Littérature traduite

  • Refuge 3/9

    Anna Starobinets

    • Agullo
    • 19 Mai 2016

    PRIX IMAGINALES 2017 "Alors tout commença. Mais moi, je disparus.' Dans ce roman servi par une langue belle et pure, la Russie contemporaine est gouvernée par des forces occultes, la réalité prend l'allure d'une hallucination absurde, tandis que le monde des contes a quelque chose d'affreusement réel...
    Masha est une jeune photographe russe en reportage à Paris. Oppressée par une sensation de malaise provoquée par des cauchemars et des trous de mémoire inexplicables, elle décide de rentrer en Russie, malgré les mises en garde d'un collègue : il se préparerait des événements préoccupants à Moscou. Alors qu'elle entame son périple de retour, elle se métamorphose en clochard atteint de pneumonie...
    Yasha, petit garçon victime d'un traumatisme crânien après une chute dans un parc d'attraction moscovite, se retrouve admis dans un étrange hôpital peuplé de créatures inquiétantes tout droit sorties du folklore russe...
    Joseph, joueur de cartes et tricheur professionnel russe, est emprisonné en Italie et décide de s'évader pour regagner la Russie. Au cours de cette évasion, il se transforme subitement en araignée avant de grimper à bord d'un paquebot qui
    le ramènera à bon port. À peine débarqué, il constate que le pays est plongé dans un profond sommeil...
    Quels liens unissent ces trois personnages égarés entre deux mondes qui se font écho, et parviendront-ils à se rejoindre dans ce labyrinthe de l'irrationnel ?
    Dans ce thriller métaphysique servi par une langue belle et pure, la Russie contemporaine est gouvernée par des forces occultes, la réalité banale prend l'allure d'une hallucination absurde, tandis que le fantastique d'inspiration
    folklorique a quelque chose d'affreusement réel.
    - Le précédent roman de l'auteur, "Le Vivant", est finaliste du Prix Une autre Terre 2016 (remis au festival les Imaginales à Epinal) est lauréat du prix Portal 2012 (grand prix littéraire ukrainien)
    - Son recueil de nouvelles "Je suis la reine" a été finaliste du Grand Prix de l'Imaginaire en 2014


  • "Un divertissement fabuleux... Un livre irrésistiblement excentrique, à lire absolument."The Times
    "Une comédie douce-amère sur l'éducation sentimentale d'une drôlerie hors du commun." Daily Mail
    1980, États-Unis.
    Llew Jones, jeune Gallois d'une vingtaine d'années, souhaite voir les États-Unis et écrire le roman de sa vie.
    Installé depuis peu dans la demeure de sa tante dans les montagnes Catskills, il passe son temps à flâner, fumer de l'herbe et lire.
    Un beau matin, alors qu'il est plongé dans sa lecture au bord d'une rivière, un homme étrange l'aborde. Joe Bosco, vendeur de papillons aussi charismatique qu'exaspérant, lui propose de l'accompagner à travers le pays pour développer son commerce de specimens rares.
    Commence alors un voyage extraordinaire qui finit pourtant par échapper à leur contrôle, le jour où Joe disparaît. Llew se retrouve en prison et il n'a plus qu'une seule chance pour s'en sortir : convaincre tout le monde que sa version des faits est la bonne.

  • Renouant avec son amour pour le Mexique, pays auquel il a consacré de nombreux ouvrages de fiction ou documentaires, Pino Cacucci s'attache à une partie méconnue de la Californie, qui n'a rien à voir avec San Francisco, les plages de Malibu, ou les studios de cinéma d'Hollywood. Il s'agit de la Basse-Californie, la Californie mexicaine : la plus longue péninsule du monde, presque deux kilomètres de terre entre l'Océan Pacifique et la mer de Cortès, dont la population s'est battue pour conserver son intégrité et son indépendance face à l'avancée des troupes américaines au XVIIIe siècle.
    Pino Cacucci est ainsi retourné dans " son " Mexique pour le parcourir et le raconter, du Sud au Nord, de La Paz à la frontière de Tijuana. Il en a tiré ce nouvel ouvrage qui, entre road movie et carnet de voyage, mêle descriptions des paysages exceptionnels (criques marines ou étendues désertiques peuplées de cactus aux formes étranges), anecdotes géographiques et historiques improbables et plaidoyer écologique pour cette région qui le fascine. Le long de la Carretera Federal 1, il a ainsi rassemblé des histoires de pirates et de trésors ensevelis, de jésuites et de missions abandonnées, d'Indiens et de voyageurs perdus. Sur les traces de Steinbeck, qui y voyagea dans les années 1940, il a redécouvert les légendes des reines et des perles géantes.
    Plus encore, son voyage est marqué par la rencontre avec le peuple des baleines qui viennent se reproduire dans ce qu'il appelle leur sanctuaire (et que J.M.G. Le Clezio évoquait dans le beau texte intitulé Pawana). Cacucci décrit avec émotion ces mammifères aussi gigantesques que fragiles, effrayants et pourtant si sociables envers les humains. En témoignent les criques dans lesquelles elles se rassemblent comme par enchantement pour jouer avec les bateaux des pêcheurs, un contact avec l'espèce humaine qui se retrouve peu dans le reste du monde. Les baleines se regroupent en effet par milliers dans ce qui apparaît comme leur dernier refuge. Sans doute parce que le Mexique fut le premier pays, il y a plus de soixante ans, à instaurer des espaces pour protéger ces animaux à l'intelligence mystérieuse. Les baleines le savent, elles ont certainement compris que les hommes sont tous des assassins, mais que dans cette région du monde vit une humanité plus authentique et plus amicale.

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