• Vie nouvelle

    Michaël Trahan

    Il est dans ce livre question d'entrer dans une image. Cette image est une vie, un théâtre coupé en deux. Au milieu, il y a une forêt et il y a la nuit. Il y a aussi une rivière et une salle de cinéma. Quelqu'un entre dans la chambre et s'installe devant le miroir pour lire un roman d'amour. Personne d'autre ne vient. Au matin, on ne sait plus très bien comment sortir. On le regrette. On doit dire la vérité. Peut-être est-il temps d'apprendre à vivre. L'idée est belle, et la beauté compte, mais on s'attache facilement à ce qui nous encercle. On cherche une histoire bleue comme le ciel et on écrit un poème interminable. Il faut aller jusqu'au bout. Le rideau est lourd, on n'y arrivera jamais. La douleur est lente. À la fin, un enfant apparaît. C'est mon fils. Il dort dans la clairière.

    Vie nouvelle est un livre d'éducation sentimentale. Je l'ai écrit comme on choisit une vie.

  • Entre hallucinations psychotiques, fulgurances littéraires et sévères retours à la réalité, le narrateur peine à avancer dans ce monde qui trop souvent le "dégage" en touche. Aussitôt vécue, l'existence s'éprouve entre les lignes du roman en train de s'écrire. Et celui-ci de recommencer depuis le début, au moment où on le croirait achevé. Attitude borgésienne entre toutes. Renaud Burel "trempe sa plume dans son propre sang". Condamné à une constante instabilité, il trouve refuge parmi les fous ou les saltimbanques. Un des passages les plus émouvants du récit relate une soirée dans un cirque tsigane. L'auteur se reconnaît parmi les exclus de la norme, pourtant elle-même arbitraire : "C'est p'têt' ça le problème des fous, pas une case en moins, plutôt deux trois étages en plus..."

  • Dans ce roman-puzzle tragicomique, Jean Charlebois entraîne son personnage dans une randonnée intérieure, tout en portant sur Elle-
    Aime, les siens et les autres - et le lieu dans lequel « nous sommes » - un regard à la fois lyrique, ludique, lucide et singulier.

  • Prince rose, enchanteur de l'Europe, prince chéri : jamais les qualificatifs flatteurs ne firent défaut à celui que Goethe appelait « l'homme le plus gai de son temps », dont les Contes immoraux sont les confessions librement transposées.Au fil de ses amours, qui de ville d'eau en ville d'eau, entraînent le lecteur au travers de l'Europe, l'auteur observe ses semblables et le monde avec un détachement sarcastique. La légèreté d'esprit et de ton du récit recouvre une conception dédramatisée, tolérante de l'amour, aussi éloignée des émotions des « âmes sensibles » que du cynisme des libertins de Laclos : c'est l'oeuvre d'un homme pour lequel le sentiment amoureux aura en définitive compté plus que tout.

  • Un livre magnifique qui nous transporte, par la magie des mots et des images, dans ce Grand Nord mythique que nous connaissons si peu! À travers des textes en prose de Jean Désy et des photographies saisissantes d'Alain Parent, le lecteur parcourra ce territoire où l'immensité et l'âpreté des paysages révèlent la fierté des habitants et la richesse de leurs traditions. Vous en apprendrez davantage sur ce territoire nordique et serez ému par les images et la poésie de ces carnets.

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