Sciences humaines & sociales

  • Si la cour de France est un sujet classique en histoire moderne, la naissance et la petite enfance dans le milieu curial constituent des thèmes de recherche rarement abordés. Pourtant, de nombreuses archives permettent de reconstituer ce qui se passe autour des reines ou des princesses « en gésine » et de mieux connaître les acteurs, le protocole, les enjeux et les stratégies impliqués par l'« heureux événement ». Car les naissances princières représentent un moment-clé pour celles et ceux ayant la charge de ces enfants pas comme les autres. Consacrées à une période allant de la fin du Moyen Âge au xixe siècle, les contributions rassemblées explorent les multiples facettes de la thématique en rendant aux femmes et aux enfants la place qu'ils occupaient alors. Des Maisons princières aux discours médicaux, des cérémonies de l'information aux projets éducatifs, de la layette à l'infertilité, ces actes d'un colloque organisé sous l'égide de Cour de France.fr offrent un tableau inédit tiré des recherches les plus récentes.

  • 1853. Par le caprice du destin et le coup de foudre de l'empereur François-Joseph, le souverain le plus puissant de son temps, Élisabeth, princesse de Bavière, devient, à l'âge de seize ans, impératrice d'Autriche.
    Accablée d'une exceptionnelle beauté et

  • Cet ouvrage s'inscrit dans le cadre de GENERATIO, programme quinquennal de recherche de la Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine qui étudie la construction des jeunes générations en Europe du XIXe siècle à nos jours. Il fait suite à un premier volume portant sur les livres pour enfants publiés en France depuis 1945.
    Il s'agit ici d'interroger les représentations du genre à travers un éventail de contributions consacrées aux livres pour la jeunesse dans différents pays d'Europe depuis deux siècles. Cette contextualisation élargie invite à considérer la dimension paradoxale d'une littérature qui ambitionne d'abolir les frontières - de la "république de l'enfance" de Paul Hazard à IBBY - alors même que les contextes nationaux conditionnent fortement la production et la réception des livres, partant les représentations du masculin et du féminin.
    L'organisation de l'ouvrage ne se fonde ni sur une chronologie ni sur une répartition géographique, mais s'articule autour de trois axes pour aborder la question du genre : la mise en valeur du féminin, le poids des contextes, les phénomènes de sérialité. Il s'agit soit de porter un regard rétrospectif sur une production ancienne, parfois enfouie, et de la revisiter à la lumière des travaux récents sur le genre, soit de considérer les livres publiés aujourd'hui et le miroir qu'ils tendent au jeune lecteur. Qui sont les héros emblématiques : garçons et/ou filles ? Que disent-ils des sociétés dans lesquelles ils s'inscrivent, de leur vision de l'enfance et de la construction d'une jeunesse ?

  • Madame Élisabeth, soeur cadette de Louis XVI, meurt à trente ans sur l'échafaud le 10 mai 1794. Dans ce portrait absolument neuf, elle apparaît plus résolue et déterminée que son frère dans le tumulte de la Révolution ? preuve qu'elle était dotée d'un véritable sens politique.

    Très jolie, remarquablement intelligente, mathématicienne de haut niveau, dotée d'un caractère affirmé, Élisabeth, après l'échec de plusieurs projets de mariage, décide de vivre à sa guise parmi un cercle choisi partageant son goût de la retraite et de l'action caritative, sans pour autant, comme on l'affirmera, nourrir une vocation religieuse contrariée. Critique muette des manières de la reine, ce choix l'isole au sein de la Cour, et même de la famille royale. Lorsque la Révolution éclate, elle choisit pourtant de rester près de Louis XVI, qu'elle juge trop faible. Elle est aussi sans illusion sur sa propre influence, contrecarrée par la jalousie de Marie-Antoinette.

    Au coeur d'un réseau de renseignement contre-révolutionnaire, elle essaie d'empêcher la catastrophe. Elle vit alors une histoire d'amour impossible avec un roturier et subit une campagne de presse diffamatoire de la part des autorités révolutionnaires.

    En s'appuyant sur la correspondance de la princesse, celle de ses amis, les mémoires du temps, Anne Bernet débarrasse, pour la première fois, Madame Élisabeth de l'imagerie pieuse qui occulta sa personnalité.

  • Pourquoi les animaux de la jungle ont-ils aussi peur que Mowgli devienne «un homme»? Simba aurait-il pu rester éternellement auprès de Timon et Pumbaa plutôt que de reconquérir son royaume? Pourquoi les fourmis de 1001 pattes ne résistent-elles pas aux sauterelles? Pourquoi Aladdin a-t-il finalement libéré le Génie de la lampe? Quelles sont les conséquences du sortilège énoncé par Maléfique? Pourquoi les serviteurs de la Bête ont-ils été punis et transformés en objets?
    D'une écriture fluide et accessible, Caroline Giraud nous fait retrouver les dessins-animés de notre enfance, pour nous initier avec simplicité aux grands problèmes de la philosophie classique.

  • Cet ouvrage est consacré aux souveraines et aux aristocrates de l'Orient méditerranéen à l'époque médiévale. Il s'inscrit dans les recherches actuelles sur l'étude des femmes comme « genre ». La symbolique chrétienne se fonde sur l'iconographie des églises où sont représentées comme modèles les saintes souveraines et martyres des premiers siècles alors que l'historiographie témoigne d'impératrices confrontées au pouvoir, usant de leur beauté et d'artifices, telle Théophano au Xe siècle soupçonnée du meurtre de ses deux premiers époux. On pénètre jusqu'au fond du gynécée là où s'ourdissent les complots, où rivalisent la reine mère et sa belle-fille, là aussi où s'éduquent les enfants impériaux pour lesquels leur mère est appelée à la régence lors de la mort de son époux. Certaines impératrices ont une renommée supérieure à d'autres, telle Zoé représentée sur les mosaïques de Sainte-Sophie à laquelle le peuple de Constantinople voue une réelle ferveur en lui pardonnant ses frasques sexuelles et ses divertissements de magicienne. D'autres impératrices viennent de l'étranger, de Savoie ou de Serbie et elles savent s'imposer dans l'échiquier géopolitique troublé des XIVe et XVe siècles, parfois jusqu'à causer des guerres civiles, toujours en protectrices et conseillères de leurs fils. Léguer l'impérium, voilà qui est étranger aux épouses et filles de souverains ottomans qui n'hésitent pas à contracter des mariages avec des princesses byzantines. Toute l'aristocratie féminine gravite autour de la cour, les princesses rivalisent de piété et de générosité, qu'elles soient byzantines, arméniennes ou timourides, mais aussi de faste. Fortunées, mécènes dans le domaine artistique et religieux, fondatrices, commanditaires de reliquaires et de manuscrits enluminés...la liste de ces dames de la haute société couvre l'Europe, l'Asie occidentale et centrale...

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