• 1944. Lorsque Pericles, un journaliste critique du dictateur salvadorien, le "sorcier nazi", est arrêté et emprisonné, son épouse Haydée, une jeune femme de la bonne bourgeoisie, décide d'écrire le journal des événements.

    Pendant qu'elle note ce qu'elle considère comme des conversations avec son mari - qui avant de devenir opposant a été collaborateur du régime -, elle raconte les progrès des arrestations, les interdictions de visite au pénitencier ainsi que ce qui se passe pour le reste de la famille, composée d'un côté de militaires, soutien du régime, et de l'autre des libéraux, opposés au tyran. Sur ce, un coup d'État contre le dictateur éclate, son fils Clemente, le fêtard, le coureur, l'ivrogne, est impliqué et raconte ce qui se passe chez les conspirateurs.
    Ses aventures parfois désopilantes alternent avec l'éveil de la conscience politique de Haydée, qui organise la rébellion avec d'autres femmes : épouses, filles, petites-filles, voisines, domestiques.
    Un grand roman de Castellanos Moya, une riche combinaison de voix et de registres littéraires, du journal intime à l'action cinématographique, en même temps qu'une prodigieuse incarnation de l'histoire d'un pays dans les destins d'une famille, un épisode fondateur : le début de La Comédie inhumaine de l'auteur.

  • José Cantoná, être grotesque et dérisoire entretenu par son vieux père, n´a rien d´un héros. Mais l´assassinat de Pedro Akira, leader de l´opposition au régime dictatorial du président de la République du Miranda, le très minuscule Don Tomás Del Pito, va changer son destin. Sosie parfait du charismatique Akira, le voilà convaincu de se mettre dans la peau du héros, dont la mort n´a pas été rendue publique, afin de jeter à bas le régime pitiste. Que se passe-t-il quand il tombe amoureux de sa belle et silencieuse infirmière, Ada ? Qu´arrive-t-il à un imposteur qui peu à peu incarne le personnage qu´il joue ? Pourchassé par ses ennemis (les tueurs de Del Pito, les militaires, les narcotrafiquants, les escadrons de la mort) et trahi par ses amis, le faux Akira prend la fuite avec sa belle. Dès lors, le roman avec ses épisodes hilarants se transforme en un thriller effréné, où la mort guette à chaque instant.


    Satire violente de certains régimes latino-américains, Trois cercueils blancs est porté par une voix sauvage et imprévisible.

  • La Waika, Esperanza, Marina... Autant de noms pour une jeune femme qui semble déjà avoir vécu plusieurs vies. Celle de Marina enfant, ballotée entre les multiples villages nicaraguayens qui ont accueilli sa famille démunie. Celle de Marina amoureuse, avant que la révolution n'éclate. Esperanza, lorsque son nom figurait sur la liste des « indisciplinés » du régime dictatorial de Somoza. La Waika, « celle qui va derrière » dans la langue des indiens miskitos, sa vie de révolutionnaire sandiniste. Olimpia Zúniga V. tisse, en un récit habile et vivant basé sur d'authentiques souvenirs, le portrait à facettes d'une femme libre et moderne.

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