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    La régression fait partie des processus psychiques qui peuvent se déployer dans des directions différentes, s'entremêlent et se condensent pour se lier, se délier, construire ou détruire. Moteur puissant du fonctionnement psychique, elle est quotidiennement présente dans la simplicité de la vie, inquiétante et énigmatique dans les dérives de la maladie grave, attractive et dangereuse dans les traitements psychiques où règnent le transfert, ses menaces et ses espérances.

    Splendeurs et mise?res, exaltation ou de?re?liction, mais toujours exce?s et de?mesure : la re?gression s'ancre définitivement au corps et à la psyché. Elle ne pourrait e?tre absente de l'appareillage psychique le plus habituel sauf a? entrai?ner des troubles graves : ne plus dormir, ne plus re?ver ? Vivre en étant totalement prive?s de sensorialite? ? Sans l'expe?rience de ce qui ne passe pas par les mots ?

    À partir de leur pratique, les auteurs explorent les diverses formes de cette notion complexe au caractère trompeusement banal et connu. Leurs contributions témoignent d'une mise à l'épreuve de la régression à différentes périodes de la vie (enfance, adolescence, âge adulte) et dans différents champs de la clinique psychanalytique contemporaine.

     

  • Ce livre explore les puissances qui animent l'acte sexuel, des plus pulsionnelles aux plus culturelles. Il montre comment le choix du genre ? se sentir femme ou homme ? est loin d'être conforme à l'anatomie et s'appuie sur une bisexualité psychique souvent méconnue. Chacun se choisit un genre en refoulant l'autre qui devient le lieu d'une attirance et d'un conflit, d'une « guerre des sexes » dont les péripéties animent le désir. Mais après avoir démonté les rouages de la « machinerie sexuelle », l'auteur aborde la partie la plus importante et la plus novatrice de son livre, celle qui concerne l'orgasme. Si la recherche de ce Souverain Bien commande beaucoup plus que le rapport entre les hommes et les femmes, on mesure qu'il y a dans cet essai un enjeu politique, centré sur un ressort secret qui anime la Cité.

    En couverture : Pierre Prud'hon, Vénus et Adonis, craie noire, grise et blanche sur papier brun roux, 1808, Rijksmuseum, Amsterdam. © Dennis Hogers / fotograaf PK-Online.

  • Le handicap peut s'inviter au cours de la vie à n'importe quel âge, à la suite d'un accident ou d'une maladie. Cette survenue, brutale ou insidieuse, inattendue ou prévisible, bouleverse le sujet dans sa relation au monde, change son statut social, modifie ses liens avec ses proches. Elle peut remettre en cause ses investissements les plus fondamentaux et, quand il s'agit d'un enfant, son envie même de grandir.

    En effet, lié à un traumatisme crânien ou coma prolongé, à une maladie évolutive ou une maladie neurodégénérative, le handicap acquis a un impact sur l'avenir du sujet. Projets et souhaits doivent désormais dialoguer entre la nostalgie du passé, les difficultés du présent et la crainte de l'avenir. Comment, dès lors, transformer cette étape possible de la vie en expérience structurante ?

    Les auteurs partent de la clinique, mais également de la littérature, de l'art, de l'anthropologie, pour montrer comment les professionnels, les aidants familiaux, l'entourage concourent au maintien de la continuité d'être du sujet ébranlé dans ses assises identitaires.

    Cet ouvrage est issu du 13e Séminaire interuniversitaire international sur la clinique du handicap (SIICLHA).

  • Des enseignants-chercheurs français reconnus, mais également étrangers (Belgique, Brésil, Canada) traitent des médiations par l'art à partir du référentiel théorique lacanien. Jusqu'à présent, les médiations thérapeutiques par l'art ont été pensées dans le champ psychanalytique à partir de la question de la symbolisation dans une optique postfreudienne (cf. les travaux de l'université Lyon 2 de Anne Brun, René Roussillon, Bernard Chouvier, Edith Lecourt, etc.). Cet ouvrage collectif met au centre de la réflexion et de la pratique la question du non-symbolisable et de l'irreprésentable, ce que Lacan nomme « Réel ». à partir de ce concept central sont abordées différentes questions (médiation, dispositif, création, psychose), mais aussi différents types de médiation (musique, théâtre, marionnettes, écriture).

  • Le diagnostic d'état limite, souvent posé aujourd'hui, a-t-il quelque valeur pour le psychanalyste ? En le prenant au sérieux, d'un point de vue lacanien, Jean-Jacques Rassial a ouvert dès la première parution de cet ouvrage en 1999, des travaux de recherche et d'enseignement en psychopathologie clinique.

    En effet, proposée initialement par la psychiatrie et la psychanalyse anglo-saxonne sous le nom de borderline, cette figure clinique a pour valeur sa justesse descriptive du sujet moderne qui échappe aux classifications psychopathologiques traditionnelles.

    S'appuyant sur le cas freudien de l'Homme aux loups, la théorie lacanienne du sinthome et sa propre clinique des adolescents et des jeunes adultes, l'auteur propose de concevoir cet état limite du sujet comme un état de la structure et non comme une structure clinique spécifique. Il s'interroge sur la valeur épistémologique de cette notion pour la psychanalyse et examine sa sémiologie, non réductible à la psychose ou à la névrose, ainsi que son voisinage avec les perversions.

    À partir de cette modélisation, il propose quelques voies concernant la cure psychanalytique du sujet contemporain, considéré comme témoin et victime du malaise dans la civilisation.

  • En quoi les avancées récentes de la science ainsi que de la psychanalyse permettent-elles de mieux comprendre le développement psychique du bébé ? A partir de sa rencontre avec son « autre maternel », son environnement fait de ses proches, il va se constituer comme Sujet, tant sur le versant pulsionnel que narcissique, celui de l'image du Moi au stade du miroir. 

    Comment comprendre et repérer les premiers signes d'états psychopathologiques ?  Cet ouvrage qui rassemble les recherches les plus vives en psychopathologie périnatale, ne se contente pas d'un état des lieux, d'un diagnostic aussi précoce soit-il. Il nous entraîne dans les lieux de vie et d'accueil des bébés pour nous présenter des expériences inédites de prévention et de soin. 

    Des chercheurs et des psychanalystes s'y exposent dans la minutie et la complexité des difficultés d'un champ en pleine exploration mais à l'aube de progrès décisifs dans le domaine des soins précoces et de la prévention des troubles neuro-développementaux.

  • Un bébé régurgite, un enfant est obèse, un autre refuse la cuillère, une adolescente alterne anorexie et crises boulimiques, une femme anorexique en aménorrhée désire un bébé... L'alimentation est dès la naissance un enjeu majeur dans le lien intersubjectif parent-enfant. Manger, donner la vie sont au coeur des échanges humains, mais il arrive que ces actes ancrés autant dans l'intime de la relation que dans la culture fassent souffrir physiquement et psychiquement.

    Des psychiatres, pédopsychiatres et psychanalystes se sont réunis pour partager leur clinique.  Ils abordent, de manière spécifique, les troubles des conduites alimentaires (TCA), tels qu'ils se présentent à chaque étape de la vie dans leur dimension intrapsychique aussi bien qu'interpersonnelle et transgénérationnelle. Ils analysent les enjeux complexes de ces troubles quand la naissance rejoue les conflits infantiles des parents, les mettant face à leur propre subjectivité, et quand l'apparition de troubles chez l'enfant ou l'adolescent renvoie à l'exploration des fondements mêmes de notre construction d'être humain : le partage émotionnel, le portage corporel, le dialogue tonique, et bien sûr, au centre des interactions, la place majeure de la cavité primitive, la bouche, celle qui mange, absorbe, recrache, avale, goûte, parle, crie, se tait, embrasse... Entre besoin de nourrissage et plaisir oral, comment penser les aléas de ce qui nous fonde ?

    Ouvrage publié avec la WAIMH (World Association for Infant Mental Health) francophone.

  • Dans le domaine de la psychopathologie, comme dans les autres champs scientifiques, cliniciens et chercheurs partagent implicitement le postulat d'Einstein concernant l'intelligibilité de leurs objets d'investigation.

    Si le clinicien accumule des observations aléatoires et tente d'en donner sens, voire causalité, le chercheur grâce à un « filet d'hypothèses » va à la pêche des faits afin d'en confronter les invariants et de développer une pensée théorique toujours provisoire et révisable.

    Entreprendre une recherche, c'est chercher à apporter un supplément de connaissance à l'intérieur d'un champ scientifique choisi. Dans ce champ, le chercheur va naviguer, au cours de sa pratique quotidienne, entre son terrain de recherche et ses premières hypothèses. Développer une recherche, c'est aussi transformer ce qui pourrait ne rester qu'une intuition personnelle en un énoncé porteur d'une visée générale grâce à une démonstration de validation bien choisie et aboutie.

    Il existe souvent un lien profond (et le plus souvent non conscient) qui unit le sujet de la recherche clinique à son objet choisi. Quel que soit ce lien, le déroulement processuel suppose certaines étapes rigoureuses et incontournables.

    Enfin tout spécialement dans le domaine de l'enfance, la recherche en psychopathologie poursuit un but implicite : « issue du terrain clinique, elle a vocation idéalement d'y retourner » et d'y permettre la mise en place d'outils de prévention et de soins.

  • Dans le contexte politique actuel, qui dénie au psychisme toute participation aux difficultés autistiques, les auteurs réunis par la CIPPA rendent compte de leur pratique clinique, institutionnelle et de leurs recherches auprès d'enfants autistes et de leur famille. Cet ouvrage ne cherche pas à être exclusivement une « défense et illustration de la psychanalyse ». Au contraire, il se situe constamment dans une perspective d'ouverture et de jonction avec les disciplines cognitives et les recherches scientifiques qui sont à y associer. À l'orée des restrictions théorico-cliniques mises en perspective par le 3e plan autisme (2013/2017), il défend la richesse des complémentarités et des atouts que proposent, dans le respect d'un cadre consensuel, l'imagination, la créativité, le plaisir partagé et les vertus essentielles d'une observation fine et continue. S'inscrivant dans un partenariat constant avec les parents, il se désolidarise complètement d'une psychanalyse qui accuse ou met à distance toute articulation avec le milieu familial.

  • Fidèle à  sa vision globale et intégrative, au carrefour des cultures française et nord-américaine,  Michel Lemay s'attache non seulement à décrire les manifestations psychopathologiques de l'enfant et de l'adolescent  mais à les repenser dans une perspective de dynamisme psychique où sont prises en compte tant les forces que les difficultés du sujet.

    Bien qu'étant la suite logique du premier tome paru en mars 2014, ce volume s'intéressant aux aléas du développement infantile peut se lire séparément. Avec sa longue expérience et son ouverture d'esprit, Michel Lemay aborde les perturbations psychiques de l'enfance sans s'enfermer dans des classifications ou des partis pris théoriques ou idéologiques. Son objectif est pragmatique : offrir aux praticiens de la santé mentale des repères pour proposer des démarches thérapeutiques qui tiennent réellement compte des forces et des limites d'un sujet présentant à un moment donné de son évolution des manifestations qualifiées de symptômes, voire de syndromes dont les étiologies sont si difficiles à cerner.

  • Le terrorisme suicidaire frappe aujourd'hui aussi bien à Columbine ou Utøya, que dans les rues de Paris. Sa violence multiforme surgit de partout et repousse chaque fois les frontières de l'horreur. Soutenir que ces assassins sont des forcenés ou encore les soldats fous d'une armée ennemie ne suffit plus à comprendre un phénomène aussi effarant. Franco « Bifo » Berardi s'intéresse ici à la psychopathologie, mais aussi aux origines économiques et politiques de ces meurtres de masse de plus en plus fréquents. Il démêle minutieusement l'enchevêtrement de désespoir, de ressentiment, de nihilisme, d'affirmation identitaire et de quête de célébrité qui pousse ces hommes à faucher la vie des autres avant de mettre fin à la leur. En ressort cet examen d'un corps social déchiqueté par le pouvoir absolu du capitalisme, pouvoir qui nous confine à une impasse, entre dépression et violence. Un état des lieux dont il faut prendre acte pour pouvoir à nouveau poser la question « Que faire ? » et chercher, dans la noirceur, d'éventuelles lignes de fuite.

  • La participation active du bébé par une « mise en scène » permet de comprendre les enjeux à l'oeuvre dans les troubles des interactions parents-bébé. L'auteur décrit sa technique des thérapies conjointes basée sur l'observation psychanalytique du bébé. En conjuguant sa formation psychanalytique et son expérience de la formation par l'observation du bébé selon E. Bick, l'auteur a développé sa technique des thérapies conjointes. Grâce à l'attention consacrée en même temps au discours des parents et aux réactions du bébé, l'éclairage des conflits relationnels qui sous-tendent les symptômes fonctionnels du bébé sont mis en évidence. En effet, dans la plupart des cas, le bébé réagit aux paroles des parents quand ils abordent le point sensible, par une mise en acte qui éclaire la compréhension de l'analyste.

  • Le propos de Michel Lemay est ambitieux : appréhender, dans leur globalité, les principales références théoriques permettant de comprendre le développement de l'enfant. Au carrefour des cultures française et nord-américaine, il présente, sans dogmatisme aucun, les grands courants actuels, en dégage les apports les plus pertinents en montrant leur éventuelle complémentarité. Ce volume, conçu comme le premier tome d'une trilogie, s'intéresse aux multiples facettes du développement infantile. Au milieu du flot d'informations et de recherches sur la petite enfance, l'enfance et l'adolescence, peut-on dégager un panorama des principales idées pour « penser » l'enfance d'une manière suffisamment cohérente ? Face aux multiples courants théoriques qui dominent la pédopsychiatrie et la psychiatrie en général depuis ces cent dernières années, y a-t-il des points de convergence se dessinant peu à peu ? Peut-on regarder les divergences de points de vue comme des zones d'interrogations bourrées de richesses, et non comme des tourbillons dont il faut à tout prix se défendre sous peine d'être emporté vers des directions refusées à l'avance ?

  • Une lecture psychanalytique de l'acte éducatif ou de soin à travers la question de la temporalité psychique. à partir de la temporalité psychique, pensée dans sa dimension anthropologique, l'auteur ouvre une perspective de compréhension inédite de problématiques psychologiques contemporaines comme la dépendance psychique, le rapport aux limites et à la loi, les conduites oppositionnelles, les troubles de la parentalité, le rapport aux savoirs et la transmission, etc. De nombreux exemples cliniques viennent illustrer l'analyse psychanalytique de l'acte éducatif ou de soin dans le contexte de ce nouveau malaise dans la civilisation.

  • Comment soigner des adolescents en rupture familiale, sociale, scolaire et/ou culturelle en 2016 ?

    Ce livre en s'intéressant aux jeunes en ruptures, réhabilite le corps de l'adolescent, ses manifestations et ses symptômes, dans leur articulation signifiante avec les bouleversements psychologiques propres à cette période. Il s'appuie avant tout sur une pratique de soins pour décrire les problèmes de santé qui surviennent au moment de l'adolescence.

     

  • Des professionnels confrontés sur le terrain au déni de grossesse explorent les différents enjeux de ce symptôme et offrent un panorama complet du sujet.

    Les auteurs de cet ouvrage ont tous rencontré ces gestations particulières, qui, loin s'en faut, ne se résument pas aux cas exceptionnels de « néonaticides » faisant l'objet de procès largement médiatisés. Ils font part de leurs découvertes pour nous aider à comprendre ce symptôme déroutant et à accompagner ces femmes qui, parfois jusqu'à la naissance, dénient leur grossesse.

  • Cet ouvrage vise une ouverture au traitement des psychoses dans le champ socio-éducatif, sans trahir les concepts issus de la psychanalyse et sans perdre de vue la clinique, de fait, pluridisciplinaire. La psychose n'est finalement qu'une des modalités de structuration de l'être parlant. Joseph Rouzel propose dans cet ouvrage un repérage, à la fois clinique et théorique, indispensable dans la clinique socio-éducative des psychoses. Un ouvrage accessible aux travailleurs sociaux qui ont de plus en plus la charge d'accompagner des personnes psychotiques.  

  • Dépassant la stricte définition psychopathologique des états limites, la problématique des limites ouvre un champ d'investigations passionnant tant au plan clinique que théorique et technique. Les auteurs mettent ici en relief différentes figures et formes de la psychopathologie des limites et de la métapsychologie. Durant ces 50 dernières années, le trouble borderline a navigué entre les névroses et les psychoses, a été appréhendé comme un type de personnalité pathologique, a été rapproché des maladies bipolaires, des désordres narcissiques, des personnalités psychopathiques... Dans tous les cas, les auteurs reconnaissent l'actualité de cette clinique et soulignent la richesse des débats interrogeant les limites du système de classification nosographique, les limites des diverses techniques de soin, les limites de l'analysabilité.

  • Au croisement des modèles théoriques, cet ouvrage effectue une double synthèse à la fois du côté des neurosciences cognitives et du côté de la psychanalyse sur la question de la mémoire. Cet ouvrage propose une étude sur la mémoire, son fonctionnement et ses troubles, dans une optique « complémentariste », c'est-à-dire, une double lecture, celle de la psychanalyse et celle des neurosciences avec un maillon intermédiaire : celui de la psychologie développementale précoce. Ainsi, il fait apparaître des correspondances entre concepts relevant d'épistémologies différentes, entre fonctionnement cérébral et fonctionnement psychique. Les neurosciences comme la psychanalyse mettent en perspective la dynamique et les enjeux des processus mnésiques.

  • Cet ouvrage articule clinique du bilan et théorisations psychopathologiques pour penser les manifestations de plus en plus fréquentes de la dépression, de l'inhibition ou du recours à l'agir dans l'enfance et l'adolescence.

    La clinique de l'enfant et de l'adolescent nous confronte de plus en plus à des manifestations psychopathologiques marquées par l'expression de la dépression, de l'inhibition ou du recours à l'agir. Celles-ci s'inscrivent dans divers registres de fonctionnement psychique qu'il s'agit d'évaluer dans une perspective diagnostique, de prise en charge et de pronostic. Cet ouvrage apporte sa contribution, dans le domaine de la psychologie clinique d'orientation psychanalytique, à la compréhension de ces troubles limites chez l'enfant et l'adolescent. Il permet l'articulation et la discussion de la clinique du bilan psychologique et des théorisations en montrant les particularités inhérentes à ces deux périodes de la vie.

    Michèle Emmanuelli est psychologue clinicienne, psychanalyste, membre de la SPP, professeur de psychologie clinique et de psychopathologie à l'Institut de psychologie, université Paris-Descartes. Elle est présidente de l'association Clinique des apprentissages (CLINAP) et de la Société du Rorschach et des méthodes projectives de langue française. Elle a publié plusieurs articles et ouvrages sur l'examen psychologique, les épreuves projectives et sur l'adolescence chez Dunod et aux PUF. Elle est également membre du comité de rédaction de la collection « Monographies et débats en psychanalyse » aux PUF.
    Catherine Azoulay est maître de conférence en psychologie clinique (université Paris-Descartes) et psychanalyste, membre de CLINAP.

  • Préface de Pierre Delion Alors que les films de la saga Twilight pulvérisent le box-office et que le surnaturel continue d'envahir le petit écran, cet ouvrage tente de comprendre de manière ludique les raisons d'une telle appétence pour l'horreur fantastique chez les adolescents et d'en proposer des pistes thérapeutiques. L'objectif de cet ouvrage est de permettre aux adultes (soignants ou non) de comprendre pourquoi les adolescents sont si attirés par l'horreur fantastique, pourquoi ce n'est pas une si mauvaise chose et enfin comment cela peut-être utilisé dans la pratique clinique. S'appuyant sur l'actualité culturelle de l'horreur fantastique (sortie au cinéma en 2011 et 2012 de blockbuster comme Twilight ou Harry Potter), elle analyse les cinq grandes figures mythiques horrifiques : le vampire, la maison hantée, le loup-garou, la jeune fille et la créature de Frankenstein. Elle propose d'en tirer un outil de travail avec les adolescents, proche de l'utilisation en vogue actuellement des contes chez les enfants. Marion Hendrickx, psychiatre, praticien hospitalier en novembre 2011 au groupe hospitalier de l'Institut catholique de Lille. chef de clinique, ancien interne du CHR de Lille, thèse de médecine dirigée par le Professeur Pierre Delion formée à la thérapie familiale d'inspiration analytique à Temps Forum, organisme affilié à la Société française de thérapie familiale psychanalytique.

  • Cet ouvrage présente des textes classiques de la clinique du travail : du métier de roulant à la SNCF jusqu'à celui des bonnes à tout faire, des téléphonistes aux mécanographes en passant par l'analyse de l'existence empoisonnée d'une ouvrière d'usine, Mme L, il s'agit d'une véritable introduction à une nouvelle clinique du travail. Tous ces textes mobilisent le sens du concret qui caractérise Le Guillant. Tous sont aussi écrits dans la grande tradition clinique française. La langue utilisée par l'auteur, précise et créative, est un véritable hommage rendu au travail humain.

    Yves Clot, qui a supervisé cette édition et lui a donné son ouverture, montre pourquoi la contribution de Le Guillant reste une force de rappel pour tous ceux qui s'intéressent aux rapports entre psychologie et travail. L'activité professionnelle des femmes et des hommes d'aujourd'hui est affectée par des épreuves dont on ne connaît pas encore l'issue. Sont-elles différentes de celles que Le Guillant a patiemment décrites ?

    Même si, ces dernières années, la clinique du travail s'est développée au rythme de la crise du travail, si visible dans l'exclusion sociale que le chômage de masse met au devant de la scène, nombreux sont les problèmes cliniques, théoriques et pratiques qui restent à résoudre. Il faut les affronter. Les textes de Le Guillant nous donnent le moyen de le faire. A une condition : regarder son oeuvre non pas comme un temple mais comme un chantier.

  • Le cinéma est un langage, structuré par les représentations, les intentions et la créativité de tous ceux qui élaborent ensemble une oeuvre cinématographique.

    Dans le cadre du soin alcoologique, le cinéma peut constituer un médiateur toujours renouvelé de la relation et de la réflexion dans des temps d'élaboration collective - lors d'ateliers ou de séances de groupe de parole - ou à l'occasion d'entretiens individuels. Il contribue à peupler l'imaginaire de la personne en démarche de soin et à étoffer la relation d'aide en favorisant le partage de références culturelles et symboliques, tout en décentrant progressivement l'attention sur ce qui n'est pas le comportement alcoolique.

    Henri Gomez et l'équipe des cinéphiles de l'AREA présentent leur travail autour de fiches d'analyse de films récents ou classiques, regroupées dans des thématiques. A destination des soignants et les personnes en quête de repères et de rêves, cet ouvrage est une incitation indirecte à éprouver et à penser par soi-même, en suspendant le cours des aliénations ordinaires.

    « Ce livre est un outil puissant et attrayant - et ce n'est pas le moindre de ses mérites -  pour aider les équipes soignantes et les psychothérapeutes à changer de regard sur les alcooliques, et aussi sur quelques autres chemins où l'esprit peut s'égarer. C'est en effet la condition pour qu'ils puissent aider leurs patients à changer à leur tour. Le cinéma n'est pas seulement un formidable instrument d'information et de divertissement, il est aussi un support d'échanges, de déculpabilisation et de réaffiliation. » Serge Tisseron

  • S'il est une notion dans l'air du temps, c'est bien celle de responsabilité. Aujourd'hui, tout doit être responsable, de la conduite automobile au chocolat que nous savourons, en passant par les pratiques des puissantes entreprises ou les économies investies en vue de la retraite. Mais paradoxalement, la responsabilité semble en même temps s'effriter et devenir plus diffuse que jamais, en raison de la complexification de nos sociétés et de la diminution significative de notre déférence envers l'autorité.
    Ce paradoxe plaide en faveur d'un réexamen des approches traditionnelles de la responsabilité, à la lumière des pratiques actuelles. Il s'agit donc, ultimement, de répondre à la question qui anime cet ouvrage collectif : quels lendemains pour la responsabilité ? On ne peut y répondre sans un élargissement de la perspective dans laquelle nous envisageons la notion de responsabilité, pour l'inscrire dans des approches résolument multidisciplinaires et ancrées dans la pratique. C'est à un tel exercice prospectif, à la fois exigeant et essentiel, que se sont livré les neuf chercheurs dont les réflexions sont ici réunies.

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