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  • Sabina Spielrein, poésie et vérité ; l'écriture et la fin de l'analyse Nouv.

    Sabina Spielrein, psychanalyste d'origine russe, est surtout connue pour sa liaison amoureuse avec son analyste Carl Jung. En réponse à ce qu'on pourrait considérer comme l'échec inévitable, largement médiatisé, de cette relation, elle a écrit de la poésie et des chansons, un journal intime et des travaux théoriques. Michael Plastow nous donne accès à ces écrits - dont nombre de textes cruciaux n'ont été traduits ni en français ni en anglais - qui ont été pour elle un moyen de terminer son analyse. En effet, elle a sans doute été le premier psychanalyste à se former à partir de sa propre analyse, ce qui sera reconnu plus tard comme une étape nécessaire de la formation de chaque psychanalyste.

    Cet ouvrage s'efforce de remédier à l'oubli de l'héritage de Sabina Spielrein en examinant sa contribution originale, tel son travail analytique avec les enfants. Il retrace la poésie de son écriture, tant dans son contenu que dans son style, en montrant leur portée pour la psychanalyse, et en les insérant dans ce que Lacan appellera plus tard la passe : un dispositif ouvert à l'analysant pour terminer son analyse et accéder à une place de psychanalyste.

  • Comprendre l'émergence et le développement exponentiel des groupes d'analyse de pratiques aujourd'hui dans les évolutions du monde du travail, repérer la place qu'ils occupent, les rôles qu'ils jouent, les contextes organisationnels dans lesquels ces groupes se multiplient ou au contraire sont empêchés, tels sont les principaux enjeux de cet ouvrage collectif.

  • Lire l'entretien avec l'auteur (propos recueillis par Audrey Minart)

    Aujourd'hui, chacun sait qu'il vit dans un monde « complexe » composé de multiples « systèmes ». Mais ces mots de « complexité » et de « systèmes » servent le plus souvent davantage à opacifier les débats qu'à les clarifier. La complexité se confond alors avec le compliqué, réservé aux experts, ou bien elle devient un concept simpliste, un écran de fumée qui nourrit des sentiments d'irresponsabilité et d'impuissance.

    « Penser complexe » est à la portée de tous. Au prix de la remise en question de quelques habitudes paresseuses...

    En laissant ici de côté les débats théoriques des chercheurs en complexité, François Balta met à la portée de tout un chacun des éléments qui lui permettront de repérer si, face à un problème précis, la complexité de la situation est réellement prise en compte.

    L'enjeu est d'importance : nous ne devons pas nous laisser dépouiller de la part de responsabilité, et donc de pouvoir, qui nous appartient dans cette co-construction du monde. Y renoncer, ce serait nous soumettre à des hommes dits providentiels, ou à des mécanismes anonymes, et dans tous les cas, participer à une déshumanisation du monde.

  • Lire l'entretien de l'auteur (propos recueillis par Audrey Minart)

    Comment dire le mal-être au travail ? Que faire des émotions ressenties au travail, celles qu'on ne peut pas exprimer parce qu'on se révèlerait « trop sensible », ou pas suffisamment « performant » ni « professionnel » ? Comment dire la peur, celle qui est jugée « irrationnelle » ? Considérés comme des « ressources humaines », les travailleurs n'arrivent plus à donner du sens à ce qu'ils vivent.

    Nourri d'une recherche socio-anthropologique, cet ouvrage présente une analyse du langage utilisé dans le management en articulant les registres de la pensée, de l'éprouvé et de l'action. Avec des illustrations saisissantes et des références théoriques diversifiées, l'auteur analyse les dévastations qu'occasionne le management moderne en toute tranquillité, en toute impunité :celui-ci ne provoque pas seulement du mal-être au travail. Par l'utilisation de sa novlangue, il participe aussi et surtout au corsetage des imaginaires, au façonnage des univers symboliques, au formatage des émotions, à l'écrasement des intelligences individuelles et collectives.

    Agnès Vandevelde-Rougale ne se contente pas de démonter le processus d'intériorisation du discours dominant, elle souligne le potentiel de résistance de l'individu et les voies qui s'offrent à lui pour se dégager de ces entraves langagières et faire face à la violence plus ou moins ordinaire à l'oeuvre dans les organisations.

  • Si la technique médicale est de plus en plus fine et poussée, en revanche le désir de guérison, celui du médecin autant que celui de son patient, s'avère bien souvent mis en échec. A quelles réalités matérielles autant que psychiques, sociales et relationnelles, renvoie donc le processus de guérison ? A quelles croyances également, individuelles autant que culturelles ? Quels investissements affectifs, quels transferts de la part du soignant et du soigné participent aussi de ce processus ? L'objectif du soignant est-il de guérir ou de soigner ? Mais que signifie vraiment guérir ?

    Nathalie Dumet est psychologue clinicienne, maitre de Conférences de psychologie à l'université Lyon2, co-fondatrice et vice-présidente de la Société Rhône-Alpes de psychosomatique (SRAP).
    Hugues Rousset est professeur de médecine, chef de service de médecine interne, Centre hospitalier Pierre-Bénite, co-fondateur et président de la de la Société Rhône-Alpes de psychosomatique (SRAP).

  • Au-delà de l'actualité des résistances à la psychanalyse, l'objet de ce livre est d'analyser, à partir de la clinique psychanalytique et du travail de psychothérapie institutionnelle, les résistances à l'Inconscient, de l'Inconscient, ce qui toujours ramène à la question du transfert et à celle de l'engagement du désir de l'analyste ou du soignant. Patrick Chemla, psychiatre hospitalier, psychanalyste (Reims) et président de l'association La Criée.

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