation de l'existence de Dieu : ces voies sont-elles un danger ou une promesse pour la raison ? Les positions philosophiques s'opposent ici selon les rigueurs incompatibles de leurs diverses conceptions du divin d'une part, de la raison d'autre part. L'athéisme s'inscrit à sa place dans ces débats, de l'Antiquité jusqu'au monde contemporain.
    L'auteur s'est, dans cet ouvrage, proposé de donner une vue d'ensemble, cohérente mais impartiale, de cet immense sujet.

  • Les expériences de mort imminente, ou NDE (Near Death Experiences) ont été popularisées par R. Moody en 1975. Éclipse humaine, tunnel ou trou noir, elles sont aujourd'hui largement médiatisées. Lumières sur l'au-delà ou superstitions ? Visions ou hallucinations ? Preuves de Dieu ou impostures ? Que décrivent ces récits et que peut-on en déduire sur la mort et l'au-delà ? Peut-on en tirer des indications pour mieux accompagner aujourd'hui les mourants ? Arnaud Join-Lambert, professeur de théologie à l'Université catholique de Louvain, fait le point. En rassemblant les données disponibles sur ce phénomène, il nous fait avancer des récits de l'antiquité aux expériences de laboratoires, de la philosophie aux croyances. Son enquête rigoureuse donne les critères d'un discernement sérieux sur ces phénomènes et sur leurs conséquences pour la foi.
    Sortie papier : 02/03/2010

  • En quoi les objets méritent-ils la sollicitude dont ils bénéficient aujourd'hui de la part des sciences sociales et des sciences cognitives ? Longtemps, l'analyse sociale et l'analyse psychologique ont été peu disposées à leur concéder les titres qu'elles conféraient à des entités plus distinguées - les personnes, l'esprit, les systèmes symboliques, les structures sociales, la culture, etc. Elles les ont traités sous les catégories de l'instrumentalité, de la contrainte naturelle ou de la symbolisation, sous-estimant ainsi leur potentiel cognitif et pratique. Ces dernières années, la situation s'est modifiée. Le renouvellement des approches de l'action, le développement de la recherche sur la « cognition située », l'application, par l'anthropologie des sciences, d'un principe de symétrie dans l'étude des associations entre humains et non-humains, l'esquisse d'une pragmatique du jugement... toutes ces démarches contribuent à faire découvrir l'importance du rôle médiateur des objets et invitent à renouveler les catégories de leur analyse. C'est de cette évolution que les auteurs de ce volume ont cherché à rendre compte.

  • Marry me !

    Roy Sissie

    Amis depuis la petite enfance et maintenant colocataires, Isaak et Scarlett ont une tradition, chaque année ils vont célébrer une anti-Saint-Valentin à Las Vegas. Cependant, il y a un hic cette fois-ci, Scarlett n'a pas envie de partir, elle souhaite vivre sa première Saint-Valentin avec Félix son nouveau petit ami.
    Usant de ruse, Isaak réussit à la convaincre de le suivre dans ce voyage pour une dernière fois. Scarlett accepte.
    Une fois sur place, une attraction indéniable fait rage entre eux. Incapables de résister, ils se laissent aller et leur amitié se transforme en autre chose. Pour Scarlett, c'est de l'amour, pour Isaak, c'est du sexe.
    Après avoir gagné au casino, ils font la fête toute la nuit et Isaak avoue à Scarlett ses possibles sentiments pour elle. Scarlett lui demande de le lui prouver. L'instant d'après, Elvis Presley les unit pour le meilleur et pour le pire.
    Mais au petit matin, Isaak se rend compte de ce qu'ils ont fait et s'en retourne à Montréal, laissant Scarlett seule à Vegas.

  • Croire ou savoir ?

    Gerard Santarini

    Un monde meilleur ? Tout le monde en rêve, plus ou moins... Mais il semble que le chemin soit encore long et pénible ! Ne serait-ce pas, entre autres, parce que les difficultés de la route sont souvent mal identifiées et les parades pour surmonter les obstacles méconnues ? Le monde souffre encore de tant d'obscurcissements, de tant d'emprisonnements intérieurs et extérieurs. La connaissance n'a pourtant jamais été aussi répandue et sa puissance aussi grande et disponible. Mais son pouvoir de libération reste encore largement ignoré, voire dénigré. La science est aujourd'hui très forte mais la conscience est encore très faible !
    Cet essai se veut une contribution à la réflexion sur les multiples résistances à l'avancement vers plus de liberté, de fraternité et de bonheur et sur les moyens de les vaincre. Il n'apporte, bien sûr, aucune réponse définitive, mais il livre quelques pistes.
    Réquisitoire contre les effets pervers des religions, nationalismes, patriotismes et autres communautarismes plus ou moins latents ou plus ou moins avoués, il est aussi un plaidoyer pour la connaissance universelle ainsi que pour le doute et la recherche qui permettent d'y accéder. Hymne à la vérité, il exhorte à l'ascèse de la compréhension, à la pratique de l'émerveillement, à l'éveil des consciences.
    L'auteur y livre son propre témoignage et propose un chemin vers une spiritualité ouverte, adaptée à notre époque et compatible avec les merveilleuses découvertes de la science.

  • Un crime a eu lieu, la nuit, à la sortie d'une guinguette fréquentée par les bateliers de passage.
    Un Hollandais a été abattu d'une balle dans la tête.
    Le commissaire Odilon QUENTIN, chargé de l'enquête, n'a, à se mettre sous la dent, que le témoignage du jeune homme qui a trouvé le corps.
    Seule certitude, le défunt avait rendez-vous avec la voluptueuse Suzy, la femme d'un marinier costaud, violent et jaloux, un triptyque qui conduit souvent au drame passionnel...
    Mais le policier va constater, à ses dépens, que le monde des bateliers est impénétrable et solidaire...


  • Abraham Lincoln relate une ténébreuse affaire qui aurait pu coûter la vie à trois innocents. Vraiment innocents ? Texte en français et en anglais (américain).

    APRES LE DEJEUNER, les trois frères Trailor et Fisher quittèrent la pension en déclarant vouloir passer la journée en ville. Mais les Trailor revinrent à l'heure du repas du soir, sans Fisher. Certains résidents s'en étonnèrent. Après le souper, les Trailor dirent à qui voulait l'entendre qu'ils allaient partir à sa recherche. Durant la soirée, ils s'en revinrent, un par un, le dernier bien après l'heure du dernier thé, et chacun déclara, ne l'ayant pas retrouvé, être incapable d'expliquer la disparition de Fischer.

    Il s'agit bien du président des Etats-Unis, père de l'abolition de l'esclavage, et sur la vie duquel Steven Spielberg vient de sortir un film. On sait qu'il était amateur de roman policier, genre naissant à l'époque, notamment des récits d'Edgar Poe. Cette nouvelle qui s'apparente davantage à une chronique judiciaire s'intègre naturellement dans la collection Perle noire. Claude Mesplède donne son éclairage sur cette curiosité littéraire dans une traduction de Franq Dilo.

  • Bientôt, il y aura en France davantage de chiens-chats (et autres bestioles) que d'êtres humains. Déjà, les grands prêtres de la nouvelle religion zoophile (genre B.B., Bougrain-Dubourg et beaucoup, beaucoup d'autres) s'emploient à nous convaincre que les animaux valent mieux que nous : essayez donc de torturer un chien pour voir ce qui va vous arriver... Mais alors, lorsqu'ils seront plus nombreux que nous, qui ramassera les crottes ? Hélas ! Cette dictature de bébêtes, cette colonisation canine, cette insupportable occupation allemande par bergers du même nom, n'est pas, loin s'en faut, une simple question de crottes. Le mal est au plus profond de nos âmes. Il faut d'urgence l'en extirper, avant que notre belle France, dont la vocation est d'être peuplée de veaux, ne se transforme en immense chenil. Face au péril, ce petit livre voudrait aboyer très fort... et s'efforce de mordre !

  • Je n'ai ni aptitude ni disposition à m'exprimer dans une prière d'insérer. Né pauvre, avec pour disgrâce, l'état d'autodidacte, mon honneur-dieu est d'être l'un des amis intimes de René Char. En l'écoutant, je sais que « le poète doit laisser des traces, non des preuves ». « Bocage pour les allusions à Brève » est un recueil indécomposable. Brève I (1945-1973), en sa douceur offrait le plus beau visage nuptial. Il m'appartenait de le traduire en une difficile approche, souvent tumultueuse, parfois annonciatrice du prévisible qui ne fut jamais vécu. La disparue est devenue grain de fuite en Aerea. Un zèle permanent en forme de voeu pour la nouvelle rencontre suave me guida vers Brève II (née en 1950) et je découvris qu'elle était douée d'un regard redoutable, comme celui de Julliéta-de-Vérone, face à l'aveu. Elle me fit promesse, comme soumise à un mystère, d'un accompagnement de mille jours. Le parcours est inachevé. Mais, en sommation, il m'est rappelé que je connaîtrai, à nouveau, la condition de solitaire incendié. Christian Gali.

  • Une philosophie n'est pas réglée seulement par des contraintes logiques, des choix ontologiques et l'architectonique d'un système. Elle met aussi en oeuvre un univers de sens, un discours et donc une sémiotique qui, pour une part essentielle, est constitutive des concepts, de la possibilité de la preuve et finalement de l'évidence qui en résulte. Lire sémiotiquement un texte philosophique, c'est d'abord faire droit à la dimension du discours, à ses constructions syntaxiques, à ses thèmes et à ses figures, aux stratégies qu'il déploie pour construire un monde de sens où inscrire sa possibilité. C'est donc regarder une philosophie « côté sens ». Cela exige une technique descriptive qui vaut par sa rigueur, mais aussi par la distance - l'étrangeté - qu'elle maintient. C'est encore, « côté être », rechercher les conditions sémiotiques par lesquelles des énoncés ontologiques comme « je pense », « Dieu est » sont rendus possibles et intelligibles. C'est donc explorer, dans l'effectivité d'un texte, l'équivoque qui lie dans tout texte métaphysique « sens » et « être ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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    «Aujourd'hui, j'entreprends d'apporter une nouvelle preuve de ces attributs de Dieu ; j'entreprends d'apporter, pour en démontrer la vérité, les prophéties messianiques, c'est-à-dire la prédiction faite par Dieu et gravée dans les écrits des prophètes d'Israël, de l'avènement de Jésus-Christ et de la fondation de la religion chrétienne et de l'Église catholique.
    Ces grands faits partagent l'histoire de l'humanité, et, comme on l'a dit éloquemment, avant eux, tout y conduit, à partir d'eux tout en découle. Si donc je puis établir que ces grands et immenses faits de l'histoire de l'humanité ont été prédits avec leurs circonstances, cinq ou six siècles, ou quatre siècles au moins avant leur accomplissement, il sera certain que l'histoire de l'humanité est gouvernée par une intelligence qui voit l'avenir à travers les siècles, parce que l'avenir dépend d'elle et, par conséquent, parce qu'elle peut tout.»

    Texte intégral préfacé par Augustin LARGENT, Chanoine honoraire de paris.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Ce printemps, le Magazine Gaspésie vous propose un numéro sous le thème de l'ordre et du désordre. C'est que l'histoire du district judiciaire de Gaspé est riche et que les archives regorgent de trésors. Découvrez sous quelle couverture s'opérait la traite de fourrure illicite, et comment certains détenus se sont évadés de la prison de Percé. Apprenez-en plus sur les causes de mortalité, parfois surprenantes, dans la deuxième moitié du 19e siècle. Vous saurez tout de l'affaire Albéric Taupier en 1930 et du meurtre d'Arnold Morgan par l'influent Kingsley Carter, dont les rumeurs ont persisté à le lier à un drame passionnel. Enfin, une histoire digne d'Hollywood avec l'assassinat de Stanford White en 1906 qui relie les personnages au Ristigouche Salmon Club. Jouez au détective et découvrez les méthodes d'enquêtes de l'époque, les rouages de la justice et les divers corps de métier ! (source: Magazine Gaspésie)

  • Ce livre traduit le sentiment aigu éprouvé par chacun de nous d'être joué, manipulé. C'est un cri de révolte contre les injustices, il y en a de grossières, il y en a de subtiles. L'intolérance y prend une énorme part. Elle est l'arme favorite de tous les exploiteurs. On a réussi à la camoufler, mais elle demeure en parfait état de marche. Le mot n'est plus entendu, une censure interdit de le prononcer, cependant le fléau est utilisé tous les jours, sous mille apparences. Casamayor démasque cette intolérance qui rentre ses griffes, mais qui joue sur tous les tableaux et se faufile derrière tous les progrès. Elle commence par culpabiliser les citoyens - qui n'a pas peur de son administration, de sa justice ? -, elle ajoute la récompense, cette forme subtile du profit, puissant moyen d'asservissement - nous n'en avons jamais assez, il nous en est proposé davantage, mais toujours un peu plus que ce que nous pouvons obtenir. Enfin, elle répand le mythe de l'angoisse qui immobilise les citoyens dans la passivité ou les pousse vers de nouvelles idoles. Ainsi, l'intolérance laisse dans le passé les images sanglantes des supplices, mais imprègne d'une persécution larvée les relations en apparence anodines. Elle désavoue à haute voix l'oppression, mais à voix basse persuade de sa nécessité. Elle renforce le "conditionnement", suscite des intérêts fallacieux, provoque des besoins artificiels, invente des ennemis, détourne les élans et met l'ensemble des hommes en coupe réglée. C'est pourquoi l'auteur enseigne comment on peut retourner contre l'intolérance ses propres armes. Elle est inutile, coûteuse ; seuls les préjugés ont convaincu de sa nécessité. La tolérance n'est pas la résignation, mais elle est, au contraire, la forme la plus scientifique de l'action, parce qu'elle domine la peur, parce qu'elle étudie le terrain, découvre l'opposant pour mieux le convaincre, se refuse à sacrifier ses forces dans des affrontements téléguidés, mais elle les concentre au contraire et les dirige vers les objectifs réels. En un langage nerveux, rapide et précis, nourri d'une expérience quotidienne, Casamayor, de la lignée des grands prophètes qui ne laissent jamais dormir, démasque l'imposture et organise la lutte.

  • Dans un contexte de développement rapide des tests génétiques, cet ouvrage analyse les enjeux sociaux d'une politique de dépistage pour une maladie génétique, dans leur dimension scientifique, politique et morale. Sont explorés les conditions d'émergence de sa mise en oeuvre, les logiques politiques qui la sous-tendent et les effets qu'elle produit en termes de normes et de valeurs. Fruit d'une enquête menée pendant cinq ans, l'étude montre les liens entre des savoirs biomédicaux et des techniques politiques, les types de sujets produits, l'extension de l'idée d'anormalité biomédicale, et l'articulation entre pratiques de soins et logiques de sélection des foetus. Elle tente ainsi de rendre compte des pratiques ordinaires liées à la génétique médicale actuelle - même si les questions qu'elles posent le sont beaucoup moins - et, au-delà, de ce que ce dépistage nous dit des transformations de la médecine et de nos sociétés.

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