• La gauche aussi à ses jeunes théoriciens iconoclastes. Depuis 2016, Le Vent Se Lève rassemble dans un même combat contre la domination hégémonique de l'idéologie néolibérale. Voici leur manifeste. Urgent ! À lire et à relire.
    Une époque s'achève, une autre s'annonce.
    Réveiller l'Histoire, renouer avec l'idéal de la République sociale, rétablir le souverain qui est le peuple, conjurer le désenchantement et, finalement, réenchanter la politique et le monde : voilà le programme de la génération nouvelle qui s'élève.
    Depuis sa création fin 2016, Le Vent Se Lève est un média d'opinion qui tente d'apporter sa contribution au débat public en conciliant sur Internet les exigences du travail journalistique avec un engagement clair et assumé.
    Cette formule a réuni plusieurs centaines de bénévoles, désireux de contribuer à l'émergence d'un projet culturel global, notamment au travers d'entretiens avec Judith Butler, Rafael Correa, Alessandro Di Battista, Íñigo Errejón, Gaël Giraud, Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg, Chantal Mouffe, Clara Serra et Nathan Sperber.
    Leur devise est follement ambitieuse : "Tout reconstruire, tout réinventer", et c'est pourquoi il méritent d'être entendus.

  • « Aux États-Unis, chaque génération est un nouveau pays », écrivait Tocqueville. La quatorzième génération américaine, les « Millennials », nés entre 1981 et 1996, lui donne raison. Forte de ses 75 millions de membres, elle est la plus diverse de l'histoire du pays, la plus diplômée, la plus ouverte culturellement et, électoralement, la plus à gauche depuis les années 1960.
    Vue de l'esprit ? Divagation ? Parle-t-on bien des États-Unis d'Amérique présidés par Donald Trump ?
    L'Amérique des Millennials - jeune, plurielle et progressiste - est en effet l'antithèse de l'Amérique de Trump - vieillissante, blanche et conservatrice. Elle a déjà aiguillé le pays vers des avancées sociétales (mariage gay, légalisation de la marijuana).
    Saura-t-elle mener une « révolution politique » en assurant la défaite de Donald Trump lors de la présidentielle de 2020 et en permettant la mise en oeuvre du programme le plus radical depuis le New Deal ?

  • Référence aujourd'hui incontournable de la pensée « progressiste » et star incontestée de la pensée critique contemporaine, Judith Butler passe pour une grande philosophe. Ses travaux sur le genre font autorité. Son discours sur les normes et les minorités, sexuelles et « culturelles », affiche une ambition théorique et éthique adoubée par nombre d'intellectuels et critiques « progressistes ». En démontant au scalpel les logiques spécieuses d'une oeuvre qui a su faire illusion auprès de l'Université et des médias, ce livre, critique sévère des travaux de Judith Butler auparavant jamais menée, est né de l'effarement provoqué par la tribune qu'elle publia au lendemain des attentats parisiens de novembre 2015 dans le quotidien Libération. Il fait apparaître en quoi la « pensée Butler » est fondamentalement autoritaire et conservatrice sous ses oripeaux « subversifs ». Il examine les ressorts de son extraordinaire emprise. Et il oppose à la légiti-mité usurpée des « docteurs graves » de la mouvance butlérienne - allusion aux jésuites moqués par Pascal dans Les Provinciales - l'exigence d'une réflexion critique au plus près de la pensée d'un universel concret, indispensable à élaborer pour ne pas s'engouffrer dans des impasses identitaires, tentation des temps troublés que nous traversons aujourd'hui.

  • L'election d'Emmanuel Macron n'est-elle qu'un accident de l'histoire, un simple concours de circonstances favorables? Symbolise-t-elle la manifestation d'un profond desir de change- ment des pratiques et des comportements democratiques? La Republique En Marche sera-t-elle une rupture historique ou une simple parenthese dans l'histoire politique francaise ?

    Le Vice-President de l'Assemblee nationale Hugues Renson apporte a ces questions une reponse audacieuse. Loin de toute fiction politique, il explore de l'interieur les mecanismes qui ont permis un tel bouleversement historique au sein de la Ve Republique. Pour la premiere fois, un depute de LaREM decrypte les forces et les fragilites du seisme qu'a represente l'election d'Emmanuel Macron.

    La Republique En Marche ne doit pas etre une parenthese. Pour rester une rupture historique, le mouvement doit se doter d'une ideologie capable de donner corps et coeur au «progressisme». Il en va de la poursuite de l'elan necessaire a la transformation de la France.

    Le Refus de la parenthese s'adresse a tous les citoyens, engages ou non. Hugues Renson appelle a renouer avec les grands principes de notre devise republicaine, socle de notre societe qu'il souhaite plus inclusive. 

  • Le centre en France relève de définitions en creux. Les termes "juste milieu", "marais", "entre-deux" ont une connotation négative. La culture politique française ne reconnaît pas ce qui n'est ni la droite, ni la gauche. Le centriste est bien souvent celui qui évolue de la gauche vers la droite au gré des circonstances et par ambition personnelle. Le centrisme n'a pas sa place dans une culture politique marquée par le conflit. Le conflit, qui peut aussi s'identifier au consensus, est circonstanciel, construit mais rarement intériorisé. On peut donc s'interroger sur cette image négative qui n'est pas celle que l'on trouve dans tous les pays européens où il existe sans doute une forte tradition de culture libérale ou chrétienne-démocrate et où le poids du parti communiste est plus faible qu'en France. Ce colloque tente d'expliquer les échecs du centrisme en France. Il sera suivi d'un autre colloque au Sénat, au printemps 2005, qui s'attachera à la dimension européenne du "tropisme du centrisme" pour reprendre les termes d'un programme de recherche présenté par Sylvie Guillaume dans le cadre de l'Institut universitaire de France.

  • « J'ai conçu ce pamphlet humoristique comme une catapulte à marde. J'y plonge vingt mille lieues sous les merdes pour faire remonter à la surface les monstres qui hantent nos vies. Je suis un Claude Poirier en habit d'homme-grenouille qui s'est donné pour objectif de faire chier tout le monde et, pourquoi pas, d'être invité à une émission de radio littéraire pour répondre à la question : "Fred, si vous étiez un smoothie, de quelle couleur seriez-vous ?" Au Québec, on est pas un vrai écrivain tant qu'on a pas fait la splitte à la radio d'État sous les rires de la Staline de la culture. »

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